Réforme des retraites, censure, budget… Olivier Faure, invité du 20H de TF1
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Revenons à l'information principale de cette journée, le discours de politique générale de Sébastien Lecnu. Bonsoir Olivier Fort. Bonsoir Jean-Baptiste Boursier.
Toutes les caméras été braquées sur vous aujourd'hui. C'est vous qui détenez la clé de la survie du gouvernement. Allez-vous oui ou non le censurer en votant une des deux motions déposées par le RN et les FI jeudi ou en déposant votre propre motion ?
Comprenons-nous. Je reste dans l'opposition mais je veux que le débat ait lieu. Et c'est la raison pour laquelle après avoir entendu le premier ministre qui a ouvert ce nombre de sujets, on y reviendra, je souhaite effectivement que nous puissions avancer et donc nous ne censurerons pas dès la discussion de politique générale de Premier ministre.
Il y a quelques mois encore, à peine vous participiez au nouveau front populaire avec d'autres parties de gauche, eux ont décidé de censurer ce gouvernement et il parle de vous ce soir. On les écoute. S'il décide de ne pas censurer le gouvernement, il sera responsable du fait que tous les Français qui payent l'impôt sur le revenu vont en payer davantage l'année prochaine, que tous les retraités vont avoir moins de pouvoir d'achat l'année prochaine, que tous les jeunes vont avoir moins de pouvoir d'achat l'année prochaine.
C'est pas l'abrogation de la réforme telle qu'on l'a souhaité. Tu comprendras que les écologistes s'apprêtent à censurer ce gouvernement. Il y a eu 43 reculs environnementaux depuis le début de l'année dans notre législation et notre réglementation française.
Et en 2025, maintenant que tout le monde sait ce qui est en train de se passer, c'est pas possible. Que répondez-vous à Emmanuel Bompard et Marine Tandelier ? Moi d'abord, je respecte les points de vue.
Ils peuvent s'exprimer naturellement. simplement ce que je veux vous dire ce soir, c'est d'abord que je suis heureux pour les 3 millions et demi de personnes qui pourront partir à la retraite plus tôt, des gens qui ont eu sou des carrières arrassantes et qui vont pouvoir enfin profiter de leur vie à la retraite, tout simplement avoir des instants de bonheur partagé avec leurs proches et qu'on était prêt à leur retirer. Donc ce que je crois c'est que quand on fait de la politique, on le fait pour changer la vie des gens.
En tout cas, c'est ma conception. Donc ça veut dire que vos anciens camarades de gauche ne le font pas pour changer la vie des dir ça veut dire que provoquer une dissolution ça ne change pas la vie des gens. Ça veut dire que nous soyons retournés devant les urnes pour avoir une majorité laquelle et pour obtenir quoi derrière.
Moi ce que je sais c'est que ce soir il y a des gens qui peuvent dire grâce à la gauche nous pourrons partir à l'âge de la retraite que nous avions souhaité. Et ça c'est quand même à gauche Olivier parce que ce soir ce que vous nous dites en réponse à ces deux responsables politiques, c'est brossier grâce à la gauche qui est prête à se battre pour les gens et moi ce que je fais de la politique pour me battre pour les gens, je fais pas ça de manière abstraite. Maintenant est-ce que ça veut dire que nous allons tout accepter ?
Est-ce que ça veut dire que nous n'allons rien refuser de ce que le gouvernement propose ? La réponse est non. Le débat ne fait que commencer et je suis aussi déterminé à arracher d'autres victoires que celles que nous avons déjà arraché parce que évidemment le projet de budget qui nous est présenté n'est pas le nôtre et qu'il y a beaucoup de sujets sur lesquels il faudra revenir sur le gel des pensions, sur le gel des prestations sociales, sur la fiscalisation des affections longue durée, des revenus étudiants, des revenus des apprentis.
Tout cela est possible. Simplement, il faut que le débat commence. On ne peut pas simplement se repètre de slogans.
Il faut aussi un moment que le parlement puisse fonctionner. Un mot précis, s'il vous plaît. Est-ce que vous interdisez à vos députés de voter la motion ?
Est-ce que vous leur demandez ce soir officiellement de ne pas voter cette censure ? Mais attendez, je suis pas caporal, je suis premier secrétaire et donc dans un parti comme le nôtre, il y a des décisions qui sont prises collectivement. Cette décisionlà, elle a été collectivement et donc j'entends effectivement que tout le monde la respecte parce que quand il y a un vote et qu'il est quasi unanime, il doit être respecté.
H donc vous menacez tout de même ce soir vos députés ? Mais je ne menace personne. Je ne suis pas là.
Je suis simplement en train de vous dire que justement dans un parti démocratique quand une décision est prise et bien elle doit être respectée et nous devons le faire parce que il y a maintenant des gens qui attendent de nous que nous rentrions dans un autre dans un autre combat. Le combat ne fait que commencer. C'est le temps du parlement est advenu.
Ce que vous avez compris sans doute c'est que il n'y aura pas de 493 pour la première fois depuis 58 et bien les parlementaires seront dans un parlement libre, un parlement dans lequel ils auront finalement la clé. On leur donne et bien qu'il la prennent et que chacun soit devant sa responsabilité. Et nous verrons à ce moment-là les masques vont tomber parce qu'on verra qui défend les ultra riches et qui défend contraire les ouvriers qui défend les services publics et ce qui les laiss obtenu vous avez obtenu euh la suspension totale de la réforme des retraites.
