Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBLAST (sur YouTube)· 24 juillet 2026 28 min

MACRON NE QUITTERA PAS LE POUVOIR EN 2027

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour et bienvenue dans cet avant-dernier épisode de dissolution. Cette semaine, on va voir comment Emmanuel Macron va rester au pouvoir après 2027. Pardon ?

Mais quelle horreur ! Bon bah, pour compenser, on va faire un tour chez Hernie. Bon épisode de dissolution.

Je dis sous donc ce soir l'Assemblée nationale. Bon, c'est quoi ces histoires là ? Comment ça Macron y reste en 2027 ?

Mardi 21 juillet 2026, François Noël Buffet, sénateur conservateur, ex-ministre, a succédé à Cla comme défenseur des droits, faute d'opposition au 3/5e de l'Assemblée et du Sénat. Quel rapport ? Bah Macron place à la tête d'une des autorités les plus symboliques un homme de droite, ennemi des droits et du droit comme protection des vulnérables.

Mais je vois toujours pas. Et ben attends, tu vas comprendre. Bon, le 15 juillet 2026, les députés ont passé l'impétrant au grill.

Le mec est un adversaire et un adversaire de droite. Le rapporteur l'a repris dossier par dossier. Vous avez combattu l'aide médicale de l'État.

Demain, si vous êtes nommé défenseur des droits, défendrez-vous ce droit avec la même détermination que n'importe quel autre droit garanti par la loi ? Bonne question. Concernant les droits des personnes LGBT, beaucoup se souviennent de votre mobilisation contre l'ouverture du mariage au couple de même sexe.

Comment allez-vous les convaincre que vous défendrez désormais leurs droits avec la même énergie que vous avez déployé pour vous y opposer ? idéma ailleur. De même, vous vous êtes absten lors du vote consacrant l'inscription de la liberté de recourir à l'interruption volontaire de grossesse dans notre Constitution.

Pouvez-vous nous assurer ici que jamais vous ne vous abstiendrez de défendre ce droit fondamental et que la seule abstention qui prévaudra sera celle de vos convictions personnelles ? Sa réponse est toujours la même. Le mariage pour tous par exemple.

En ce qui concerne le la question du du mariage pour tous, à l'époque euh la question ne portait pas pour moi, en tous les cas, une position individuelle sur euh le principe même de de du mariage pour tous. Je m'interrogeais plus sur la question des conséquences de cette réforme majeure et qui est évidemment extrêmement importante. La source épaiss on demande clarification puisque demain vous combatterez le le mariage pour tous et vous le remettrez en cause comme pour d'autres choses.

La réponse est évidemment non et clairement non. Et clairement non. et je serai probablement dans la fonction qui m'occupe et même si elle ne m'occupe pas dans une autre fonction, le premier à le défendre et en tous les cas à participer avec tous ceux qui le voudront.

De la défense, du mariage pour tous, je n'ai aucun doute et aucune hésitation là-dessus. sur l'AME aussi l'aide médicale d'État, je n'ai jamais été euh comment dire hostile. Je ne suis pas hostile et et je pense que euh il est parfaitement nécessaire et il faut être extrêmement vigilant sur le fait que les étrangers en situation irrégulière sur les territures nationales doivent pouvoir en matière sanitaire être euh soigné.

La question qui s'était posée à l'époque et qui se pose peut-être encore toujours, c'est celle du panier de soin. Voilà, c'est tout. Donc on peut accepter de discuter sur le panier de soin.

Oui, mais je suis contre. Mais pas vraiment, c'est juste le panier, vous comprenez le panier. On ne veut pas abuser du panier.

Le seul abut de panier qu'on connaît, c'est celui-là. Lorsque tu vas sur une ligne de production, c'est pas une punition, c'est pour ton pays. C'est pour la magie.

Go girl boss. Yes ! féminisme macroniste, leur seul apport correct, c'est la constitutionnalisation de l'IVG.

Alors, rassurez-vous, il a une bonne raison de ne pas l'avoir voter. Je me suis abstenu à l'Assemblée nationale, au Sénat, pardon, et au Congrès parce que j'avais un questionnement juridique parouvrir le débat aujourd'hui, les choses sont faites. Il y avait un questionnement juridique sur la portée réelle de la protection apportée dans la Constitution.

