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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 15 octobre 2025 53 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & familleJustice

L'Intégrale des questions au Gouvernement | 15/10/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15FerméeÉludée

    Allez-vous faire passer votre décalage de la retraite par un amendement ou par une loi ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Acceptez-vous d'entrer dans le débat budgétaire pour lequel les Français vous ont élu ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quelle sera la contribution de la France à la reconstruction de Gaza ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quelle part la France prendra-t-elle avec l'UE pour le plan de paix au Proche-Orient ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quelle part la France prendra-t-elle avec l'UE pour le plan de paix au Proche-Orient ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Quelle part la France prendra-t-elle avec l'UE pour le plan de paix au Proche-Orient ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Nadège AbomangoliChiffre
    « Deux tiers des Français veulent l'organisation d'une élection présidentielle anticipée. »
  • 0:30Nadège AbomangoliFait
    « Vous multipliez les coups de force pour faire passer des politiques de guerre sociale. »
  • 2:05Maud BregeonFait
    « Le Premier ministre a mis sur la table l'abandon du 49.3. »
  • 4:00Dieynaba DiopFait
    « L'espoir d'une paix durable au Proche-Orient est enfin apparu. La libération des otages par Israël est le premier pas de ce long chemin exigeant. »
  • 6:00Jean-Noël BarrotFait
    « Il était illusoire d'espérer obtenir un cessez le feu... C'est cette carence que l'initiative franco-saoudienne a permis de palier. »
  • 10:00Sébastien LecornuChiffre
    « Nos compatriotes de confession juive représentent 1 % de la population et représente plus de la moitié des actes xénophobes. »
  • 14:00Sébastien LecornuPromesse
    « La France organisera avec l'Egypte une conférence dédiée à la reconstruction de Gaza. »
  • 24:00Paul ChristophleChiffre
    « À sa création, notre système de retraite par répartition reposait sur quatre actifs sur un retraité et nous sommes actuellement à 1,8 cotisants pour un retraité. »
  • 30:00Amélie de MontchalinChiffre
    « Dans le projet qui est le nôtre, la dépense publique rapportée au PIB baisse. »
  • 32:00Pierre-Henri CarbonnelChiffre
    « 2 millions de retraités vivent sous le seuil de pauvreté. 42 % renoncent à un soin. »
  • 34:00Jean-Pierre FarandouChiffre
    « Le déficit de la branche retraite ne cesse d'augmenter et va atteindre 6 milliards en 2025, et va atteindre 6,6 milliards en 2026 si on ne fait rien. »
  • 38:00Amélie de MontchalinChiffre
    « Dans ce que nous produisons l'année prochaine, si ce budget est voté tel que nous le proposons, il y aura moins de dépenses publiques en 2026 qu'en 2025. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

- Yaël Braun-Pivet : L'ordre du jour appelle les questions au Gouvernement. La première est posée par Nadège Abomangoli. - Nadège Abomongoli : Votre présence sur ce banc signe l'illégitimité.

Vous perdez lesélections mais vous continuez au pouvoir. Nous vous ferons partir comme vos prédécesseurs jusqu'à ce qu'Emmanuel Macron parte car le problème c'est lui. Depuis huit ans, votre mission n'a pas changé.

Vous multipliez les coups de force pour faire passer des politiques de guerre sociale, Vous dîtes que vous n'utiliserez plus l'article 49.3. Vous refusez l'abrogation de la réforme des retraites.

Vous êtes un 49.3 à vous tout seul. Pas de suspension n'est qu'un écran de fumée.

Un stratagème grossier qui masque l'objet de violences sociales que seuls les naïfs refusent de voir. Des coupes budgétaires qui affaiblissent les plus pauvres. Pour nous, ce sera la censure.

Nous refusons la suppression des APL pour les étudiants étrangers. Elus pour faire barrage à Marine Le Pen, Emmanuel Macron aura érigé...

Vous gouvernez contre la dignité du peuple, vous devez partir. Deux tiers des Français veulent l'organisation d'une élection présidentielle anticipée. Nous reposerons une motion de destitution.

Il y a un devoir plus noble que la fidélité au chef, le devoir du démocrate de se soumettre à la volonté du peuple. Cela, dans la transparence et la clarté. Allez-vous faire passer votre décalage de la retraite par un amendement ou par une loi ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Maud Bregeon. - Maud Bregeon : Merci Madame la présidente. Madame la députée, vous parlez d'illégitimité, ce qui est légitime c'est l'Assemblée nationale.

Le Premier ministre a mis sur la table l'abandon du 49.3. Il a mis sur la table la possibilité de débattre, de la fiscalité, c'était votre demande, de la réforme des retraites, c'était votre demande.

Nous proposons le débat, vous proposez le désordre. Il n'y a aucun coup de force, il n'y a que le respect de la constitution et faire de la politique, c'est porter des positions et le Gouvernement portera ses propositions. Chacun des groupes pourra le faire.

