Meurtre dans une mosquée dans le Gard: le suspect est toujours recherché par la police
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et dans weekend soir, on fait le point sur cette chasse à l'homme, cette course contre la montre dans le gare pour éviter de nouvelles victimes après le meurtre d'un fidèli dans une mosquée à la Grandcombe dans le gare. Ce sont les mots du procureur d'Alè qui dit craindre de nouveaux meurtres. Le suspect a filmé son attaque au couteau.
Pour l'heure, toutes les pistes restent envisagées, y compris celle d'un acte à dimension islamophobe. On fait le point tout d'abord avec Guillaume Lavial. Hier, en début de matinée, dans cette mosquée du département du gare, la victime, un infidèle d'une vingtaine d'années, est comme à son habitude dans la salle de prière.
Un deuxième homme s'y trouve également. C'est cet individu qui va le poignarder plusieurs dizaines de fois. Alors qu'il commet ce geste, l'agresseur filme avec son téléphone.
Sur la vidéo que nous avons pu consulter mais que nous avons choisi de ne pas diffuser, il insulte et menace la victime alors au sol. Il insulte également son dieu Allah. Le corps a été découvert par d'autres fidèles à 11h30 hier à l'heure de la première prière du jour.
Selon une source proche de l'enquête à BFM TV, l'agresseur présumé est un individu de nationalité française âgé d'une vingtaine d'années. Il était jusqu'alors inconnu des services de police et de justice. Pour les personnes que nous avons pu interroger, ce n'est pas un habitué des lieux.
À l'heure actuelle, il est activement recherché. Toujours selon cette même source, tout laisse à penser qu'il chercherait à commettre de nouveaux meurtres. C'est une véritable chasse à l'homme depuis 24 heures.
Les services d'enquête travaillent d'arrache-pied pour localiser l'auteur présumé de ce meurtre. On espère pouvoir le localiser, l'interpeller dans les meilleurs délais pour éviter qu'elle ne fasse d'autres victimes. Si le motif islamophobe se précise, le parquet national antiterroriste pourrait se saisir de l'enquête.
Le frère de l'auteur présumé a été placé en garde à vue ce samedi. Deux perquisitions ont eu lieu dans le gare et l'héros. Alors, on va faire le point sur sur cette affaire et sur ces suites et notamment sur cette chasse à l'homme qui est en cours dans le gare sur ce plateau.
Boris Carlamov, bonsoir Boris, journaliste police justice BFM TV. À vos côtés, Axel Ronde, bonsoir porte-ole du syndicat CFTC police et Jérôme Poireau, bonsoir, consultant BFM TV, ancien adjoint à la coordination nationale du renseignement. Alors Boris, tout d'abord avant de revenir sur les mots du procureur d'Alè extrêmement inquiet de possibles nouvelles actions, on va revenir sur les faits sur ce qui s'est produit hier.
Oui, les fils se sont donc déroulées hier matin à la mosquée de la grande, c'est dans le département du gare aux alentours de 8h30. Il n'y avait que deux personnes à ce moment-là dans cette mosquée. Selon les premiers éléments de l'enquête, les deux hommes étaient en train de prier à quelques centimètres l'un de l'autre.
Euh la victime était un habitué euh de la mosquée, ce qui n'est pas le cas euh de l'auteur présumé de cet homicide. L'auteur des faits s'en est pris alors soudainement à sa victime sans raison euh apparente lui assénant alors plusieurs dizaines de coups euh de couteaux. Une autopsie euh du corps de la victime doit être pratiquée en en début de semaine prochaine.
Il y a l'existence d'une vidéo, une vidéo tournée par l'auteur présumé. euh vidéo que nous avons pu euh consulter et que nous avons euh fait le choix de de ne pas diffuser. On y voit alors le l'assaillant couteau à la main, la victime agonisante au sol gisant dans son sang.
Une vidéo tournée et diffusée et diffusée dans un premier temps sur le réseau social Snapchat, mais elle a été aussitôt euh très rapidement euh effacée de de ce réseau social. Et euh cet individu et bien il a euh des déclarations, il insulte le dieu de la victime à euh il dit qu'il y a une caméra de surveillance dans la salle de prière qu'il va être arrêté. Il menace sa victime alors qu'elle est en train de euh vraisemblablement de décéder.