L'abandon, vous venez de le mentionner du 493, ce sont deux de vos lignes rouges. En revanche, Sébastien Lecornu était très clair. Il n'y aura pas de taxe Zucman. cette taxe que cet après-midi, encore juste avant son discours sur Twitter, vous considériez, je cite, comme un combat essentiel.
Est-ce que ce soir vous acceptez que la taxe Zucma ne verra jamais le jour, en tout cas pas avant 2027 ? Non, non, je me battrai pour qu'elle puisse être votée dès à présent. Elle l'a déjà été l'an passé.
Nous verrons et c'est la raison pour laquelle je vous disais que les masques vont tomber. Il y a ceux qui iront devant leurs concitoyens en expliquant que ils ont préféré que la charge de la dette déficit soit sur leurs épaules plutôt que sur celle des milliardaires. Moi, j'irai leur expliquer ce que j'ai fait en mon âme et conscience et donc je me battrai y compris pour que les opinions changent.
Le parlement ça sert à ça. Il y aura un débat. On va essayer de se convaincre.
J'essaierai de convaincre les gens que j'ai face à moi leur disant que préférez-vous qu'on prenne 15 milliards dans la poche de ceux qui ont gagné qui ont doublé leur fortune en 8 ans ou est-ce que vous voulez la prendre dans la poche des retraités des chômeurs, des étudiants et cetera bah faites vos choix vous répond pour partie déjà aujourd'hui. Il propose une taxation sur les holdings familiales, la proration d'une taxe sur les haut revenus, l'évolution d'une autre taxe sur les haut revenus. Ça ne vous suffit pas ?
Non non, ça ne me suffit pas. Et d'ailleurs euh la taxe sur les holdings alors qu'on parle là de gens enfin on parle de très grande fortune, on parle de gens qui euh ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine et si on va jusqu'au cas particulier de Bernard Arnaud 150 milliards d'euros de patrimoine. Écoutez, si vous pensez qu'on ne peut pas leur prendre 15 milliards et qu'on doit prendre ces 15 milliards sur des gens qui n'arrivent pas à finir leur fin de mois, alors c'est que nous n'avons rien compris à notre rôle et mon rôle à moi, c'est de rétablir de la justice.
Est-ce que c'est un motif de censure, de future censure ces discussions là ? Je vais avoir le débat et s'il est loyal, je le respecterai mais je dirais à je reviendrai ici si vous m'invitez à nouveau pour dire qui a fait quoi parce que c'est quand même assez savoureux d'avoir des gens qui vous parlent en permanence de défendre la classe moyenne, le travail et cetera. Vous les connaissez et moi aussi.
Ces gens-là, ils sont souvent à droite et ils vous disent "La valeur travail, c'est très important, mais quelle valeur il donnent au travail ?" Monsieur, il y a il y a ce que vous avez obtenu, il y a ce que vous avez obtenu. Il y a ce qui va tout de même évoluer pour les Français, leur pouvoir d'achat qui pourrait baisser, je pense aux retraités, je pense aux petits revenus notamment aux bénéficiaires de prestation sociale.
Est-ce que vous voulez laisser en race campagne ? Qu'est-ce que vous demandez au gouvernement ? Et précisément, c'est la raison pour laquelle je vous ai dit que moi, je voulais des recettes nouvelles qui permettraient justement d'épargner les Français qui en ont besoin.
Parce que il quelque chose de très simple, ce que les milliardaires ne payent pas h tous les autres sont amenés à le payer parce que il faut quand même faire fonctionner l'hôpital, l'école, la sécurité, la justice et tout ça. Ça ça demande de l'argent. Cet argent là s'il ne vient pas des uns, il vient des autres.
Donc c'est simple. À quel choix sommes-nous donc désormais contraint ? Et bien, il faudra que chacun réponde à cette question et chacun devraorter sa réponse.
La mienne, c'est que nous devons plus de justice aux Français. En un mot, je voudrais revenir sur ce qui se passe à l'Assemblée nationale. Vos anciens camarades de gauche vous tapent dessus, la droite vous tapent dessus.
Finalement, ce soir, vous n'avez jamais été aussi près du socle commun, du socle central. Mais je n'ai jamais été aussi proche des Français. Vous êtes seul à gauche des Mais je suis mais j'ai écouté ce que m'ont dit les gens ce weekend dans la circonscription.
Ils m'ont ils m'ont pas demandé à ce qu'on mette le bazar partout. Ils nous disent tous que ils ont besoin de savoir à quelle sauce ils vont pouvoir enfin être mangés. C'est une mauvaise expression.
En tout cas, ils veulent savoir qu'il y aura un budget à la fin de l'année. Ils veulent comprendre que l'économie va pas être en vraque et donc nous avons besoin maintenant de les rassurer et de leur dire que nous allons nous battre effectivement pour que de nouvelles conquêtes soient possibles et c'est ce que je vais m à faire avec mes petits camarades. Merci d'avoir été avec nous ce soir.
Mersi à vous.
Olivier Faure