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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 10 juin 2024ComplaisantFond programmatiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesSantéÉducation & recherche

"On incarne ce vote d'espoir': l'interview de Sébastien Chenu (RN) en intégralité

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes prêts ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Serez-vous prêts à gouverner et à répondre aux attentes des Français ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    C'est quoi cette plateforme ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quels seront vos moyens de changer les choses ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Vous arriveriez, si les Français confirment vous donner une majorité le 30 juin prochain, au pouvoir dans un pays qui est quasiment au bord de la faillite ?

  • 10:00OuverteÉludée

    Marine Le Pen acceptera-t-elle de débattre avec Emmanuel Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Sébastien ChenuFait
    « Nous serons au rendez-vous, nous savons que la France a besoin de voir être rétablie une certaine forme d'ordre, d'autorité, que ce soit dans ses comptes publics, dans sa vie sociale, dans sa sécurité, mais aussi d'unité. »
  • 4:00Sébastien ChenuPromesse
    « Nous nous considérons que... Mais quels ? Sur tous ces points-là ? Je vous donne... Quels seront vos moyens de changer les choses ? Qu'est-ce que vous pouvez promettre aux Français ? »
  • 6:00Sébastien ChenuPromesse
    « Un gouvernement peut immédiatement arrêter, stopper la hausse, la prévision de hausse de prix du gaz. »
  • 8:00Sébastien ChenuPromesse
    « Nous proposons déjà, c'est par exemple d'abroger les accords qui nous lient à l'Algérie de 1968. »
  • 10:00Sébastien ChenuFait
    « Marine Le Pen a été la première à dire, contrairement par exemple à l'extrême-gauche de Jean-Luc Mélenchon, que la dette, ça devait se payer. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Vous êtes bien sur RMC et BFM TV, il est 8h32, bonjour Sébastien Chenu, merci d'être dans ce studio ce matin. Vous êtes le vice-président du Rassemblement National et vice-président de l'Assemblée Nationale, mais de l'Assemblée Nationale sortante bien sûr. Une nuit particulièrement agitée après votre double victoire hier, victoire dans les urnes et puis victoire de votre scénario, puisque vous faisiez partie de ceux qui, au RN, avaient évidemment demandé la dissolution.

Dans la nuit, vous vous êtes réunis, vous avez fini à 3h40 du matin, me semble-t-il, votre réunion de commission d'investiture après le bureau exécutif. Vous êtes prêts ? Nous sommes prêts.

Nous avons préparé cette dissolution. Nous l'avions réclamée. Et donc, puisque nous l'avions réclamée, nous avions imaginé qu'à un moment ou un autre, Emmanuel Macron pouvait appuyer sur le bouton.

Est-ce que c'était maintenant ou est-ce que c'était en septembre ou plus tard ? Nul ne le savait. Mais à partir du moment où nous avions réclamé cette dissolution, nous avons préparé celle-ci, que ce soit les candidats, que ce soit la plateforme, la stratégie, le matériel de campagne.

Oui, nous sommes prêts et à la fin de la semaine, nous aurons aligné nos 577 candidats. Prêts à avoir des candidats, mais serez-vous prêts à gouverner et à répondre aux attentes des Français ? Moi, je voudrais qu'on rentre tout de suite dans le vif du sujet, avant que vous nous disiez, effectivement, qui sera candidat, qui ne le sera pas, quels seraient les contours d'un gouvernement, rassemblement national.

Ce matin, j'avais le témoignage de ceux qui ont voté pour vous, qui ont appelé sur RMC. Il y a Kevin, 28 ans, DJ, il dit « j'ai peur pour ma sœur, voilà pourquoi j'ai voté RN ». Il y a Laurent, il est chef d'entreprise, il a 53 ans, il dit « moi j'ai voté RN parce que je ne comprends pas que les OQTF ne soient pas appliqués ».

Il y a Maxime qui lui avait voté pour les Verts, mais envisage de voter pour vous le 30 juin. Il est infirmier, il dit « nous sommes mariés, nous avons trois enfants et pourtant, du point de vue du pouvoir d'achat, on ne s'en sort pas ». Il y a Sylvain, ouvrier agricole, il dit « nous étions sur les ronds-points, on nous a promis monts et merveilles, mais ça n'a rien changé ».

Et d'ailleurs, dit-il, si rien ne change, alors on redescendra sur les routes, pas cet été parce qu'on a les moissons, mais dès septembre. Est-ce que vous pourrez répondre à chacun de ceux-là ? Est-ce que vous serez au rendez-vous de leurs attentes qui sont immenses ?

