Ministre du Travail sur BFM: Le bilan désastreux du gouvernement.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:41OuverteRéponse directe
Est-ce que la prime de Noël sera versée à tous les bénéficiaires du RSA, y compris les célibataires sans enfant ?
- 1:17OuverteRéponse partielle
La sécurité sociale pèse sur les actifs. Des pistes comme une 'grande sécu' sont évoquées. En faites-vous partie ?
- 1:52FerméeRéponse directe
Le SMIC a augmenté de 1,18 %. Confirmez-vous cette hausse et à quelle hauteur ?
- 3:04OuverteRéponse partielle
750 licenciements chez Brand, IKKS en redressement. Comment stopper cette hémorragie industrielle ?
- 4:22RelanceRéponse partielle
L'Europe est-elle naïve face à l'invasion de produits chinois ? Faut-il stopper net les petits colis non contrôlés ?
- 5:36OuverteRéponse directe
Le projet de loi de finances décale l'âge de majoration des allocations familiales à 18 ans. Comment compenser le manque à gagner pour les familles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:52Chiffre
« 1,18 % d'augmentation du SMIC, un peu plus que l'inflation. Avec l'inflation réelle, c'est une baisse de pouvoir d'achat. »
- 2:27Chiffre
« Le SMIC sera augmenté de 1,18 %. »
- 2:27Chiffre
« depuis 2021 le SMIC a déjà été augmenté de 17 % alors que l'inflation est à 15 % »
- 4:55Chiffre
« sur ces petits colis, seul 0,008 % de contrôle et lorsqu'ils sont contrôlés 9 produits sur 10 ne respectent pas les normes »
- 6:49Fait
« pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, il y a plus de mort que de naissance dans ce pays »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Aujourd'hui, on décortique l'interview sur BFM de Jean-Pierre Farrandou, ministre du travail. Prime de Noël, SMIC, plans sociaux, allocation familiale. Derrière les Molisses, quelle réalité pour les Français. On fait le point. Tout d'abord, nous apprenons que la prime de Noël a été versée pour les bénéficiaires du RSA. Bonne nouvelle, mais que fait-on pour les actifs qui n'ont pas de prime ? la prime de Noël parce que c'est dans quelques jours et peut-être c'est même là-dessus qu'il y a eu une question presque j'allais dire de philosophie autour de votre arrivée au ministère au ministère du travail et des solidarités parce que lorsque vous êtes arrivé il y a donc quelques semaines, vous déclariez, je vous cite, l'État français a été très généreux et vous
disiez au fond qu'il serait difficile de continuer à l'être. vous envisagiez en particulier sur cette prime de Noël de la restreindre pour ne plus la donner au ménage sans enfants ou au célibataires sans enfant au moment où on se parle, est-ce que vous avez changé d'avis ? Est-ce que les choses ont évolué ? Et la prime de Noël sera-t-elle versée à tous ? Mais bon, elle a été versée hier la poème de Noël pour cette année. Ça c'est fait. Voilà, donc c'est une bonne chose, c'est une bonne nouvelle y compris à ceux qui n'ont pas d'enfant. Oui. Oui. Elle a été versée dans les conditions habituelles. Donc on est des enfants, qu'on est pas des enfants, du moment qu'on est bénéficiaire du RSA, on a reçu la prime de Noël. Personne seule, personne avec enfant. Tout le monde a reçu la prime de Noël.
