Éric Zemmour : Mon discours sur l’Europe, à Budapest au Mathias Corvinus Collegium
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous. D'abord, je vous remercie. J'ai l'impression que tout le monde comprend le français ou alors il y a des traducteurs qui travaillent bien. Donc je peux sans crainte m'exprimer dans ma langue maternelle et c'est beaucoup mieux pour vous tous. Nos systèmes médiatiques occidentaux fonctionnent toujours sur le même mode. Ils désignent un ennemi, un diable, un Hitler, puisque c'est devenu quasiment un nom commun. Et ils le vouent à la vindicte universelle, le chargeant de tous les péchés d'Israël.
Si l'on remonte dans l'histoire, on peut dire que ce sont les services anglais de la propagande qui ont inventé cette méthode au fil des siècles et de leur lutte inexpiable contre la puissance continentale du moment. Charles Quint, Louis XIV, Napoléon, Guillaume II furent les premiers cobayes, les premiers Hitler avant Hitler. Depuis la seconde guerre mondiale, les Hitler se sont banalisés, multipliés, mondialisés. Le russe Staline, l'égyptien Nasser, l'irakien Saddam Hussein, mais aussi l'américain Nixon, ou même le général de Gaulle, et tant d'autres que j'oublie, ont été vilipendés, diabolisés, couverts d'opprobre, traités de dictateurs, de menteurs, de fascistes.
Depuis quelques années, la méthode s'est généralisée, accélérée. J'ai eu ainsi l'honneur d'être pris pour cible par les médias français durant la campagne présidentielle de 2022. Le président Orban est de même hitlérisé depuis des années par la propagande bruxelloise relayée par les médias européens. Le président Poutine fut de même transformé en Hitler tous les jours par les médias occidentaux depuis le 24 février 2022. Mais depuis le 21 janvier 2025, c'est le président Trump qui a pris le titre de champion toute catégorie. Le nouvel Hitler, c'est lui, le brutal, le fou, le dictateur, le fasciste, le nazi, bref, l'ennemi à abattre, c'est lui.
Ce manichéisme vindicatif nous trompe et nous empêche de comprendre l'événement trumpien à sa juste valeur. Ce n'est pas ce qu'on dit, mais c'est encore plus déterminant qu'on le pressent. Mais si nous ne posons pas le bon diagnostic sur ce qu'est réellement la révolution, ou plutôt la contre-révolution trumpienne, nous ne pourrons pas trouver en Europe les bonnes réactions, les bonnes attitudes, le bon traitement pour notre continent. Alors avançons. Certes, Donald Trump n'a pas le raffinement gourmet de Charles Maurice de Talleyrand-Périgord. C'est incontestable. Ni même la finesse d'analyse de Charles-Louis de Seconda, baron de Lavraide et de Montesquieu.
Question d'époque, de pays, de milieu, d'origine. Mais cela en fait-il une espèce de barbare la bave aux lèvres, le front bas et le gourdin à la main, tel qu'il nous est présenté. Et même, même, s'il y avait dans ce portrait de Trump en brut une part de vrai, n'est-ce pas la bonne réponse aux questions qui se posent à nous ? La bonne personne, le bon profil, dans une situation inextricable et désespérée. Cioran écrivait il y a longtemps « Toute civilisation exténuée attend son barbare ». Trump est attaqué de tous côtés. De la gauche, bien sûr, qui voit en lui un tyran fasciste. Mais aussi de la droite.
Des politiques et des intellectuels conservateurs qui voient en lui une brute vulgaire qui va tout casser. Trump ressuscite, bien malgré lui, l'antique querelle entre conservateurs et réactionnaires, entre Chateaubriand et Joseph de Mestre. On connaît le mot définitif de Chesterton qui brocarde les conservateurs. La grande affaire des progressistes est de faire des erreurs. La grande affaire des conservateurs est d'empêcher de les corriger. Les conservateurs ont besoin de temps et de paix. Nous n'avons ni l'un ni l'autre. L'invasion migratoire, la destruction de l'école, les folies wokistes ne laissent derrière elles qu'un champ de ruines. Que conserver après leur passage ? Rien.