Ce doute existe toujours pour moi sur cette portée réelle. Mais nous aussi, on a des questionnements juridiques. Pourquoi il y a aucune exigence pour le poste comme avoir exercé dans l'assistance juridique ou sociale et pas être un politicard de carrière ?

Ah, c'est bizarre, il se la pose pas cette question et il s'en pose pas beaucoup de questions, ça c'est vu. Enfin, vous étiez ministre auprès du ministre de l'intérieur lorsque celui-ci déclarait, je le cite que l'état de droit n'est ni intangible ni sacré. Si vous aviez été défenseur des droits au moment de cette déclaration, quelle aurait été votre réaction ?

L'auriez-vous publiquement désapprouver ? Retaillot qui disait si bien l'état de droit, ça n'est ni intangible ni sacré, embêtant d'avoir été son ministre sans rien dire quand il s'attaquait à l'état de droit pour ensuite prétendre le défendre comme si de rien n'était. Ça n'effacera pas mes convictions, toutes mes convictions euh sur l'attachement que j'ai aux valeurs de la République, l'attachement que j'ai à la liberté individuelle. l'attachement que j'ai à la liberté publique, l'attachement que j'ai à ce que la nation soit une et indivisible, non, ça les enlèvera pas.

Non, mes convictions sur les valeurs de notre pays, sur le respect de celle-ci, à aucun moment ne seront changé. Je reste je resterai attaché et déterminé à les défendre. C'est vagues, c'est mou, ça pue le coupable.

Et pour cause, comme l'a rappelé Gabriel Catala, l'attachement de la droite à l'état de droit est ta géométrie variable. quand il faut l'abandonner. Euh, regarde-moi ça.

Regarde ça. Regarde ça. Je peux le garder ça moi.

Je le vire. Mais je voudrais revenir sur la loi immigration car selon moi, elle est l'illustration de ce qui rend votre nomination inacceptable. Je vais vous citer "Si l'on veut que les choses avancent sur l'immigration, il ne faut pas que le texte constitutionnel soit soit une ligne rouge.

Ce serait dommage d'ailleurs que le gouvernement le considère comme tel." Il a bien essayé de camoufler le reste de l'infect et a répété sa position. L'état de droit est intangible.

L'état de droit est intangible. Le droit lui-même peut évoluer, ça nous le savons, mais c'est le rôle du parlement. Ce n'est pas le rôle du défenseur des droits.

La fonction est là pour défendre le droit existant, le droit voté, la règle votée par le Parlement évidemment et personne d'autre. Je crois que le défenseur des droits n'est pas législateur, pas plus qu'il n'est tribunal. Le dispositif est clair.

Quand les droits gênent l'idéologie droitière, séjour asile, il faut faire évoluer le droit, autrement dit raboté. Et les autres droits comme l'IVG, le mariage pour tous, la non discrimination là surtout pas bouger. Il défendra les droits déjà acquis mais n'en proposera pas un de plus.

C'est un cliquet perverti. Le droit peut reculer mais ne pourra plus avancer. Toutefois, le défenseur des droits n'est pas là pour surveiller un stock de droits en attendant qu'il fonde.

Sa mission, c'est de les faire progresser. De façon générale, vos réponse ne concentre se concentre sur l'application des droits existants sans aborder de nouveaux droits. Or, la loi organique de 2011 donne au défenseur des droits un pouvoir clair de proposition, je cite, et le défenseur peut proposer au gouvernement et au parlement toute modification législative ou réglementaire qu'il estime nécessaire.

Alors, quel nouveau droit ? Quelles nouvelles garanties seront prêts à défendre publiquement et à porter devant le parlement pour remporter l'état de droit et réduire les inégalités ? Promettre de ne pas aller plus loin que ce qui existe.

Bah, c'est un gardien de musée à qui on a confié un jardin. Il regardera ses plantes comme des natures mortes en se demandant pourquoi le tableau pourri. Le conservatisme transpire.

Il ne s'ophusque même pas que son ministre voit les droits fondamentaux comme des obstacles à l'immigration. Alors, je vais vous poser des questions très précises. Reconnaissez-vous que l'islamophobie constitue aujourd'hui une réalité discriminatoire en France ?

Sur l'islamophobie ? Évidemment que euh je n'ai pas en tête à la fois les dispositions vous évoquiez du code pénal, du code du travail et je sais plus quel autre d'ailleurs. Mais il est bien clair que toutes les positions extrêmes, queles qu'elles soient et qui que soit qu'elles concernent quelques personnes qu'ell concernent quelques doivent être bien évidemment combattu.