Faire de la politique, c'est être en capacité de faire le nécessaire, pour éviter le blocage et permettre à la France d'avoir un budget au 31 décembre. Quant à la question du véhicule législatif, vous me demandez si il y aura un amendement au projet de loi de finances, on aura l'occasion de le présenter, ce que je vous demande, est-ce que vous acceptez d'entrer dans le débat budgétaire pour lequel les Français vous ont élu ? - Yaël Braun-Pivet : Merci beaucoup.

Un peu de silence pour que nous puissions écouter Madame Dieynaba Diop. - Dieynaba Diop : Merci. Ma question adresse ministre des Affaires étrangères.

Lundi, l'espoir d'une paix durable au Proche-Orient est enfin apparu. La libération des otages par Israël est le premier pas de ce long chemin exigeant. Le deuxième point devrait être le point de réouverture du passage pour l'aide humanitaire.

Deux ans après les attaques terroristes du 7 octobre, et des bombardements qui ont anéanti un peuple, nous avons un objectif clair : amorcer la reconstruction d'une enclave qui est devenue un champ de ruines. Chers collègues, l'urgence humanitaire se double d'un impératif politique, la reconstruction ne peut être efficace que si elle s'inscrit dans une perspective de paix durable avec une solution à deux états. La France ne peut rester en retrait.

Elle doit porter au la voix de ceux qui sont sans avenir. Reconstruire Gaza s'est contribué à la possibilité d'y vivre dignement. Quelle sera la contribution de la France à la reconstruction de Gaza ?

Quelle articulation entre les principes du plan proposé par Trump et de la déclaration de New York porté par la France, comment la France compte-t-elle agir sur la scène internationale afin de poursuivre la reconnaissance de l'Etat de Palestine et aboutir à une paix juste et durable au Proche-Orient ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Jean-Noël Barrot. - Jean-Noël Barrot : Merci.

Madame la députée, vous l'avez dit, lundi a été marqué par la libération tant attendue des 20 otages retenus par le Israël à Gaza. Ca a été la première étape du plan de paix que les Etats-Unis ont présenté en septembre dernier et qui n'aurait pas été possible sans les efforts que la France et l'Arabie Saoudite ont déployé depuis un an. Il était illusoire d'espérer obtenir un cessez le feu...

C'est cette carence que l'initiative franco-saoudienne a permis de palier. C'est une étape importante mais ça reste fragile. C'est un cessez-le-feu, ce n'est pas la paix.

C'est pour cela que cette réunion, à laquelle le président a participé, est si importante. Importante pour les pays arabes, européens, pour une paix durable dans la région. Les trois axes de forces : le premier, l'aide humanitaire et la construction.

Il faut inonder la bande de Gaza d'aide humanitaire. Il faut commencer le travail de reconstruction. La France organisera avec l'Egypte une conférence dédiée à la reconstruction de Gaza.

Il faut assurer la sécurité notamment des habitants de Gaza. La France avec les Etats-Unis, les Royaume-Uni aura un conseil de sécurité pour donner mandat à de la stabilisation pour opérer à Gaza. La gouvernance de Gaza dans laquelle nous voulons que les palestiniens puissent trouver toute leur place et une autorité palestinienne réformée et transformée au terme de cette déclaration de New York que nous avons porté avec l'Arabie Saoudite. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

Madame la députée ? - Dieynaba Diop : Nous allons saluer les avancées obtenues et nous allons rester vigilants sur l'action de la France dans cette bande de Gaza. Nous en avons besoin au nom de tous ceux qui souffrent depuis des mois. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Monsieur Michel Bonnier. - Michel Bonnier : Merci. Chers collègues, Monsieur le Premier ministre, il y a nos débats nationaux, on le voit ces jours-ci, ils sont très hexagonaux.

Il y a autour de nous le monde qui continue d'avancer de tourner. Parfois plus vite qu'on ne le croit, parfois dans la bonne direction. C'est ce qui vient de se produire au Proche-Orient où une lueur de paix et d'espoir s'est allumé.

Avec le retour des 20 derniers otages mais nous pensons aussi aux nombreux qui ne reviendront jamais. On doit cette lueur à la détermination forte du président des Etats-Unis d'Amérique, on le doit aussi aux pays de la région et la on doit à la France, qui a organisé la conférence de New York. Mais cette lueur est très fragile.

J'ai deux questions. Quelle part notre pays va-t-il prendre avec nos partenaires européens à ce plan de paix pour lui donner une vraie chance de durer ? Je pense à l'aide et l'urgence humanitaire dans la bande de Gaza, je pense au démantèlement effectif du Hamas et à la formation des forces de sécurité de l'autorité palestinienne, je pense à la reconstruction de Gaza.

Dans le même temps, les garanties de sécurité durable au peuple d'Israël pour travailler à la perspective durable des deux états vivants côte à côte en paix et se reconnaissant mutuellement. Deuxième point, la recrudescence des actes et des paroles antisémites chez nous. Notamment depuis l'attaque terroriste du 7 octobre 2023... - Yaël Braun-Pivet : Merci beaucoup.

