Glucksmann peut-il "plier" Mélenchon ?
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Une de nos quotidiens régionaux et on parle du G7 puisque la France accueille aujourd'hui le sommet du G7 dans un contexte de tension internationale, on le disait. Oui, un sommet du G7 organisé à Evian sur les rives du lac Léman jusqu'à mercredi et qui s'annonce crucial. Alors il sera forcément à question de l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran que Donald Trump annonce finalisé qui devrait être officialisé vendredi.
Les chefs d'Etat, Emmanuel Macron en tête, vont aussi essayer de réduire la fracture qui existe avec le président américain sur le règlement de la guerre en Ukraine alors que les frappes russes sont toujours aussi massives sur le territoire ukrainien. Et puis parmi les autres sujets qui vont être évoqués lors de ce G7, le déséquilibre commercial avec la Chine et puis la régulation des géants du numérique. Ce dernier sujet, il n'est pas beaucoup apprécié par Donald Trump donc ça s'annonce un peu tendu. Et vous le disiez, la ville d'Evian, Alex, qui va donc être le centre du monde durant trois jours. Une ville placée sous haute sécurité. On va aller en Haute-Savoie retrouver Julien Estrangin.
Bonjour, merci d'être avec nous Julien, directeur des éditions du Dauphiné libéré de Savoie et de Haute-Savoie. On imagine, la ville est en ébullition. Julien, comment elle se prépare ? Comment s'est préparée Evian à cet événement hors normes ?
Vous l'évoquiez, oui, c'est vraiment hors normes. C'est le terme pour cette petite ville thermale des bords du Léman. D'ailleurs, c'est la deuxième fois qu'elle accueille un G7. La fois d'avance, c'était un G8. Et les chiffres de la sécurité donnent absolument le vertige. Il y aura 7000 policiers, 6000 gendarmes, 900 militaires, 830 personnels aux frontières, 800 tapeurs-pompiers, des services médicaux, des magistrats, l'armée avec des hélicos, des chasseurs, des drones, des postes de commandement. Évidemment, l'ensemble des véhicules qui servent d'appui à tout ce monde. Et vous imaginez aisément combien ce dispositif est impressionnant.
Ça fait des mois qu'il se prépare, qu'il s'installe pour ce sommet qui va durer trois jours. C'est un sommet qui débute, vous le disiez, aujourd'hui. En fin d'après-midi, il y aura d'abord des rencontres plénières et puis des rencontres bilatérales. L'accueil officiel des chefs de délégation, c'est ce soir à 19h par le président de la République, qui d'ailleurs est déjà sur place à Evian. Et puis le sommet dure jusqu'à mercredi, conférence de presse finale, après-demain donc à 15h.
Et de l'autre côté du lac Léman, Julien, comment ça se passe ?
Alors de l'autre côté du lac Léman, en Suisse, on s'agacait beaucoup jusqu'à hier des conséquences de ce sommet. Car évidemment, comme Evian est inaccessible à toute manif, les opposants au G7 avaient décidé de se rabattre sur Genève, comme ils l'avaient fait d'ailleurs en 2003. Et là, les violences avaient été extrêmement importantes. Alors depuis plusieurs jours, les politiques suisses étaient très remontées. Et en gros, ils accusaient la France de laisser la Suisse se débrouiller avec les éventuels débordements. Le président de la Confédération, Guy Parmelin, avait même écrit à Emmanuel Macron pour lui faire part de son inquiétude la semaine dernière. Alors hier, la manif a bien eu lieu.
Il y a eu quelques violences, quelques débordements en fin de cortège. Mais finalement, c'est resté assez limité. Peut-être d'ailleurs grâce à l'énorme mobilisation préventive des Suisses qui avaient aussi déployé des moyens extrêmement costauds, des officiers anti-émeutes, des canons à eau, etc. Alors on va voir comment vont se dérouler les trois jours du sommet. Mais sur le plan de débordement, il semble que le plus dur est passé. En revanche, il reste d'énormes perturbations du quotidien. Parce que vous savez qu'il y a plus de 150 000 travailleurs français qui passent la frontière chaque jour pour aller travailler à Genève et dans les cantons voisins.
Et comme la majorité des postes de douane sont fermés cette semaine, on s'attend encore à pas mal de perturbations, ne serait-ce que sur le plan pratique et sur le plan des déplacements.
Merci Julien. G7 à Evion, le monde les regarde. C'est la une de votre journal ce matin. Merci Julien Estrangien d'avoir été avec nous depuis la Haute-Savoie. Alors, c'est le stress pour les élèves de Terminal. On a connu ça. Début des épreuves écrites du bac comme le veut la tradition. On commence par la philo. Oui, plus de 500 000 élèves de Terminal planchent aujourd'hui sur les différents sujets de l'épreuve de philosophie qui leur sont proposés. Et pour l'occasion, le journal La Voix du Nord a interrogé plusieurs personnalités connues du grand public sur leurs souvenirs de ce fameux bac philo.
