Industrie de Défense: Lecornu et Lombard font le point
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
2025 nous avions déjà gagné 6 mois sur le calendrier en un an et vous pouvez voir aujourd'hui que ces installations sont en cours de mise en service opérationnel. Nous avons fait les premiers grains pyrotechniques hier sur la première ligne et les quatre lignes ont tenu en service progressivement du cité et nous nous engageons bien entendu à tenir ces délais ce qui est important pour la France mais également nos alliés qui attendent ces fautes. Nous franchissons aujourd'hui donc une nouvelle étape opérationnelle dans le cadre d'un développement rapide, important.
Et si nous avons tenu ces délais, c'est grâce à la mobilisation de l'ensemble des équipes de RCO, des partenaires, mais aussi des services de l'État, que ça soit en Dordogne, notamment la préfecture et les services de la préfecture pour avoir toutes les autorisations en temps et en heure. Une mobilisation que je tiens à souligner, mobilisation de la délégation générale pour l'armement, la direction générale pour l'armement, désolé. euh qui a fait cette amorce capacitaire en nous aidant à transférer les poudres, retransférer les poudres et faire les IS opérationnel depuis la Suède, donc depuis maintenant 2 ans.
Et ce qui nous a permis aussi d'aller lever des fonds à l'export avec des prises de commande qui sont sans commune mesure. Nous avons pris 3 milliards d'euros de commande au cours des deux dernières années et nous faisons cette année un peu moins de 500 millions d'euros de chiffre d'affaires. C'estàd que nos investissements sont payés largement grâce à ces avances aussi et grâce à l'export et notre compétitivité à l'export.
Nous avons donc tenu ce calendrier. J'ai oublié de citer aussi dans le support la Commission européenne entendu qui dans le cadre de la des subventions Aap nous ont permis d'améliorer la rentabilité du projet de contribuer à ce projet. Et là aussi, merci au service de l'État et la représentation permanente à Bruxelles ont permis de présenter ces dossiers et de lever 47 millions d'euros de fonds pour financer cet investissement, mais également la troisème ligne de charge modulaire qui va naître à l'autre bout du site et qui va nous permettre de doubler nos capacités de charge modulaire d'ici 2027.
Donc vous voyez un projet ambitieux, un projet ambitieux qui crée des emplois. Nous allons doubler notre nombre d'emplois sur ce site entre 2019 et aujourd'hui. Nous allons créer encore 50 emplois avec la ligne de charge modulaire qui va sortir de terre.
Donc voilà ce que je voulais vous dire aujourd'hui. En tout cas, nous nous préparons aux nouvelles annonces qui ont été annoncé. Vous avez tous entendu qu'il y a une demande d'accélération une nouvelle fois en terme de munition et munition pas seulement d'artillerie.
Eurenco est présente sur l'ensemble des munitions que ce soit des poudres et des explosifs. Petit calibre, moyen calibre, gros calibre, tête de missile, tête de torpie. Ourenco et dans toute ce type de munition.
Donc plus de munitions, c'est plus de poudre, plus d'explosifs et donc une croissance d'orenco. En 2019, bien avant la crise Covid et la guerre en Ukraine, nous avions défini notre raison d'être qui est être un acteur clé de la défense au service de la souveraineté. Et jamais cette mission n'a eu autant de sens qu'aujourd'hui.
Nous continuerons avec la même détermination à apporter notre contribution à l'indépendance stratégique de la France et de l'Europe. Merci à toutes et à tous. Merci beaucoup monsieur le président, mon cher Thierry.
À mon tour, monsieur le ministre, cher Éric, même la préfet, je saluer les nombreux élus qui sont ici, les élus évidemment du territoire, députés, sénateurs, élus municipaux, communautaires, euh le président du conseil départemental qui nous a accueilli tout à l'heure et qui a dû nous quitter, le président de région. Cher Alain, merci au passage pour l'engagement du conseil régional sur l'ensemble des filières d'industrie de défense sur l'ensemble du territoire. On a également emmené un représentant de la commission de la défense de l'Assemblée nationale, le député Thomas Guessiou, le président périn de la commission de la défense du Sénat.