On ne peut pas conserver ce qui a été saccagé. On peut seulement restaurer. Pire encore, les institutions ont été prises d'assaut par les tenants de ce nihilisme d'État. Au nom de la défense des individus, de l'État de droit, du libéralisme, le système, comme on dit, empêche toute évolution démocratique. Le peuple est majoritaire, mais il a tort. Le libéralisme est prêt à utiliser les méthodes qui ne le sont pas. Censure sous couvert de lutte contre les discours de haine, harcèlement judiciaire, annulation d'élections, pour se défendre contre la volonté du peuple. Trump l'a lui-même expérimenté lors de son premier mandat avec le fameux État profond.
Orban est persécuté par la Commission européenne. On annule des élections en Roumanie. Zuckerberg reconnaît lui-même qu'il a mis Facebook au service des idéaux démocrates. Je ne m'étendrai pas sur le harcèlement judiciaire que je subis depuis des années dans mon pays. « La République gouverne mal, mais elle se défend bien », disait un écrivain jadis célèbre, Anatole France, sous la Troisième République. Face à un tel déploiement de moyens et un tel cynisme, l'ancien commissaire Thierry Breton a avoué qu'il était prêt à annuler les élections en Allemagne si l'AFD gagnait.
Et je me souviens que pendant la campagne présidentielle française de 2022, alors que je promettais un référendum sur l'immigration, si j'étais élu, le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, était sorti de son devoir de réserve pour annoncer qu'il interdirait l'organisation d'un référendum sur ce sujet, car il le jugeait anticonstitutionnel. Je disais donc, face à un tel déploiement de moyens et un tel cynisme, les conservateurs et les libéraux sont démunis, car ce sont leurs propres armes, le droit et l'individu, qu'on a retourné contre eux.
Il faut donc des révolutionnaires, ou plutôt des contre-révolutionnaires, qui renversent la table pour restaurer l'Occident dans ses fondamentaux, arrêter la vague irrésistible du grand remplacement, expurger les délires woke des esprits, restaurer à l'école le mérite et l'excellence, réduire les taxes et les normes et rétablir le peuple contre le gouvernement des juges, les nations contre les technocrates mondialistes, nos identités enracinées dans le tréfonds judéo-chrétien et gréco-romain de l'Occident, contre un universalisme défoyé, déraciné, qui fait le lit de l'islamisation de notre continent.
Une révolution donc, ou une contre-révolution, pour remettre l'église au milieu du village et l'Occident chez lui. Et pour faire une révolution, aurait dit Lénine, il faut des révolutionnaires. Des révolutionnaires sans état d'âme et aguerris qui refusent de céder au sentimentalisme frelaté et à l'humanisme de pacotille, qui sont l'ultime arme du système médiatique pour déconsidérer et délégitimer aux yeux des foules sentimentales que sont devenues les opinions occidentales, ceux qui se lèvent pour arrêter la catastrophe et enrayer le déclin. La dernière séquence ukrainienne n'a pas fini de faire parler et illustre parfaitement, il me semble, le tableau que je viens de vous tracer.
Le monde entier a regardé et berlué l'échange à la maison blanche entre Zelensky et Trump et le vice-président Pence. Beaucoup de bons esprits ont regretté que cette négociation si peu diplomatique fût menée devant les caméras de télévision. La bonne diplomatie doit être secrète et en tout cas discrète, nous disent nos gardiens du temple, les mêmes sans doute, qui nous donneront des leçons de démocratie et de transparence. Mais passons. Moi, je vous avoue que cette grande télévision, comme a dit Trump avec humour, d'ailleurs je note au passage que le barbare troque parfois son gourdin pour un bon mot, ce qu'aurait sans doute beaucoup apprécié Talleyrand qui en était grand spécialiste.
Mais passons. Cette grande télévision donc m'a fait plutôt regretter de ne pas avoir eu la même chance d'assister aux querelles homériques et truculentes entre De Gaulle et Churchill, Staline et Churchill ou même entre Napoléon et le Tsar ou Napoléon et Metternich. Mais, allez, passons sur mes rêves d'enfant. On nous dit donc que Trump a été brutal, grossier, qu'il a abusé de sa force, qu'il a abandonné un allié en race campagne. Plus profondément, on nous dépeint Trump comme l'homme par qui les relations internationales sont en sauvager. Avec Trump, avant Trump, nous dit-on, le monde aurait été régi par le droit et la justice et le loup buvait l'eau de la rivière côte à côte avec l'agneau.