Alors, d'abord, l'écrivain à succès, Franck Thillé, a vécu cette épreuve, je cite, comme un mauvais moment à passer. D'ailleurs, 35 ans après, il se souvient encore du sujet qu'il avait choisi. C'était la question suivante. L'expérience instruit-elle ? Et puis, il se souvient aussi d'avoir attendu les résultats sur son mini-tel qui moulinait à l'époque. Ça devait être dans les années 90. Finalement, il a eu 14. C'est pas si mal. Et puis, l'acteur Marc Rizot, qu'on a pu voir notamment dans le film Un petit truc en plus, se souvient être, lui, resté un peu sec devant sa copie. Il le dit. Je n'avais rien à écrire. J'avais cité Emmanuel Kant sur la liberté.
Et puis, j'ai aussi cité l'ours balou du livre de la jungle. Résultat 12. C'est pas si mal. Quand on mélange Kant et Balou, c'est pas mal. Voilà, c'est pas mal. Et puis, enfin, on monte dans les notes. L'ex-Miss France FJ l'a eu 19 à son bac philo après avoir planché sur cette citation de Thomas Hobbes. L'homme est un loup pour l'homme. Et elle a même lu sa copie lors d'un repas de famille pour épater ses parents tellement elle était fière de sa note. Alors, attendez, puisque du coup, on va voir les sujets du bac d'aujourd'hui. Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ? Oui. C'est une vaste question. Vous aurez 4 heures après pour plancher, Alex.
Dans le journal Est Républicain, il est question d'un autre type d'épreuve un peu plus physique. Oui, Ariane, est-ce que vous avez déjà couru 100 km la nuit en forêt avec une gourde, une lampe torche et un sac à dos ? Non, non, non. Non, mais vous allez peut-être vous y mettre parce que c'est très à la mode en ce moment en France. De plus en plus de Français deviennent adeptes des courses d'ultra-endurance. Un exemple, l'Ultra Trail de Nancy, en 5 ans, est passé de 700 participants à 2400 coureurs. C'est un exemple qui est pris par le journal L'Est Républicain qui se pose cette question. Mais après quoi courent-ils tous ces Français adeptes d'ultra-endurance ?
Eh bien, Leslie, passionnée de ce genre de courses, témoigne, je la cite, « Moi, c'est la découverte de nouveaux territoires. C'est une façon de voyager autrement que, par exemple, en faisant du shopping. Elle avoue aussi que c'est une façon de tester ses limites physiques pour toujours aller plus loin. Mais selon la sociologue Marie Chirère, qui est interrogée dans cette enquête de l'Est Républicain, eh bien, ce genre de distance participe de la valorisation de soi et de la construction identitaire. Ça donne un boost d'ego, mais ça comporte aussi des dérives car on peut être pris dans l'engrenage du toujours plus, voilà, toujours courir plus longtemps.
Et on continue à parler d'endurance, mais automobile ? Oui, à la une du journal Le Mène Libre, le résultat de la 94e édition des 24 heures du Mans. 24 heures de course, mais avec une course qui, au final, s'est jouée à quelques secondes, une course à suspense. Au final, c'est Toyota qui l'emporte avec 10 secondes d'avance sur BMW. Et puis, la Cadillac du français et manceau, Sébastien Bourdet a, elle, abandonné après une panne dimanche au petit matin. On parle de foot et de l'entrée en liste des Bleus. Oui, c'est demain soir, 21h, France-Sénégal, avec un premier match des Bleus qui s'annonce très compliqué contre les Sénégalais qui sont champions d'Afrique.
Alors, c'est toujours la même question. Quel endroit choisir pour voir le match des Bleus et passer un bon moment ? Pour tous ceux qui seront demain soir dans la métropole lilloise, le journal Nord-Éclair donne quelques bonnes adresses pour suivre le match des Bleus sur écran géant. Et Alex, comme à chaque édition du Mondial de foot, les collectionneurs et supporters se ruent sur les célèbres vignettes Panini, des stickers dont la popularité traverse les générations depuis 50 ans à Bordeaux. Certains poids de vente sont déjà en rupture de stock. On regarde ce reportage de TV7. Il est signé Océane-Archambault. Ils sont un incontournable de la Coupe du Monde.
Les stickers Panini à l'effigie des joueurs de football.
C'est bien ça, que tout le monde s'arrache.
Mais cette année, ces cartes à collectionner sont particulièrement convoitées. Ce gérant d'un bureau de tabac a vendu près de 500 paquets en à peine deux semaines, soit plus de 3 000 stickers.
Sincèrement, on n'a jamais vu ça. On nous en demande je ne sais pas combien de fois par jour.