Je va pas être trop long, mais je veux quand même qu'on puisse s'arrêter 30 secondes sur ce que nous faisons ici qui a valeur d'exemple au pluriel et qui va nous permettre aussi de tirer quelques conclusions opérationnelles sur la suite de renforcement de notre défense pour notre pays pour cette troisème visite pour ma part à Orinco ici à Bergerac pour faire ce suivi et je me réjouis d'entendre encore effectivement un train d'annonce à venir. Bon premièrement déjà merci. Je l'avais témoigné par une remise collective de d'un signe de médaille de la défense nationale pour les salariés, les ouvriers, les techniciens, les ingénieurs qui travaille ici, mais sur l'effort d'augmentation de cadence impressionnant pour passer justement précisément en économie de guerre pour nous permettre de réussir l'aide à l'Ukraine entre le nombre de buts que nous étions capables de transférer à l'Ukraine chaque mois des obut 155 mm essentiellement notamment pour pour voir à nos canons César et ce que nous sommes capables de livrer aujourd'hui. l'optimisation a été totale optimale qu'on puisse dire avec un niveau de cadencement très élevé un niveau d'implication des équipe très important et de cela évidemment je voulais vous en remercier une fois de plus parce que souvent plateau de télévision ou à Paris ah on n pas vraiment en économie de guerre et cetera bon souvent ceux qui disent ça je le disais ce matin sont pas forcément ceux qui travaillent le weekend en 38 donc par définition et il y a quand même aussi ce devoir de vérité que de le redire c'est ça aussi l'industrie et donc cette optimisation vous l'avez La deuxième valeur d'exemple, c'est évidemment en matière de souveraineté euh de voir qu'un pays comme la France euh s'était séparé de capacité de production de poudre au début des années 2000 est un non sens total et que effectivement la crise, non seulement la guerre en Ukraine, mais surtout la crise Covid a révélé des manques importants.
On se retrouve dans un environnement dans lequel on était capable de produire les corps de bombe. On était capable de produire les charges modulaires et pour cause ici à Bergurac, mais on éétait pas capable de produire la poudre qui allait dedans et nous étions mis en situation de dépendance de pays parfois européens et proches, tant mieux, la Suède avec un cousinage particulier évidemment pour cette entreprise avec la Suède, mais enfin parfois aussi dans des dépendances en dehors de l'Union européenne. Avec l'unité de production qui est derrière nous, on vient corriger cette aberration en matière d'autonomie, de souveraineté et c'est donc une capacité à produire une classe de 100000 obus par an que nous retrouvons sur le territoire national.
C'estàd qu'en fait en 2007 pour être précis, on était sur capacité à produire zéro obus pour nous français en matière de production de poudre et on passe donc de 0 à classe 100000. Ça c'est évidemment le chemin de reconquête qu'il faut avoir pour les quelques trous dans la raquette que nous pouvons avoir dans notre modèle de défense. Heureusement, ils sont minoritaires.
On a su sauvegarder, on en parlait justement avec le président du conseil régional, un certain nombre de compétences, mais enfin il est clair que dans le moment que nous connaissons, qui est un moment dans lequel on a des besoins très importants pour notre propre défense, mais également à l'exportation, on doit évidemment continuer cette reconquête là en matière de souveraineté. La troisème des choses, c'est que c'est aussi un modèle en matière non pas d'aménagement du territoire parce que la défense nationale n'est pas là pour aménager le territoire, mais c'est un une démonstration du bonheur qui est le modèle français, modèle souverain, industrie de défense depuis les années 60 conçues comme étant un ensemble autonome. On rappelle que l'actionnariat de Raco, c'est l'État et que donc derrière on défend aussi des PS entiers de souveraineté, mais que ça veut dire aussi que dès qu'on met 1 € sur la table, 7 € reste sur le territoire national.
