Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLe Média· 2 avril 2025 17 min

MARINE LE PEN, LA "DÉLINQUANTE" PRÉFÉRÉE DU SYSTÈME

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à toutes et à tous. Ravie de vous retrouver sur le média pour le Recap, votre rendez-vous quotidien d'actualité. Du lundi au jeudi, on revient sur un sujet sans filtre et sans langue de bois.

Le recap, c'est l'une de nos quatre nouvelles quotidiennes que j'ai le plaisir de vous présenter. N'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247 pour être sûr de ne rien rater. Le récap épisode 19, c'est parti. [Musique] Depuis sa condamnation de lundi, Marine Le Pen tente le tout pour le tout afin d'être en Lis pour 2027.

La candidate du RN refuse de renoncer ou d'envisager un plan B comme Bardella pour la présidentielle. En résumé, elle nous fait un remake du Quoi qu'il en coûte de Macron à la SaRUM. Marine Le Pen a pris un gros coup de pelle lundi à l'annonce de sa peine d'inéligibilité de 5 ans dans le procès des assistants parlementaires européens.

Son départ précipité du tribunal, avant même le prononcer de sa peine, a témoigné de son moi. On en parlait dans le récap de lundi. C'est une vie entière dédiée à la politique qu'elle a vu anéantie au pire moment pour elle.

Précisément quand tout indique qu'elle est la mieux placée dans la course à l'Élysée. La présidentielle, c'est dans 2 ans tout pile. La campagne va commencer l'année prochaine.

Il y a pas le temps de niaiser. Alors une fois passé le choc de l'annonce, Marine Le Pen s'est jeté à corps perdu dans la bataille. Quit à changé de stratégie en mettant de côté la normalisation du RN pour s'inspirer davantage du trumpisme.

Pas surprenant d'ailleurs que le président milliardaire lui ait adressé son soutien et comparer sa condamnation à ses propres ennuis judiciaires. Entre réactionnaires, on se sert les coudes. C'est au 20h de TF1 que la condamnée a réservé ses premières déclarations lundi soir.

Si vous l'avez raté, je vous fais un résumé vite fait. Une mine déconfite, les dents serrées et 12 minutes de win wouin face à Gill Boulot. Et elle y va pas avec le dos de la cuillère.

Mensonge, approximation, tout est bon pour se faire passer pour une martyre des tribunaux. Elle dénonce un jour funeste pour la démocratie, fustige un procès politique et des pratiques réservées selon ell au régimes autoritaires. On vous a sélectionné les meilleurs moments.

J'ai parfaitement compris ce que la présidente expliquait à savoir qu'elle était en train de rendre une décision qui était une décision politique. La magistrate a assumé très clairement de mettre en œuvre l'exécution provisoire de l'inéligibilité, c'est-à-dire en réalité de rendre mon appel inutile sur ce sujet pour m'empêcher de me présenter et d'être élu, dit-elle, à l'élection présidentielle. C'est donc une décision politique qui était en train d'être rendue.

Il ne m'en fallait pas plus. J'avais compris. En France, dans le pays des droits de l'homme, des juges ont mis en place des pratiques que l'on croyait réservé au régime autoritaire.

Dès les premières heures, je vais vous dire de ce procès, j'avais compris que nous serions jugés de manière particulièrement partiale. Je ne pensais pas que les magistrats iraient à ce point à l'encontre de notre processus démocratique et s'ingérerait ainsi dans le choix des Français. Prête à en découdre, Marine Le Pen a été claire. "Je ne vais pas me laisser éliminer ainsi", a-t-elle déclaré sur le plateau de TF1. "Je vais mener les voies de recours que je peux.

Il y a un petit chemin. Il est certes étroit, mais il existe." Elle frappe donc appel de sa condamnation et réclame que la justice se hâte.

Pour une fois, la justice semble être en mesure de répondre positivement à cette requête télévisée. Mardi soir, la Cour d'appel de Paris a indiqué dans un communiqué avoir été saisi de trois appels à ce stade après les contamations de Marine Le Pen et du Rassemblement national. Elle indique qu'elle examinera ce dossier dans les délais qui devraient permettre de rendre une décision à l'été 2026.

Une annonce qui fait les affaires de l'héritière du RN puisqu'un tel délai si tenté que la justice la relaxe lui permettrait de finalement entrer dans la course à la présidentielle. Marine Le Pen n'est d'ailleurs pas la seule à espérer un second procès rapide. Le ministre de la justice, Gérald Armanin, lui-même a appelé devant l'hémicycle un procès dans un délai raisonnable.

