"Pays de branleurs"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
ce pays de branleur. J'espère qu'en se regardant, il a un peu honte. Je viens vous demander des excuses.
Vous savez, hier, vous avez qualifié les salariés français de branleur en disant qu'on était dans un pays de branleur, que on était dans un pays de ramolli alors que vous vivez sur leur dos. Monsieur Consigni, quand vous prenez le métro entre 6h du matin et 1h du matin, c'est parce qu'il y a des conducteurs et des agents de la RATP. Si vous êtes ici, c'est parce qu'on fait le ménage chez vous que il y a des vigiles qui font la sécurité à l'entrée.
À la place de les insulter, vous feriez mieux de leur dire merci. Un grand merci. Merci.
à ces salariés qui tiennent aujourd'hui notre pays, nos hôpitaux, nos écoles, nos usines, nos bureaux qui tiennent tout ça debout. Et je pense que vous en êtes capable de changer comme ça et de vous dire "Bon non, c'est pas c'est pas possible de traiter avec mépris tout notre pays." Et je pense effectivement que je suis beaucoup plus représentatif de ces Français qui en ont ralbol que des gens comme vous les ponctionnent au nom de leur idéologie cryptogauchiste.
Je lis le livre que vous avez publié avec votre père. Oui. Dedans vous racontez un bat trip à cause de la cocaïne.
Oui. Et vous dites voilà, j'ai appelé les pompiers, le seul fait de les voir m'a apaisé. Et là vous leur dites je suis désolé.
Je suis désolé de vous avoir dérangé. Qu'est-ce qu'il vous répondent ? Il répondent "Ne vous inquiétez pas monsieur, c'est notre travail.
Si vous nous avez appelé, c'est que vous n'z c'est que ça n'allait pas." Et là vous dites "Je n'ai jamais vu des gens aussi gentils. Ils ne jugaient pas.
Ils avaient été appelés au secours. Ils venaient au secours et pas seulement physiquement. Voilà ce que vous voulez découper à la tronçonneuse, monsieur Consigni.
Mais non, pas du tout. Je vous ai laissé faire laissé faire votre blabla, monsieur C. C'était pas du blabla, c'était la réalité.
C'est le plus beau cadeau de notre société que vous voulez découper à la tronçonneuse, c'est la solidarité. Et je vais vous dire, quand on lit ces pages parce que je vous lis, vous voyez, on voit qu'il y a quelque chose de beaucoup mieux que ce que vous présentez sur les plateaux télé. Là, vous avez vos failles, vous avez vos fellures, vous les présentez et ben les gens, ils ont leurs failles et ils ont leurs fellures.
Et heureusement, on a la société aussi parfois pour les penser qui a écrit "Je n'ai pas foutu grand-chose en 30 ans". Mais c'est de la littérature, vous comprenez rien à la littérature, il vous a lu François. Oui, mais vous C'est dommage.
Vous comprenez pas la littérature. C'est une forme, c'est une forme d'autocritique. Quand vous dites que vous n'avez pas fait grand-chose, c'est que vous vous c'est que vous ne vous aimez pas.
Ça s'appelle la littérature. Chirac se détestait. Il a été deux fois président de la République qui se considérait comme un nul.
François Ruffin