C'est pas le cas des pays voisins en Europe et que les discussions un peu surréalistes, même les questions un peu surréalistes que l'on peut avoir parfois comme ce matin en disant mais au fond tout cet argent pour la défense nationale, est-ce que c'est raisonnable et cetera. euh 190 emplois ici il y a quelques années, euh 500 emplois dès cette année, quasiment intégralement pourvu. Euh 50 emplois supplémentaires pour ce que vous venez d'annoncer, cher Thierry avec euh la ligne nouvelle de production de charge modulaire.
Le maire monsieur Priolo qui est ici m'a annoncé tout à l'heure des journées entières consacrées au recrutement pour les talents du territoire, des opérations de formation en lien avec la région et la commité d'agglomération, un plan de 1000 logements qui est en train de se dessiner porté par les élus du territoire. Pardon, mais ne faisons pas semblant de découvrir ce modèle goloomiterandien qui a été consacré et protégé justement pendant des décennies qui fait que précisément non seulement notre défense est nationale mais en plus l'effort français reste en France. Et ça, je pense que dans les moments que nous vivons, refaire un peu la pédagogie du fonctionnement de ce modèle a du bon.
Et je crois savoir ici à Berger que euh ce booster, ce cette accélération ici de la montée en puissance de RCO a des répercussions sur l'ensemble du territoire et pas que pour la ville de Bergerac, pour l'ensemble des communes rurales qui sont tout autour. Et ça évidemment c'est le sens de l'histoire. Dernier élément et celui-là il fait la transition avec ce que nous allons essayer de faire avec Éric Lambard dans les semaines et dans les mois qui vont venir, c'est évidemment non pas de comment on finance notre défense mais comment on finance notre industrie de défense.
Tout ça a eu un coût quasiment autour de 100 millions d'euros. C'est un investissement absolument considérable. Alors pour y arriver, il faut quoi ?
Bon déjà un peu d'intelligence, c'est pas toujours contagieux. Donc euh ça, je dois bien avouer qu'on l'a fait parce que ça a été porté à à haut niveau, qu'on a levé les différents freins. Moi je remercie l'ensemble du corps préfectoral et des équipes de l'État local en lien avec la DGA parce que on a objectivement stressé tous les systèmes réglementaires, tous les processus.
Objectivement, je le dis aussi par les parlementaires qui sont là, il faudra aussi en tirer des conclusions dans les textes qui viendront pour être capable d'imaginer des vraies simplifications. En situation de crise potentielle, si nous devions en connaître, on ne pourrait pas se permettre d'avoir un effort industriel aussi important que celui-ci avec des charges normatives aussi fortes. Et je dois bien l'avouer, je le dis devant mon DGA, que désormais on n'est pas tellement dans le champ des réglementations militaires, celles que le minarme, le ministère des armées euh peuvent émettre, mais on est plutôt dans le champ du droit commun euh des normes.
Alors, je je donne je fais le service pour mon voisin et ami Éric parce qu'il travaille justement à cela en ce moment. C'est pour ça que j'en parle, parce que là, on est dans cette dualité qui nous intéresse et comment on fait pour aller plus vite ? intelligence collective sur la manière de le financer, c'est un une prise de risque.
Orinco 50 % de l'affaire en autofinancement. Bon bah, je l'ai dit ce matin et vendredi dernier a pas mal d'industriels de défense. C'est aussi la voie à venir.
Dès lors que les carnets de commande sont en train de se remplir, il est normal que les industries de défense doivent aussi prendre un risque comme dans n'importe quel secteur. 10 milliards d'euros d'autorisation d'engagement, c'estàd commandes en 2017, pratiquement autour de 20 milliards d'euros en 2023 et 2024. Cette année, je m'apprête à valider près de 45 milliards d'euros de commande uniquement pour les capacités de défense, c'est-à-dire munition, plateforme pour faire vite hors infrastructure, hors euh sold des militaires et cetera, soyons bien d'accord.
Bon ben, ça veut dire qu'à un moment donné cet autofinancement évidemment il est absolument indispensable, mais on sait aussi qu'il suffit pas. Donc là, on a eu un effet de Ben intéressant. Il est lié à l'Union européenne.