Une chasse à l'autocollant Panini largement relayée sur les réseaux sociaux. Je me suis fait influencer, j'ai été tout acheter. Il y a plein de paquets à oreille. À laquelle Baptiste n'a pas su résister.
J'ai complété 65% de l'album, donc j'en ai récolté 635. Et il m'en manque encore 345.
Et pour trouver les 980 stickers à collectionner, ce professeur de PS de 24 ans échange les autocollants qu'il reçoit en double.
Par exemple, avec un copain l'autre jour, on en a fait une 70, 70 chacun. Là, j'ai un contact qui me permet d'en avoir 50 de plus. Donc en fait, ça permet de vraiment remplir l'album hyper rapidement. Alors que si on achète juste un sticker, enfin plein de paquets, on a la moitié de double facilement. Donc ce n'est pas assez rentable.
Et si Baptiste compte bien garder très précieusement son album Panini, certains collectionneurs ne cachent pas leur volonté de revendre, à l'avenir, leur album au prix fort. Et place au débat. Glucksmann peut-il plier Mélenchon ? Et samedi à Aubervilliers, Raphaël Luxman réunissait ses troupes pour son premier meeting. Un meeting de non-candidats. Tarde-t-il trop à entrer dans la campagne ? Peut-il incarner le rassemblement de la gauche et plier Jean-Luc Mélenchon comme il l'ambitionne pour en parler ? Nous sommes avec Yves Tréard. Bonjour Yves. Bonjour Aurélien. Bonjour à tous. Merci d'être avec nous, directeur adjoint de la rédaction du Figaro. Bonjour Pablo Piovivien. Bonjour.
Merci également d'être avec nous, rédacteur en chef de la revue Regards. Et bonjour Lucie Alexandre. Merci d'être là. Journaliste politique à Libération, une semaine après la démonstration de force de Jean-Luc Mélenchon à Saint-Denis, Lucie Alexandre. Est-ce que Raphaël Glucksmann, on peut dire qu'il a réussi son meeting ?
En tout cas, il n'a pas raté la marche. Et on a une impression que ça joue. C'est-à-dire que ça aurait pu être un échec et tout aurait pu s'arrêter pour lui, on va dire, dès aujourd'hui, si le meeting n'avait pas fonctionné. Là, il y avait du monde, il y avait de la ferveur. Il a fait un bon discours, qui était bien écrit. Je ne sais pas exactement qui l'a aidé à l'écrire, mais c'était intéressant. Ça lui a permis de développer sa pensée politique. Aussi, d'envoyer un certain nombre de signaux à gauche, qui était un objectif assez important au moment où il doit essayer de rallier le PS derrière lui.
Donc, il y a tout un tas de choses qu'il a réussi à faire durant ce meeting, qui fait que là, les choses continuent de s'ouvrir pour lui. Après, on va voir la suite.
Vous étiez sur place, vous. Quelle était l'ambiance ? Quel était l'état d'esprit ? Quels étaient les attentes des personnes sur place ?
Alors, disons que, déjà, ce qui nous a beaucoup surpris, c'est que toute la semaine, ces équipes ont laissé transparaître un peu une crainte qu'il n'y ait pas assez de monde. Les Insoumis faisaient monter la pression en disant, voilà, il n'y aura personne. La comparaison va être difficile avec Jean-Luc Mélenchon. Ce n'était pas du tout le même enjeu parce que, lui, la jauge de sa salle était à 2500 personnes, comparé aux 26 000 personnes selon les organisateurs Insoumis qui étaient à Saint-Denis. Et, en fait, la salle était pleine. Eux, ils disent qu'il y avait 4000 personnes. En tout cas, c'était plein à craquer. On avait du mal à... Et la salle l'a porté.
C'est-à-dire qu'on a senti qu'il n'avait pas beaucoup d'efforts à faire dans son discours pour qu'il se passe quelque chose parce que la salle le portait. Et donc, c'était une salle acquise et qui était en demande de le voir lancer quelque chose. Et, d'ailleurs, son discours, il était beaucoup conjugué au futur. C'est-à-dire que c'était vraiment un discours de candidat.
Alors, c'est un discours de candidat sauf qu'il n'est pas candidat. Pour le moment, Raphaël Luxemann, Pablo, est-ce qu'il... Trois mois pour se lancer, c'est ce qu'il a dit. Il se donne trois mois pour se lancer. Est-ce que c'est une erreur ?
Je ne sais pas trop si c'est une erreur. En tout cas, il va rentrer très tard en campagne. Mais enfin, bon, ce n'est pas le seul. Il paraît qu'il y a François Hollande qui se tâte aussi pour rentrer. Mais lui, ce serait plutôt au mois de décembre ou au mois de janvier prochain. Donc, on voit qu'il y en a beaucoup dans ce camp social-démocrate au sens large qui se disent plus je pars tard, mieux je me porte. Juste un point d'abord sur les meetings parce que je vois les comparaisons. Ça vient d'être fait par Lucie avec Jean-Luc Mélenchon la semaine dernière. En vrai, les meetings, le nombre de gens dans les meetings, ça ne veut hélas pas dire grand-chose.