Nous serons au rendez-vous, nous savons que la France a besoin de voir être rétablie une certaine forme d'ordre, d'autorité, que ce soit dans ses comptes publics, dans sa vie sociale, dans sa sécurité, mais aussi d'unité. Et c'est exactement ce qui nous guide. L'unité des Français.

Emmanuel Macron a beaucoup divisé les Français. Et puis la restauration de l'équilibre et de l'ordre. Emmanuel Macron a déséquilibré, a désordonné notre pays.

Donc oui, nous sommes prêts. Nous ferons un certain nombre de propositions programmatiques pour montrer ce que nous pouvons et saurons faire. Cette plateforme que nous sommes en train de construire...

C'est quoi cette plateforme ? C'est un programme. Ce sont les grands engagements que nous prenons devant les Français et qui permettront à chacun de se déterminer pour savoir s'il veut ou pas nous rejoindre en termes de candidats, mais aussi ce que nous faisons et ce que nous pourrons faire immédiatement.

Il y a des choses qu'on pourra faire immédiatement. Nous nous considérons que...

Mais quels ? Sur tous ces points-là ? Je vous donne...

Quels seront vos moyens de changer les choses ? Qu'est-ce que vous pouvez promettre aux Français ? Je vous donne...

Exactement pour rebondir sur les exemples ou les témoignages des Français que vous avez notés. Par exemple, sur le pouvoir d'achat. On peut immédiatement...

Un gouvernement peut immédiatement arrêter, stopper la hausse, la prévision de hausse de prix du gaz. Vous savez qu'il y a une hausse réglementaire qui a été annoncée par le gouvernement. Eh bien, demain, un Premier ministre comme Jordan Bardella, à la tête d'une majorité, peut revenir là-dessus.

Sur les OQTF, très intéressant ce dossier OQTF. Eh bien nous, ce que nous proposons déjà, c'est par exemple d'abroger les accords qui nous lient à l'Algérie de 1968. Vous savez que l'Algérie, et je crois, de mémoire, le deuxième pays qui importe un certain nombre de travailleurs...

Vous abrogeriez ces accords ? Eh bien oui, ces accords n'ont aucune raison d'être aujourd'hui. En tout cas, on les remettra en discussion, c'est-à-dire qu'on les redéfinira totalement ou de façon à ce qu'ils ne soient plus dérogatoires, si vous voulez, du droit des migrations, de façon à pouvoir permettre à l'Algérie de reprendre un certain nombre de ses ressortissants.

On va mettre ça immédiatement sur la table. Vous savez, Edouard Philippe, par exemple, ne l'avait pas fait. Aujourd'hui, il nous dit qu'il faut abroger ces accords de 68.

Donc nous, on dit, voilà quelque chose que le gouvernement peut tout de suite enclencher. Donc il y a des mesures immédiates, des mesures à court terme, des mesures à moyen terme, des mesures à long terme, et puis il y a des mesures pour lesquelles il faudra que nous ayons tous les leviers, que Marine Le Pen devienne ensuite présidente de la République. La plateforme, comme vous dites, ça veut dire que vos candidats ne seront pas tous issus du RN ?

Absolument. Nous avons vocation à rassembler les Français. Donc la plateforme, ça permet de savoir qui est d'accord avec quoi.

Mais maintenant, vous pouvez venir de la gauche, vous pouvez venir de LR, vous pouvez venir de la société dite civile, ne pas avoir d'engagement, vous reconnaître dans ce que nous proposons, avoir envie de participer à l'effort de redressement du pays, avoir aussi quelque chose à apporter. Eh bien, vous êtes les bienvenus. On n'est pas des gens sectaires.

On veut unir les Français. Le pays a été beaucoup abîmé. Emmanuel Macron a beaucoup divisé les Français.

Et nous, nous sommes pour une majorité qui soit la plus large possible, la moins sectaire possible. Alors, immédiatement, on pense à Marion Maréchal, qui elle-même a mené une liste pour ses européennes. Elle a passé la barre des 5%.

Est-ce qu'elle pourrait vous rejoindre ? Marion Maréchal vient d'être élue députée européenne, donc je ne pense pas qu'elle veuille devenir députée nationale. Mais en tous les cas, on peut parler si elle est d'accord avec notre plateforme.

Nous sommes l'épicentre de l'opposition aujourd'hui. Nous sommes la force d'alternance. C'est autour de nous.