Parfois l'Union européenne, ça produit des trucs compliqués qui servent pas toujours à grand-chose. Parfois, ça produit aussi des outils qui sont très utiles. Il faut quand même qu'on ait l'honnêteté de le dire.
Azap, c'est un plan d'urgence imaginé par un commissaire européen qui s'appelait Thierry Breton à l'époque qui dit "La Ukraine nécessite d'aller vite, on met du cash sur la table et tous ceux qui déposent un dossier auront une subvention." Un peu comme les élus locaux avec la DCIL ou la DETR du préfet. Bah pardon, enfin on est sur une somme importante ici aussi pour le bouclage.
On est pratiquement sur 48 millions d'euros. Donc c'est-à-dire 47 millions d'euros, c'est-à-dire pratiquement la moitié. Donc celles et ceux aussi qui pensent que l'Union européenne ne sert à rien, là on a quand même un bon exemple, il faudra s'en rappeler sur le territoire.
Sans cet argent là, il y aurait pas eu ce que nous inaugurons cet après-midi. Puis enfin, parce que c'est le rôle de l'État, comment on fait effet de levier ? Comment on entraîne ?
C'est ce qu'on a fait avec la DGA avec une dizaine de millions d'euros que j'ai validé pour permettre de boucler le tour de financement plus l'intelligence locale région département collectivité territoriale qui permet de gérer le volet formation le volet recrutement le logement les questions d'infrastructure. En son temps la région était intervenue sur d'autres fonctions ici pour le site. Cet alignement de planète là on doit en faire un système contagieux et global.
C'est pas toujours le cas. Surtout que parfois quand il s'agit d'industrie de défense il peut y avoir quelques réticences. Ça nous amène aux questions de financement et aux questions d'acceptabilité de cette affaire.
C'était l'objet de la réunion qu'Éric a organisé ce matin et je la remercie vraiment chaleureusement dans ces murs de Bercy qui est de dire on a une crise de croissance à gérer en matière de défense d'industrie de défense et que donc par définition nous sommes attendus pour nos propres besoins pour notre propre armée mais aussi à l'exportation avec en plus un marché qui va évidemment beaucoup évoluer dans les temps qui viendront pour des raisons évidentes qui peut tenir à la géopolitique en tout cas à la diplomatie américaine du moment. Donc là, il y a un moment qui est gagnant gagnant de de Bergerac, des intérêts locaux de Bergerac jusqu'aux intérêts supérieurs de la patrie en passant par une capacité à réorganiser des pans entiers et des filières entières industrielles françaises. Et donc c'est un agenda non pas dépressif mais au contraire un agenda offensif qu'il faut avoir avec de bons débats.
Évitons ces sujets un peu curieux à opposer la défense nationale et le modèle social français. une question qui a déjà été tranchée dans l'histoire par des gouvernements de gauche ou la 4e République par l'égooliste dans les années 60. Donc j'invite les uns et les autres à reprendre leur bouquin d'histoire et à voir que tout ça a été largement traité dans le passé mais de se dire au fond que on a un moment de souveraineté, un moment de réindustrialisation du pays, y compris dans des villes ou des territoires qui ont pu connaître des chocs dans le passé qui n'étaient pas queureux.
Et donc là, on est en train de tourner cette page-là et c'est bien la preuve que la dépense militaire, la dépense publique militaire plus les financements qu'on est en train d'imaginer par ailleurs qu'on faire ce matin, non seulement protège les Français, mais aussi ont un effet tout à fait direct pour la vie quotidienne de celles et ceux qui vivent ici. Et donc de cette œuvre commune, on disait en général pour la dissuasion nucléaire et pour cette œuvre commune pour le coup autour de nos munitions. Ici, nous en avons fait un modèle.
Je suis pas plus long mais en tout cas merci du fond du cœur. C'est un engagement absolument extraordinaire des équipes de Rinco. Merci.
On aura l'occasion de le redire prochainement parce que vous avez su prendre votre risque et aujourd'hui vous en être récompensé. Donc bravo et merci encore. Monsieur le ministre des armées, cher Sébastien Lecnu, nous avons commencé la journée ensemble. enfin commencer, on s'est retrouvé à 8h30 et c'est un plaisir et je pense que c'est utile et je vais y revenir madame la préfete.