Quand vous prenez, je ne sais pas moi, si vous prenez 81, par exemple, 1981, la campagne de 1981, vous aviez Georges Marchais qui remplissait le vélo de Rome, c'était le candidat du Parti communiste, qui faisait des grandes marches avec des centaines de milliers de gens, des jeunes, etc. Et François Mitterrand qui faisait des meetings beaucoup plus confidentiels. À la fin, qui a plié le game ? C'est François Mitterrand qui a fait 25% et Georges Marchais qui pourtant était porté par une ferveur dans les meetings et qui a fait 15%.
Ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, quand on compare la France Insoumise avec Raphaël Glucksmann, Raphaël Glucksmann, c'est une micro-organisation qui s'appelle Place Publique avec les moyens d'une micro-organisation alors que la France Insoumise, eux, ils sont beaucoup plus avancés en termes à la fois de projets et programmatiques mais aussi en termes organisationnels. Mais on reviendra sur le fond de ce qu'a proposé Raphaël Glucksmann parce que c'est ça le plus important. En fait, il a développé ce qu'il a proposé dans son livre, c'est-à-dire, en gros, Raphaël Glucksmann, l'européiste, Raphaël Glucksmann, l'européen, à Raphaël Glucksmann, le patriote. Il a remplacé dans son...
En fait, par rapport à son discours de 2024 aux européennes, il a remplacé Europe par France et puis il a fait à peu près le même discours.
On va venir sur le fond et sur les thèmes développés, Yves, mais à quoi ça sert et est-ce que ça le sert, politiquement, d'attendre autant de temps pour déclarer officiellement sa candidature ou est-ce qu'au contraire, ça laisse le poison du doute s'insinuer ?
Non, moi, je pense qu'il a tort. Je pense qu'il aurait fallu qu'il se déclare très vite. En plus, il en a évidemment l'envie et il a vraiment l'ambition d'occuper cet espace-là, cet espace politique. Donc, je ne comprends pas, je ne comprends pas pourquoi il ne prend pas de vitesse ses concurrents en direct que vont être effectivement François Hollande, parce que François Hollande va y aller, si ça, il va y aller parce qu'il y a une telle faiblesse. Pour vous, il n'y a pas de doute. Face à lui, il y a une telle faiblesse. Et François Hollande, il a toute une stratégie que n'a pas Glucksmann. Glucksmann, il hésite, il est trop hésitant, à mon avis.
Alors, certes, il peut avoir un discours construit, il peut avoir un discours tel qu'il l'a déroulé samedi dernier. Moi, je pense qu'il ne fait pas beaucoup le poids face à Jean-Luc Mélenchon parce que Jean-Luc Mélenchon, c'est, alors lui, une machine de guerre, me semble-t-il. C'est incroyable, la stratégie de Jean-Luc Mélenchon, comme c'est une stratégie bien huilée et qui, à mon avis, peut être extrêmement séduisante pour un électorat de gauche, y compris au-delà de la France insoumise et d'un électorat, entre guillemets, qui pourrait être un peu radicalisé.
Et là, il est en train, justement, d'essayer de profiter de l'hésitation de ses concurrents au centre-gauche, je dirais, pour aller chercher cet électorat-là. Donc, Glucksmann, Raphaël Glucksmann, à mon avis, tarde trop et devrait se manifester bien avant l'été, enfin, avant l'été, maintenant, il n'y a plus que quelques jours, mais il aurait dû le faire depuis longtemps, à mon avis, pour essayer d'occuper le terrain et aussi de créer une dynamique parce qu'une présidentielle, c'est une dynamique. Est-ce que Raphaël Glucksmann a la dynamique actuellement ? Je n'ai pas l'impression que cette dynamique existe.
Oui, mais il veut être le candidat social-démocrate et le problème, c'est qu'aujourd'hui, s'il se déclare, il ne peut qu'être le candidat place publique et je pense que ça ne lui suffit pas d'être le candidat place publique. Il veut directement avoir la validation du Parti Socialiste. Après, il y a une deuxième chose, il a une femme aussi, il a une femme qui est présentatrice du 20h. Ça, ce n'est pas négligeable. Le jour où il se présente, elle ne peut plus présenter le 20h. C'est ce qu'il explique les trois mois ? Ça peut en faire partie. C'est tout à fait compris. Attendez, ça ne regarde pas les électeurs. Quand on fait de la politique, on fait de la politique. Mais ça le regarde lui.
