SÉBASTIEN CHENU : « LFI et M. BAGAYOKO montrent qu'ils ne RESPECTENT PAS la démocratie ! »
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:20OuverteRéponse directe
Avez-vous besoin des patrons pour l'emporter en 2027 ?
- 0:36OuverteRéponse directe
Sachant qu'il n'y aura pas de baisse de la TVA, comme vous le réclamez, qui faut-il aider en priorité ?
- 1:08RelanceRéponse directe
Et vous, vous voulez dépenser 12 milliards de plus pour baisser la TVA ?
- 2:05RelanceRéponse directe
Est-ce que la France a les moyens, dans la mesure où les caisses sont vides, de se payer le luxe de baisser la TVA ?
- 2:39ComplaisanteRéponse directe
On entend ce que vous dites, certains experts économiques sont dubitatifs sur la façon dont vous feriez ces économies, mais c'est ce que vous affirmez.
- 3:00RelanceRéponse directe
Vous, Sébastien Chenu, vous disiez, je vous cite, l'État s'en met plein les poches. Est-ce que vous reconnaissez que vous vous êtes trompé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueFait
« Il faut aider tous les Français par des mesures pérennes. »
- 0:59Invité politiqueFait
« Pourquoi ? Parce que les finances françaises sont très dégradées après ces 10 années de macronisme. »
- 1:05Invité politiqueFait
« Ils ont géré le pays n'importe comment. »
- 1:33Invité politiqueChiffre
« Je vous rappelle que dans le projet de budget de M. Lecornu, la dépense publique, enfin qui n'est plus un projet de budget, dans le budget qui a été imposé aux Français, il y a une hausse encore de la dépense publique de 0,2%. »
- 2:27Invité politiqueChiffre
« Rien qu'avec ça, je vous ai listé pour à peu près 20 milliards de dépenses publiques à baisser. »
- 3:28Invité politiqueFait
« Évidemment, comme cette crise, elle dure, comme cette crise, elle dure dans le temps, et bien évidemment, c'est la pression fiscale qui devient difficile pour les Français. »
- 3:53Invité politiqueFait
« Nous, nous considérons que les grandes entreprises françaises, qui sont des grands champions français, il ne faut pas les handicaper, mais il faut leur demander un geste de solidarité lorsqu'ils font des surprofits. »
- 4:35Invité politiqueFait
« Il faut une taxation exceptionnelle sur les surprofits. »
- 6:01Invité politiqueFait
« Vous, RN, vous lui avez fait un petit peu confiance. »
- 7:13Invité politiqueFait
« Je n'ai jamais eu de bras de fer. »
- 7:45Invité politiqueChiffre
« On avait 51 000 Algériens en situation irrégulière qui ont été contrôlés dans la même période. »
- 9:13Invité politiqueFait
« Christophe Gleiss n'a rien à faire derrière les barreaux algériens. »
- 10:50Invité politiqueFait
« Les excès de langage, les excès quand on dit que c'est la prise de contrôle fasciste. »
- 10:59Invité politiqueFait
« Canal+ finance tous les films dans leur plus grande diversité. »
- 13:55Invité politiqueFait
« Le CNC, quand on nous dit d'abord le CNC c'est de l'argent du cinéma pour le cinéma, les pouvoirs publics n'ont pas à s'en occuper, ça tourne très bien. »
- 14:06Invité politiqueChiffre
« C'est une taxe affectée, c'est-à-dire que le législateur a décidé de créer une taxe qui rapporte 830 millions d'euros qui permet de financer le cinéma. »
- 14:50Invité politiqueFait
« Des jurys ou je ne sais pas comment on appelle, des gens qui décident des aides à la création, un certain nombre de personnes qui disaient, qui revendiquaient le fait de ne subventionner que des films orientés à gauche. »
- 18:13Invité politiqueFait
« La France insoumise elle ne veut pas respecter le suffrage populaire. »
- 18:25Invité politiqueFait
« Il est légitime dans sa fonction et donc lorsque les français votent, lorsque les français décident de quelque chose et bien on respecte ce vote. »
