Chantal Goya et Michel Boujenah : enfants de la scène - C à Vous l’intégrale - 24/04/2025
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... - A.-E.Lemoine: On est en direct jusqu'à 21h.
Mohamed, tout en rayures. Pierre, très élégant. Emilie, en Grèce auprès de D.Nikolaou. - D.Nikolaou: Une salade grecque.
Là, on a des boulettes de feta. Elles sont enrobées de pistaches. Sinon, on les feuilles de câpres, des figues...
On a toute la Grèce. - E.Tran Nguyen: Vous faites les recettes à votre façon.
Il y a 2 beaux livres où toutes vos recettes sont là. - D.Nikolaou: Là c'est la Crête et là, la Grèce. - E.Tran Nguyen: Vous conseillez lequel? - D.Nikolaou: Il faut aller en Grèce.
C'est ça qui compte. - E.Tran Nguyen: Voilà. - A.-E.Lemoine: On peut aller en Grèce en allant dans le 6e arrondissement de Paris dîner chez vous.
C'est la maison Evi Evane. Dans votre agenda du mois de mai, 2 dates à noter pendant un moment très particulier pour des artistes qui cumulent près d'un siècle de scène à deux. 40 ans pour l'un des auteurs et comédien, réalisateur, les plus prolifiques de son temps.
Le 12 mai prochain, il présentera la dernière représentation des magnifiques spectacles inaugurés en 1983 et rejoué tous les 20 ans. - J'ai fait un rêve rigolo. J'ai rêvé que les Magnifiques, avec les Français, on faisait la mi-temps.
Ca veut dire qu'on devient la majorité, et les Français la minorité. Je me réveille demain en France et il y a 450 000 Français et 70 millions de juifs tunisiens. J'en vois plein qui se disent que c'est un cauchemar. - A.-E.Lemoine: A ses côtés, la chanteuse emblématique et incontournable de la chanson pour enfants qui remplit des Zénith tous les ans. 20 albums et 50 ans de carrière qui seront célébrés au Congrès de Paris. - Ce matin, un lapin a tué un chasseur.
C'était un lapin qui...
Ce matin... - A TUE UN CHASSEUR.
C'ETAIT UN LAPIN QUI AVAIT UN FUSIL. - A.-E.Lemoine: C.Goya et M.Boujenah fêtent leurs noces d'or et d'émeraude avec leur public.
Ils sont nos invités. Bonsoir. Comment allez-vous?
Installez-vous. Je ne sais pas comment vous installer. On est ravis de vous réunir.
Vous allez vivre l'un et l'autre un mois de mai particulier. Votre tournée s'intitule "50 ans d'amour" Michel, vous enlevez 10 ans et vous pourriez utiliser le même titre pour expliquer votre relation avec le public français. - M.Boujenah: Oui.
C'est une drôle d'aventure et un drôle de moment que de quitter les personnages qui m'ont accompagné et que j'ai adaptés à chaque fois. J'ai du mal à les quitter. - A.-E.Lemoine: Ils vous ont permis de trouver votre place en France et de guérir de la douleur d'être parti de votre terre natale à 11 ans avec un lance-pierre dans la poche. - M.Boujenah: J'ai réinventé quelque chose qu'on m'avait enlevé.
Quand je l'ai réinventé, j'ai découvert qu'on ne pouvait plus me l'enlever. C'était là. L'autre chose, c'est que, quand on veut faire ce métier, ce n'est pas évident quand on a un accent.
En plus, j'avais un cheveu sur la langue. Il est parti, je ne sais pas comment. J'ai fait de ma faiblesse un étendard. - A.-E.Lemoine: 3 magnifiques Maxo, Julot et Guigui, vendeurs de pantalons, attachants et bouleversants qui, en 40 ans, en ont vues, des vertes et des pas mûres.
Ils s'inquiètent de savoir ce qu'il restera de leur génération. Vous espérez que le 12 mai, aux Folies-Bergère, il y ait des enfants et des petits-enfants de ces magnifiques? - M.Boujenah: Il m'est arrivé souvent de voir 3 ou 4 générations dans la salle.
On ne peut pas savoir où on va si on oublie d'où on vient. Les racines, c'est important, d'où qu'on vienne. Avec les Bretons, j'ai eu beaucoup de liens.
Pour les Bretons, les racines, c'est très important. En Occitanie, c'est pareil. Quand j'ai joué ce spectacle dans ces régions, les gens me disaient: "Notre grand-père, c'est pareil." Les gens de la campagne, quand ils quittent la ville et qu'ils ne vont plus voir leur grand-père, ils sont déconnectés de leur histoire.
Ca a joué dans mon histoire et dans la reconnaissance qu'on avait les uns des autres. - A.-E.Lemoine: Chantal, dans les salles de spectacles, il y a les enfants et les petits-enfants de vos premiers spectateurs de 75. - C.Goya: Il y a tous les parents.
C'était les petits-enfants d'hier et maintenant, ils viennent avec leurs enfants. Les enfants arrivent dans la salle habillés en Bécassine, en lapin et en panda. Je les fait monter sur scène.
Les parents sont fous de bonheur de faire des photos de leurs enfants. - A.-E.Lemoine: 1200 tenues, 35 robes de scène.
Vous avez tout gardé. Mon préféré, que j'avais commandé après vous avoir vue sur scène, c'est celui de Bécassine. - Bécassine, c'est ma cousine.
On est voisines. Quand je vais voir ma grand-mère, je retrouve ma Bécassine qui m'emmène au bout de la terre. Bécassine, c'est ma cousine.
Bécassine et la cousine. Ensemble, on fait les 400 coups. Bécassine, tu nous rends fous. - M.Boujenah: Je chantais ça toute la nuit. - A.-E.Lemoine: La société change, mais l'univers des enfants ne change pas, ce qui les fait rêver, en tout cas. - C.Goya: On me dit qu'aujourd'hui, il y a les ordinateurs.