Oui, ça, lui, ça. D'accord, mais le problème, c'est que ce sont les électeurs qui l'attendent. Et ce que je crains, moi, c'est qu'il s'use dans cette posture-là et que s'il s'était présenté ou s'il se présentait maintenant, eh bien, sincèrement, il écarterait énormément de concurrents, notamment au Parti Socialiste, où ils ne savent pas du tout, où ils ne savent plus du tout où ils en sont. Et il serait aussi, du coup, à mon avis, une épine dans le pied quand même de François Hollande.
Alors, vous parliez de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, du Rassemblement National. Dans son meeting, Raphaël Guzman s'est posé en adversaire des deux extrêmes. On écoute.
Le RN n'a pas encore triomphé. Les Français ne choisiront pas cinq années de plus de macronisme. Et nous, nous allons nous rassembler pour gagner en 2027. Ils ne veulent pas non plus, j'en suis convaincu, ils ne veulent pas non plus de Jean-Luc Mélenchon à l'Élysée. À notre gauche, celles qui rassemblent au lieu de brutaliser, celles qui réparent au lieu de casser, c'est donc à notre gauche de proposer une alternative crédible pour empêcher Bardella et Le Pen de prendre le pouvoir.
Il se pose comme adversaire des deux extrêmes, Lucie Alexandre. Est-ce qu'il est en capacité d'incarner ce rôle de rassemblement et de se poser électoralement en adversaire de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon ?
Pour rebondir à ce qu'on disait précédemment, là, son principal enjeu, effectivement, c'est de rallier le Parti Socialiste et de les convaincre qu'il peut être le candidat, justement, de ce qu'on a appelé la gauche non-mélenchoniste parce que, pour l'instant, on ne sait pas vraiment la définir puisque ce camp est très éparpillé. Et c'est pour ça, en fait, moi, je pense qu'il est déjà candidat.
C'est juste une question de nomenclature, tout ça, mais en fait, c'était un discours de candidat qu'il a fait et là, quand il dit je me donne trois mois, en fait, il se donne trois mois pour convaincre les socialistes mais là, ce qu'il a réussi à faire pendant ce meeting, il me semble, c'est leur démontrer que, finalement, il n'avait pas besoin d'eux pour faire un lancement de campagne qui ressemblait à quelque chose.
Après, il a besoin d'eux, évidemment, pour des raisons financières parce qu'effectivement, il a une toute petite structure qui n'a pas énormément d'argent, aussi pour des raisons organes nationales, c'est-à-dire des relais, d'élus locaux partout dans le pays, des militants, une structure et aussi pour donner le sentiment de rassembler un camp et après, il y a une deuxième étape qui est les écologistes avec qui c'est beaucoup plus compliqué parce qu'ils s'entendent très mal avec la direction du parti écologiste et je ne parle même pas des anciens insoumis François Ruffin, Clémentine Autain parce que ça, c'est des interlocuteurs avec qui il y a assez peu de dialogue mais du coup, finalement, voilà, là, c'est aussi un coup de pression qui met aux socialistes.
Là, ils vont attendre de voir ce qui se passe dans les sondages. Ce n'est pas exclu que les choses s'accélèrent avant l'été finalement si là, dans les jours qui viennent après son meeting, les négociations avec l'EPS s'accélèrent et si les choses sont bloquées, il peut aussi décider d'y aller sans eux ce qui est une façon de leur mettre la pression. Donc finalement, en fait, les choses ne sont pas jouées. Moi, j'ai l'impression que le message qu'il envoie avec ce meeting, c'est en tout cas, moi, j'y vais. Nos négociations se poursuivent pour des raisons diplomatiques et pour ne pas brusquer les choses.
Il leur dit pour l'instant, je ne me déclare pas candidat, je veux que ça apparaisse comme quelque chose qu'on gère entre nous diplomatiquement, mais quand même, je commence un peu à vous mettre la pression. Et d'ailleurs,
il s'est adressé au Parti socialiste et au militant socialiste, Raphaël Glucksmann, dans ce meeting, on va l'écouter.
Et mes amis, je suis fier, fier d'appartenir à cette gauche démocratique et républicaine, fier d'avoir fait campagne avec mes amis socialistes par deux fois aux élections. Je suis fier, fier de l'espoir que nous avons levé en 2024 et sur lequel nous devons ensemble bâtir la suite. Je sais, je sais ce que je dois aux militantes et aux militants du Parti socialiste.
Est-ce que ce meeting, finalement, Pablo, c'était aussi son grand oral pour convaincre le Parti socialiste de faire de lui son candidat ?
C'est marrant que vous ayez choisi cet extrait parce qu'effectivement, là, il s'adresse directement aux militants socialistes mais pendant tout le discours, il a essayé de s'adresser globalement à tout ce qui était la gauche dans sa diversité, la gauche sociale-démocrate. C'est-à-dire, effectivement, les socialistes mais dans leur diversité à qui il a rendu hommage à cette diversité, aux syndicalistes, aux mouvements associatifs. En fait, il se veut le point de convergence non pas que des socialistes, il ne veut pas être le candidat que des socialistes, il veut être le candidat de tout un camp, de tout un arrêt aux pages, on va dire, de dynamique pour pouvoir contrer Jean-Luc Mélenchon.