Et cette vidéo donc a été retrouvée sur le réseau social, on en sait plus aussi sur le profil de l'auteur présumé désormais. C'est un homme âgé de 20 ans de nationalité française qui est inconnu des services de police et de justice et il est toujours donc très activement recherché du fait de son extrême dangerosité. Pour être complet, un mot sur la victime.
Alors, la victime, elle est de nationalité malienne. Elle est âgée d'une vingtaine d'années. C'était un fidèle qui avait l'habitude de fréquenter cette cette mosquée du département du gare.
Euh Jérôme Poireau, euh ce qui interpelle forcément, c'est un acte extrêmement violent commis à l'intérieur d'une mosquée par un jeune homme qui filme son acte et qui le met sur un réseau social. On aurait tendance à penser à un acte à volonté revendicative. C'est c'est en tout état de cause une affaire assez exceptionnelle en raison des éléments que vous rappeliez que Boris Carlamov a a développé.
Je crois qu' un des points parmi tous les points qui sont vraiment très particuliers dans cette affaire, c'est que l'auteur présumé de cet assassinat n'était pas connu des services de police et de justice. Donc le premier acte criminel ou délinquant pour lequel il va être de renavant connu, c'est celui-là. Donc on a un passage direct, j'allais dire on en sait peu sur lui, mais on peut considérer c'était monsieur tout le monde puisqu'il n'était pas connu, même pour des faits mineurs de vol, de violence légère et cetera.
C'est donc un assassinat. Et ce qui est très étonnant aussi, c'est que dans les informations que le service police justice de PFM a obtenu, les enquêteurs, le procureur craignent qu'il ne cherche à tuer à nouveau. Donc il y a un déclenchement subi.
Oui, les mots du procureur sont extrêmement. C'est très très fort. C'est très très fort parce qu'il dit il y a une chasse à l'homme parce qu'on a peur qu'il y a une nouvelle victime.
Voilà. Donc ce sont quand même des éléments extrêmement je dire assez rares. Ça on fait une affaire assez exceptionnelle avec les éléments dont nous disposons jusqu'à présent.
Qu'est-ce qu'il faudrait pour que le parquet antiterroriste soit saisi ? Il faudrait vraiment qu'il y ait une dimension terroriste. C'est on peut rappeler ce qui est un acte terroriste.
C'est très simple. C'est un crime au profit d'une idéologie. Ça peut être l'extrême gauche.
On a connu ça en France, en Europe, partout. l'extrême droite, des écoterroristes, ça existe. Ça peut être un motif religieux, mais l'acte criminel a pour vocation de terroriser et d'amener le plus largement possible de gens à adhérer à la cause considérée.
Des éléments dont on dispose, on en est pas tout à fait là. Un crime, même si c'était un crime raciste, tous les crimes racistes ne sont pas des crimes terroristes. Donc, c'est tout à fait normal que le parquet national antiterroriste soit en observation. regarde ce qui se passe, analyse les éléments qui sont recueillis par le procureur, par les enquêteurs, mais nous verrons, je pense, plus tard demain s'il se saisit ou non.
Axel Ronde, on imagine qu'il y a énormément d'effectifs sur place qui sont déployés au vu encore une fois des mots très inquiétants du procureur. On n'est pas habitué à ce type de communication, c'est-à-dire une chasse à l'homme parce qu'on a peur qu'il y ait de nouvelles victimes. Euh ce qui va en faveur des forces de l'ordre, c'est qu'on sait qu'il y avait par exemple des caméras à l'intérieur et à l'extérieur de la mosquée.
Tout ça, ça peut servir. On sait qu'il y a eu des perquisitions. Il y a beaucoup d'actes en fait.
Oui, bien sûr. Le profil est vraiment inquiétant de cet individu. Comme vous l'avez souligné, on l'a filmé, on sait qui est hein, donc il est activement recherché parce que peut-être lui-même est en chasse en chasse pour faire des nouvelles victimes.
On ne sait pas puisque c'est un profil quand même très très inquiétant d'après les déclarations du procureur de la République, hein. Il a attaqué un lieu de culte avec un un fidèle qui a été littéralement massacré, une quarantaine de coups de couteau quand même. C'est pas rien.
C'est acharné sur la victime. Donc forcément nous mettons en place des moyens exceptionnels. Euh la gendarmerie nationale qui s'occupe de du dossier, hein, c'est la section de recherche de NIM qui est actuellement mobilisée pour ratisser le périmètre au plus large hein pour avoir des informations.