Mais non, les enfants rêvent. Ils viennent spontanément m'embrasser sur la scène. C'est qu'ils ont quelque chose de très fort... - A.-E.Lemoine: Ils vous touchent pour savoir si vous êtes bien réelle. - C.Goya: On m'a pincée pour voir si j'étais vraie.
Je parle beaucoup au public, maintenant. C'est amusant. Ils sont tellement heureux!
Ca fait plaisir. Ca donne beaucoup d'émotion. - M.Bouhafsi: Ce qui fait rêver les enfants ne change pas, mais la façon dont ils en parlent, oui.
Une source inépuisable d'inspiration pour vous, Michel. - M.Boujenah: Pépé, il y a un blème!
Le blème, c'est que la go est avec mon meilleur pote. Je ne peux pas lui dire que je suis croque de sa go. En plus, mon reuf est poteau avec son daron.
Si jamais, Pépé, ils apprennent qu'il y a un bail chelou, ça va partir en couilles! Je te le dis! Vous savez ce que j'ai répondu?
J'ai répondu: "Je ne parle pas anglais." - M.Bouhafsi: Sur scène ou sur les réseaux sociaux, la question qu'on se pose tous, c'est qui vous a appris à parler le jeune? - M.Boujenah: J'ai fait traduire.
J'ai donné le texte et c'est un garçon qui travaille avec un rappeur...
C'est le fils de Gérard Pullicino. Je lui ai envoyé le texte. Il m'a envoyé le texte traduit.
Je l'ai appris par coeur. Au début, je ne comprenais pas. Et ça, c'est déjà dépassé!
Et en même temps, cette politique d'imaginer qu'ils inventent une langue nouvelle, la leur, que personne ne comprend en dehors d'eux. - E.Tran Nguyen: Le théâtre, c'est le lieu où vous vous sentez le mieux au monde.
C'est sur scène. 3 ans avant le début des Magnifiques, votre premier spectacle solo, c'était "Albert", où vous incarnez un juif tunisien. L.Zitrone a beau vous appeler "Boudjenah", il prend votre travail très au sérieux. - La compagnie de La Grande Cuillère a monté "Albert", interprété par M.Boujenah.
En cette période de tensions internationales, Albert nous remet en mémoire nos différences. Accepter les différences, savoir que les autres ne partagent pas forcément les mêmes rêves que vous. - M.Boujenah: Nom, prénom.
Albert. - Age. - M.Boujenah: 10 ans et demi. 11 ans et demi. - E.Tran Nguyen: Ca a été un carton.
Il paraît que même S.Loren est venue vous voir. - M.Boujenah: Oui.
C'était très drôle. Quand on a appris que S.Loren voulait venir voir le spectacle, on n'en revenait pas.
Il y avait 100 places. C'était complet un mois et demi à l'avance. Elle passe devant tout le monde.
C'est S.Loren. Tous les gens qui attendaient depuis un mois: "Pourquoi elle passe devant?" C'est S.Loren! "Qu'est-ce que je m'en fous!" C'était très touchant de la voir.
Il y a tellement d'histoires qui me sont arrivées avec ce spectacle... - E.Tran Nguyen: Elle a parlé à votre mère. - M.Boujenah: Ma mère, sachant que S.Loren vient, se place devant S.Loren.
Heureusement, il y a un type qui a gueulé car il était assis par terre. Il a fait un scandale. Ma mère, suffisamment fort mais pas trop, a dit: "Ce n'est pas la faute de mon fils!" S.Loren: "C'est votre fils?" Ma mère: "Vous m'avez entendue?" - A.-E.Lemoine: L.de Funès et Barbara ont assisté à vos spectacles. - C.Goya: Dans la même salle.
Je leur ai dit: "Il y a quelqu'un de si important, au milieu de vous." Et les enfants disaient: "Faites des grimaces, L.de Funès." Barbara était merveilleuse.
Je la connaissais grâce à J.-J.Debout.
Elle était dans ma loge. Elle m'a dit: "Ma petite Chantal, tous ces enfants qui crient, tu les retrouveras dans 40 ans. Ils seront à la télé, président de la République, pompier..." Je me disais que je ne serais jamais là.
Je pense toujours à elle quand je suis au théâtre. - A.-E.Lemoine: La première fois que vous avez joué Les Magnifiques, c'était à Ramatuelle, en 1986. - M.Boujenah: C'était très particulier. - A.-E.Lemoine: Festival dont vous êtes aujourd'hui le directeur artistique et qui célèbre ses 40 ans.
Le programme est dingue. A.Lutz, "Les Liaisons dangereuses", "Le Cercle des poètes disparus", E.Dupond-Moretti, D.Boon pour clôturer et qui pour l'ouvrir? - M.Boujenah: Avant, il y a 3 jours de musique classique.
Qui pour l'ouvrir? Je ne vous le dirai pas, même sous la torture. - A.-E.Lemoine: Vous voulez bien le pincer, Chantal? - M.Boujenah: Je ne pourrais pas le dire.
Mais c'est une belle surprise. On n'a pas annoncé qui c'est et on vend des places! Le pilier formidable de ce festival est une femme incroyable.
Ce festival a une renommée nationale. Beaucoup d'artistes veulent venir parce que le lieu qui a été construit en amont est incroyable. Ce qu'ils ont inventé dans le mélange des styles...
Ce qui est frappant, à Ramatuelle, c'est qu'on accueille tout et tout le monde en essayant de maintenir une grande qualité. On est éclectiques. Il n'a pas de dogme.
Terzieff avait raison. Le théâtre, ce n'est pas ça. C'est ça et ça.
Qu'on soit seul, qu'on soit 14, qu'on joue Molière ou n'importe qui d'autre, à partir du moment où il y a cette magie qui fonctionne, on a le droit de faire ce métier et d'être respecté par les autres. - A.-E.Lemoine: C'est du 1er au 12 août. "Les Adieux des Magnifiques", c'est aux Folies-Bergère. "1975-2025, 50 ans d'amour", c'est au Palais des Congrès. - M.Boujenah: Je voudrais embrasser une dame très âgée.