La sécurité sociale pèse sur les actifs, ce qui ne suffit pas. L'État s'en aide donc toujours de plus en plus pour combler le trou. Aucune solution pour éviter de créer de la dette à ce jour. Ça veut dire, vous parliez à l'instant de la sécurité sociale, la semaine dernière, certains socialistes, Jérôme Gage par exemple disaient "Moi, je suis pour une grande sécu." C'est-à-dire que il n'y ait plus le reste à charge d'un côté, les mutuels de l'autre en fait, qu'il y ait une grande sécu. Est-ce que ça fait partie des des pistes de réflexion pour vous ? Bah moi je suis très voilà que la mutuelle les les prix des mutuels vont vont encore augmenter. Est-ce qu'au fond on narrive pas justement à ce ce bout du système où c'est les vases communiquant ou quand l'État ne veut plus ben il se il se
déverse sur les autres ? Ben aujourd'hui le système de la sécurité sociale en France, la protection sociale, les retraites, la maladie, il est payé par le travail, par des cotisations patronales, donc c'est renvoie au c du travail et et salarial qui renvoie d'ailleurs la différence entre salaire bruit et salaire net qui est aussi un débat dans ce pays sur le pouvoir d'achat et de l'autre côté, il est payé de plus en plus aussi par l'État qui comble le qui comble le trou puisqu'il y a il manque encore de l'argent, les cotisations sont pas suffisantes. 1,18 % d'augmentation du SMIC, un peu plus que l'inflation. Avec l'inflation réelle, c'est une baisse de pouvoir d'achat. Autant dire que les actifs les plus précaires ne verront aucune différence. Le SMIC, la hausse du SMIC, est-ce que
vous confirmez ce que les syndicats ont annoncé la la semaine dernière ? Est-ce qu'un décret sera effectivement présenté pour augmenter le SMIC et à quelle hauteur ? Bah, je peux vous dire qu'aujourd'hui, c'est aujourd'hui normalement que ça se décide en conseil des ministres, c'est ça la procédure. Le SMIC sera augmenté un peu plus que l'inflation. L'inflation est à 0,9 %, c'est les derniers calculs sur un an. Le SMIC sera augmenté de 1,18 %. Donc avec un un petit un petit supplément par rapport à l'inflation. 1,18 % donc euh vous il y a une sorte de petit coup de pouce. Ais c'est un coup de pouce intégré au mode de calcul parce que le mode de calcul fait que on donne souvent un peu plus que que l'inflation et d'ailleurs depuis 2021 le SMIC a déjà été augmenté
de 17 % alors que l'inflation est à 15 et les ont été augmenté de 15 % et les salaires de 15 %. Donc on voit le SMIC se tient bien et via les mécanismes d'indexation, on arrive bien à le maintenir à un niveau à un niveau suffisant. Plans sociaux 750 licenciers chez Brand. On laisse crever notre industrie face à l'expansion économique chinoise. L'Ét parlent de relocalisation et laisse fermer les usines les unes après les autres. Il y a deux plans sociaux, j'allais dire silencieux dans le pays. L'un dans le bâtiment et d'autres dans le commerce et notamment le commerce de l'habillement. On apprend que IKKS, l'enseigne de vêtements français va se retrouver en en redressement. 350 magasins qui pourraient fermer. Là aussi, c'est à chaque fois des emplois. Euh quel regard
vous portez là-dessus et est-ce qu'il y a un moyen de stopper cette hémorragie ? Bah, il y a deux sujets. Il y a il y a la effectivement le le le traitement de fond, on est envahid de produit chinois. C'est ça le problème. Il faut qu'on arrive à se protéger de cette de ce plan d'invasion massive de produits chinois à très bas coup avec du dumping social, des normes sanitaires qui sont pas respectées. Voilà, il faut absolument qu'on se protège au niveau français, au niveau européen. Ça c'est central, c'est stratégique. Le gouvernement prend des mesures pour lutter contre l'expansion économique chinoise mais sans aucun effet. Très peu de contrôle des colis et la marchandise n'est pas aux norme, ce qui provoque une concurrence déloyale avec les entreprises françaises. Il faut se
protéger, nous dit le ministre du travail, mais il n'apporte aucune solution concrète. Sinon, on s'est fait avoir franchement sur cette histoire, on s'est fait avoir comme des bleus. Bah, peut-être que l'Europe a été un peu naïve, hein. Je pense qu'une forte de naïveté de l'Europe, c'est fini. Il faut que l'Europe se prenne en main. On a d'un côté les Chinois qui veulent nous envahir et l'autre côté les Américains qui se protègent par leur tarif doigné. Voilà, c'est ça la réalité du monde. Dans cet environnement-là, l'Europe doit devenir plus solide et se protéger davantage. L'Europe et la France, hein, pardon, je je fais une insertion sur cette question des petits colis. Je recevais ce matin sur RMC l'un des députés en charge du rapport qui sera dévoilé ce matin qui
disait que euh sur ces petits colis, seul 0,008 % de contrôle et lorsqu'ils sont contrôlés 9 produits sur 10 ne respectent pas les normes. Quand on sait ça, est-ce qu'il faut pas stopper net ? Bon, après, ce sont des discussions qu'il faut avoir là aussi au niveau français et au niveau européen quand même. Il faut faut être sérieux parce que Mais en terme de concurrence pour ceux qui dans notre pays respect, c'est insupportable. Oui, on est bien d'accord. Je suis absolument d'accord. C'est bien pour ça qu'il est temps de se défendre. Il est temps de mettre en place des mécanismes solides de se protéger. Il faut se protéger de produits qui sont pas aux normees, de produits qui sont dangereux, de produits qui sont en dumping social. Il faut se protéger. Ça c'est l'amont.