Il sait très bien que s'il y va juste avec les socialistes, ça ne va peut-être pas aller très très loin. On se rappelle de la candidature de Anne Hidalgo en 2022 qui, elle, était partie avec le Parti socialiste. C'était, elle, sa présentation lorsqu'elle s'est lancée en campagne, elle est partie avec l'équipe des maires, donc à la réunie des maires socialistes, maires M-A-I-R-E-S, bien sûr, et elle a fait une proposition sur cette base-là. Bon, à la fin, ça a fait 1,75%. C'est-à-dire que juste recroqueviller sur le socialisme, sur le Parti socialiste, ça ne marche pas. Donc moi, j'ai l'impression que Raphaël Gluchman, il essaye d'ouvrir un peu ça.
Mais pourquoi, malgré son beau score aux européennes, il a fait un score à deux chiffres en menant la liste PS place publique, pourquoi il n'arrive pas à convaincre le PS de l'évidence de sa candidature et de mener campagne pour eux une troisième fois ?
C'est compliqué. Yannick Jadot, il avait fait un très beau score aussi aux européennes et puis, bon, on a vu ce que ça donnait après. Le problème, c'est de réunir ce camp de gauche qui ne verse pas, je dirais, dans les excès de Jean-Luc Mélenchon, sauf que Jean-Luc Mélenchon a une parole beaucoup plus forte et qu'au bout du compte, au bout du compte, c'est lui qui remporte à chaque fois la mise parce que c'est une vraie gauche. Alors qu'en plus, Raphaël Guzman, compte tenu de son passé, il peut être suspect pour beaucoup d'électeurs de gauche parce qu'il ne faut pas l'oublier, il a commencé à droite, il a soutenu Nicolas Sarkozy en 2007.
Donc, c'est quelqu'un dont la force politique est encore fragile. C'est plus un intellectuel qu'un animal politique aussi. Et ça, ça se voit. ça se voit justement par ses hésitations, par... Il est trop gentil, je dirais, c'est Raphaël Guzman. C'est pas un tueur. C'est pas un tueur. Aurore Laluc, qui est députée européenne, l'a dit pendant son discours juste avant celui de Raphaël Guzman, elle a dit, à la fin, c'est les gentils qui gagnent. C'est-à-dire qu'elle se considère elle-même, enfin, il se considère à place publique comme les gentils.
Pour revenir sur l'opposition de Jean-Luc Mélenchon Raphaël Guzman, évidemment, en fait, la question de savoir aujourd'hui qu'est-ce que c'est que le peuple de gauche et plus largement où est-ce qu'en est la France, prendre le pouls de la France, est-ce que la France et le peuple de gauche a envie de tout renverser avec Jean-Luc Mélenchon et de faire un reset et de dire on passe à autre chose, etc. ou est-ce qu'elle a envie en gros de plus de prolongement, de continuité dans le système tel qu'il fonctionne aujourd'hui avec des ajustements parce que Raphaël Guzman propose des ajustements et des ajustements d'envergure sur la question écologique, sur la question sociale, etc.
Mais il propose des ajustements. Là où Jean-Luc Mélenchon il dit on prend la table on la retourne. Voilà, ces deux propositions qui sont faites à la gauche et plus largement à la France, on va voir à la fin laquelle des deux propositions va l'emporter.
Est-ce que Raphaël Guzman il peut incarner le vote des électeurs de gauche, il peut incarner le vote utile ou est-ce que Lucie Alexandre aujourd'hui les électeurs ils sont plutôt à se dire notre meilleure chance d'être au second tour c'est Jean-Luc Mélenchon ?
Ça va être tout l'enjeu un peu de leur compétition dans laquelle pour l'instant on les met tous les deux mais c'est pas exclu qu'il y ait d'autres personnalités parce que justement là le match démarre on ne sait pas si Marine Tondelier enfin Marine Tondelier pourrait être candidate.
François Ruffin n'est pas testé dans les sondages mais a priori lui aussi il a dit qu'il irait jusqu'au bout en tout cas pour l'instant et Fabien Roussel peut aussi être candidat donc en fait tout ça démarre mais c'est sûr que la bataille qui se joue à gauche aujourd'hui c'est celle du vote utile parce que en fait ce qui ressort de la volonté du peuple de gauche ces dernières années c'est surtout l'envie de gagner à nouveau et au minimum d'être au second tour parce que ça fait quand même plusieurs fois qu'ils n'y sont pas.
Et pour eux Raphaël Luxemann peut les faire gagner peu les amis au second tour ?