Je suis désolée Monsieur le député, la parole est au Premier ministre. - Sébastien Lecornu : Merci. Enfin, vous l'avez dit, cet accord de paix est fruit de plusieurs mois de négociations des pays de la région avec la France qui n'a jamais perdu contact.

Il nous permet d'entrer progressivement dans ce jour d'après avec la part d'aléas qu'il va nous falloir traiter et notamment avec cette urgence qui reste l'urgence humanitaire. C'est vrai pour l'alimentation et l'accès aux soins. Hier soir, je l'ai rappelé à un autre parlementaire de cet hémicycle, c'est le fil conducteur de la France depuis de nombreux mois.

Pour permettre aux ministères d'agir. Nous avons continué avec le partenaire égyptien dans le cas des conférences sur lesquels Jean-Noël Barrot s'est exprimé. La gouvernance en tant que telle du territoire palestinien, est une exigence.

La troisième urgence à la question de la sécurité, le désarmement du Hamas, la capacité de faire des forces de sécurité palestinienne, c'est indispensable pour la sécurité civile et d'Israël. La France dispose des compétences nécessaires, forces armées, sécurité intérieure pour accompagner cette formation. Avec notre partenaire britannique et américain, dans le cadre des Nations unies, c'est actuellement en train d'être débattu, travaillé et réfléchi.

Pour votre deuxième question, que moi j'ai entendu, c'est la part intérieure de notre pays sur la lutte contre l'antisémitisme. La réalité est triste. Ces actes ont été multipliés par quatre depuis le 7 octobre 2023.

Cette réalité est triste, et est inacceptable. Nos compatriotes de confession juive représentent 1 % de la population et représente plus de la moitié des actes xénophobes tels qu'ils sont enregistrés par les forces de police et de gendarmerie et de l'autorité judiciaire. Face à cela, vous appelez, comme vous-même à retirer ici même la détermination du Gouvernement de la république à ne rien accepter, rien laissait passer et mettre tout en oeuvre à l'école, dans la politique pénale, de la manière de sécuriser les cultes.

C'est un combat que vous avez porté dans votre vie politique. Toutes les lignes budgétaires, toutes les lois ne changeront rien au fait que ce combat, c'est un combat pour la république et qu'il doit être partagé par l'ensemble des groupes politiques dans cette assemblée. C'est l'enjeu essentiel des semaines et mois qui viendront.

Refuser l'antisémitisme et que comprendre que quand on s'en prend à un jeu de France, - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Cyrielle Chatelain. - Cyrielle Chatelain : Merci.

Monsieur le Premier ministre, sur tous les continents, l'extrême droite mène une guerre contre l'écologie. Pourtant, hier, dans votre discours, vous n'en avez pas dit un mot. Trump représente le changement climatique comme une grande arnaque, Poutine se réjouit de la France du permafrost.Et l'extrême droite de la vente du permettre. 90 % des militants écologistes subissent des violences en ligne et parfois physiquement menacés.

Dans ce contexte, votre silence est alarmant. Il voulait craindre que vous ayez déjà abdiqué. D'autant plus que depuis 2022 la politique conduite et elle du grand bond en arrière sur l'écologie.

Je n'ai pas le temps de vous questionner sur l'ensemble de ces reculs, je n'aborderai donc qu'un seul sujet sur lequel le Gouvernement est décisionnaire, celui de notre trajectoire climatique. J'ai deux questions : la première, 10 ans après l'accord de Paris, allez-vous cesser le blocage sur la hausse des objectifs climatiques au niveau européen ? Et avez-vous une programmation pluriannuelle de l'énergie sérieuse pour garantir le développement de l'éolien et du solaire et permettre d'atteindre 44 % de notre consommation d'origine renouvelable d'ici 2030 ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à au Premier ministre. - Sébastien Lecornu : Vous me permettrez de me rattraper ici, je ne pouvais pas parler de tout hier. Sans aucun mépris pour l'Assemblée nationale, j'aurai l'occasion d'y revenir plus longuement au Sénat notamment dans la dimension locale.

Au fond, on a plusieurs défis devant nous. Je vais répondre à vos questions mais je vais même aller plus loin. La priorité première est de continuer la décarbonatation d'une partie de notre économie.

C'est une évidence en partie pour la souveraineté et même pour l'économie. Des filières économiques ont été créées sur le territoire, elles sont porteuses d'emploi. Il n'y aurait rien de pire que de faire du stop and go et de ralentir l'élan qui a été mené.

Si vous laissez le débat budgétaire se tenir, ce débat sur l'écologie aura lieu également. Nous ne remettrons pas et a deuxième des choses et la production d'énergie. Même urgence, la décarbonatation est clé pour des raisons climatiques, pour des raisons aussi géopolitiques.

On le voit bien, dépendre du moyen ou du Proche-Orient, dépendre de la Russie est quelque chose d'inacceptable. On ne pourra pas parler de réindustrialisation si nous ne sommes pas capables d'avoir une politique énergétique de haut niveau. Donc dans votre question, si nous souhaitons dégrader nos objectifs en matière d'énergies renouvelables, la réponse est non.