C'est absolument vital. C'est une forme de guerre économique hein, il faut bien voir et donc faut se protéger. Farandou laisse planer la menace d'une baisse des allocations familiales. Encore un coup sur les famille, les allocations, c'est sacré. Si on y touche, c'est la natalité qui trinque et la France avec. Jean-Pierre Farandou, la question des allocations familiales. Euh le projet de loi de finance sur la sécurité sociale qui a donc été adopté prévoit de décaler l'âge de majoration des allocations familiales de 14 à 18 ans. Aujourd'hui, quand votre enfant avait 14 ans, euh votre allocation familiale était revalorisée. Considérez qu'il vous coûtait plus cher. Ça ne sera qu'à 18 ans. Est-ce que vous allez palier à cette question là pour les Français pour le manque à gagner que ça
serait pour pour les familles ? Bah ça c'est le Parlement qui l'a décidé. La loi la loi elle va s'appliquer. Voilà. Là encore faut pas oublier qu'il y a notion de recherche d'économie quand même. C'est l'équilibre entre l'économie socialement déjà que les gens font pas de bébé, il faut que tout le monde fasse des efforts. C'est bien c'est bien le problème. On voit bien que chaque fois qu'on demande des efforts dans ce pays, c'est compliqué à accepter comment on fait. La démographie est en chute libre. L'État n'investit pas dans la natalité. Moins d'enfants, plus de vieux, un système à bout. Les actifs vont devoir payer de plus en plus pour avoir de moins en moins et pendant plus longtemps. Euh, je voudrais aussi vous interroger sur la démographie parce qu'on l'a appris hier,
ça y est, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, il y a plus de mort que de naissance dans ce pays. Ça aura forcément des conséquences sur notre modèle social comme vous le disiez qui est à à revoir. En gros, à un moment ou un autre, il faudra soit qu'il y ait davantage d'immigration, soit qu'il y ait des gens qui travaillent plus longtemps, soit qu'on renonce à un certain nombre d'aides qui ne seront plus financées entre les actifs, les retraités. Qu'est-ce qu'on fait ? Bah, c'est vrai que la démographie, c'est ce qui secoue le plus tous nos systèmes de protection. Bien évidemment, hein. Nos de protection, il a été conçu, comme on disait après la guerre, hein. Il y avait quatre actifs pour en retraiter. Maintenant, il y a 1,4 actifs
pour en retraiter. Voilà. Et là, on va pas s'améliorer. Euh à l'époque, l'espérance de vie était beaucoup plus courte. Heureusement, grâce à le progrès de la médecine, les gens vivent plus vieux. Vivant plus vieux, on sait que le coût en maladie est plus élevé. Donc, vous l'avez dit, la la démographie vient questionner tout nos systèmes d'aide. Voilà. Donc, bah comment il faut faire ? Ben, il faut effectivement d'abord, il faut l'admettre, il faut ouvrir les yeux. Vous savez, la lucidité c'est pas toujours facile d'admettre les choses. Après, bien, voyez, on voit bien qu'effectivement, il va falloir certainement travailler plus de travail. Alors plus de travail, ça veut dire aussi que les seigneurs travaillent davantage. Même si ça va mieux là encore, commençons par regarder la
bouteille à moitié pleine. Le taux d'emploi des seigneurs, le taux d'emploi des jeunes n'a jamais été aussi élevé dans ce pays. On progresse mais on a encore des marges de progrès par rapport à la moyenne européenne. Donc moi je veux travailler sur ces deux sujets. Taux d'emploi des jeunes, taux d'emploi des seniors. Bilan de l'interview, des constats alarmistes, zéro solution. On gère l'urgence, on sacrifie les classes moyennes. Les Français méritent mieux que des russines et des effets d'annonce. Alors ministre, quand est-ce qu'on passe aux actes ? parce que là on étouffe. Likez, partagez, commentez, faites entendre votre colère.
Jean-Pierre Farandou