Tandis que depuis l'avènement de Trump à la Maison Blanche, l'univers est redevenu une jungle où tous les coups sont permis. Avant Trump, les grandes puissances n'abusaient pas de leurs forces et respectaient les petites nations, alors que depuis Trump, les grands sont violents et méchants et cruels avec plus faibles qu'eux. On se moque de nous. Avant Trump, les États-Unis protégeaient généreusement leurs alliés européens en partageant uniquement leurs valeurs démocratiques, tandis que Trump, fasciné par les dictateurs et par la force, les traite avec mépris et rudesse. Oui, on se moque de nous.
On a oublié l'extraterritorialité du droit américain, les amendes exorbitantes aux grands groupes européens, les écoutes téléphoniques des leaders allemands ou français, les pressions pour acheter des avions américains, sans compter l'argent déversé par Soros et l'État américain pour alimenter les associations de défense des migrants ou de théories du genre. On a oublié, mais pas moi. On a oublié que les institutions fondées à l'issue de la Seconde Guerre mondiale l'ont été pour assurer la pérennité de l'hégémonie américaine. Aujourd'hui, Donald Trump estime, non sans raison d'ailleurs, qu'elles se sont retournées contre les intérêts américains. Ils s'en débarrassent donc.
On a surtout oublié que les Américains ont toujours abandonné leurs alliés avec brutalité quand ce n'était plus leur intérêt. Les Anglais et les Français à Suez en 1956, le Shah d'Iran en 1979, Moubarak en 2011, et moi, Français, je n'oublie pas la supplique que Paul Reynaud, président du Conseil français en mai 1940, alors que les chars de la Wehrmacht allemande cinglaient sur la France, écrivait au président Roosevelt pour le supplier d'aider la France, comme son prédécesseur, le président Wilson, avait promis à Clemenceau qu'il le ferait lors de la négociation du traité de Versailles en 1919.
A côté de Paul Reynaud, ce jour-là, se tient un homme qui n'oubliera jamais cette humiliation française. Il s'appelle Charles de Gaulle. Il ne s'agit même pas pour moi de faire le procès de l'Amérique. Je veux seulement rappeler qu'une grande puissance se comporte toujours ainsi, vis-à-vis d'un allié ou d'un adversaire plus faible. Et ce n'est pas le propre des Américains. Les Français et les Anglais, les Allemands et les Russes se sont comportés de la même façon. Vous vous souvenez ici, en Hongrie, de la brutalité avec laquelle notre Clemenceau, du haut de la victoire chèrement acquise dans les tranchées de la guerre de 1914, vous a arraché les deux tiers de votre territoire.
C'était brutal, c'était injuste, mais la France était à l'époque le vainqueur de la guerre et la Hongrie était dans le camp des perdants. C'est la loi des hommes depuis toujours. Napoléon disait Une phrase d'Emmanuel Macron m'a frappé alors qu'il venait rencontrer à Washington le président Trump. Il a dit « Je ne veux pas vivre dans un monde où c'est la loi du plus fort qui l'emporte ». Dans ce cas-là, notre cher président Macron devrait s'exiler sur la planète Mars. Elon Musk se fera un plaisir sans doute de lui préserver une place.
Il ne s'agit pas de faire l'éloge de la force pour la force, mais de bien savoir comment le monde tourne pour s'y comporter avec réalisme et mieux protéger nos peuples. Notre grand Blaise Pascal disait « Parce qu'on n'a pas pu faire que le juste soit fort, on a fait que le fort soit juste, afin que la paix soit qui est le bien commun ». Et quelques siècles plus tard, un autre de nos grands écrivains, Maurice Barès, approfondissait cette maxime. « Dans l'ordre des faits, disait-il, ce que nous appelons le droit et la justice n'existent pas. Tout au long de l'histoire, il y a la force qui se développe sans autre règle qu'elle-même.
À l'usage, on entend par action juste et glorieuse celles qui agissent dans le sens de la plus grande force du moment et qui par conséquent réussissent. Les actions injustes sont celles qui agissent dans le sens opposé. » L'Europe a cru échapper à cette loi des reins. Le grand lecteur de Pascal, qui est le philosophe Pierre Manant, a résumé l'autre jour dans Le Figaro l'illusion dans laquelle ont vécu les Européens depuis 1945 et surtout depuis 1990 après la chute du mur de Berlin et l'effondrement de l'URSS. Il a écrit « La construction européenne a cru vivre selon la justice en oubliant la force ». Voilà pourquoi je considère que l'avènement du président Trump est une chance pour l'Europe.