En fait là ce qu'ont réussi à faire les Insoumis il y a une semaine avec leur lancement de campagne à Saint-Denis c'est de marteler cette idée qu'avec Jean-Luc Mélenchon ils pouvaient gagner et en fait ça ce qui est assez magique c'est que ça permet de faire oublier aussi toutes les problématiques de sa candidature c'est-à-dire en fait les accusations d'antisémitisme la diabolisation de ces derniers mois les accusations d'autoritarisme les purges tout ça peut un peu disparaître magiquement et rallier des gens qui avaient dit à gauche plus jamais Jean-Luc Mélenchon avec la promesse enfin contre la promesse finalement d'accéder au second tour et potentiellement de gagner le problème qu'il a Jean-Luc Mélenchon c'est la question du second tour dont les Insoumis ne veulent pas parler c'est la question qui les énerve à laquelle il réplique il faut déjà aller au second tour pour ensuite les espérer le gagner mais en fait cette question-là elle est importante dans un contexte où en tout cas il y a assez peu même si Jean-Luc Mélenchon dit parfois le RN ne sera pas au second tour ça paraît assez aberrant de dire ça au regard de la progression de ces dernières années et des derniers résultats électoraux qui sont assez récents 2024 les municipales et du coup cette question-là du second tour où à l'instant T pour l'instant à ce moment-là de la campagne Jean-Luc Mélenchon n'apparaît pas en capacité de gagner face au RN et donc tout l'enjeu de Luxman ça va être de dire ben venez avec moi ne votez pas pour Jean-Luc Mélenchon votez plutôt pour moi parce que moi face au RN je pourrais gagner et comment Raphaël Gustman il a quand même il y a un problème dans cet espace dit social-démocrate pour faire vite c'est que tout dépend aussi du candidat qui va se présenter dans le bloc central ou pour le bloc central qui est mal défini aussi lui d'ailleurs parce que je ne crois pas que face aux deux extrêmes qui aujourd'hui ont le vent en poupe qui ont la dynamique l'un comme l'autre même s'ils ne sont pas au même niveau dans les études d'opinion et puis ça dépendra beaucoup au RN à mon avis en fonction du candidat qui va être retenu le 7 juillet je ne crois pas qu'il y ait la place au milieu pour deux voire trois candidats je ne crois absolument pas ça je pense que ça va se jouer de façon très serrée et que les deux extrêmes risquent de tuer le match s'il y a plein enfin s'il y a plein de candidats au milieu
Est-ce que le bloc central il a plutôt intérêt à ce que ce soit Jean-Luc Mélenchon le candidat peut-être plus facile à battre que Raphaël Luxman
Ah au deuxième tour ? Oui Ah oui non mais le problème ce n'est pas le deuxième tour c'est ce que tout le monde dit le premier tour il faut se qualifier pour le deuxième tour il est là le sujet l'hypothèse d'une finale entre le Rassemblement national et Jean-Luc Mélenchon elle est tout à fait plausible elle est tout à fait plausible si justement le marais ce que j'appelle le marais qui va de Glucksmann à Retailleau et bien Pour vous ça c'est le même marais
ça veut dire qu'il pourrait y avoir un rassemblement s'il y a une menace des deux extrêmes il pourrait y avoir un rassemblement de tous marais où ce n'est pas possible il y aura forcément un candidat de gauche un candidat centre gauche un candidat centre droit
Je pense qu'effectivement s'ils sont trois ou quatre au milieu à se disputer le bac à sable ça sera terminé J'avoue qu'à ce stade c'est très compliqué de savoir il y a aujourd'hui deux candidats déclarés qui sont les héritiers chacun en disant non non en fait je ne suis pas héritier mais du macronisme c'est Gabriel Attal et Edouard Philippe aujourd'hui je ne vois pas très bien comment ils arrivent à faire campagne vu ce que c'est que d'être un héritier du macronisme en 2026 et ce que ce sera en 2027 d'ailleurs Raphaël Guzman l'a dit dans son discours il a expliqué ce que c'était les dix ans de macronisme la France s'en sort essorée de ces dix ans les gens sont très énervés vis-à-vis de la façon dont a été conduit le pouvoir depuis dix ans et donc avoir fait partie de ce Titanic comme c'est le cas pour Edouard Philippe et Gabriel Attal je ne suis pas certain que ça permette de faire des scores faramineux au premier tour mais moi je ne suis pas d'accord avec Yves moi je pense que la question du second tour elle va se jouer dès le premier c'est-à-dire que vous avez une partie je suis assez d'accord ça c'était Jean-Luc Mélenchon qui le disait la semaine dernière il dit moi je ne pense pas que la France est virée facho les français ne sont pas encore totalement ils n'ont pas encore totalement accepté l'idée qu'un président d'extrême droite arrive au pouvoir et donc au premier tour ils vont choisir qui va pouvoir battre Marine Le Pen c'est là où il se trompe c'est là où il se trompe Mélenchon parce que dans la tête des électeurs dans la tête des électeurs c'est le Rassemblement National c'est absolument pas facho c'est là