- 18:50Invité politiqueFait
« Je pense que les français sont inquiétés par la France insoumise en tant que telle, ils voient bien que ce sont des gens peu sérieux, peu démocrates, peu républicains. »
- 19:30Invité politiqueFait
« Alors c'est toujours avec 42 années de cotisation je le répète toujours parce qu'il faut tout dire dans ces cas là mais c'est un choix de société évidemment. »
- 19:45Invité politiqueFait
« Ça fait partie des piliers des choix de société que porte Marine Le Pen et le Rassemblement National et notre mouvement depuis très longtemps. »
- 20:44Invité politiqueFait
« Mais ça veut dire qu'on regarde la façon dont les finances publiques aujourd'hui notre pays très abîmée seront capables là où il faudra trouver des marges de manœuvre pour cela. »
- 23:26Invité politiqueFait
« Le principal responsable c'est Emmanuel Macron qui avait promis une banque de la démocratie pour faire vivre la démocratie à travers un financement de tous les partis politiques qui pourraient y prétendre. »
- 23:40Invité politiqueChiffre
« Nous sommes le premier parti de France alors qu'en réalité aucun sondage ne nous a jamais donné en dessous de 5% c'est-à-dire d'une capacité à être remboursée. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu59 %
- Présentateur21 %
- Locuteur 211 %
- Locuteur 65 %
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Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Madame. Bonjour Paul Barcelone. Bonjour à tous. Merci d'être avec nous sur France Info. Sébastien Chenu, on va parler du monde, du cinéma qui se déchire, de la ligne économique du Rassemblement National. Avez-vous besoin des patrons pour l'emporter en 2027 ? Mais d'abord, le prix des carburants n'a jamais été si haut depuis le début de la guerre. Le sans-plomb dépasse les 2 euros le litre. Le Premier ministre doit annoncer de nouvelles aides jeudi, des aides ciblées pour le mois de juin. Sachant qu'il n'y aura pas de baisse de la TVA, comme vous le réclamez, qui faut-il aider en priorité ?
Il faut aider tous les Français par des mesures pérennes. Depuis 2022, c'est-à-dire bien avant cette crise au Moyen-Orient, nous avons proposé, Marine Le Pen dans son programme devant les Français lors des présidentielles, à proposer des mesures pérennes de baisse de la TVA. Pourquoi ? Parce que les finances françaises sont très dégradées après ces 10 années de macronisme. Ils ont géré le pays n'importe comment.
Et vous, vous voulez dépenser 12 milliards de plus pour baisser la TVA ?
Ils ont géré le pays n'importe comment. Et de l'autre côté, lorsqu'on est face à une crise qu'on n'a pas vue arriver forcément, comme celle que nous connaissons face au Moyen-Orient, ils sont incapables d'avoir des mesures. C'est du rafistolage d'avoir des mesures efficaces. Donc il faut des mesures qui soient absorbées dans le temps. Et la mesure de baisse de la TVA, c'est un choix politique qui est fait, avec évidemment en contrepartie une baisse de la dépense publique. Je vous rappelle que dans le projet de budget de M.
Lecornu, la dépense publique, enfin qui n'est plus un projet de budget, dans le budget qui a été imposé aux Français, il y a une hausse encore de la dépense publique de 0,2%. Donc évidemment, vous ne pouvez pas faire baisser le prix de la TVA et donc des taxes que payent les Français à leur pompe à essence, qui de l'autre côté, ne faites pas baisser la dépense publique.
– Agathe disait quasiment 12 milliards, les chiffres varient, Maud Bréjean, la porte-parole du gouvernement, a même évoqué 17 milliards à un moment. Est-ce que la France a les moyens, dans la mesure où les caisses sont vides, de se payer le luxe de baisser la TVA ?