Petit conseil en passant qu'il n'hésite pas à doter la justice de moyens humains et financiers et les délais se rédui mécaniquement et pour tout le monde. Drmanin et d'autres membres du gouvernement ont courbé les Chines face à Marine au point de plaider pour revenir sur le principe d'inéligibilité immédiate. Le premier ministre en personne François Bairrou s'est dit troublé par la peine infligée à Marine Le Pen ajoutant que la France est le seul pays à permettre ça.

Ce qui est complètement faux mais ça c'est encore un autre sujet. On rappelle qu'il s'agit d'une décision de justice rendue de manière indépendante et que le premier ministre n'a pas à s'en émouvoir. Les déclarations de Baou ont embarrassé jusqu'à son propre parti.

La porte-parole du groupe Moderne à l'Assemblée a vite répliqué à la presse. Je cite "Nous ne sommes pas troublés. Nous sommes en phase avec ce qu'ont décidé les juges.

La loi est passée, nous la respectons." Il était urgent de rappeler des évidences face à de telsements au sommet de l'État. Mais ces déclarations n'ont eu aucun impact sur Baou qui persiste signe le lendemain.

À chaque prise de parole, c'est pire, on l'écoute. Toute décision lourde et grave en matière pénale doit être susceptible d'appel. Toute décision et de recours.

Il se trouve que le seul point de l'exécution provisoire fait que des décisions lourdes et graves ne sont pas susceptibles de recours. Des décisions potentiellement porteuses potentiellement porteuses de conséquences irréversibles ne sont pas susceptibles d'appel. Je l'ai dit, je l'ai dit comme citoyen à différentes reprises.

Pas étonnant que Marine Le Pen hoche la tête sur son banc. En toute décontraction, le premier ministre est en train de reprendre à son compte les mensonges du RN. Mieux qu'une agence de communication.

Il est complètement faux de dire que Marine Le Pen n'a pas de recours et ne peut pas faire appel. La députée du Pas de Calé peut faire appel. Elle ne s'en prive d'ailleurs pas et c'est normal.

Celui-ci n'est simplement pas suspensif dans l'attente du nouveau jugement. Ça veut dire que la peine est exécutée malgré le recours. C'est la loi.

Elle a été débattue puis votée par le Parlement et je croyais que personne n'était au-dessus des loi. Baou, c'est le genre à aller dans le bourbier même quand il peut l'éviter. Même la vice-présidente de l'Assemblée Naïa Moutchu, d'horizon s'en est à l'armé en soulignant qu'il devait être le garant de l'indépendance de la justice.

Macron a aussi tapé du point sur la table en conseil des ministres rappelant que le droit est le même pour tous. Baou n'a pas eu d'autre choix que de se coucher au pied du chef. Il a rectifié le tir ce mercredi en déclarant que les décisions de justice, la décision des magistrats et la personne même des magistrats doivent être soutenus.

Message reçu. Peut-être que François Baou fait preuve de plus d'empathie pour Marine Le Pen parce qu'il a lui aussi été impliqué dans une affaire de financement controversé d'assistants parlementaires européens. Il s'en est finalement tiré de justesse.

En 2023, le tribunal l'avait relaxé au bénéfice du doute. En 2023, le tribunal l'avait relaxé au bénéfice du doute, malgré les 30 mois d'emprisonnement avec surcis, les 70000 € d'amende et les 3 ans d'inéligibilité requis contre lui par le parquet. C'est sûrement pour ça qu'il a ouvert la porte à la révision de la loi et plus précisément sur l'exécution provisoire assortie à la peine d'inéligibilité.

Bal saisi au bon par Éric Sioti, le laquet de Marine Le Pen. Il a annoncé qu'une proposition de loi visant à supprimer l'exécution provisoire pour les peines d'inéligibilité était d'ors et déjà dans les tuyaux. La solidarité se fait sentir dans les rends des politiques.

À ce sujet, on écoute Olivier Besancna ce matin dans notre matinale. Il y a une espèce de marque de de classe sociale encore qui est qui est qui est qui est très forte. C'est cette espèce de solidarité qui s'exerce vis-à-vis de Marine Le Pen.

C'est l'idée que finalement il y a une classe politique qui peut vivre au-dessus des lois. Voilà. C'estàd on ça fait quand même maintenant des années qu'on vit dans une espèce de radicalisation politique où la droite court après l'extrême droite, une partie de la gauche court après la droite sur le thème du laxisme de la délinquence.

En gros, les délinquants euh pourraient faire ce qu'ils veulent. Les peines sont pas assez lourdes. Euh quand il y a des peines, elles sont trop aménagées, il y a trop de recours possible.