D'abord en dessillant les yeux des Européens sur le sens de la protection américaine. Ils poussent leurs dirigeants à comprendre qu'on ne se défend bien que par soi-même. Le général de Gaulle le disait « La défense ne peut être que nationale ». Et ça tombe bien, nous sommes revenus en vérité aux questions qu'on se posait déjà en 1962. À cette époque-là, cette année-là, le général de Gaulle offrait au chancelier allemand Adenauer, l'amitié de la France et sa protection, celle de son armée et surtout de sa puissance atomique en devenir. Le vieux chancelier francophile accepta la main tendue.
Mais les parlementaires allemands, manipulés en sous-main par Jean Monnet, le père de l'Europe, et les services américains et britanniques, adoptèrent un préambule à ce traité franco-allemand pour rappeler la prééminence de l'OTAN et de la protection américaine sur l'alliance avec la France. 60 ans plus tard, près de 70 ans plus tard, « Tout le monde est gaulliste ! » rigolait il y a peu un ministre hollandais. Les Allemands, sont-ils vraiment prêts eux aussi à donner raison aux visionnaires chefs de l'État français ? Qu'on ne nous parle pas de défense européenne, utopie européiste en dehors de ce schéma. L'Europe, je le répète, ne se défendra qu'à partir de ses armées nationales.
Les Allemands et les Européens, sont-ils prêts à acheter des Rafales au lieu des F-35 ? Sont-ils prêts à faire des chars et des drones avec les Français ? L'industrie allemande peut d'ailleurs trouver là l'occasion inespérée de se relancer. Les dirigeants allemands saisiront-ils cette chance historique ? Par ailleurs, on peut espérer que l'action de Trump en Ukraine amènera vite la paix dans cette région. Je dis depuis le début de ce conflit qu'il n'a pas lieu d'être. Qu'on pouvait comprendre et qu'on peut comprendre le rêve national de l'Ukraine. Mais qu'on ne peut pas ignorer que dans l'histoire russe, tous les envahisseurs sont passés depuis des siècles par l'Ukraine.
Charles XII, Napoléon, Hitler. Un statut de neutralité à la finlandaise ou à l'autrichienne n'est pas infamant et il n'a jamais été transgressé par les Russes, même lorsqu'ils étaient dirigés par le tyran communiste Joseph Staline. La fin de la guerre à l'Est, inéluctable en dépit des manœuvres stupides de retardement des dirigeants européens, va enfin, je l'espère, et le réclame depuis des années, ramener les Européens et en particulier les Français vers la vraie menace existentielle qui est en train de faire disparaître les peuples européens sous une vague migratoire inédite dans l'histoire du continent par sa quantité et sa rapidité. Je ne le répéterai jamais assez.
Le grand remplacement de notre civilisation judéo-chrétienne par la civilisation arabo-musulmane est le danger mortel qui nous menace, nous, Européens, bien davantage que les chars russes et les drones de Poutine. Qu'on me comprenne bien, je ne suis ni poutinien, ni trumpien, ni anti-Poutine, ni anti-Trump, ni pro-ni anti-Zelensky. Je suis pro-français. Je suis atterré par le déclassement français. Ce déclassement touche tous les secteurs industriels, économiques, financiers, sécuritaires, intellectuels. Notre dette a dépassé les 3 000 milliards d'euros. Notre déficit budgétaire est de 160 milliards d'euros.
Nos déficits annuels de la balance commerciale flirtent avec les 100 milliards d'euros. Notre territoire est colonisé par des populations étrangères qui refusent de s'assimiler à nos mœurs des bandes de trafiquants de drogue armés et violentes servent de milice à ces quartiers où règne l'alliance de la Kalachnikov et du Coran. Et même les vendeurs à la sauvette africain au pied de la tour Eiffel chassent les policiers à coups de pierre. Notre justice est pleine de mensuétude pour les voyous maghrébins et africains et impitoyable pour les policiers qui tentent de nous défendre contre eux.