– Et en fait, ce sont des choix politiques. Encore une fois, quand on baisse la dépense publique dans un certain nombre de domaines, et nous avons listé les domaines dans lesquels il fallait baisser la dépense publique, la coopération internationale, les subventions éoliennes, la contribution supplémentaire à l'Union européenne, l'aide médicale d'État. Rien qu'avec ça, je vous ai listé pour à peu près 20 milliards de dépenses publiques à baisser. Et bien si vous faites baisser la dépense publique d'un côté, vous pouvez rendre de l'argent aux Français de l'autre, en cas de coup dur en particulier.
– On entend ce que vous dites, certains experts économiques sont dubitatifs sur la façon dont vous furiez ces économies, mais c'est ce que vous affirmez. En tout cas, la conséquence de la flambée des prix, c'est que la consommation a fortement reculé, et sur les 10 premiers jours du mois de mai, les recettes reculent aussi pour l'État, d'environ 300 millions d'euros, c'est ce qu'a dit le Premier ministre. Vous, Sébastien Chenu, vous disiez, je vous cite, l'État s'en met plein les poches. Est-ce que vous reconnaissez que vous vous êtes trompé ?
– Mais non, sur les 15 premiers jours, évidemment, l'État s'en met plein les poches. Sur les 15 premiers jours, la consommation ne recule pas. D'ailleurs, j'avais regardé les chiffres, entre mars 2025 et mars 2026, la consommation d'essence n'avait pas reculé. Donc l'État, évidemment… – C'est le cas depuis. – Et d'ailleurs, le Premier ministre l'avait reconnu lui-même, il avait reconnu les millions d'euros qui étaient rentrés dans les caisses de l'État. Évidemment, comme cette crise, elle dure, comme cette crise, elle dure dans le temps, et bien évidemment, c'est la pression fiscale qui devient difficile pour les Français, et là, la consommation se met à baisser.
Raison pour laquelle il faut des mesures pérennes.
– Vous parliez de consommation des Français, Total a annoncé hier prolonger son plafonnement des prix à la pompe pour le week-end de Pentecôte qui est à venir. Est-ce que vous considérez que Total, le géant pétrolier, a le bon comportement depuis le début de cette crise ? Est-ce qu'il faut taxer Total ?
– Nous, nous considérons que les grandes entreprises françaises, qui sont des grands champions français, il ne faut pas les handicaper, mais il faut leur demander un geste de solidarité lorsqu'ils font des surprofits. – Sur le dos de la crise ? – Total fait des… – Ben oui, sur les surprofits, c'est sur le dos ou d'une crise, ou d'un événement type Covid, c'est-à-dire…
– 6 milliards d'euros pour le premier trimestre 2022.
– Donc nous considérons qu'il faut leur demander un geste, ce geste peut passer, c'est le cas actuellement, par un plafonnement, évidemment, des prix.
– Ça vous différenciez de la position de Jordan Bardella, le président de votre parti, le président du REC ? – Non, là, vous parlez de plafonnement des prix,
vous parlez de plafonnement des prix, mais Marine Le Pen a dit qu'il fallait taxer les surprofits Total, c'est pas tout à fait la même chose. Est-ce qu'il faut taxer les profits de Total ?
Il faut une taxation exceptionnelle sur les surprofits, cette taxation exceptionnelle, je reprends exactement le propos de Jordan Bardella, peut passer par un plafonnement des prix, ce qui est le cas actuellement de Total. – Donc il n'y a pas deux lignes sur ce point de vue ? – Non, on ne va pas faire une taxe, une surtaxe et une sursurtaxe, c'est pas ça le but. L'idée c'est de dire, les entreprises qui font des surprofits doivent avoir un geste de solidarité, elles ont un rôle social les grandes entreprises. – Donc pas de Total Bashing.