Je sais qu'elle me regarde. C'est une des dernières rescapées. Elle a un numéro sur le bras.
Je l'embrasse. J'ai été très touché de savoir qu'elle vous regardait, qu'elle me regardait. Comme elles sont presque toutes parties, je pense à elle.
Excusez-moi d'avoir fait ça. Je suis désolé. - A.-E.Lemoine: On l'embrasse aussi.
L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Chantal, Michel, j'ai essayé de mettre les petits plats dans les grands.
Je vais vous parler d'un film de 72, un film musical. Un concert filmé des Pink Floyd à Pompéi. Vous avez un groupe mythique, un stade antique, des runes historiques, des fumerolles du Vésuve et le groupe avait décidé de jouer sans public pour que le son soit le plus pur possible.
Les 5 bobines de film ont été retrouvées un peu par hasard, toutes poussiéreuses et restaurées image par image, et note par note. Un petit aperçu. ... ... - P.Lescure: C'est à la fois un concert et un film.
Le côté dépouillé de ce concert à Pompéi est d'autant plus intéressant avec des musiciens qui adorent les équipements sophistiqués. ... - P.Lescure: Regardez cette archive.
En 69, à la télé française, on présente ce groupe dont on commence à parler. - Le batteur, Roger Waters. Le bassiste... - Qui est le leader du groupe? - Personne. - Qui compose? - Nous tous. - Comment vous définissez votre musique? - On ne la définit pas. - C'est de la musique futuriste? - Un peu, je l'espère. - P.Lescure: Ils parlent très bien français.
Vous pouvez réserver vos places dans l'une des 150 salles françaises équipées de Dolby Atmos qui proposeront cette projection unique lundi soir. Vous allez sur le site officiel des Pink Floyd pour réserver. Je termine avec un bonus.
D.Gilmour, celui qui "speak french" si bien poursuit sa carrière en solo. Il est retourné à Pompéi en 2016 pour redonner un concert avec du public.
C'était très différent. ... - A.-E.Lemoine: Il y avait les Rolling Stones. - P.Lescure: Oui.
C'est presque les seuls. - M.Boujenah: C'est impressionnant. - A.-E.Lemoine: Merci. 50 ans de scène, c'est beaucoup pour une artiste qui se destinait à devenir journaliste, grand reporter, et dont le destin a basculé en une saison. - C.Goya: Adieu, tous les jolis foulards.
Si ce n'est qu'un au revoir, on se retrouvera. J'emporterai dans mon coeur un peu de ce pays. - Vous resterez dans notre coeur, mademoiselle aussi. - A.-E.Lemoine: La demoiselle aussi.
Vous l'avez chanté pour la première fois en 1975. Ce n'était pas prévu. - C.Goya: Non.
J'étais à la campagne avec mes enfants. On appelle: "Ma petite Chantal, on vient de terminer ce numéro. Il nous manque 5 minutes.
Est-ce que tu peux remplacer B.Bardot?" Je me disais qu'on ne pouvait pas remplacer B.Bardot.
On m'a fait une chanson d'une petite maîtresse d'école qui quitte les îles. - A.-E.Lemoine: 500 000 lettres arrivent dès le lendemain.
Le public a dit: "Ma petite Chantal, il faut chanter." - C.Goya: Ils étaient contents, à TF1, quand c'est arrivé.
Je devais leur répondre, mais je n'allais pas écrire 500 000 lettres. On m'a dit: "Tu dois te consacrer aux enfants. Tu leur ressembles.
Tu chantes comme eux. Tu devrais faire ce disque." Ca appartenait à la SFP, à l'époque.
Je l'ai réenregistré. - A.-E.Lemoine: On vous a dit que ça ne marcherait pas. 4 millions d'albums vendus. - C.Goya: A l'époque, on amenait nos disques nous-mêmes.
On n'avait pas de manager. On me disait qu'on avait déjà C.François, H.Salvador...
Qu'est-ce que je venais faire là? Je suis transparente. C'est notre force, d'avoir un public qui nous suit depuis toujours. - E.Tran Nguyen: Michel, vous avez eu un coup de bol il y a 40 ans.
Vous avez participé à un film devenu culte "Trois Hommes et un couffin". - Qu'est-ce que c'est? - Un couffin avec un bébé dedans et une lettre dessus. - Qu'est-ce qu'on va en faire? - L'enfant a quel âge? - C'est un bébé.
Un petit bébé. "Voici le fruit de nos amours. C'est une fille.
Elle s'appelle Marie. Bon courage." - E.Tran Nguyen: Un chef-d'oeuvre d'une grande modernité.
Quand E.Semoun nous a raconté que tous les acteurs de Paris lui avaient dit non...
Trop dangereux pour l'image. Les hommes qui s'occupent d'un bébé, c'était avant-gardiste pour l'époque. - M.Boujenah: C'est toujours très particulier.
Je tourne un autre film et je parle avec les acteurs. Je leur dis que si j'ai envie de tourner avec quelqu'un, c'est C.Serreau.
J'avais vu tous ses films d'avant. On me dit que C.Serreau veut me parler au téléphone.
Elle m'a dit: "Je fais un film." J'ai dit oui. Elle m'a dit que je n'avais pas lu le scénario.
J'ai dit: "Je m'en fous. Je fais le film à une seule condition. Vous venez me voir jouer.
Vous n'êtes jamais venue." Moi, je n'avais pas lu et elle, elle ne m'avait pas vu jouer. On a fait l'annuaire des acteurs.
R.Giraud, qui s'est battu pour faire le film, a été extraordinaire. Il a, pendant tout le tournage, qui a été compliqué, il n'a pas arrêté de dire qu'il ne fallait jamais lâcher.