Donc non, bracelet électronique, oui, au mandat de dépôt, oui, aux procédures les plus accélérées possibles. Euh et puis quand ça concerne la classe politique, c'est-à-dire notamment la délinquence en col blanc, et ben là on commence à avoir la justice n'est voilà et là on a des discours depuis quel depuis quelques jours là qui sont qui sont voilà sur le droit du justiciable qui sont quand même donc là il y a vraiment cette espèce de de de de sentiment d'impunité qui est vraiment quelque chose en terme de classe qui signifie quelque chose. En joant les martyres, Marine Le Pen s'est attiré des soutiens inespérés jusqu'au sein du gouvernement.

La Clique Le Pen se frotte les mains. Le storytelling fonctionne à plein tube. Pas question de changer de stratégie.

Marine les innocente. Bernard est innocent. Nouveau frère il est innocent.

ORN. Tout le monde est au garde à vous prêt à matraquer les éléments de langage au moindre micro-tendu. Il n'y a qu'à écouter le député Jean-Philippe Tangy hier dans l'hémicycle.

Monsieur le Premier ministre, le général de Gaulle l'avait dit. En France, la seule et unique cour suprême, c'est le peuple. La vérité est là, c'est que jamais l'oligarchie n'a accepté que le peuple décide ni ne vote.

Le système ne respecte que les urnes qui confortent son pouvoir, mais renit les suffrages qui lui déplaisent. Voilà qu'un carton de procureur et de juges prétend sortir du droit pour exercer l'avant d'état du système contre son seul opposant, le Rassemblement national et contre sa principale incarnation, Marine Le Pen. Il y a des tyranis qui enferment leurs opposants.

Il y a désormais des justes tyran qui exécutent l'état de droit en place publique. Bon, vous l'avez compris, la ligne du parti, c'est la victimisation et la remise en cause du système. Ils sont victimes d'une cabale.

On empêche Marine Le Pen de se présenter et alors les coupables sont tout trouvés. Les tyranniques jugent rouge. À partir de là, on reconnaît les bonnes vieilles méthodes de l'extrême droite à l'œuvre.

Il n'a fallu que quelques heures pour que l'identité de la juge, sa photo et des informations personnelles soient jeté en pâure sur les réseaux sociaux. Depuis, la magistrate a reçu de très nombreuses menaces et a dû faire l'objet d'une protection policière. Deux procureurs ont également été inquiétés.

Le Conseil supérieur de la magistrature a exprimé son inquiétude face à des réactions virulentes. Il a rappelé que les menaces visant personnellement des magistrats en charge du dossier, tout comme les prises de parole des responsables politiques sur le bien fondé des poursuites ou de la condamnation ne peuvent être acceptés dans une société démocratique. Le clan de Marine Le Pen a dû rectifier le tir en appelant au respect de l'institution judiciaire tout en ne changeant pas vraiment un mot au narratif mettant en cause l'indépendance de la justice.

Aujourd'hui, il suffit de regarder le communiqué de presse du syndicat de la magistrature, un certain nombre de personnalités de juges, la procureur de la République, la procureur qui avait instruit le dossier et qui avait dit que ça lui ferait trop mal, même dans les parties où il y avait rien dans le dossier, c'est le cas de monsieur Jacques, rien. n'avait aucune preuve mais elle avait dit "Ça me ferait trop mal de demander la relaxe." La même manière quand la présidente de la formation de jugement euh a comme modèle Eva Joli qui est une opposante farouche qui av vousoue une haine incommensurable au Rassemblement national que le communiqué de presse du syndicat de la magistrature dont un certain nombre de magistrats sont membres dit très clairement on n'appelle pas les Français à s'opposer au Rassemblement national appelle les magistrats à tout mettre en œuvre pour empêcher le Rassemblement national de gagner.

Ça c'était en juin dernier. Excusez-nous de penser que certains magistrats cherchent aujourd'hui à nous tuer politiquement, à nous tuer financièrement et empêcher Marine Le Pen et les Français de s'exprimer. Une chose est sûre, cette posture de martyr aux électeurs de Marine Le Pen.

Le parti fanfaronne et affirme avoir engrangé 10000 nouvelles adhésions en 24 heures. Il organise même un meeting de soutien à la patronne dimanche à Paris. Cet électorat habituellement si soucieux de faire payer le prix fort au délinquants est subitement beaucoup plus conciliant quand il s'agit de dénoiner Marine Le Pen.

Faut dire qu'avec son matraquage médiatique incessant, l'extrême droite s'arrange pour orienter les débats et surtout invisibiliser le motif de la condamnation. Permettez-moi de rappeler les faits. Le tribunal estime qu'environ 3 millions d'euros de fonds publics européens ont été détournés par le FN pendant plus de 11 ans, entre 2004 et 2016.