En revanche, est-ce que nous devons davantage interroger la manière dont l'argent public est employé pour financer les énergies renouvelables ? Est-ce que nous devons faire en sorte qu'il n'y ait pas de rente de situation ? Je sais de quoi je parle, on voit bien que la situation du marché de l'électricité aujourd'hui n'est pas le même qu'il y a huit ans, les coûts pour les énergies renouvelables ne sont pas les mêmes, les filières économiques ne sont plus les mêmes, la manière d'équilibrer notre système électrique et de stocker l'énergie n'est plus le même qu'il y a huit ans.

Ca, c'est le vrai débat. Les énergies renouvelables et nucléaires, je sais que nous ne sommes pas d'accord là-dessus, je l'assume, comment éviter des effets de rente sur le renouvellement de ses énergies renouvelables ? C'est le sujet.

Je n'ai pas prononcé hier dans mon discours, vous ne l'avez pas prononcé dans votre question, mais un sujet important est la biodiversité. La question de la lutte contre les pollutions sur laquelle la ministre en charge de l'écologie reviendra très prochainement. La dynamique et les enjeux sont autant globaux, nationaux et locaux.

On ne fera pas l'impasse d'une revisite de la planification écologique à l'échelle locale. Ce sont des compétences dont les élus locaux doivent davantage s'emparer. De là où je viens, comme ancien maire, je suis persuadé que c'est clé.

La France continue de mener ce combat politique que vous avez décrit au moment où il y a, peut-être cinq ou 10 ans, le climatoscepticisme n'était pas si présent. Je crois pouvoir dire, vous ne l'avez pas cité, la nomination de la ministre Monique Barbut au regard de son engagement comme ça à la tête d'une O.N.G. vient témoigner de ce que nous sommes capables de faire au Gouvernement de la République pour la France. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

Madame la présidente ? - Cyrielle Chatelain : Merci. Vous n'avez pas répondu sur mes questions précises.

Non, vous n'avez pas répondu. Je vous parlais des 44 % de notre consommation. La France ne pèse que de 0,8 % ses effets de gaz à effet de serre alors que nous devions les réduire à 5,5 %. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

Je te souhaite un joyeux anniversaire à notre collègue Louise Morel avant de lui donner la parole. - Louise Morel : Merci. Je m'adresse au ministre de l'Europe et des Affaires étrangères et lundi dernier, cela fait de 437 jours depuis le 7 octobre 2023. 737 jours depuis ce jour d'horreur ou plus de 1700 personnes ont été tuées, dont 51 Français et où plus de 100 otages israéliens ont été enlevés.

Tant d'attente pour les proches des prisonniers palestiniens suspendus, eux aussi, à l'attente des nouvelles des leurs. Une lueur d'espoir s'est enfin concrétisée. Les retrouvailles des 20 derniers otages libérés ont ému le monde entier.

Je veux rendre hommage à ceux qui ont rendu cela possible, à votre action diplomatique, Monsieur le ministre, à celle du président de la République, à nos armées, à notre association humanitaire qui avant chaque jour pour la paix et pour la vie. Je veux aussi saluer le plan de paix proposé par les Etats-Unis et soutenu par plusieurs pays européens dont la France. Nous ne devons rien oublier.

Rien des mois noirs à Gaza, rien des enfants tués, rien de ce que le droit international devra juger. Face à ces tragédies, le multilatéralisme et la force du droit de me rendre meilleur rempart contre la barbarie. Si nos institutions internationales doivent être plus rapide et plus ferme, nous ne devons renoncer à cet idéal : Faire primer le droit sur la loi du plus fort.

Lundi a été une lueur d'espoir et elle doit continuer. Comment la France entend-elle répondre à l'urgence en renforçant les humanitaires et soutenir la reconstruction de Gaza pour accompagner les perspectives d'une paix dans la région. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Jean-Noël Barrot. - Jean-Noël Barrot : Merci. Merci pour cette question qui nous rappelle de ne rien oublier.

Souvenons-nous des 1200 innocents sauvagement assassinés le 7 octobre 2023 lors du pire massacre antisémite de notre histoire depuis la Shoah. Souvenons que ces matins-là, 48 de nos compatriotes ont été assassinés par les terroristes du Hamas. Huit autres ont été kidnappés pour être plongés dans l'enfer des tunnels du Hamas à Gaza.

Cinq d'entre eux ont été libérés dans la joie et dans les larmes quand trois d'entre eux y ont laissé la vie. Souvenons-nous de certains de nos compatriotes qui se sont distingués ce matin-là, je pense à un citoyen français de 22 ans qui a donné sa vie pour que d'autres puissent sauver la leur, mort en héros, nous ne l'oublierons pas. La France n'oublie aucun de ses enfants.

La France ne se contente pas de dénoncer ni de condamner, la France agit. Le mois dernier, la France a rassemblé la communauté internationale à New York pour que, au travers de cette déclaration qui a été endossée par la communauté internationale, à terme, la sécurité d'Israël puisse être garantie et que le droit légitime du peuple palestinien puisse être reconnu, pour que toutes les souffrances des deux dernières années ne se reproduisent jamais. La semaine dernière est à Paris que se sont réunis les ministres des pays arabes et européens qui veulent donner toute sa chance à ce plan de paix et contribuer à sa réussite.