C'est les Français qui l'ont décidé. C'est autour de nous que ça se passe. Donc, si elle est d'accord, elle et un certain nombre de ses amis, si, pareil chez LR, il y a des gens autour d'Éric Seppi...

Éric Zemmour pourrait être candidat avec l'étiquette RN ? Non, parce qu'on ne fait pas d'accord d'appareil. Éric Zemmour est à la tête d'un parti.

Il n'y aura pas d'accord avec LR. Il n'y aura pas d'accord avec des appareils comme Reconquête, mais individuellement, Éric Zemmour peut être candidat RN. Je crois qu'il est tellement en désaccord avec nous, lui-même individuellement.

Il a été tellement, j'allais dire, dans une opposition à la candidature de Jordan Bardella pendant cette campagne que je ne crois pas qu'il soit lui-même la cible, en tous les cas, des candidats qu'on ait envie d'avoir. Pas d'accord avec LR, mais potentiellement...

Il y a des gens très bien chez Reconquête individuellement à qui il n'y a pas de raison de tendre la main. Mais à gauche, c'est pareil. Moi, j'ai identifié des gens qui viennent de la gauche patriote.

Il y a des gens qui étaient dans les environnements d'Arnaud Montebourg, de Jean-Pierre Chedemont, des gens comme ça. Ils ont vocation à venir. On leur dit d'ailleurs, venez, la porte est ouverte.

Chez les Républicains, il y a des gens. Puis il y a beaucoup de gens avec qui on travaille déjà, qui sont souvent des gens expérimentés, qui ont travaillé dans le monde de l'entreprise, des syndicats, etc. Et qui pourraient faire de très bons candidats et demain de très bons parlementaires et apporter leur expérience.

Donc, s'ils sont d'accord avec ce que nous proposons, nous, nous sommes prêts à tendre la main aux plus nombreux Français possibles. On imagine évidemment qu'il y aura une très faible abstention. C'est des élections qui devraient, selon toute vraisemblance, mobiliser beaucoup plus les Français.

Est-ce que vous pensez que parmi ces Français qui n'ont pas voté hier, vous avez des réserves de voix ? Oui, encore beaucoup. Il suffit de regarder le taux d'abstention.

Il y a eu une plus forte participation qu'attendue aux élections européennes. Mais moi, je le vois dans ma circonscription. Il y a encore beaucoup de gens qui ne sont pas allés voter, qui votaient, par exemple, aux présidentielles et aux législatives.

Et puis, on est devenu un vote d'espoir. Longtemps, nous avons été le réceptacle de nombreux scolaires, de remises en cause du système. Et c'est très bien.

Et nous le demeurons. On ne veut pas ressembler aux autres. Mais maintenant, nous incarnons un espoir.

Beaucoup de Français se disent qu'avec les propositions qui sont les nôtres, celles que je vous ai énoncées, par exemple, les choses pourraient être différentes. La France pourrait se redresser. On pourrait vivre mieux.

Eh bien oui, on incarne ce vote d'espoir. C'est une grande responsabilité que nous avons. Mais nous sommes prêts.

Nous sommes prêts et déterminés à appliquer ce que nous proposons. Sébastien Chenu, Marine Le Pen acceptera-t-elle de débattre avec Emmanuel Macron ? Il faudra lui poser la question.

J'imagine que vous en avez discuté hier jusqu'à 3h40 du matin, vous aviez l'occasion ? Non, nous n'en avons pas discuté. Pour être honnête, nous n'en avons pas discuté.

Mais Marine Le Pen s'exprimera elle-même sur tous ces enjeux-là. Mais vous savez, nous ne fuyons pas nos responsabilités. Il n'y avait pas d'autre solution pour Emmanuel Macron que de dissoudre.

Mais rappelez-vous, il avait dit qu'il n'y a pas de raison qu'il y ait des conséquences nationales à un vote sur les élections européennes. Si, évidemment, et il s'en est aperçu hier soir, il y a évidemment des conséquences nationales à un vote sur des élections européennes. Et nous, nous sommes prêts à assumer des responsabilités, à débattre, à confronter nos idées.

Qui sera ministre ? On l'a bien compris, c'est Jordan Bardella, qui est votre candidat au poste de Premier ministre. Il ne sera pas d'ailleurs lui-même candidat aux législatives.

Il a été élu hier député européen. Et quelque part, il a été hier candidat dans les 577 circonscriptions. Et il est arrivé avec notre liste en tête dans beaucoup de ces circonscriptions.