Il y avait des problèmes d'argent, de pellicule. C'était terrible. Je pense à lui aujourd'hui.
Je l'embrasse très fort. - A.-E.Lemoine: Ca a été un succès fou.
Au départ, ils n'étaient distribués que dans 30 salles. En promo, vous donniez tout pour que les spectateurs aillent dans l'une de ces 30 salles. - M.Boujenah: Ecoutez bien.
Ceux qui ne vont pas voir ce film, car moi aussi je l'aime, et on s'est cassé les bonbons pendant 2 mois et demi pour le faire...
Il y a un producteur qui est devenu fou. Allez le voir. - Sinon... - M.Boujenah: Ca va cogner.
On a les noms et les adresses, par les journalistes. - A.-E.Lemoine: Le 21 mai prochain, "Trois Hommes et un couffin" ressort en version remasterisée.
Vous serez remasterisés. - M.Boujenah: Arrêtez!
Quand le mec m'a dit qu'il allait remasteriser, j'ai voulu le frapper. Je lui ai dit: "Je vais te remasteriser, moi." - P.Lescure: Chantal, vous avez aussi été actrice.
En 1976, devant la caméra de J.-L.Godard pour un film culte "Masculin féminin". - C'est votre première expérience cinématographique? - C.Goya: Oui, en tant que comédienne.
Je me souviens qu'il y a 4 ans ou 5 ans, j'allais beaucoup faire de la figuration à Boulogne. Je voulais voir ce que c'était, l'ambiance du plateau, les caméras, les metteurs en scène, les vedettes...
Ca m'attirait beaucoup. - Pensez-vous que le film de Godard va être une bifurcation vers une nouvelle carrière? - C.Goya: J'espère continuer à faire d'autres bons films à la rentrée. - Un avis aux metteurs en scène! - C.Goya: J'étais enceinte de mon fils. - P.Lescure: La bifurcation était différente.
Vous disiez que vous alliez souvent au studio de Boulogne faire de la figuration. Vous avez rencontré votre idole, A.Hepburn. - C.Goya: Son grand-père était le président des studios de Boulogne.
On y allait tout le temps faire de la figuration. Un jour, j'arrive. Je vois une jeune fille avec un tablier et un plateau avec du thé.
Je dis: "Bonjour. Vous faites quoi? Vous portez le thé à qui?" "A A.Hepburn." C'était mon idole.
J'ai pris son thé, son plateau et j'y suis allée moi-même. Personne ne faisait attention. A.Hepburn m'a dit: "She's so sweet." Elle m'a proposé de faire de la figuration.
J'ai tourné avec des militaires. Mon père m'a dit: "Je te croyais à la fac." "Ils sont en train de tourner avec A.Hepburn, c'est quoi ce bordel?" J'ai dit que ce n'était pas moi.
Quand je retourne au studio de Boulogne, je revois exactement l'endroit où j'étais. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, le PVPP de Mohamed. ...
Mohamed, on commence avec l'aplaventrisme. - M.Bouhafsi: Chaque année, la langue française n'a pas dit son dernier mot.
On ajoute même 150 derniers mots, dont l'aplaventrisme, qui vient rejoindre l'édition 2026 du "Petit Larousse illustré". Tenez, si vous voulez apprendre les nouveaux mots en français. Pour entrer dans le dictionnaire, les mots doivent remplir des critères, être utilisés par plusieurs générations et être quantitatifs, suffisamment employés dans le langage de tous les jours.
Les Français connaissent-ils les nouveaux mots de la langue de Molière? - "Bader", ça me fait penser à un humoriste, peut-être. C'est peut-être... - C'est se promener en décontracté? - "Clamping", ça me fait penser à un clap de fin. - La clameur, la joie?
Comme au ping-pong? - Ca, c'est quelqu'un qui fait quelque chose sur le ventre? La natation? - C'est se promener à plat ventre dans des endroits que je ne connais pas? - Etre à plat ventre?
Ramper par terre? - M.Bouhafsi: Jean-Michel est déjà en train de tricher. - M.Boujenah: Pas du tout!
Je savais! - M.Bouhafsi: Il n'était pas loin, le dernier.
Je vais vous donner les définitions. A la rédaction, on n'en avait pas un dans le mille. "Aplaventrisme", ça veut dire quoi? - M.Boujenah: Se mettre à plat ventre? - M.Bouhafsi: Non, c'est écraser.
Une attitude de soumission pour éviter un conflit. "Bader"? Etre démoralisé. - M.Boujenah: Je le savais.
Je suis resté bouche bée. - M.Bouhafsi: Ca peut être aussi stressé ou angoissé. "J'ai badé." - A.-E.Lemoine: Et le "clamping"? - M.Bouhafsi: C'est un camping haut de gamme qui respecte l'environnement.
Il y a notamment L.Marchand qui a fait son entrée dans le Larousse. Il y a aussi la cycliste P.Ferrand-Prévot.
Et C.Goya? - M.Boujenah: Ca doit être le cas. - M.Bouhafsi: Il y a J.Foster et C.Klapisch. - A.-E.Lemoine: Vous cherchez dans le dictionnaire. - M.Bouhafsi: Chaque année, la plus grande fête d'Europe s'installe à Paris pour 2 mois, avec près de 350 attractions.
La Foire du Trône est un événement incontournable du printemps. 3,5 millions de visiteurs qui arpentent ses allées, des montagnes de barbe à papa et de pommes d'amour qui s'écoulent...
On y était cet après-midi, dans cette fête foraine à mi-chemin entre tradition et modernité. - Tout le monde est prêt? - OUI! - Vous en voulez encore?
Cris. Super, c'est reparti! - M.Bouhafsi: On a rencontré un homme qui nous a parlé de son métier, qui est aussi sa passion. - Mon grand-père était forain, mon arrière-grand-père aussi...
Je suis la 7e génération de forains. C'est le plus beau métier du monde, vendre du sourire aux gens. - M.Bouhafsi: Il vit sa meilleure vie, mais est-ce que les visiteurs passent un bon moment? - Ca fait longtemps qu'on n'est pas venus à la Foire du Trône.
Ca nous rappelle notre jeunesse. - Les enfants nous ont traînés de force. - Les manèges, ce n'est pas trop pour nous.
On n'en fait pas. Ca nous suffit de regarder. - Ce n'est pas réservé aux enfants? - Pas du tout. - M.Bouhafsi: On a aussi rencontré P'tit Louis, le boss de la Foire du Trône, et on lui a posé une question. - Ca ressemble à quoi, une patate de forains? - C'est un secret.
Mais on en met moins, maintenant. - Ca se travaille? - Ca se perpétue de famille en famille. - M.Bouhafsi: A la Foire du Trône, il y en a pour les petits, mais surtout les grands. - On est tous enfants. - Vous vous sentez comment? - Génial! - L'impression de revivre votre jeunesse? - Je suis toujours resté jeune! - M.Bouhafsi: On a mouillé le perfecto à la course des chevaux pour vous rapporter un souvenir. - Pour vous! - Ca sera sur notre plateau ce soir, pour C.Goya! - M.Bouhafsi: Eh oui!
On a gagné un panda. C'est un clin d'oeil à votre tube qu'on adore tous ici. Michel a le "Larousse" et vous avez le panda. - A.-E.Lemoine: Merci pour ce cadeau.
Le phénomène s'appelle Bambi, maintenant. - M.Bouhafsi: Samuel Bambi réinvente l'art du showman.
Contemporain, il déboule avec son spectacle "Machine". - S.Bambi: On s'est tous posé la question: "Quelle planète on va laisser à nos enfants?" Après, j'étais sur TikTok...
J'ai observé les enfants... - M.Bouhafsi: Il explore les contradictions de notre époque, la complexité des relations humaines et les absurdités du quotidien.
Il n'hésite pas à solliciter son public, ou plutôt essayer de gratter quelque chose. ... - M.Bouhafsi: Entre 2 négociations avec son public, il a glissé un petit message aux équipes de "C à vous". ... - A.-E.Lemoine: Salut, Samuel.
Comment ça va? Bienvenue à "C à vous". - S.Bambi: Enfin, on y arrive!
Il ne manque plus que "Quotidien" et Delahousse. Très content d'être avec Michel... - A.-E.Lemoine: Et Chantal.
Très content d'être complet, depuis un an et demi. Votre spectacle affiche complet. C'est à Paris jusqu'au 30 avril.
Pourquoi "Machine"? Parce que vous incarnez un personnage qui est une machine à séduire? - M.Boujenah: Pas que ça.
On m'a toujours dit de foncer dans la vie. Je ne sais pas si c'est la meilleure technique, de nos jours, de dire qu'on est une machine. En promo, ce qui marche, c'est d'arriver avec ses blessures, ses traumas, dire que c'est ce spectacle ou cet album qui nous a permis de nous reconstruire... - A.-E.Lemoine: Mais vous, le problème, c'est qu'il y a un coeur qui bat sous ce corps imberbe. - M.Boujenah: Ca, c'est une fêlure, une blessure.
Mais en même temps, je suis une machine. Au long du spectacle, on se rend compte que je peux devenir un loser magnifique. - A.-E.Lemoine: C'est quand même chouette qu'un artiste...
Senior? Qu'un artiste remasterisé tende la main à un junior... - M.Boujenah: C'est eux qui ont énormément de succès.
C'est normal. Viens au Casino de Paris faire un clin d'oeil. - S.Bambi: Avec plaisir.
S'il y a un petit billet à prendre...
J'ai déjà beaucoup de chance. Il est venu voir mon spectacle il y a 15 jours. - A.-E.Lemoine: Il rit comment?
On n'entend que lui? - S.Bambi: En plus, on ne m'a pas dit qu'il était là.
Heureusement, sinon j'aurais eu la pression. Après le spectacle, il est resté 30 ou 40 minutes. Il m'a distillé ses meilleurs conseils. - A.-E.Lemoine: C'est-à-dire? - S.Bambi: Je ne sais pas... - M.Boujenah: Qu'il était sur la bonne voie, qu'il avait beaucoup de talent, qu'il allait pousser plus fort et devenir plus grand.
C'est formidable, de voir des garçons qui ont une telle envie...
Ce n'est pas moi qui disait ça, mais le talent, c'est l'envie. Voilà. - A.-E.Lemoine: Un talent assez dingue qui se retourne parfois contre vous. ... - A.-E.Lemoine: Pas d'UV avant de venir ce soir? - S.Bambi: Ca se voit, je suis tout rouge.
Il n'y a pas que ça, après. On met ça pour les réseaux sociaux pour montrer de l'impro, mais il y a bien un spectacle. Si je peux raconter une petite scène...
Michel est venu. Il finit de me donner ses conseils. A la fin, il avait son sac à dos et il sort une batterie de vélo.
M.Boujenah est sorti à 23h30 dans les rues de Paris avec son vélo électrique. Michel, 93 ans!
Rires. Elle a réussi, Hidalgo! - P.Lescure: Vous vous êtes lancé aussi depuis quelque temps dans la parodie.
Il y en a une qui a fait un carton sur les réseaux: plus d'un million de vues, avec ce vendeur de panneaux solaires... ...
Rires. - P.Lescure: Vous faites des parodies sous le nom de "Comte Bobigny", sur Konbini.
Cela peut devenir un nouveau spectacle. Vous avez plein de parodies, comme le père qui veut que son fils devienne le nouveau Mbappé... - S.Bambi: Il y a l'influenceur qui demande des donneurs... - E.Tran Nguyen: Vous vous êtes lancé dans le stand-up à 17 ans.
Vous êtes indissociable de Younes et Bambi, un Arabe et un juif. Vous vous moquez des clichés sur les 2 communautés. - SHALOM ALEYKOUM! - On essaie de nous diviser.
Mais nous, toutes nos différences... - ON S'EN FOUT! - Une fois ou deux, je me suis peut-être fait racketter par un... - Nous, les Arabes, on a inventé grave des trucs.
Par exemple, les chiffres, c'est nous! - Mais maintenant, les chiffres, c'est nous qui les utilisons! - E.Tran Nguyen: C'était il y a 11 ans. - S.Bambi: Et 30 kg! - E.Tran Nguyen: C'est vrai.
Mais au-delà de ça, se moquer, juifs et Arabes, ce serait encore possible aujourd'hui? - S.Bambi: Bien sûr.
Ce qu'on faisait, c'est rigoler pour éviter de diaboliser la personne qui était en face. Je pense que c'est la solution. On n'a aucune solution pour rien, mais...
Le 1er pas, c'est d'arrêter de diaboliser la personne en face, et c'est ce qu'on faisait en rigolant. - A.-E.Lemoine: Michel a 93 ans, si j'ai bien compris...
Vous avez 10 ans de moins, Chantal. - C.Goya: On est faits dans du bon bois. - A.-E.Lemoine: Personne ne peut croire que vous avez... - C.Goya: On me dit tous que je n'ai pas une tête de mamie, de maman...
Heureusement que j'ai ma tête, quand même! - A.-E.Lemoine: Vous avez toujours la même tête, la même voix et le même mari. - C.Goya: J'avais dit à Jean-Jacques que j'allais le garder pour toute la vie. - A.-E.Lemoine: Dans les années 60, il était un chanteur-compositeur idolâtré. - Votre mari, est ce qu'on appelle une idole.
C'est un chanteur-compositeur bien connu qui reçoit des lettres d'admiratrice. - C.Goya: Quand je les lis, ça me touche énormément.
Ce sont des filles qui ont beaucoup de coeur qui lui écrivent. Je trouve qu'il y a beaucoup de filles malheureuses en France et elles viennent lui écrire des lettres formidables. - Donc vous n'êtes pas jalouse. - C.Goya: Pas du tout. - A.-E.Lemoine: On a traîné pour passer à table.
Bienvenue à notre table, Chantal, Michel, Samuel. Nous sommes autour d'une salade grecque, mais pas avec le pavé de fêta. Sinon, on s'étouffe.
Là, c'est des boulettes préparées par D.Nikolaou. Ca vous va? - S.Bambi: Non, je suis content, mais...
Je vous adore. Je regarde l'émission tout le temps et je ne savais pas que vous mangiez vraiment. - C.Goya: Ca a l'air bon. - S.Bambi: Mais si, la feta est là! - A.-E.Lemoine: C'est des boulettes, pas le pavé.
Chantal, c'est bientôt vos noces de diamant, je crois. - C.Goya: On oublie toujours le 25 février de fêter l'anniversaire de mariage.
C'est des amis qui nous disent: "Il n'y a pas un truc bizarre?" "On a oublié..." C'est les noces de quoi? - A.-E.Lemoine: 59 ans...
J'arrondis à 60. - C.Goya: C'est bien. - A.-E.Lemoine: Parce que Jean-Jacques, qui était à votre place il y a quelque temps, disait qu'il était insomniaque.
Vous, vous êtes couche-tôt. - C.Goya: On n'a rien en commun, pas les mêmes goûts, pas les mêmes amis...
Par contre, on rigole des mêmes choses. Il vit la nuit. Moi, il faut que je dorme.
Il se lève très, très tard. Je ne peux pas dormir à côté de lui car quand je dors à côté, je me prends V.Hugo dans le dos, J.Cocteau dans les hanches...
Il n'y a pas la place pour Goya. Il regarde la télé, il écoute le juke-box...
Et tout d'un coup...
Je sursaute. Il me dit: "Je veux juste voir si je suis encore vivant." Je prends mon oreiller, je m'en vais au salon, et maintenant, j'ai ma chambre. - S.Bambi: Qu'est-ce que Michel ronfle!
Et qu'est-ce que t'as grossi! - E.Tran Nguyen: On connaît tous "Le Chat Botté", "Pandi panda", mais on connaît moins Youpi, les vrais animaux que vous aviez avec votre mari et vos enfants.
C'était dans "30 millions d'amis", avec votre fille Clarisse qui a une manière bien à elle de les présenter... - A quoi tu les reconnais? - Ca ressemble à maman et ça ressemble à papa. - Pourquoi? - Parce qu'elle boude toujours. - C.Goya: Ils ont tendance à s'écharper sans arrêt. - Ils rentrent quand ils ont faim. - C.Goya: Ou quand il pleut.
Vous savez qui m'a offert ces chiens? Bernard et Annabel Buffet. "On a un cadeau pour vous." Ils m'ont jeté 2 chiens à la figure.
C'est G.Lenorman...
J'avais une chèvre! Elle était toujours en train de regarder G.Lux à la télé...
Elle arrivait dans le salon pour regarder G.Lux à la télé. J'avais les chiens, des chèvres... - E.Tran Nguyen: Et maintenant, il y a autant d'animaux? - C.Goya: Oui, il y a des bergers allemands, il y a le chien qui se met au-dessus de ma voiture et qui griffe tout...
Il y a des trucs bizarres, chez nous. Mais tout va bien. - M.Bouhafsi: Michel, Samuel vous a balancé sur le vélo, mais il n'y a pas que ça.
Votre truc, c'est le bateau et la pêche. Vous le racontez dans votre spectacle. Vous dites que vous avez du bol que ce soit vous de l'autre côté de l'hameçon. - M.Boujenah: Je suis le pire pêcheur du monde.
Je pousse la folie...
Un jour, je suis avec mon fils en bateau. On voit des poissons énormes sauter. Je ne plaisante pas!
Ils sautaient, sautaient...
Je prends les cannes. On tourne autour. Ca dure 1 heure 30.
Les poissons continuaient à sauter autour du bateau. Ils nous font des nageoires d'honneur. Je n'avais pas mis les hameçons!
Rires. C'est tout le temps comme ça. Il m'est arrivé des histoires de fou.
Je suis aux Etats-Unis. J'achète des cannes à pêche de professionnel. Je rentre dans un magasin de pêche de 100 000 m2.
Je suis rentré à 8h. A 20h, le vendeur s'ouvrait les veines...
Après, je fonce. On va avec mon fils...
Enfin, j'ai un départ! Ca fait "viouuuu"! Sur le bateau, je dis: "Filme, filme la canne!" Jamais on ne m'aurait cru.
On fait ça, et ça casse, et on perd le poisson! Mais on a filmé. Il y avait un autre copain qui dormait.
Il me dit: "Vous m'avez pris pour un con?" Je lui jure que c'est vrai. On lui met le téléphone sur la table.
Il voit ça, et on entend le bruit. Il se jette sur la canne. Il y a un autre départ.
C'était comme dans les dessins animés, comme 2 idiots. Les poissons m'adorent parce que je n'arrive pas à les pécher. ...pêcher - P.Lescure: Chantal, il y a des fois où vous nous surprenez.
Je me souviens d'un jour de décembre 2020, sur la 2e chaîne, quand vous êtes avec L.Delahousse, Maître Gims et K.Girac.
Voilà t'y pas qu'elle rappe sur "Un lapin". C.Goya rappe. - C.Goya: Au bois de Mortefontaines...
C'est une révolution...
C'était un lapin qui avait un fusil. - Bravo! - L.Delahousse: Juste un commentaire, Gims.
On était dans le rythme? - Gims: On était dedans. On avait le flow, la technique.
Bravo. - P.Lescure: Gims valide.
Samuel? - S.Bambi: Bien sûr. - C.Goya: J'ai profité d'un direct pour le faire.
Dans une émission enregistrée, ça aurait été refait. C.Goya rappe "Un lapin".
C'était un lapin qui, un lapin qui... - A.-E.Lemoine: Bravo! - C.Goya: Je me suis fait attraper par Jean-Jacques qui m'a dit que je parlais tout le temps trop vite. - A.-E.Lemoine: On est à table.
C'est impossible de ne pas penser à la recette de bricks aux oeufs...
Vous voyez de quoi je parle, Samuel? "Matin Bonheur"... 1994. - M.Boujenah: C'est un enfer... - Je jette de l'huile sur le feu. - M.Boujenah: Je tiens à préciser que c'est d'une légèreté absolue!
Tu ne te lèves plus jamais! Ca, c'est 4500 calories! C'est pour ceux qui sont anorexiques.
Tu manges ça, et après, tu ne manges pas pendant 15 jours. Fou rire. C'est de la nourriture pour 30 millions de personnes.
Elle a réglé le problème de la faim dans le monde! - A.-E.Lemoine: C'est extraordinaire. - M.Boujenah: Trop drôle.
C'est des moments comme ça...
Souvent, il m'est arrivé d'être à la télévision sans me rendre compte que j'y étais. Quand on est entre nous, on rit beaucoup. On s'amuse beaucoup, on se raconte des histoires.
C'est un plaisir fou. Il n'y a pas plus beau que le rire, plus salutaire. On m'en a raconté une il y a 2 jours que j'adore, qui est très courte. - A.-E.Lemoine: Oui... - M.Boujenah: Si je me lâche, l'émission termine à 3h du matin.
C'est un type qui arrive avec 3 femmes devant sa mère. Elle lui dit: "Pourquoi il a 3 femmes?" "Je vais épouser l'une des 3.
Tu vas être capable de deviner laquelle?" "Celle du milieu." "Pourquoi?" "C'est la seule que je n'aime pas." Rires. - A.-E.Lemoine: Vous êtes aux Folies-Bergère. "50 ans d'amour", le spectacle de C.Goya et une tournée dans toute la France...
S.Bambi, vous êtes au Palais des Glaces jusqu'au 30 avril. - S.Bambi: On a rajouté quelques dates en mai.
On est trop contents. Et aussi des dates...
On reprend à Paris au Palais des Glaces et une petite tournée aussi. - A.-E.Lemoine: Oh!
OK. - S.Bambi: Surprise? - A.-E.Lemoine: Non, heureuse.
On salut Victoire Fauche, journaliste à la rédaction de "C à vous", qui nous aide à préparer cette émission. Elle attend un heureux événement. Elle part se reposer avant de devenir une jolie maman.
On l'embrasse. Tout de suite, les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.
Bonsoir...
Nous sommes le 24 avril. A la une: C.Goya, évidemment.
Vous êtes tellement entrée dans nos vies. Les gens parlent tellement inconsciemment de vous que nous sommes parvenus à reconstituer l'un de vos tubes uniquement à partir d'extraits des matinales de ce matin. - Ce matin... - Un lapin... - A tué... - C'était un lapin... - Qui... - A.-E.Lemoine: C'est dingue!
Applaudissements. - B.Chameroy: Bravo, Chantal.
Pendant ce temps, sur BFM, A.de Malherbe ne se remet toujours pas d'avoir fait un aller-retour à Rome pour couvrir la mort du pape. Ce matin, encore... - A.de Malherbe: On retrouve l'équipe au complet.
Quel plaisir de vous retrouver! J'étais partie quelques jours à Rome...
Enfin, même pas, 24 heures... - B.Chameroy: Le temps de manger des cacio e pepe...
Après 85 interviews de M.-E.Leclerc...
Elle recevait ce matin D.Schelcher, PDG des magasins U, afin de rétablir la parité. - Vous êtes le patron de Coopérative U, et vous êtes à la tête de votre propre magasin, le méga Super U de Fessenheim.
Votre coopérative, c'est 1126 magasins. U... - B.Chameroy: Et ce soir, on a tous la tête dans le... - Cul... - B.Chameroy: Vous l'avez Découvert hier, notre nouveau chouchou, B.Waret.
C'était une mauvaise idée d'ouvrir le robinet, Brandon... - B.Waret: La décrue sera lente.
On voit cette poubelle recouverte aux trois quarts...
On va essayer de les ouvrir. Avec la pression de l'eau, on a du mal à les ouvrir. - B.Chameroy: La pression de la poubelle, ça n'a rien à voir avec l'eau.
Quoi, on peut s'électrocuter avec une poubelle? - A.-E.Lemoine: Il a le micro branché... - B.Chameroy: Mais il n'y a pas de prise...
On parlera télé plus tard. Dans le reste de l'actualité, E.Macron a gagné un nombre de miles cette semaine incroyable.
Il a fait Paris-Mayotte, puis La Réunion, avant de rejoindre Madagascar, pour en arriver à cette conclusion...
La clim était trop forte dans l'avion. E.Macron se racle la gorge.
Hier, le président était à Madagascar. L'arrivée du staff malgache a intrigué les journalistes. Musique épique. ... - B.Chameroy: Bonne ambiance!
Très bonne ambiance...
On savait que les relations étaient tendues entre E.Macron et G.Attal, qui, je le rappelle, est né en 1989, car il est jeune.
Il pensait être peinard à 8500 bornes de Paris, mais il est tombé sur le Attal malgache. - Vous, les jeunes...
Nous sommes jeunes. A l'époque, j'avais 33 ans, donc jeune. Aujourd'hui, je suis encore jeune.
Vous avez un président jeune. - E.Macron: On est de moins en moins jeunes, même si le président dit toujours qu'il est jeune. - B.Chameroy: "Je te remercie, mon gars." Malgré tout, il y avait une bonne ambiance.
Chacun a sa réaction quand on reçoit un compliment. Moi, c'était "oui, la chronique est excellente, Patrick, mais tu exagères". Quand on complimente E.Macron, il prend la pose du "Penseur" de Rodin. - C'était un honneur de partager ce moment d'échange... - Je suis très honorée d'être parmi vous... - B.Chameroy: Comme d'hab, il a fait les chef plateau. - E.Macron: Père Noël!
Prenez mon pupitre! Père Noël, prenez mon pupitre! - Allô, allô...
Merci à la France... - B.Chameroy: Ils règlent tout et le président a gagné des miles, mais il a gagné des points de vie.
Jet lag de l'espace... - La ligne ferroviaire a été construite en...
Musique douce. - B.Chameroy: Attachez vos ceintures.
On part outre-Atlantique pour le show du moment, interviewé par la version US de L.Jospin, qui accueillait de la méga "reusta". - Ladies and gentlemen... - B.Chameroy: "J.-L.Mélenchon", en tournée outre-Atlantique, in English, please... - J.-L.Mélenchon: Je vais prendre 5 petites minutes de votre temps et parler anglais. - B.Chameroy: OK, let's go.
J.-L.Mélenchon parle anglais avec un accent français. ...
Rires dans le public. - B.Chameroy: Bonne vanne, mais pas sûr... ... - J.-L.Mélenchon: Listen... - B.Chameroy: Yes, of course.
Autre date du Méluch-tour: New York. Il a progressé depuis. - J.-L.Mélenchon: You must...
Comment on dit "chasser"? Hein? Trump...
Please...
Comment on dit "achète" en anglais? Buy my chewing-gum! Pourquoi tu ris, toi? - B.Chameroy: Il est encore plus en roue libre à l'étranger. - J.-L.Mélenchon: J.Jaurès a dit une chose, je termine là-dessus... - B.Chameroy: Il s'est donc détendu avec son doudou stylo.
Il a fini par imiter Marge Simpson. J.-L.Mélenchon a la voix cassée. "Homer, tu veux des donuts?" Une chose est sûre, il a conquis son public.
C'était le Jean-Luc Comedy club. Les rires sont d'origine. - J.-L.Mélenchon: Vous n'êtes pas forcément plus habitués à supporter les 3 heures habituelles...
Rires. Si? Les chefs, c'est comme les singes.
Plus ils montent dans les échelles, plus on voit leur cul. Rires. Quelle noblesse! ... - B.Chameroy: Les dates s'affichent en bas de l'écran.
Ils ont commis la faute ultime: être trop bon public. - J.-L.Mélenchon: Ben ouais!
Vous applaudissez! Va falloir bien réfléchir. - B.Chameroy: "Allez bien vous faire cuire le cul!" Pendant ce temps-là, la ministre de la Culture était dans un supermarché avec la ministre déléguée chargé du Commerce, qui a du mal à s'imposer. - Il faut aussi que les Français réalisent qu'il faut accepter sur le territoire national, des poulaillers... - B.Chameroy: "Je..." "Non, parce que..." "Justement, à ce propos..." - Avant l'été, je veux lancer... - B.Chameroy: A la fin, ils l'ont oubliée.
Ils ont zoomé sur A.Genevard. Objectif de cette visite: contrôler les fruits et légumes.
Hier, on recevait J.-L.Reichmann pour "Léo Mattéï". "D'où vient ce melon?" Pas du tout.
C'est l'objet de la visite. Mais non, c'était Catherine et Liliane qui tentaient de reconnaître les produits en rayon. - C'est du petit basilic... - C'est de la menthe... - Ca, c'est de la menthe.
Ca, c'est coriandre. - Ca, basilic. - Ca, c'est bio. - Pas forcément plus cher. - Ca peut. - B.Chameroy: "On n'a plus rien à se dire..." Ca, c'est un pomelo, c'est une tomate, "et ça, c'est une bonne grosse fatigue..." L'info continue demain. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 3 d'avoir accepté de venir dîner.