Et lundi, c'est le président de la République qui a réuni ses homologues pour que, sur la reconstruction de Gaza, sur la sécurité qu'évoquait le Premier ministre, toutes les forces soient mobilisées pour que tout ce que nous avons vécu ne se reproduise jamais. - Yaël Braun-Pivet : Merci beaucoup. La parole est à David Taupiac. - David Taupiac : Merci.

Je m'adresse au ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Nos territoires sont en grande souffrance à la faveur d'une crise économique et sociale d'une rare intensité et malgré la mobilisation des acteurs, nous constatons tous la dévitalisation des bassins économiques entiers. Nous constatons une hausse de 17 % par rapport à 2023.

Nous sommes dans une crise qui affecte nos territoires durablement. Je prends un exemple de mon territoire qui illustre cette réalité tragique. En mars dernier, un abattoir a été fermé et entraîné la perte de nombreux emplois.

Au total, 145 emplois ont disparus sur un bassin de vie de 11 000 habitants ou la voie alimentaire, la viticulture et le tourisme constitue des piliers de l'économie locale. A ces drames, s'ajoutent des effets inattendus liés à ce type de sinistre qui pénalise davantage mon territoire, entreprise familiale de près de 80 ans d'existence, une entreprise a été rachetée par un grand groupe. Depuis samedi, la direction est restée quasiment injoignable.

Se pose maintenant la question du devenir des indemnisations d'assurance. Ces fonds sont notamment le fruit de la valeur ajoutée créée par les territoires. Il paraîtrait incompréhensible qu'il ne soit pas réinvesti localement pour investir et maintenir l'activité économique du territoire.

Comment agir pour que l'activité économique reste dans ce territoire ? Comment mettre en place un cadre légal pour garantir que les immunités d'assurance garantissent... - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Roland Lescure. - Roland Lescure : Merci. Deux mots pour vous dire que j'ai eu l'honneur d'être ministre de l'industrie de la République française pendant deux ans et que les combats que j'ai menés pendant deux ans, je vais continuer à les mener.

En avril dernier, vous l'avez dit, un incendie dévastateur a littéralement réalisé une ligne d'une entreprise. C'est un drame. Vous vous êtes mobilisés fortement avec la présidente de région, la maire, pour essayer de convaincre le groupe de reconstruire l'usine.

Ils ont décidé de ne pas la faire. Je regrette cette décision. La priorité, qui est déjà la vôtre, c'est de nous occuper des salariés.

Vous l'avez dit, le plan de sauvegarde de l'emploi n'est pas suffisant, notamment à l'aube des indemnités d'assurances qui ne manqueront pas d'être versées. Je souhaite travailler avec la ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles pour avoir un plan de sauvegarde exceptionnelle qui permettra d'accompagner les salariés mais aussi des offres d'emplois qui permettront de retrouver des emplois à ces salariés. Première priorité, les salariés.

Deuxièmement, les territoires. Vous le savez, le Gouvernement a notifié à la commission rappelle il y a moins d'un mois le fait que l'aéroport sera un point de passage. C'est très important.

Grâce à cette décision, on pourra développer l'emploi. Le combat industriel est un combat essentiel. Il est difficile mais grâce à des élus comme vous, grâce à une mobilisation sans faille, on va y arriver. - Yaël Braun-Pivet : Merci beaucoup.

La parole est au président de Paul Christophle pour le groupe Horizons. - Paul Christophle : Monsieur le premier ministre, il n'y a pas de compromis sur un mensonge. Dans votre déclaration d'hier, vous proposeriez la suspension de la réforme des retraites.

C'est une proposition avec de dangereuses facilités. A sa création, notre système de retraite par répartition reposait sur quatre actifs sur un retraité et nous sommes actuellement à 1,8 cotisants pour un retraité. Tous les gouvernements de gauche comme de droites ont dû procéder à des réformes pour maintenir les systèmes à flots tant bien que mal.

La réforme de 2023 n'échappe à cette règle. Faire croire à nos concitoyens qu'à la sortie de crise, dans un pays aussi endetté que le nôtre, passe par une suspension de cette réforme, est une fable dont le pays en paiera le prix. Nous devons être plus nombreux à travailler et devrons travailler plus longtemps.

Par ailleurs, votre discours laisse croire aux Français que la suspension est actée. Chacun doit être prudent, tant que le Parlement ne l'a pas adopté définitivement, la suspension n'existe pas. Il ne faudrait pas que les annonces d'hier amplifient la défiance de nos concitoyens envers les institutions.

Par quel véhicule législatif le Gouvernement propose-t-il au Parlement la suspension ? Le coût de 400 millions évoqué pour 2026 comprend il les pertes de cotisations impliquées des départs en retraite plus tôt que prévu ? Qui va payer ?

Seules trois options sont possibles dans un système par répartition. Augmenter les cotisations pesant sur les actifs, baisser les pensions des retraites ou faire poser cette charge sur nos enfants et nos petits-enfants. Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci beaucoup.

La parole est à Monsieur le Premier ministre. - Sébastien Lecornu : Merci. Monsieur Paul Christophle, vous avez raison, un bon débat ne peut pas s'appuyer sur un mensonge ou des imprécisions.

La première est que vous avez posée, je pense qu'il faut être précis, si on veut aller le plus vite possible avec des délais qui sont tenus et un débat de qualité et loyal, il faut que le Gouvernement dépose un amendement. Comme chaque année depuis des décennies. La deuxième, les Français qui nous regardent, peut voir que le débat a déjà démarré puisque nous sommes déjà dans ces éléments de procédure car elle garantit la transparence démocratique et permettra de redire que si le Gouvernement dépose cet amendement, je l'ai dit hier, ce sera au Parlement de le décider.

Ce sera à chacun et chacune de porter ses convictions en disant ce que vous souhaitez pour les retraites, non seulement pour aujourd'hui mais aussi pour demain et ne ne faisons pas comme si hier je n'avais pas ouvert la réflexion. La réflexion devait trouver son rendez-vous à l'élection présidentielle, votre président de famille politique a déjà dit des choses sur le sujet, mais peut-être avant, où certains porteront des sujets de capitalisation, d'autres iront peut-être vers un système par points. Avec un âge pivot, d'autres avec un système par points.

Sans âge pivot. J'ai moi-même mes propres convictions sur le sujet. Il y a des coups, il n'y a pas de suspension sans coût.

Je n'endosserai pas n'importe quoi. Il en va de la pérennité du système actuel. Ca veut dire qu'il ne peut pas y avoir de suspension votée sans des éléments de recettes en face.

Ce sera aussi au Parlement de le voter avec les différents outils que vous connaissez. Enfin, je crois que sans être autocentré, Parlement, Gouvernement, le vrai sens de cette suspension, c'est la stabilité du pays, remettre du calme dans les débats, nous y sommes arrivés cet après-midi, c'est possible, ayons l'humilité de considérer que celles et ceux connaissent leurs affaires avec le prix Nobel de l'économie, pour faire le chemin. Le vrai intérêt de suspendre, c'est de rétablir la confiance entre les partenaires sociaux et de ne pas rester et laisser ce goût d'amertume à la fin du conclave plus longtemps en bouche.

Et de permettre de reprendre les discussions pas seulement sur les retraites mais sur le travail, le partage de la valeur, sur la manière dont l'argent et la valeur est répartie dans l'entreprise. Vous le savez. La suspension qui n'est pas l'abrogation, on me l'a suffisamment reproché, cette suspension est une chance, soit on s'en saisit et vous déciderez soit on ne s'en saisit pas mais il faudra aussi en prendre toute la responsabilité. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Elsa Faucillon. - Elsa Faucillon : Merci. Hier, le Premier ministre a présenté les grandes mesures du budget 2026 dans la droite ligne des précédents.

Ils ont mis nos comptes dans le rouge, on faire couler nos pouvoirs de vivre, appauvrit les chômeurs, les retraités, les classes moyennes...

Et en outre-mer. Une pluie de fermeture d'entreprises s'abat sur notre pays. 35 000 emplois dans le bâtiment pourraient encore disparaître cette année.

Les Français se serrent la ceinture, des milliers d'emplois sont brisés mais Emmanuel Macron est enfermé dans sa tour d'ivoire, contemplant le pays qu'il a fracturé. Son monde, c'est les actionnaires et les cabinets de conseil. Pas celui des travailleurs, des familles et des personnes qui galèrent.

Votre budget c'est sa politique. Vous osez présenter une taxe sur le patrimoine financier comme mesure de justice, mais en excluant les titres d'entreprise, vous épargnez plus de 95 % de la fortune des milliardaires, Bernard Arnaud peut dormir sur ses deux oreilles. Taxe par taxe, vous visez les plus modestes, malades, retraités, étudiants, étrangers, apprentis,...

Les Françaises face à l'injustice fiscale, ils ne reçoivent que mépris de classe. Quand vous répondez à l'immobilisation. Vous appelez à la responsabilité nationale alors que la votre et de livrer l'Etat un capitalisme sans foi ni loi.

C'est le désordre social que vous semez. Vous invoquez la république vous piétinez l'égalité et méprisez le résultat des urnes. Quand vous nous parlez du débat parlementaire comme d'une concession qui serait faite, on le voit, on ne cherchait pas l'accord avec le Gouvernement, mais l'alibi du désaccord sur le dos d'un pays que vous avez fracturé. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Madame Amélie de Montchalin. - Amélie de Montchalin : Merci. Madame la députée, vous nous demandez quels sont nos choix économiques dans le projet de loi de finances.

Si vous nous posez la question c'est parce que vous avez un Premier ministre, un Gouvernement qui a déposé un texte et qui ouvre un débat. Dans quelques heures, certains d'entre vous veulent nous censurer. Si vous nous censurez, il n'y aura plus de Gouvernement il n'y aura pas de débat.

Le seul débat qu'on aura, ce sera un débat sur l'incertitude économique. Sur le désordre économique, sur le trouble que nous mettrons dans le pays à ne pas donner de budget. Ce n'est pas un débat sur le budget si vous nous censurez, mais sur la loi spéciale.

Vous savez qu'elle ne permet aucun choix. Censurer, c'est repousser les débats. Repousser les choix.

Nous faisons des propositions à débattre. On peut ne pas débattre, laisser les choses telles qu'elles sont, laisser les ultra riches continuer à prospérer dans ses montages. Nous mettons sur la table une contribution différentielle sur les hauts revenus.

Est-ce qu'on le débat ou est-ce qu'on ne fait rien ? Nous mettons des investissements sur les Outre-mer, nous pouvons en débattre. Nous mettons sur la table des propositions pour les PME, débattons.

Mais pour débattre il faut un texte, un Gouvernement et pas de censure. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Pierre-Henri Carbonnel. - Pierre-Henri Carbonnel : Madame la présidente, chers collègues, permettez-moi d'avoir une pensée pour ma prédécesseure en ce jour particulier pour elle.

Elle a siégé 11 ans sur ces bancs, elle est pour moi un modèle. Ma question s'adresse au ministre du Travail. Votre Gouvernement a annoncé l'indexation des retraites sur l'inflation.

C'est une honte. Ils ont travaillé dure toute leur vie. Arrêtez de punir les plus fragiles.

Aujourd'hui, 2 millions de retraités vivent sous le seuil de pauvreté. 42 % renoncent à un soin. C'est bizarre, 700 EUR en moyenne.

Taxer les retraités...

Réveillez-vous. Censurer ce Gouvernement ! Vous comptez sur les agriculteurs, moi aussi.

Comptez-vous indexer les retraites et sortir de l'injustice ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Jean-Pierre Farandou. - Jean-Pierre Farandou : Madame la présidente, c'est ma première occasion de répondre aux questions d'actualité, je suis partisan de poursuivre le dialogue avec toute la représentation nationale, mon ministère vous est ouvert.

Je profite de l'occasion pour remercier la confiance du président de la république du Premier ministre de me donner l'occasion de prendre ce ministère difficile. Effectivement, au regard de la situation des finances publiques que nous connaissons tous, un effort juste, partager est nécessaire. Une année blanche a été annoncée, ce qui signifie que c'est une année blanche pour les prestations qui ne seront pas augmentées tout comme le montant des retraites.

C'est un effort collectif qui concerne toutes les catégories des Français. La règle est de ne pas dépenser plus en 2026 par rapport à 2025. Cette mesure rapportera 3 milliards d'économies à notre pays pour la Sécurité sociale.

Un effort particulier demandé aux retraités et une indexation des impôts. Pour autant, les débats se tiendront et nous serons attentifs aux pensions les plus modestes, les retraités les plus démunis. Cette mesure s'inscrit dans un rapport de suivi des retraites et la délégation Paritaire permanente.

Il faut faire attention, le déficit de la branche retraite ne cesse d'augmenter et va atteindre 6 milliards en 2025, et va atteindre 6,6 milliards en 2026 si on ne fait rien. Cette mesure sera discutée et les retraites des plus démunis se reconsidéraient dans les débats. Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

Monsieur le député ? - Pierre-Henri Carbonnel : Vous avez l'honnêteté de l'avoué. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Jean-Philippe Tanguy pour le Rassemblement National. - Jean-Philippe Tanguy : Merci. Hier, je le regrette, vous avez menti, Monsieur le premier ministre.

Votre budget et une boucherie fiscale pour les classes moyennes et les familles, qui paient déjà les plus lourds tributs du pays. Pire, la charge fiscale de votre pays est tellement insupportable que depuis quatre ans, les impôts ne rentrent plus comme il devrait. A défaut d'écouter la souffrance des contribuables, lisez les rapports de Bercy, peut-être ils vous seront moins sensibles.

Vous avez donc menti. Vous avez loué la valeur travail alors que vous avez je les tous les salaires des fonctionnaires, pas pendant un an, pendant quatre ans ! Hier, vous avez menti car vous promettez de régler la crise des finances publiques alors que vous continuez à augmenter la dépense de 28 milliards d'euros en huit longues années.

Vous n'aurez jamais été capables de baisser un seul centime la dépense publique. Tous ces mensonges, vous avez menti à des milliers de Français qui travaillent dur et qui nourrissent la légitime espoir de prendre leur retraite plus tôt. Tous ces travailleurs, vous les avez trompés avec la complicité d'autres personnes.

Jamais avare d'insulter nos compatriotes. La suspension des retraites n'existe pas autrement que dans vos mensonges. Vous mentez avec les socialistes mais vous mentez mal !

Grâce à Madame Le Pen, vous avez avoué que vous il n'y avait pas d'amendement ni de projet de loi. 19 milliards d'impôts, un mensonge sur les retraites, quel beau pacte de lâcheté ! - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Amélie de Montchalin. - Amélie de Montchalin : Monsieur le député, je ne vous vois pas mais vous êtes là. Ce qui est dommage c'est que vous n'avez pas mis à jour votre question.

Le Premier ministre vient de répondre. Il vient de nous dire que c'était un amendement au PLFSS. Vous n'avez pas écouté.

Non. Je pense que dans une assemblée, le respect c'est l'écoute. Quand le premier parle, nous devons l'écouter.

Ce sera un amendement au PLFSS du Gouvernement que cet hémicycle aura à débattre. Monsieur le député, vous êtes dans une drôle de position car vous nous dîtes que ce budget, vous voulez le combattre. Venez débattre.

Ne nous censurez pas. Ne vous prêtez pas à l'idée que c'est dans les urnes que les Français vont voter le budget. Ce n'est pas comme ça que ça se passe.

Je voulais vous dire, dans ce budget, vous parlez de mensonges. Je pense qu'il faut nous dire la vérité, dans le projet qui est le nôtre, la dépense publique rapportée au PIB baisse. Dans ce que nous produisons l'année prochaine, si ce budget est voté tel que nous le proposons, il y aura moins de dépenses publiques en 2026 qu'en 2025.

Vous parlez d'impôts. Vous dîtes que c'est horrible, il y aura moins d'impôts par rapport au PIB l'année prochaine qu'en 2019. Quand vous me dîtes que nous devons vous croire et que nous montons, il y a une chose que semaine après semaine j'ai suivie avec vous en toute transparence, c'est l'exécution du budget 2025 et oui, avec exactement le chiffre que vos députés ont mis dans le budget du mois dernier.

Nous nous étions engagés et nous l'avons fait. Nous l'avons fait devant vous avec méthode et rigueur. Vous débattez, vous votez, nous exécutons. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Paul Midy. - Paul Midy : Merci. Ma question s'adresse au ministre des économies et des finances.

Dans notre pays il y a aussi des bonnes nouvelles, ces dernières années, nous assistons à une pluie de prix Nobel français. Merci de tous les applaudir, Pierre Agostini,...

Tous français qui ont reçu des prix Nobel. Je les salue. Avant-hier, c'est le français Philippe Aguillon qui a reçu le prix Nobel d'économie.

Il l'a reçu car ses travaux ont démontré que la clé de la croissance était l'innovation, la capacité à créer un environnement qui permet le développement de meilleures technologies au monde. Plus de croissants et plusieurs sources publiques et des meilleurs salaires. Plus d'innovation c'est plus de recours aux ressources publiques pour payer la santé, l'éducation et des mercenaires.

C'est le projet que nous portons depuis des années avec mon groupe politique, avec Gabrielle Attal et tous les députés du groupe Ensemble pour la République. Nous avons consacré beaucoup de moyens à l'innovation ces dernières années mais il faut continuer à accélérer car nous sommes en compétition avec les Etats-Unis et la Chine qui ont considérablement accéléré. Il faut maîtriser la dépense pour retrouver des marges de manoeuvre sur des sujets prioritaires comme la recherche et l'innovation.

Nous serons donc particulièrement attentifs à ce que l'innovation soit une priorité dans les débats budgétaires. Nous voulons renforcer le crédit impôt recherche, les dispositifs jeunes docteurs et bien d'autres. Aussi, partagez-vous les conclusions du prix Nobel et pouvez-vous nous rassurer à ce sujet-là ?

Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Roland Lescure. - Roland Lescure : Monsieur le député, en 1983, 15 ans après la création du prix Nobel d'économie, la France avait son premier prix Nobel.

Cinq ans plus tard, il a fallu attendre ensuite 35 ans pour un avoir un autre. Et maintenant, Philippe Aguillon. Ce sont trois.

Ils travaillent tous sur des sujets très différents. L'économie de la pauvreté, la théorie de la croissance,...

Ils rayonnent dans le monde entier. Ils ont enseigné dans le monde entier. Ce sont des chercheurs de classe mondiale qui s'intéressent à la vraie vie.

Ils sont capables d'éclairer la décision publique avec des recommandations concrètes on peut ensuite débattre et voter ici. Philippe Aguillon est un des pères des théories de l'innovation au service de la croissance et au service du bien-être de nos concitoyens. Il a présidé la commission sur l'intelligence artificielle qui a amené le sommet de l'intelligence artificielle en février dernier puis le lancement sur les travaux de l'intelligence artificielle qui font de la France dans des pays premiers dans ce domaine.

J'incite l'ensemble des parlementaires à écouter son interview où il a donné des idées concrètes à la fois sur la réforme des retraites et sur d'autres sujets. Sur quelques sujets, je partage son idée, sur d'autres, on aura des débats. Mais l'innovation est entière et faite partie de notre stratégie de croissance. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La séance des questions au Gouvernement est terminée. La séance est suspendue.

L'Intégrale des questions au Gouvernement | 15/10/25 — Sébastien Lecornu · Pourquijevote