Il n'y aurait pas de logique à ce qu'il aille en 3 semaines trouver un terrain d'atterrissage. Tout le monde trouverait ça un peu bizarre. Qui seraient donc les ministres de demain ?

Ce bureau exécutif que vous avez réuni en urgence hier à 22h30 ? Est-ce qu'il constitue une sorte de pré-gouvernement ? Il y a quelque chose qu'on ne fait pas, nous, parce que nous respectons le vote des Français, c'est de se distribuer les places avant que les Français en aient décidé.

C'est les Français qui décident, qui décident de qui gagne, de l'ampleur de la victoire. Et ensuite, on saura choisir, trouver les gens pour assumer ses responsabilités. Je me souviens qu'à une époque, par exemple, Marine Le Pen avait indiqué que Jean-Paul Garraud, ancien magistrat, ancien directeur de l'École nationale de la magistrature, aujourd'hui député européen pour un second mandat, ferait un très bon garde des Sceaux.

Eh bien, nous avons des gens expérimentés. Vous avez pu voir des gens sur notre liste européenne arriver, apporter des compétences. Vous en verrez d'autres arriver à l'Assemblée nationale si nous gagnons.

Et puis, vous avez des députés, aujourd'hui, qui sont maintenant des gens expérimentés, qui connaissent de nombreux sujets. Et puis, vous avez tous ceux qui vont devenir nos partenaires et qui, aujourd'hui, ne sont peut-être pas encore entrés dans la lumière médiatique. Vous pourriez être ministre ?

Moi, vous savez, je ferai ce que Marine Le Pen veut, parce que ce qu'on veut, c'est redresser le pays. Ce qu'on veut, c'est que ça fonctionne. On veut redonner de l'espoir, mais aussi du bonheur aux Français.

Ça fait sept ans de macronisme. Les Français ont vraiment envie de passer à autre chose. Sur la question des moyens de pouvoir changer les choses, il y a la question des budgets, la question des sous.

Il faut trouver 20 milliards d'euros. Vous arriveriez, si les Français confirment vous donner une majorité le 30 juin prochain, au pouvoir dans un pays qui est quasiment au bord de la faillite, si l'on en croit certains économistes. Bruno Le Maire, justement, à l'instant, le ministre de l'Économie, a parlé de ces législatives comme des législatives qui auront, je cite, les conséquences les plus lourdes de la Ve République.

Oui, ces législatives auront des conséquences, parce que lorsqu'on fait des choix politiques, il y a des résultats. Et lorsqu'on en fait dans une certaine direction, on a des résultats, et dans une autre direction, d'autres résultats. Marine Le Pen a été la première à dire, contrairement par exemple à l'extrême-gauche de Jean-Luc Mélenchon, que la dette, ça devait se payer.

Que nous prenions au sérieux le fait que la dette, on doit s'acquitter de notre dette. Donc c'est le cadre budgétaire que nous lègue Emmanuel Macron, dans lequel nous allons devoir évoluer. On fera des choix, parce que faire de la politique, c'est choisir.

Françoise Giroud, je crois, disait même, c'est choisir entre tous les inconvénients. Donc on fera des choix qui seront évidemment faits à l'aune de la situation budgétaire, mais surtout à l'aune de l'intérêt du peuple français. On n'est pas uniquement des comptables, on est là pour redresser le pays dans l'intérêt des Français.

Il y a évidemment des marges de manœuvre. Quand nous proposons une taxe sur les surprofits, ça se met en place assez rapidement, une taxe sur les surprofits, et ça peut rapporter immédiatement pas mal d'argent. La privatisation du service public de l'audiovisuel, c'est 3 milliards d'euros.

Donc vous voyez, nous avons identifié...

Ça, vous pourriez le faire très vite, privatiser l'audiovisuel. Ça ne se fait pas en 15 jours, mais ça se fait dans le cadre d'un mandat. Oui, et ça amène évidemment, j'allais dire, un peu de marge de manœuvre.

Un peu de marge de manœuvre avec des questions évidemment fondamentales. Qu'est-ce que vous feriez pour l'éducation nationale ? Qu'est-ce que vous feriez pour la santé ?

Qu'est-ce que vous feriez pour la sécurité ? Quelles sont les grandes lignes de cette plateforme ? Vous allez avoir évidemment, les grandes lignes, elles seront présentées par Marine Le Pen.

Je veux dire, maintenant il faut rentrer dans le dur ? Bien sûr, on est en train de la construire. On est en train de construire la plateforme.

Mais vous connaissez les grandes lignes de notre programme qui se résumaient souvent à rendre aux Français leur pays, rendre aux Français leur argent. D'abord sur le régalien, évidemment, revoir les échelles de peine, les peines minimales, avoir une justice qui soit moins laxiste. Évidemment, l'autorité sur les familles, enfin, que les familles prennent davantage de responsabilités.

On avait parlé de tester tout ce qui était les systèmes de sanctions sur les allocations familiales pour les parents dont les gamins. Et tout cela, vous pourriez l'appliquer très vite ? Oui, tout ça, nous pouvons le mettre en place et l'appliquer, évidemment.

Est-ce que sur les questions de santé, par exemple, vous pourriez débloquer ? Là, on en est sûr désormais. C'est aussi une question de moyens.

Encore une fois, on le disait à l'instant, vous allez potentiellement arriver au pouvoir dans une France où on est à moins 20 milliards, où on est en train de chercher 20 milliards, rien que pour ce budget. C'est la raison d'ailleurs pour laquelle la majorité actuelle va avoir très peu l'occasion de nous faire la leçon. Il nous laisse une ardoise épouvantable.

Si les Français seuls veulent que nous gérions le pays, nous allons le faire dans le cadre qui est donné après 7 ans de macronisme. Il y a des marges de manœuvre. Par exemple, le coût des normes a été évalué, je crois, pour les entreprises à 5 ou 6 milliards d'euros.

Donc, il faut arrêter cette inflation normative. Tous les chefs d'entreprise nous l'ont dit. Là, nous avons des marges de manœuvre.

Ça, pour le coup, c'était le projet du gouvernement, du gouvernement actuel. Ils ont eu 7 ans pour faire les choses. Ils ont augmenté de 900 milliards les déficits publics.

Donc, si vous voulez, à un moment, ils ne pourront pas nous donner la leçon et surtout, ils ne pourront pas faire peur aux Français. Nous, nous allons prendre les choses dans l'ordre. Nous allons expliquer aux Français ce qu'on peut faire immédiatement, ce qu'on peut faire à moyen terme et les sujets sur lesquels il nous faudra probablement plus de temps et notamment plus de leviers politiques pour pouvoir décider, notamment organiser le référendum sur l'immigration.

C'est quelque chose qu'on fera si on a les leviers, si Marine Le Pen est présidente de la République. Je ne pense pas qu'Emmanuel Macron nous fasse la fleur d'organiser immédiatement un référendum sur l'immigration. Mais on dit Banco.

Un référendum sur l'immigration, par exemple, qui était l'une des premières mesures que vous promettiez si vous arriviez au pouvoir. Là, vous arriveriez, mais à moitié, si je m'intermette. C'est une étape.

Mais ça veut dire que typiquement, ce genre de choses, vous avez toujours dit que sans ce référendum, vous ne pourriez pas appliquer tout votre programme sur les questions d'immigration, par exemple. Non, mais une partie. Je vous ai parlé tout à l'heure de l'accord de 68 sur l'Algérie.

Est-ce que ce n'est pas un piège dans lequel vous vous retrouvez, finalement ? Ah non, pas du tout. Ce n'est jamais un piège que de gérer la France et que d'avoir la confiance des Français.

Ce n'est jamais un piège. Et si Emmanuel Macron imagine piéger le Rassemblement national, je crois qu'il en aura pour ses frais. Non, sincèrement, nous, nous sommes des gens honnêtes.

Nous expliquons aux Français les étapes que nous pouvons mettre en place, les objectifs que nous pouvons mettre en place. Et vous savez, les Français sont des gens adultes. Ils savent qu'à partir du moment où vous avez un Premier ministre et une majorité, mais que le Président n'est pas de cette couleur politique, vous n'avez pas 100% de possibilité d'appliquer votre programme.

Mais c'est notre objectif. Sébastien Chenu, il y a des textes en ce moment même en discussion à l'Assemblée. Il y a le texte sur la fin de vie, il y a le texte sur l'assurance chômage.

Sur la fin de vie, d'abord, est-ce que vous reprendriez ce texte ? Est-ce que vous poursuivrez ce texte ? Non, Marine Le Pen avait indiqué qu'elle souhaitait un moratoire sur les questions sociétales.

Notre pays n'a pas besoin d'être fracturé sur des questions sociétales. Et aujourd'hui, ça ne ferait pas partie des priorités immédiates que de reprendre ce texte. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire.

On a très envie, par exemple, de travailler sur les soins palliatifs. Nous, c'est la proposition qu'on a faite, c'est de donner des moyens sur les soins palliatifs. C'est là la proposition qui est la nôtre, les soins palliatifs, pour éviter la douleur, pour permettre aux Français qui sont dans cette situation d'abréger leur souffrance, de terminer leur vie dans la plus grande dignité.

L'assurance chômage, là, pour ne pas par l'Assemblée, c'était par décret. Ça, c'était le plan antisocial d'Emmanuel Macron. C'est-à-dire, il y a la réforme de l'assurance chômage, puis derrière, on voyait bien ce qu'il y avait.

La désindexation des retraites, probablement travailler sur les jours de carence. Nous allons, évidemment, arrêter tout ça. Nous allons redonner un peu d'oxygène aux Français, aussi un peu de paix sociale.

Vous savez, ces réformes-là, on nous a démontré, on a démontré nous-mêmes, d'ailleurs, qu'elles allaient ramener très peu dans les comptes publics, et qu'elles étaient excessivement peu efficaces. Donc, nous, nous allons essayer de mobiliser nos moyens vers l'efficacité, vers le changement, vers les attentes des Français. Emmanuel Macron assure, ce matin, qu'il a confiance dans les Français.

Sous-entendu, confiance pour qu'il ne fasse pas le mauvais choix, voter RN. Non, le mauvais choix, ce serait de reconduire Emmanuel Macron. C'est un peu stop ou encore Emmanuel Macron.

Est-ce que vous voulez encore redonner du pouvoir à un Emmanuel Macron, qui sera totalement sans limite, s'il avait une majorité demain, ou est-ce que vous voulez une autre politique pour le pays, qui n'a peut-être jamais été essayée ? Parce que, finalement, de Sarkozy à Emmanuel Macron, en passant par François Hollande, ce sont les mêmes politiques soumises à l'Union européenne. Les Français nous ont dit tout le mal qu'ils en pensaient.

Mondialistes, excessivement libérales, qui ont été menées. Et les Français veulent autre chose. Nous, nous proposons un autre chemin politique.

On le sait, et je crois qu'on ne se cache pas derrière notre petit doigt. Avez-vous consulté ou irez-vous discuter avec des personnalités comme Gérard Larcher, par exemple, président du Sénat ? Est-ce que vous estimez que vous pouvez discuter avec des personnes comme lui ?

Est-ce que vous allez discuter, y compris avec des LR comme Laurent Wauquiez ? Est-ce que vous considérez qu'il peut y avoir des discussions possibles ? Quand il s'agit de l'avenir et de l'intérêt de la France, on ne s'interdit rien.

On ne s'interdit de discuter avec personne dans le cadre de ce que les Français ont souhaité. C'est-à-dire que c'est les Français qui décident. C'est les Français qui élisent les hommes et les femmes politiques de ce pays et qui fixent finalement les règles du jeu.

Nous, nous ne nous interdisons rien. Nous savons l'immense défi qui est devant nous, qui est celui de redresser le pays. L'immense échec et désaveu d'Emmanuel Macron hier.

Mais ça veut dire que les Français espèrent autre chose. Est-ce que si Jordan Bardella arrive à Matignon, Marine Le Pen ne va pas se retrouver en quelque sorte désœuvrée ? Pourquoi ce n'est pas elle qui y va ?

Qu'est-ce qu'elle va faire pendant les deux ans qui restent ? Marine Le Pen va se préparer pour devenir présidente de la République. Vous savez qu'elle est le stratège quelque part de toute cette organisation, de ce que nous faisons depuis les présidentielles depuis 2022.

Marine Le Pen aura beaucoup de pain sur la planche. Elle sera probablement la vigie de cette majorité. Elle sera probablement comme elle l'est aujourd'hui.

La conscience, je vais dire la conscience sociale de cette majorité, celle qui sera le point d'orgue pour savoir si ce que nous faisons va toujours dans l'intérêt de la France et des Français et ne sert que cet intérêt. Prochaine réunion du RN, c'est quand ? Là, je vous quitte et j'y retourne.

Donc vous y retournez et c'est la commission d'investiture qui se poursuit ? Absolument. C'est aussi la rédaction de cette plateforme, les discussions avec les uns et les autres et puis nos candidats qui vont se mettre en campagne cette semaine.

Merci Sébastien Chenieux d'être venu entre deux réunions répondre à mes questions ce matin. Vous qui êtes vice-président du RN et toujours au moment où on se parle, vice-président de l'Assemblée nationale sortante. Donc merci à vous.

Merci. Merci. Merci.

Merci. Merci.