Donc c'est pour ça que le frère a été placé en garde à vue hein pour connaître. C'est habituel que l'entourage soit placement. Oui, oui, c'est tout à fait.
On va faire un travail de quadrillage en tout cas de ce que de des individus auxquels il est en contact pour savoir s'il peut nous donner des enfin s'il peuvent nous donner des indications sur des lieux où il pourrai se cacher. C'est ça le le but c'est de le retrouver rapidement parce que on a peur avec cet individu qui a quand même un profil extrêmement inquiétant. Vous avez vu ce qu'il a commis donc il faudrait pas qu'il réitère.
En tout cas, on va faire tout notre maximum pour l'en empêcher. Ça c'est le travail des enquêteurs. Euh bien évidemment, il y a la police judiciaire de Nî qui est aussi saisie et on va mettre en place toute cette expertise pour pouvoir le ramener rapidement devant la justice.
Boris Carlamov, j'aimerais vous montrer une réaction. C'est celle du premier ministre François Beirou qui a réagi ce soir sur X. Un fidèle a été assassiné hier près d'Alè à la mosquée de la grandcombe.
L'ignominist islamophobe s'est exhibé sur une vidéo. Nous sommes avec les proches de la victime avec les croyances et choqué. Les moyens de l'État sont mobilisés pour que l'assassin soit saisi et puni pour l'heure.
Que dit euh le procureur d'Alè sur les différentes pistes envisagées. Alors, le procureur est extrêmement clair aujourd'hui. Il n'y a aucune piste qui est privilégiée, aucune qui n'est écartée, ni même celle d'un acte islamophobe.
Bien sûr, la piste islamophobe, elle est sur la table des enquêteurs, mais tout comme plusieurs autres euh hypothèses, le mobile du crime à ce stade, il n'est pas connu. L'enquête en coulisse progresse extrêmement vite, mais quand on lit le le tweet du du premier ministre, c'est vrai que on pourrait penser qu'il a tendance un peu à s'avancer dans ce dossier. C'est une piste parmi tant d'autres.
L'acte islamophobe à l'heure où l'on se parle, demain ça peut forcément évoluer mais voilà islamophobe tout comme plusieurs pistes à côté. Alors on imagine que tout va être scruté. Euh Jérôme Poireau, il y compris euh la vidéo, la personne à qui il l'a envoyé aussi parce qu'on sait qu'il a envoyé cette vidéo à quelqu'un.
Oui. Oui. Les enfin les enquêteurs vous le disiez, tous les deux travaillent très vite parce qu'il y a beaucoup d'éléments qui ont été laissés par le suspect.
Deux perquisitions ont déjà eu lieu et puis son frère est en garde à vue. Il n'est pas auditionné en qualité de témoin comme les proches le sont habituellement. qu'il soit placé en garde à vue, ça veut dire qu'à priori les les enquêteurs ont des choses à lui reprocher parce qu'on ne place pas les qui est une garde à vue, c'est une mesure de privat liberté pour pour qu'on comprenne puisquon nous on est moins habitué que vous forcément quand il se passe ce genre de fait l'entourage est entendu mais pas forcément placé en garde à ça veut dire que là il y a un degré supplémentaire c'est que les enquêteurs pensent vraisemblablement qu'il a joué un rôle peut-être de complice peut-être l'a-t-il aidé dans son projet peut-être avait-il était-il là aussi pour l'aider dans la suite suite de son péril criminel si c'est bien le cas et puis ces perquisitions qui ont eu lieu ont sans doute permis s'il avait un ordinateur de le récupérer et puis comme beaucoup de la vie des gens est dans l'espace numérique évidemment les enquêteurs ont dès à présent accès à ces factures téléphoniqu c'estd toutes ces correspondances ses SMS là où il était sur les réseaux sociaux dont je pense que l'information est considérable et c'est aussi cette somme d'informations qui va permettre de de qualifier l'acte peut-être trouveront-il les enquêteurs une revendication quelque part sur son ordinateur, une lettre chez lui et qu'il expliquera pourquoi il a entrepris ce parcours criminel.
Donc ça ira très très vite. Il y a beaucoup d'informations, manifestement beaucoup de moyens, vous le soulignez, police et gendarmerie. Ça reste, je crois, pour l'instant une affaire, je ne dirais pas hors norme mais assez exceptionnelle.