Cet argent servait à payer des assistants parlementaires de députés européens qui travaillaient en réalité pour le parti d'extrême droite. Au total, 24 personnes ont été condamnées dans cette affaire et Marine Le Pen a d'ailleurs été considérée comme l'auteur principal de ce système de détournement d'argent public. Marine Le Pen n'est donc pas condamnée parce qu'elle est Marine Le Pen.

Elle est condamnée parce qu'elle a tapé dans la caisse dans la poche de tous les Européens pour financer son propre parti. pas terrible comme victime pour se faire élire présidente de la République. C'est pour ça que son clan met tout en œuvre pour opacifier le plus possible l'affaire qui l'a fait tomber en concentrant l'attention médiatique sur sa peine d'inéligibilité.

Les adversaires de Marine Le Pen sont presque tout autant déstabilisés par cette condamnation à 2 ans de la présidentielle. Marine Le Pen a réussi au fil des années à s'imposer comme l'adversaire incontournable du second tour et depuis 5 ans, dans l'arrièreboutique de toutes les formations politiques, on fait des plans pour la contrée elle. On cherche à lui passer devant par tous les moyens, que ce soit par des alliances ou en misant sur le traditionnel barrage républicain.

En une décision de justice, ce sont tous les plans qui tombent à l'eau. Toute une stratégie à réadapter, sauf que pour l'instant, on a vigue à vu. Toutes les cartes ont été rebattues et le brouillard ne se dissipera vraiment qu'après le second procès de Marine Le Pen.

Jusque-là, toutes les hypothèses seront étudiées. Le suspense est donc à son comble en France, mais finalement ce feuilleton a comme un air de déjà vu. Une figure d'extrême droite condamnée qui crie au complot des soutiens qui se mobilisent et une base électorale qui se radicalise.

Ça vous dit rien ? Le Pen a décidément rien à envier à ses alliés Trump ou Bolsonaro. La suite au prochain épisode.

On poursuit avec le reste de l'actualité racontée et mise en image par Lydia Ménez. L'Assemblée nationale adopte un texte intégrant le non consentement à la définition pénale du viol. Mardi, les députés ont adopté en première lecture une proposition de loi intégrant le non consentement à la définition pénale du viol.

Elle redéfinit l'article du code pénal portant sur l'ensemble des agressions sexuelles dont le viol comme tout acte sexuel non consenti. En apportant des précisions sur les situations de consentement ou non consentement. Le consentement est libre et éclairé, spécifique, préalable et révocable.

Il est apprécié au regard des circonstances environnantes. Il ne peut être déduit du seul silence ou de la seule absence de réaction de la victime. Enfin, il précise qu'il n'y a pas de consentement si l'acte à caractère sexuel est commis avec violence, contrainte, men surprise.

Quatre modalités déjà présentes dans le code pénal. La mesure ne fait toutefois pas consensus. Certains opposants craignent qu'inclure le non consentement à la définition pénale du viol conduisent à centrer l'enquête sur l'attitude de la victime.

Ses défenseurs pour leur part le conteste arguant que cette modification permettrait d'inclure des situations mal couvertes aujourd'hui comme l'état de sidération, les moments d'emprise et de coercition ou l'exploitation d'une vulnérabilité des victimes. On termine avec l'actualité internationale. Israël annonce l'extension de son offensive pour écraser et nettoyer la zone des terroristes du Hamas à Gaza.

La trêve à Gaza n'est plus qu'un souvenir. Après avoir repris sa campagne militaire le 18 mars avec d'intenses bombardements et une nouvelle offensive au sol, Israël annonce ce mercredi l'extension de son offensive militaire dans le territoire palestinien invitant la population Gazaoui à se mettre à l'abri. L'opération militaire s'étend pour écraser et nettoyer la zone des terroristes et pour s'emparer de vastes zones qui seront intégrées dans les zones de sécurité d'Israël", a déclaré le ministre israélien de la défense.

La zone concernée n'a pas été précisée, mais lundi, les autorités israéliennes ont appelé les habitants de plusieurs quartiers de Rafa l'Égypte et de la ville proche de Hanyunes à évacuer. N'écoutez pas les tentatives du Hamas de vous empêcher d'évacuer pour rester des boucliers humains. évacuer immédiatement les zones désignées a déclaré mardi le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe avire à Drahi.

Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du recap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé. Continuez à nous soutenir et abonnez-vous à partir de 5 € par mois ou devenez même sociétaire de notre coopérative.

Rejoignez-nous dès maintenant sur soutenez.v.fr.

FR. Abonnez-vous aussi à notre deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247 pour ne rien rater de nos nouveaux programmes. Très bonne soirée sur le média. [Musique]