tout ça c'est toute la c'est toute la facilité de la gauche ça et d'ailleurs d'une partie de la droite c'est de considérer que le Rassemblement National est facho c'est pas un jugement d'ailleurs ce que je dis mais pour les électeurs du Rassemblement National on n'est pas dans le fascisme tout à fait il reste 70% justement en fait ce qui est intéressant c'est que tout ce débat stratégique en fait c'est le désaccord qui est aujourd'hui en ce moment entre Raphaël Glucksmann et Olivier Faure le président secrétaire du parti socialiste et qui fait aussi que le parti socialiste est résistant à le soutenir parce que Glucksmann il fait le pari que les héritiers du Macronisme ne peuvent pas incarner l'alternance et donc il fait une campagne qui démarre pour essayer d'agréger un électorat centriste là où les socialistes pensent qu'il faut d'abord travailler la gauche prendre des voix à Jean-Luc Mélenchon pour éventuellement ensuite rassembler dans la dernière ligne droite
alors justement pour travailler la gauche Raphaël Glucksmann a eu un message durant ce meeting il a défini son ennemi on va l'écouter notre ennemi a un visage
et il a un nom il en a même plusieurs il s'appelle Elon Musk Sam Altman Zhang Yiming il fait de nos vies de nos données personnelles de nos colères de nos angoisses de nos rêves de nos désirs de nos expériences les plus intimes
et de nos engagements les plus publics il fait de nos vies la matière première de son expansion sans limite comprenez bien ces algorithmes asservissent nos consciences et elles ébranlent nos démocraties une phrase qui rappelle étrangement celle prononcée par François Hollande au Bourget lors de son lancement de campagne souvenez-vous on est en janvier 2012
qui s'engage je vais vous dire qui est mon adversaire mon véritable adversaire il n'a pas de nom pas de visage pas de parti il ne présentera jamais sa candidature il ne sera donc pas élu et pourtant il gouverne cet adversaire c'est le monde de la finance
difficile de penser que cette ressemblance est fortuite le clin d'oeil était très appuyé quel était le message politique que vous voulez lancer Raphaël Glucksmann en rappelant cette phrase qui restait dans la campagne de François Hollande
je trouve ça assez paradoxal effectivement que ce parallèle si tant est qu'il n'ait pas été inconscient et été fait parce que François Hollande en 2012 il a gagné aussi parce qu'il a fait une proposition de gauche et une proposition vraiment de gauche pendant sa campagne le seul problème ça a été à partir du jour 1 de son arrivée à l'Elysée et là effectivement le peuple de gauche n'a pas tellement compris ce qui se passait et il a un peu il est passé de mon adversaire c'est la finance au bout finalement pourquoi pas et genre pourquoi pas les aider un peu pour essayer que genre ce monde là ce monde qu'il avait désigné comme son adversaire pendant la campagne devienne plutôt ses amis lorsqu'il était à l'Elysée donc se mettre dans les pas de François Hollande comme le fait Raphaël Glucksmann est quelque chose pour moi d'un peu étrange en plus ce faisant dans les noms qu'il cite ça pose la question de son rapport au capitalisme et donc à l'anticapitalisme qui est quand même quelque chose d'assez fondamental lorsqu'on se situe à gauche vous notez que les trois personnes qu'il nomme sont des gens qui sont pas français qui sont à l'extérieur il y a un chinois et deux américains et donc c'est une façon de dire vous savez en fait la question capitaliste ne l'intéresse pas ou d'anticapitaliste ne l'intéresse pas tant que ça ce qui l'intéresse c'est les questions géopolitiques c'est-à-dire que le monde pour lui est organisé en bloc elle n'est pas organisée en classe et donc c'est pas les travailleurs et puis ceux qui possèdent le capital c'est genre des blocs impérialistes les américains les russes les chinois et comment est-ce qu'on se situe à l'intérieur de ça c'est une proposition qui vaut ce qu'elle vaut il l'a bien défendue dans son discours c'est pas tellement la colonne vertébrale traditionnelle de la gauche
un dernier mot Yves est-ce que du coup pour l'un c'était
un adversaire pour l'autre c'est un ennemi c'est pas tout à fait la même dimension
François Hollande c'est une menace pour Raphaël Guzman vous vous dites qu'il sera candidat
ah bah oui bien sûr bien sûr qu'il sera candidat c'est une très grosse menace parce que François Hollande c'est un homme madré rusé je dis pas que Guzman ne le soit pas évidemment mais qui est quand même qui est le meilleur observateur de la vie politique française il l'a toujours été d'ailleurs longtemps j'ai dit je m'en amusais qu'il s'était trompé de métier ça aurait fait un super journaliste
merci beaucoup merci Yves merci Lucie Alexandre merci Pablo d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain très bonne journée Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada
Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada