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Conférence de presseASPIM· 7 juillet 2026 20 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesRetraitesTravail & emploi

TR 2 : La mobilisation de l’épargne et de l’investissement immobilier

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'épargne française est-elle insuffisamment orientée vers l'économie réelle ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quels chiffres illustrent le taux d'épargne en France et en Europe ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Comment mobiliser davantage l'épargne pour financer les transitions ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quel est le montant de l'épargne nationale et son besoin de financement ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi 80 % des SCPI s'investissent à l'étranger ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelles propositions pour orienter l'épargne vers l'immobilier et les retraites ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:10Chiffre
    « On est à un taux d'épargne aujourd'hui en France qui est à 17,5 %. C'est énorme. C'est plus de 4 points de plus que ce qu'on faisait avant le Covid. »
  • 2:30Chiffre
    « La moyenne européenne est à 13 et demi environ. Donc cet énorme tas d'épargnes, on parle de 40000 milliards quand même au niveau européen »
  • 7:00Chiffre
    « Nous avons au sein de notre économie nationale un besoin de financement qui n'est pas satisfait par notre épargne nationale. En gros, nous avons 120 milliards d'épargne tout confondus et puis nous allons avoir 170 milliards de besoins de financement. »
  • 8:20Chiffre
    « On a 80 % de la collecte des CPI qui va s'investir dans des actifs qui sont en dehors de la France. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Alors, on va passer donc maintenant à notre deuxième séquence. On va parler de la manière dont on peut mobiliser l'épargne et l'investissement immobilier pour le financement notamment de la retraite et de la solidarité intergénérationnelle. Et pour cela, j'ai le plaisir d'appeler donc Christophe Boris, également Daniel Labaronne et Fabrice Lombardau.

Merci de les applaudir. [applaudissements] Alors, je vous redonnerai évidemment la parole tout à l'heure. Alors, on parle d'un paradoxe français.

En quelque sorte, on a une épargne abondante, on le sait, hein. Donc, aujourd'hui, les Français épargnent beaucoup. on est vraiment à des taux très élevés et en même temps elle est insuffisamment orientée vers ce qu'on appelle l'économie réelle.

Alors Christophe Bru, j'aimerais que vous nous expliquz finalement cette inadéquation entre justement cet épargne, ce taux d'épargne très élevé et les orientations effectives. Vous avez peut-être quelques chiffres justement à nous donner ? Alors euh je pense que sans sans sans souler tout le monde de chiffres, euh je crois que tout le monde a au moins en tête l'idée que vous devrez avoir en tête que l'Europe et particulièrement la France, c'est la zone du monde où on épargne le plus, on épargne beaucoup, on épargne plus que n'importe quand avant.

On est à un taux d'épargne aujourd'hui en France qui est à 17,5 %. C'est énorme. C'est plus de 4 points de plus que ce qu'on faisait avant le Covid.

C'est plus de 4 points de plus que la moyenne européenne qui est elle-même largement supérieure aux autres zones du monde. Bon, il reste les Chinois qui épargnent plus mais enfin c'est un autre problème. Et comment se situe d'ailleurs nous la France par rapport aux autres pays européens ?

Alors comme je disais c'est quatre points de plus. On est 4 points aessus de la moyenne. Donc on est à 17 et demi.

La moyenne européenne est à 13 et demi environ. Donc cet énorme tas d'épargnes, on parle de 40000 milliards quand même au niveau européen, c'est une très bonne nouvelle. Normalement, ça devrait être la ressource pour financer toutes les transitions.

La transition évidemment démographique dont on parlait tout à l'heure, mais aussi la transition écologique, la transition numérique aussi euh les sujets de défense dont on parle beaucoup en ce moment. Bref, nous ne manquons pas de besoin. Le problème euh c'est de mieux en mieux connu, c'est que les déterminants de l'épargne, notamment le choix fait par la plupart des épargnants qui est avant tout déterminé par la sécurité de leur investissement.

Ça c'est la sécurité donc c'est plutôt du fond euro. Enfin c'est la garantie. C'est-à-dire qu'aujourd'hui en gros l'épargne des français c'est 3 grands tiers hein.

C'est un tiers de dépôts à vue ou d'épargne réglementairé un/ers d'assurance vie et 1/3 d'action. Donc vous voyez que là-dedans ça fait déjà beaucoup beaucoup d'épargne garantis. Alors, c'est très bien les pares garantie, c'est très bien pour l'investisseur.

Le problème, c'est que quand on veut prendre du risque, quand on veut avoir un peu d'illiquidité, quand on veut bloquer de l'argent sur un peu de long terme, et bien entendu, on ne peut pas utiliser ces véhicules de court terme. Donc ça c'est un constat qui n'est pas valable qu'en France puisque le rapport Dragy dont on a beaucoup parlé le pose à l'échelle européenne. Dit on a besoin alors c'est les chiffrages varient selon tous les rapports mais alors Dragy disait 800 à 850 milliards de plus par an d'investissement en Europe pour les transitions.

On ne les aura pas si on narrive pas à mobiliser plus ces flux d'épargne. Alors Daniel Labaron, pour vous euh il faut également donc cette épargne longue pour financer toutes nos transitions finalement hein, qu'ell soient écologique, qu'elle soit énergétique, numérique et puis évidemment on a ce problème de la dette, du déficit. Donc cette orientation, elle est vraiment très importante aujourd'hui.

Oui, bonjour. Bonjour à tous. un petit bébol concernant le le montant de l'épargne parce que on parle toujours de l'épargne des ménages mais on se pose pas la question de savoir quel est le montant d'épargne des entreprises et quel est le montant de l'épargne euh des administrations publiques.

Or euh quand on a une approche macroéconomique, on s'aperçoit que l'épargne dégagée dans l'économie nationale, c'est en gros 500 milliards d'euros tout confondu. Mais quand on regarde les investissements, la formation brute de capital fixe, la constitution des stocks, c'est 645 milliards. Donc déjà, nous avons au sein de notre économie nationale un besoin de financement qui n'est pas satisfait par notre épargne nationale.

En gros, nous avons 120 milliards d'épargne tout confondus et puis nous allons avoir 170 milliards de besoins de financement. Et donc on a un manque à gagner où on a un manque d'épargne de 50 milliards dans notre économie nationale. Ce sont les chiffres de la comptabilité nationale he qui nous disent cela.

Comment ce besoin de financement qui n'est pas satisfait par l'épargne nationale est-il satisfait au bout du compte ? et bien en faisant appel à l'épargne du reste du monde pour un montant de 50 milliards. Donc oui, les ménages ont beaucoup d'épargnes.

Effectivement, ça représente plus de 18 % du revenu disponible. C'est un taux très très très élevé. Euh mais au au sein de notre économie, nous avons aussi un gros problème, c'est que notre administration publique tous les ans dégage un déficit très important et l'épargne des ménages va financer en partie le besoin de financement des administrations publiques.

En partie parce que euh le montant du déficit est tellement important, tellement élevé qu'il faut faire appel à l'épargne du reste du monde. Voilà. Donc quand on se pose la question de savoir comment mieux orienter euh l'épargne vers le financement de l'investissement productif, en tant que député, membre de la commission des finances, je dis en réduisant le déficit public et donc en s'interrogeant sur comment on peut améliorer l'équilibre entre nos emplois et nos ressources. emploi, dépenses publiques, ressources, recette fiscale.

Et on le sait, le déficit public est alimenté majoritairement par la question du financement des retraites. Donc si on continue à se poser la question de savoir comment mieux orienter l'épargne vers l'investmissement productif, je crois qu'il faut d'abord apporter une réponse à comment on finance de manière plus efficace, de manière plus intelligente notre système de financement des retraites. Et on le sait, notre système par répartition est à bout de souffre.

Est à bout de souffre aujourd'hui. C'est ça. Et il génère démographiquement parlant, il est il génère beaucoup de déficit. songer par exemple et je je regardais cela cet après-midi, un sergent chef dans l'armée, il va gagner allez en gros 2000 € net par mois déjà on va lui prélever 200 € pour sa retraite.

Mais l'État va mettre près de 2200 € pour financer la retraite des pour financer sa retraite à lui. Alors ça retraite à lui ça la retraite de ceux qui sont qui sont effectivement en inactivité. Donc on a un problème de financement de nos retraites qui génère un déficit qui fait que notre épargne est dirigé vers le financement de dépenses de fonctionnement parce que nous n'avons pas mis en réserve ni à provision ni fait des provisions pour financer notre système de de retraite.

Alors Fabrice Lombardau, on vous a pas encore entendu. Alors il y a un autre problème aussi c'est que non seulement donc notre épargne elle est pas orientée vers l'économie réelle mais surtout elle va aussi vers l'étranger et c'est ça qui se passe très souvent. Donc on a 80 % de la collecte des CPI qui va s'investir dans des actifs qui sont en dehors de la France.

Alors expliquez-nous pourquoi. Alors c'est euh Bonjour à tous. C'est effectivement c'est un peu une mauvaise nouvelle pour le la remarque précédente, c'est qu'effectivement non seulement l'épargne n'a pas assez mais en plus elle va s'investir maintenant hors de France.

Et là, on va parler surtout des SCPI. On parle de 80 % d'un montant qui est non négligeable puisque l'an dernier la collecte a été proche 4 milliards 7 d'euros. Donc c'est vraiment des montants importants et c'était pas forcément le cas auparavant et cela s'explique par plusieurs raisons.

Premièrement et comme l'expliquait Christian Cutaya tout à l'heure, quand on se fait quand on souscrit dans une SCPI, c'est qu'on a aussi une vision long terme en tant que particulier puisque là on va épargner volontairement pour sa retraite et en fait et donc cet argent, on a envie qu'il soit à l'abri et depuis un certain nombre d'années, on fait face à deux énormes incertitudes. Premièrement, de par le je veux dire l'ingouvernabilité au niveau du parlement, on a des réglementations qui viennent changer très régulièrement et qui peuvent venir vraiment impacter votre rentabilité de l'investissement immobilier en France. Par exemple, les sujets qu'on a eu sur la refacturation à taxe foncière, quand vous investissez par exemple en logistique, c'est 20 % de votre revenu qui était en jeu.

Donc, vous voyez, ce genre d'incertitude ne favorise pas du tout l'envie d'investir en France. Deuxième raison, c'est l'incertitude fiscale. C'est-à-dire qu'on a droit au psychodrame tous les ans maintenant.

Et donc quand vous raisonnez sur le long terme de dire "Bah écoutez, je vais peut-être euh j'ai besoin moi de cet argent, donc j'ai aucune visibilité sur sur la taxation, c'est peut-être bien que je mette à l'abri d'une convention fiscale franco-espagnole, franco-allemande et là ça permet justement de pouvoir se mettre se mettre à l'abri. On a fait un peu donc sans parler des taux qui peuvent être aussi plus avantageux mais ne serait-ce que le sujet de la visibilité est vraiment important et c'est ça qu'on doit apporter à l'épargnant si on veut qu'il reste en France. Alors Daniel Labaronne justement les produits d'épargne adossés à l'immobilier ils ont un rôle important à jouer.

Ils peuvent être un relais important par rapport à à ces enjeux de vieillissement dont vous nous parliez à l'instant. On peut évoquer la monétisation du patrimoine immobilier. Évidemment on parle aussi du viager, le démembrement.

Il y a d'autres solutions également. Quels sont les vôtres ? Est-ce que peut-être de nouvelles orientations publiques pourraient mieux orienter justement cette épargne ?

Il y a il y a des idées peut-être sur notamment sur l'IFI. Euh quelles sont vos propositions ? Alors euh pour parler très clairement, moi je suis pour la suppression de l'IFI donc euh et je considère du PR est quasiment pas représenté dans le dans le PER.

Or, l'immobilier est un investissement productif. on a parlé tout à l'heure au niveau des euh des territoires. Je veux dire, si vous voulez réindustrialiser un territoire, la première condition, c'est de pouvoir avoir du logement pour attirer les nouveaux salariés qui vont venir euh travailler dans ces usines.

Et donc ça, on a besoin d'attirer ces capitaux de long terme. Et le PER et donc la retraite est, j'allais dire et aujourd'hui le principal vecteur tel que l'anticipe aujourd'hui. Il y a tout le problème du non côté aussi hein.

Je pense que ça c'est un point important dont vous avez sûrement envie de parler aussi. Christophe Bour. Oui oui.

Euh c'est comment dire euh je je partage ce qui ce qui vient d'être dit. Le le PE sera un bon véhicule pour tout ce qu'on appelle euh les investissements alternatifs, les actifs les actifs alternatifs. Alors ça veut dire simplement tout ce qui n'est pas soit des obligations, soit soit soit des fonds propres.

Alors ça recouvre des choses très diverses mais ça recouvre évidemment en partie l'immobilier. Ça recouvre ça recouvre le non côté et c'est une politique large qu'on a essayé de mener à la fois au niveau européen avec la réforme altif, on pourrait y revenir. C'est évidemment c'était évidemment l'idée.

On a essayé d'élargir au maximum le champ d'investissement. Ça a été le cas notamment sur les actifs réels. on a fait sauter un certain nombre de limites qui étaient franchement très limitantes et qui ont expliqué en grande partie l'échec d'eltif mais aussi au niveau national bien sûr on essaie d'harmoniser les différents les différents régimes pour là Sí.

TR 2 : La mobilisation de l’épargne et de l’investissement immobilier — Daniel Labaronne · Pourquijevote