C'est pas l'idée que je me fais moi euh de la nation. Au-delà de l'idéologie, le défenseur des droits est crucial pour contrôler l'administration. Il n'a pas de pouvoir de sanction, mais son âme c'est l'enquête.

Exiger des documents, se déplacer, auditionner et surtout publier. Des décisions, des rapports, des chiffres. Son vrai pouvoir, c'est de rendre un problème public.

Les contrôles au facièes, si personne ne les compte, il n'existe pas. Depuis 2022, il est aussi l'autorité centrale pour les lanceurs d'alerte. Il oriente, conseille, confirme le statut protecteur et Macron confie à ce Zigter sur les forces de l'ordre, de décider ce qui sera publié et de protéger ou pas ce qui parle.

Il n'aura même plus besoin d'interdire. Il lui suffira de ne pas ouvrir les dossiers, de ne pas publier les chiffres et de ne pas accorder les protections. Et au bout de 6 ans, plus de problème de violence policière en France statistiquement.

Et il pourra donc chanter à Tutête : "Tout va très bien madame la marrise, tout va très bien. Tout va très bien. Comme le dit Elsa Faussillon, cette audition interroge la stratégie de Macron derrière ses nominations.

Cette audition soulève une question qui en fait dépasse votre seule personne. Elle pose la question du sens du choix du président de la République qui a fait cette proposition. 18 mois 18 mois seulement de janvier 2025 à juillet 2026.

Et Macron a bouleversé le paysage institutionnel et a placé les siens à la tête de cinq institutions. Richard Ferrand, très proche allié au Conseil constitutionnel, sa ministre du budget Amélie de Monchalin à la Cour des comptes. À la vice-présidence du Conseil d'État, Marc Guillaume qui a fait carrière avec le macronisme, Idem àcom avec Martin Hdari, tout juste sorti du ministère de la culture où il était chargé des médias.

Bref, ça pue et ça pue grave. Et quand on parle de Macron et de Salcou, ça vaut la peine de regarder les détails de l'arnaque. Sous l'ancien régime, l'église avait sa théorie juridique, la main morte.

Ses biens devenaient invendables, intransmissibles, sortis du circuit pour toujours. Macron fait pareil avec des pans de l'État, les faire passer dans une main morte, la sienne, qui ne les rendra plus. Le schéma est simple.

Macron a 1 placé des proches idéologiques à des postes importants et durables et surtout 2 mis à la tête des institutions de contrôle ceux que ces institutions contrôlaient avant. C'est engager des gangsters pour faire la police. On l'a vu avec buffet.

Alors portrait du reste de la belle petite famille. Amélie de Monchalin, ministre des comptes publics. Elle construisait des budgets de l'État.

Aujourd'hui, elle en contrôle l'exécution. Elle note sa propre copie. Nommé à 40 ans sur un poste sans durée fixée dont on ne la viire pas, elle peut rester 30 ans.

Marc Guillaume, secrétaire général du gouvernement, il rédigeait et contresignait les décrets. Puis préfet d'Îl-ede France, il préside aujourd'hui le Conseil d'État, le tribunal qui juge ces mêmes décrets qu'il préparait il y a peu. Les vice-présidents restent jusqu'à la limite d'âge, fin 2032 pour lui.

Pile pour la présidentielle, Richard Ferrand, secrétaire général d'Enmarche puis président de l'Assemblée. Il faisait voter les lois de Macron. Aujourd'hui, ils jugent leur conformité à la Constitution nommée jusqu'en 2034.

Martin Heddari, il dirigeait le service des médias au ministère de la culture. Aujourd'hui, il préside l'ARCOM, censé les surveiller en toute indépendance jusqu'en 2031. Buffet, lui, reste défenseur des droits jusqu'en 2032.

Leur mandat ne s'arrête pas avec celui de Macron. Le prochain président élu en 2027 gouvernera sous le regard d'institutions dont aucune ne sera renouvelée avant 2031- 2034. Et pour la Cour des comptes, on ne sait pas.

Il trouvera ces gens-là en arrivant installés pour la durée. Les conséquences sont colossales derrière ces noms qui paraissent aussi ennuyeux qu'inutile. Macron peut y gagner à court comme à long terme et il faut voir comment.

À court terme, ces nominations contraindront les vainqueurs non macronistes de 2027. Et c'est bizarre mais la contrainte pèse beaucoup plus lourd sur la gauche que sur l'extrême droite. Premier verrou conseil constitutionnel macroniste droitier.

On en avait parlé sur l'attaque Zucman. Elle serait censurée, c'est sûr, parce qu'en 2012, le Conseil constitutionnel censurait déjà une taxe à 75 % sur les hauts revenus au nom de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 dont l'article 13 déclare qu'une contribution commune est indispensable, elle doit être également répartie entre tous les citoyens en raison de leur faculté. Depuis, on fait comme s'il existait un plafond au-delà duquel l'impôt deviendrait nécessairement confiscatoire.

Mais c'est pas du tout ce que raconte la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. On est d'accord ? Il y a écrit à la fin en raison de leur faculté, plus vous pouvez payer, plus vous payez.

C'est littéralement l'argument inverse. Tout à fait. C'est un plafond fabriqué de toute pièce par le conseil qui a décrété que l'article 13 impliquait forcément que blab blabla insérer une mesure fiscale trop à gauche était inconstitutionnelle.

Ça serait le destin de toute taxe Zucman ISF climatique sur taxe des super profits. Vous comprenez, c'est vraiment une rupture de l'égalité devant les charges publiques de payer autant que les autres riches. Moi, je suis super riche.

Je veux être super pas taxé. H excellent. et des petits chocolats surprises fourés au libéralisme.

Le conseil en a fabriqué d'autres. Le droit de propriété contre les nationalisations en 1982, la liberté d'entreprendre contre le licenciement économique en 2002. Il ne manque pas de ces cathédrales vides qu'il peuple tout seul pour juger que toute politique fiscale ambitieuse, c'est vraiment pas possible hein.

Et c'est presque pire au Conseil d'État qui est de plus en plus peuplé d'ex au fonctionnaires du ministère de l'intérieur. Les spir de Darmanin et Nunè pour contrôler les libertés. Quelle délice les couilles Le Conseil d'État rend un avis sur chaque projet de loi et ordonnance avant le conseil des ministres.

Un avis défavorable sur une nationalisation ou un encadrement des loyers. Et le texte est presque mort avant d'exister. Il n'est jamais censuré parce qu'en fait il n'est même pas déposé.

La censure la plus efficace évite de censurer. Elle retire le texte avant la fin. En plus, le conseil juge les décrets.

Or, un gouvernement pressé gouverne par décret et une gauche de rupture est pressée. Elle a 5 ans, pas 50. Et c'est là où ça peut être délicat.

Un exemple. Décret le lundi pour plafonner les loyers. Surprise surprise, les propriétaires attaquent le mardi.

Le décret peut être suspendu en référé dès le jeudi. On imagine déjà la couverture de ces news. Alerte info, le Conseil d'État protège les petits propriétaires contre les sanguinaires insoumis.

Or, ce conseil est présidé par l'ancien secrétaire général du gouvernement macroniste, celui qui a écrit 5 ans les décrets de Macron puis les a appliqué comme préfet, juge ceux des autres. Les ravages que Monchalin pourra faire à notre vie budgétaire sont immenses. Juridiquement, la Cour des comptes ne peut rien interdire et c'est pour ça quel est le verrou.

Il n'y a rien à attaquer. Pas de décision, pas d'adversaire, pas de recours. Elle fabrique juste des chiffres que les parties et les plateaux pourront faire parler.

Elle préside de droit le Haut Conseil des finances publiques, les experts qui jugent les prévisions du gouvernement. Si ce dernier annonce on table sur 1,8 % de croissance, le Haut conseil dit si c'est crédible ou pas. Et sinon, le plan s'effondre laminé par les médias des milliardaires, ravi de titrer que le gouvernement mène la France à la banqurro.

Il y a pas besoin qu'il comprennent les chiffres hein. Tout sera attribué à la cour des comptes. Et ces gens-là ne se trompent pas.

Les trois verrou tapent à trois moments. Avant l'adoption, Conseil d'État, au Conseil des finances publiques. Pendant l'adoption, Conseil constitutionnel.

Puis on continue avec le reste du contentieux. Un mur à chaque étape a l'air technique, sérieux, institutionnel. Ce n'est pas le copain de Macron qui trouve que la loi de ses adversaires ne doit pas être publiée, ni l'ex-ministre qui a dégradé les comptes publics qui trouvent que les autres ont tort.

Mais le Conseil constitutionnel déclare ses dispositions inconstitutionnelles ou le Haut Conseil juge l'hypothèse fragile ? Si la gauche sera entravée, l'extrême droite, elle s'en servira pour justifier ses projets. Sur l'infame loi immigration, le conseil avait censuré les mesures de la droite et du RN pour vise de procédure.

C'est-à-dire que la préférence nationale n'a jamais été jugée. Autrement dit, un gouvernement fasciste peut repasser tout dans les formes et il y aura pas grand monde en face. ni un défenseur des droits version buffet, auteur du logiciel sénatorial de cette politique.

Ni un Conseil d'État version Guillaume truffé d'ex-préfet, lui-même ex- préfet. Monsieur le préfet, madame Madame la préfecture. Et si le Conseil constitutionnel s'oppose sur le fond, le RN en fera un coup de force.

Ces institutions macronistes refusent la politique voulue par les Français. Alors changeons-les. Le verrou est très ferme sur l'économie mais souple voire liquide sur le régalien.

Exactement ce dont le RN a besoin pour aboutir son virage libéral. Abandon de la sortie de l'euro, retraite à 60 ans reculé puis reereculé puis vidé, ralliment à la réduction du déficit, séduction du patronat. Le coût électoral de tout ça pourrait être énorme.

Les électeurs eren ont été recrutés sur une promesse de protection sociale. Les nominations macronistes offrent au Eren la Libye parfait pour rejoindre les néolibéraux sans payer. Tout sur le dos du Conseil constitutionnel d'État ou la cour des comptes.

Les comptes laissés par les macronistes sont désastreux et nous sommes contre les impôts de ces dangereux gauchistes qui veulent étouffer la production par leur délires décroissants. Éliminons les dépenses inutiles. Attaquons-nous au profiteurs.

La responsabilité de l'austérité pourra être déchargée sur les macronistes. Pour le RN, la contrainte devient ressource. Sur l'économie, les fachot invoqueront le verrou pour justifier leur conversion libérale sans la nommer.

Sur l'immigration, ils le dénoncent pour nourrir leur récit du système. Excuse d'un côté, ennemi de l'autre, aucun coup perdant. La gauche, elle n'a aucune des deux armes.

Son électorat est mobilisé précisément pour affronter cette contrainte. Le jour où un gouvernement de gauche dit "On ne peut pas, le conseil nous en empêche, on entend direct socialtraître." Et pas facile de dénoncer cette contrainte institutionnelle sans être renvoyé d'eau avec le RN.

À court terme, ces institutions empêchent la gauche de détricoter les ravages néolibéraux, offrenn son virage pro business et s'oppose mollement à ses dérives. À long terme, elle change le jeu pour 2032. Renaissance peut disparaître en 2027.

Franchement, il y a des chances. Mais Macron n'aura que 54 ans 2032 et un retour, ça se prépare. Ses petits copains seront au poste stratégique.

Or une présidentielle, ce sont trois institutions. Et en 2032, les trois seront tenues par des gens qu'il a nommé. La première, le Conseil constitutionnel est le juge de l'élection.

Il contrôle les parranes, arrête la liste des candidats, surveille le scrutin, juge les comptes de campagne, tranche les réclamations, proclame les résultats. Il est présidé par Ferrand. La deuxième, la commission de campagne présidentielle surveille la campagne.

Trois membres de droit, le vice-président du Conseil d'État qui la préside, les premiers président de la Cour de cassation et des Cours des comptes. Deux sur trois dont le président sont nommés par Macron. Marc Guillaume et Montchalin.

La troisème, la CNCCFP vérifie les comptes de campagne. Ne9u membres, trois proposés par Marc Guillaume, trois par Aline Montchalin. À de 6/ 9.

Le juge de l'élection, le contrôleur de la campagne et celui des comptes, il aura les trois. S'il se représente en 2032, Emmanuel Macron affrontera des arbitres qu'il a désigné. Pas besoin de l'accuser de tricher.

Cette réalité, issu de ses choix ne devrait exister dans aucune démocratie. Et contre toute attente, son meilleur atout sera Montchalin. Le point faible d'un retour, c'est son bilan, dette déficit.

Or, l'institution qui le juge, celle que tous les journaux citrons, sera dirigée par son ex-ministre des comptes publics. Elle peut installer l'idée année après année que tout a empiré après 2027. Et elle sera bien plus efficace que n'importe quelle politique.

Un ministre, un député, un chef de parti. Ça vote des trucs, défend des budgets impopulaires, perd des élections, se fait dégager. Elle non, elle ne vote rien, ne défend rien, ne risque rien.

Elle sort un rapport dans un langage qui fait passer ses jugements pour des constats. Pendant que les autres susent au pouvoir, elle fabrique de la crédibilité sans jamais rien payer. Et la crédibilité budgétaire, c'est une monnaie qui manquera à tout le monde en 2032.

Macron aura la sienne toute préparée au show de la rue Cambron. Réduire ses nominations en 2032, c'est trop petit. Ce que Macron a installé ne sert pas qu'à un homme.

Ça fait survivre une politique même quand plus personne ne vote pour elle. Avec ses nominations, Macron s'est acheté bien plus que des pouvoirs de blocage, des machines à fabriquer la réalité sociale. La Cour des comptes dira ce qui est sérieux.

En réalité, ce que le néolibéralisme qui l'imprègne juge en tant que tel. Il faudrait qu'on commence à vous considérer en tant que tel. Ah bon ?

Le Conseil constitutionnel et le Conseil d'État diront ce qui est pensable en économie, en régulation des richesses et en services public. et le défenseur des droits dira ce qui compte comme atteinte aux droits et donc ce qui n'existe pas. Pouvez-vous nous citer les critères de discrimination prévus par le code pénal, le code du travail et de la fonction publique ?

Connaissez-vous leur nombre et leurs différences ? Évidemment que euh je n'ai pas en tête à la fois les dispositions vous évoquez du code pénal, du code du travail et je sais plus quel autre d'ailleurs et que de la fonction publique. Un pouvoir de blocage crée un adversaire visible et des victimes.

Un pouvoir de description, lui il fabrique une situation. La dette, l'immigration, la pression fiscale, l'insécurité deviennent des faits objectifs, des problèmes évidents qui n'appellent pas une réflexion mais une réponse. Le bon remède à la bonne maladie.

Trop de dettes, moins de dépenses, trop d'insécurité, plus de répression. Un cadrage qui appelle un gestionnaire, pas un débat, un notaire, pas un avocat. Je je vous ai dit suivant le codicile suspensionné par votre maman.

Excusez-moi, vous pouvez vous expliquer clairement parce que je comprends pas. Non, moi je comprends pas non plus le la survie du macronisme passe donc par sa disparition institutionnel. Ce n'est plus le copain de Macron mais le Conseil constitutionnel, plus la ministre de Macron, mais la cour des comptes.

Plus un vieux sénateur ultra réac mais le défenseur des droits. Mais en plus ces choix très idéologiques déguisés en décision d'institution au non si prestigieux disparaissent derrière la contrainte. Le Conseil constitutionnel n'a évidemment aucune idéologie néolibérale.

Non. C'est l'article 13 qui lui impose de s'opposer aux mesure fiscal de gauche. Oui.

Oui. Celui qui dit d'ailleurs en raison de leur faculté, mais à qui il fait dire l'inverse. Il n'y peut rien.

Il applique la Constitution et tout sera à l'avenant. Ce déguisement est le plus dur à détricoter pour la gauche parce que contrairement à la droite, elle tient à l'état de droit parce qu'il a historiquement limité les abus. Elle ne peut donc pas s'attaquer de front à ce sabotage permis par l'absence de contrôle sur les nominations présidentielles.

Ce n'est pas normal qu'un président nomme son copain à la plus haute juridiction du pays, ni qu'un ex-secrétaire général du gouvernement puis préfet préside l'institution chargé de contrôler celui qui l'a servi pendant des années. La fiction de l'indépendance s'efface. C'est une machine qui avantage toujours les mêmes profils et les mêmes idées.

Conservateur et de droite. Alors tout pourrait sembler perdu, il n'y a qu'à se soumettre. Oui, c'est pas une moitié de déprime, hein.

Les gens sont en vacances, je te rappelle. Mais ce n'était que la partie 1. Ah, c'est un cliff.

Tout semble perdu, mais rendez-vous la semaine prochaine pour voir nos héros triompher. Oui, pour la première et dernière fois du programme dissolution, on va faire un épisode avec une suite. La semaine prochaine, on verra plus en détail comment ces blocages se joueront si la gauche de rupture gagne et surtout comment elle pourra les retourner.

Un petit manuel de résistance institutionnelle pour gauche de rupture en somme. Mais avant, on change de registre pour des choses plus mignonnes et moins politicard. Alors, on va parler d'un sujet dont on parle peu, le validisme.

Ah bah super, on avait dit léger. Lui, c'est Hernie, sans doute une variante de Tquel et évidemment il est très très mignon. On passerait la journée à le regarder éternué.

Il a un petit côté tapire. Non, le truc d'Amazonnie avec le nez rigolo là. Son petit côté tapire est en réalité un handicap sans doute dû à une maltraitance humaine.

L'empathie qui renforce son côté mignon n'est pas si simple que ça. Elle ressuscite l'assignation subie par les personnes handicapées. Si valeureux, si fort à traverser l'adversité du quotidien.

Quel modèle inspirant cet héroïsme d'attribution ou ici cette mignonnerie est le versant positif du freak. D'ailleurs, Nicolas Huget a fait une superbe chronique sur le sujet qui le concerne plus que nous. T'oublierais pas de dire que c'est toi qui l'a réalisé.

Euh, je vois pas le rapport mais en tout cas oui, allez la voir et surtout dites dans les commentaires de la vidéo que vous venez de la part de dissolution. Bon, c'est important de reconnaître Carni a des besoins spécifiques, mais il va très bien. Il paraît plus facile de s'émouvoir sur un petit toutou handicapé que de changer les budgets pour les humains et les autres animaux handicapés.

Ces questions sont revenues avec la loi Fin de vie. Des collectifs antivalidistes ont alerté sur le sous-financement de l'accompagnement. craignant un eugénisme validiste.

Il ne s'agit pas de dire que la loi fin de vie est intrinsèquement mauvaise. Au contraire, au cœur du dispositif de la fin de vie, il y a l'idée du consentement libre et éclairé pour s'assurer que cette liberté en reste une. Or, comme le cas de l'Oregon le montre, les motifs les plus invoqués pour demander à mourir ne sont pas la douleur, mais la perte d'autonomie et la peur d'être un fardeau.

Deux ressentis que la société fabrique en refusant d'investir dans les vies handicapées. Les collectifs antivalidistes le disent. Moins on investit, plus l'isolement gagne, plus la dépression s'installe et plus la mort ressemble à une issue.

Si Hernie va bien aujourd'hui, ce n'est pas un exploit personnel, c'est parce qu'on a adapté son monde à lui. Retirer cet investissement à un humain handicapé et la loi fin de vie peut devenir la sortie de secours la moins chère. Offrir la mort à qui on n'a jamais offert les moyens de vivre.

Le validisme ne dit pas toujours cette vie ne vaut rien. Il coupe aussi les budgets et appelle liberté un renoncement collectif. et il est vital de rester vigilant sur ces possibles dérives validistes.

Alors oui, on peut se réjouir de la belle vie ratounet hernie au nez de tapire, mais il ne faut pas oublier que c'est le stigmat d'une maltraitance et que c'est le piège. Les algorithmes dopent l'engagement en jouant sur cette mignonnerie d'attribution. Voilà pour cette fois.

On se retrouve une dernière fois la semaine prochaine pour commenter l'actualité politique et parlementaire. N'oubliez pas de liker, commenter, partager pour diffuser une information libre, indépendante et accessible à tous. Et en attendant, la prochaine fois, on vous laisse avec cette citation inspirante.

Les juges de la nation ne sont que la bouche qui prononce les paroles de la loi. Des êtres inanimés qui n'en peuvent modérer ni la force ni la rigueur. Montesqueux de l'esprit des lois, livre 11 chapitre 6.

Il restera bien sûr toujours les agitateurs qui veulent se saisir prendre à otage ce débat pour faire de l'antimacron primaire. Richard Four exist. Tout va très bien madame la marise.

Tout va très bien. Tout va très bien. Pourtant il faut il faut que l'on vous dise on déplore un tout petit rien.

Un accident une bise la mort de votre jument grise. Mais à par