Des pays comme l'Algérie mais aussi le Mali refusent de reprendre leurs clandestins et nous insultent quand nous insistons. La vérité dans cette affaire ukrainienne est que nous n'avons pas la main. Pour faire une guerre de haute intensité comme on dit aujourd'hui il faut dépenser des centaines de milliards d'euros que nous n'avons pas. Emmanuel Macron dans ses conditions fait ce qu'il fait de mieux il fait semblant il surjoue le rôle de la France. Mais le général de Gaulle avant de déployer dans le monde la parole de la France a d'abord redressé notre pays ses finances son économie son industrie son armée.
C'est à cette tâche que nous devons nous atteler c'est cela notre guerre et pas un hypothétique affrontement avec la Russie. Poutine Poutine s'est moqué de Macron en le comparant à Napoléon qui avait mal fini sa campagne de Russie mais c'était encore un éloge car à l'époque de Napoléon la France était la puissance hégémonique en Europe continentale. il faut d'abord le redevenir et nous en sommes fort loin. Il y a urgence urgence à agir vite et de manière radicale. C'est en cela que la victoire de Trump aux Etats-Unis est un ultime espoir pour la France et tous les peuples européens. Ce fut une victoire nette sans concession à ce qu'on appelle en France la dédiabolisation.
Trump ne s'est jamais soumis à l'idéologie des médias et a annoncé ce qu'il ferait sans se dissimuler. Dans la longue histoire de l'Occident depuis le Moyen-Âge à chaque fois qu'un phénomène politique idéologique mais aussi artistique ou économique émerge en Occident il se répand aussitôt comme une traînée de poudre partout ailleurs. C'est même sans doute la meilleure preuve que nous appartenons à la même civilisation. On pourrait évoquer l'invention de l'état-nation en France et en Angleterre ou le style gothique des cathédrales en France ou la lettre de change bancaire en Italie.
Les Hongrois connaissent d'ailleurs parfaitement ce phénomène puisqu'à partir du moment où ils se sont convertis au christianisme leur peuple est entré dans la famille des peuples européens et a vécu au même rythme que les autres. Plus récemment on a vu le mouvement de protestation des années 60 né à Berkeley en Californie toucher toutes les jeunesses occidentales où à la fin des années 70 le tachérisme s'imposait dans tous les pays d'Europe y compris par-delà le rideau de fer dès que celui-ci s'effondra.
Il faut reconnaître même si cela froisse ma susceptibilité de français que tous les grands mouvements révolutionnaires depuis le 18ème siècle sont partis des pays anglo-saxons Angleterre et surtout Etats-Unis. C'est pourquoi la victoire de Trump me réjouit non par servilité à son égard ou pour surfer sur la vague comme j'entends beaucoup en France ce serait minable et bête. Mais je vois les choses telles qu'elles sont.
La victoire de Trump en Amérique cela signifie que la lutte est enfin engagée contre le totalitarisme woke contre les stupidités de la théorie du genre contre les crimes du délire transgenre pour le retour de la méritocratie dans les écoles les universités et les entreprises cela signifie aussi que la lutte est engagée contre une immigration qui est enfin regardée pour ce qu'elle est une invasion et une contre-colonisation c'est enfin le combat engagé contre la bureaucratie à Washington qu'on peut et doit mener à Bruxelles contre une oligarchie technocratique et judiciaire qui confisque le pouvoir et qui au nom de la démocratie la dénature lui impose la tyrannie des minorités qu'elles soient ethniques ou sexuelles.
l'état de droit ne doit plus servir de paravent au pouvoir abusif d'une oligarchie technocratique et judiciaire qui dans le but au départ louable de protéger l'individu et ses libertés a fini par saper tout pouvoir à l'état et l'a rendu impuissant à protéger cet individu contre les prédateurs violents qui pillent et saccagent nos contrées.
Il y a longtemps que la Hongrie a sonné l'alarme Votre histoire a fait de vous un laboratoire de tous les mots qui nous accablent Vous avez été à la fois soumis au totalitarisme communiste à la tyrannie islamique et à l'absurdité de l'homme sans qualité viennois Depuis des années vous nous avertissez en fin Désormais votre message sera relayé amplifié décuplé à Washington et bientôt je l'espère à Bruxelles et à Paris Je vous remercie
Éric Zemmour