Mesdames et messieurs les députés sénateurs et je veux adresser une mention spéciale au président de la commission de la défense du Sénat, cher Cédric Perin. Je n'oublie pas que c'est le Parlement de la République qui permet ce que nous faisons aujourd'hui, qui l'autorise, qui l'enrichit dans un dialogue permanent. Et puis euh saluer évidemment les élus locaux, le président Anlain Rouset, vieux complice, si je peux dire, jeune complice depuis longtemps, euh passionné d'industrie.
Je j'imagine combien chers président vous appréciez ce moment. Un salut à Germinal Perot qui a dû partir, lui aussi est très engagé. euh au maire euh Jonathan Priolo avec lequel on avait dîné euh il y a 3 ans et qui me racontait que ceux que nous avions proché il y a 3 ans dans ce département euh engagé euh énergique euh se fait et sort de terre.
Et puis euh je veux saluer d'abment l'ensemble des élus, des représentants des forces militaires et et vous-même, monsieur le président, directeur général et et vous saluez pour pour ce que vous faites. Euh c'est un moment euh de bascule pour notre pays et je veux y revenir euh pour euh à la suite du ministre redonner le sens de ce que nous faisons aujourd'hui. La guerre est revenue en Europe depuis 3 ans.
La guerre est revenue en Europe. Si on fait le lien avec un autre sujet d'indépendance et de souveraineté qui n'a rien à voir, mais quand même, notre dette publique a atteint un niveau qui nous oblige à une rigueur budgétaire nouvelle et qui est impérative. Nous avons un point commun avec les Américains.
Nous payons plus à nos créanciers que ce que nous dépensons pour notre défense nationale. Nous on va pas traiter de la même façon, mais ça dit l'importance de traiter nos sujets de de dette publique. Et puis on voit bien la rapidité du retrait des États-Unis, des affaires du monde qui en réalité n'est pas nouvelle. a commencé avec Barack Obama avec le pivot vers le Pacifique mais qui se poursuit et pour avoir eu le privilège d'accompagner le président de la République quand il a rendu visite à Donald Trump, premier chef d'état occidental a proposé aux États-Unis en accord avec le président Zelenski un accord de cesser le feu d'abord qui nous espérons est en train de prospérer et puis pour avoir dialogué depuis avec les autorités gouvernementales américaines mon homologue Scott Bent, le secrétaire au commerce Howardnic.
On voit bien la difficulté du monde avec au-delà de cette guerre en Ukraine, au-delà de ce pivot américain, au-delà de ces difficultés budgétaires qui sont les nôtres, une agressivité en matière commerciale qui est un défi de même ampleur. Alors, cet environnement se traduit d'une façon très simple. Nous devons recouvrer notre souveraineté, notre souveraineté militaire, notre souveraineté en matière de défense, notre souveraineté en matière économique, notre souveraineté en matière budgétaire.
Et en réalité, c'est quelque chose que nous savons nous en France depuis longtemps, que nous savons en réalité, je crois que le site est un site militaire depuis Louis XIV. Nous le savons aussi depuis Charles de Gaulle qui a donné à la France une indépendance, une autonomie dont nous savons combien elle est précieuse. C'estàd que nos partenaires européens veulent aujourd'hui en bénéficier.
Et puis cette cette souveraineté aujourd'hui l'Union européenne dans son ensemble se rende compte qu'elle est un impératif. Et il y a un vent nouveau à Bruxelles. Il y a 10 jours, en conseil économique et financier de l'Union européenne, l'ensemble des pays à l'unanimité ont voté pour un renforcement de nos dépenses dans le domaine de défense, je dis bien à l'unanimité.
Et donc tout cela converge et c'est pourquoi Sébastien Lecornu a la gentillesse de parler de mon invitation. En réalité, la journée d'aujourd'hui à la réunion de ce matin, dont je vais vous dire un mot pu c'était une réunion importante, c'est une initiative commune. C'est une initiative commune parce que évidemment le ministère des armées, le ministère des finances travaillent main dans la main sur ce qui est le cœur de la souveraineté qui est la défense nationale.
Et nous avions un sujet qu'il fallait absolument régler, c'est de réconcilier le monde de la finance et le monde de la défense. Le monde de la défense, il est essentiel et on connaît l'engagement et les sacrifices parfois que font toutes les personnes qui s'engagent. Et puis il y avait une incompréhension qui est que la défense c'est de la dépense publique évidemment pour équiper des armées, mais ce sont des entreprises privées ou public mais qui se financent avec les moyens du privé.
Et l'ambiguité que nous avons levé ce matin, je pense de façon définitive, c'est de dire tout simplement que dans le débat, est-ce que financer la défense et du développement durable ? Est-ce que c'est conforme à l'investissement socialement responsable ? Nous avons avec le ministre répondu que oui, que c'est même le premier des investissements socialement responsables parce que la défense européenne, la défense nationale protège notre modèle, protège notre souveraineté, notre démocratie et nos valeurs.
Et donc, nous avons dit cela à tous les financiers de la place, aux banques, aux assureurs, aux fonds. Et le grand bonheur que nous avons eu, je peux le dire sans doute cher cher ministre, c'est que ça a été unanimement partagé et que en disant cela devant les industriels de la défense et devant les financiers de la place, nous avons été applaudis, nous avons été salués et je suis très très heureux de cette réconciliation. Et ce que nous faisons ici avec le ministre, c'est la politique par la preuve, la politique avec l'ensemble des parties prenantes.
Et nous avons à partir d'aujourd'hui, je pense, reconstruit l'union entre le monde des financeurs et le monde de l'industrie de défense et derrière de tous les Français qui doivent se sentir engagés dans cet effort de la nation. Effort qui va s'accroître dans les années à venir. Nous y travaillons avec le président de la République, avec le premier ministre.
Alors la l'industrie de de défense, c'est aussi une industrie qui doit profiter à l'ensemble des territoire, le ministre l'a dit. Et ma position constante dans les européennes, c'est de dire que les budgets que les Européens vont mettre sur la table ne doivent plus nous permettre d'acheter ou permettre à d'autres pays d'acheter au hasard des F35 ou autres. Mais nous avons l'obligation et ça a été dit officiellement hier par la Commission européenne que tous ces fonds et nous le faisons nous en France depuis longtemps doivent servir à l'industrie européenne et donc évidemment notamment à l'industrie française.
Et ça aussi c'est un mouvement qui est de grande importance et donc ça participe du renouveau industriel de façon générale que nous avons entamé de depuis 7 ans sous l'autorité du président de la République et qui est un élément à la fois de souveraineté, de développement mais aussi d'emploi de qualité parce que derrière ces emplois monsieur le président il y a des formations, des parcours de carrière et puis la stabilité d'un terroir d'un département comme celui-ci. Donc c'est une belle journée, même si le ciel se couvre un peu ce soir. C'est une belle journée parce que les perspectives que trac les engagements que nous prenons ici devant vous sont de belles perspectives pour notre économie, sont de belles perspectives pour nos régions et je dirais c'est cela qui va nous garantir la paix durable.
Parce que de quoi parlons-nous ? Nous parlons de la paix, c'est ça qui est important. C'est à ça que sert la défense et c'est pour ça que nous sommes protégés depuis 1945 sur notre territoire national.
Il y a eu des événements compliqués, on le sait dans notre histoire, il y en a encore d'ailleurs en ce moment, mais le territoire territoire national est protégé par cet effort de de défense. Son accroissement va permettre de garantir que cette paix assurée dans les années à venir. Et c'est cela aussi que nous voulions célébrer aujourd'hui.
Merci à toutes et à tous de votre engagement. Bravo pour ce magnifique projet dont vous avez parlé, dont le ministre a parlé, que nous avons visité. Euh vive la Dordogne, vive la République, vive la France.
Merci. [Applaudissements]
Sébastien Lecornu