– Les grands groupes, non, non, mais ça ne sert à rien, on ne va pas tuer nos entreprises, on n'a jamais eu autant de défaillance d'entreprise dans notre pays, on ne va pas s'attaquer à nos entreprises. En revanche, elles ont un rôle social, et on va les aider, les inciter à avoir ce rôle social à travers la taxation sur les surprofits. – Mais c'est parce qu'il a dit Jordan Bardella,
Jordan Bardella a dit, on paye déjà trop d'impôts en France, il y a 46% de prévents obligatoires.
– Il a exactement dit cette phrase que je vous répète.
– Il a dit qu'il y avait déjà trop d'impôts en France et que ce n'était pas…
– Au-delà de ça, il y a le fait qu'il y ait trop d'impôts en France, oui, mais surtout que les impôts soient mal utilisés, ça c'est un autre débat. C'est que le consentement à l'impôt commence à faire défaut dans le pays, que les gens en aient ras-le-bol de payer des impôts, c'est une chose, mais c'est surtout le consentement à la dépense qui rend les gens furieux.
– Alors Donald Trump a annoncé hier soir, et c'est une des infos de la nuit, qu'il renonçait à une attaque contre l'Iran qui a été manifestement prévue aujourd'hui, mardi, à la demande notamment de plusieurs dirigeants du Golfe, assurant que des négociations sérieuses pourraient avoir lieu. D'abord, est-ce que vous êtes soulagé, et est-ce que vous pouvez encore faire confiance au président américain qui est coutumier de multiples revirements ces dernières semaines ? – Si tant est qu'on ne lui ait jamais fait confiance,
parce que depuis le début, je rappelle là aussi les propos… – Vous, RN, vous lui avez fait un petit peu confiance. – Je rappelle les propos depuis le début de la crise que nous avons, nous ne savons pas ce que Donald Trump a voulu engager avec cette guerre au Moyen-Orient. Est-ce qu'il a voulu déstabiliser un régime épouvantable, une théocratie épouvantable ? Est-ce qu'il a voulu protéger Israël, ou est-ce qu'il a voulu, pour des intérêts mercantiles, évidemment affaiblir des positions iraniennes pour récupérer à terme du pétrole ?
Comme nous ne le savons pas, et comme nous voyons les conséquences de son intervention, c'est-à-dire une guerre qui s'enlise, un détroit d'Hormuz qui pénalise finalement les entreprises mondiales et la consommation mondiale, j'entends ce que dit Donald Trump, mais je pense qu'il faut, et d'ailleurs ce serait bien d'associer des pays comme la France qui ont aussi une voie qui porte dans cette région du monde, et bien je pense qu'il faut aller vers le plus vite possible, vers une négociation diplomatique qui permette au détroit d'Hormuz de laisser passer un maximum de bateaux.
Sébastien Chenieux, après les visites en Algérie du ministre de l'Intérieur, puis de la ministre déléguée aux armées, c'est le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, qui s'y trouve en ce moment, il y a aussi notre ambassadeur qui va reprendre ses fonctions à Alger, est-ce que vous vous félicitez de ce réchauffement, ou est-ce que vous dites qu'il faut poursuivre le bras de fer avec Alger ?
Je n'ai jamais eu de bras de fer.
La ligne de Bruno Retailleau, c'était la ligne à partir de la fermeté.
Les relations diplomatiques étaient rompues. Non mais il n'y a jamais eu de bras de fer. Il n'y a jamais eu de bras de fer. La réalité, il n'y a jamais eu de bras de fer, il n'y a jamais eu de résultat. Comme ça c'est clair. Ce que je crois, c'est qu'il y a un défilé important de ministres actuellement, enfin depuis un certain temps, il y a eu M. Nunez, il y a eu Mme Ruffaut, il y a M. Darmanin, alors que d'un côté rien n'est réglé. Je note qu'on a 150 laissés-passés consulaires qui ont été, d'après le ministre de l'Intérieur, je reprends ces chiffres, qui ont été délivrés depuis le mois de janvier.
En parallèle, on avait 51 000 Algériens en situation irrégulière qui ont été contrôlés dans la même période. Vous avez 150 personnes d'un autre côté, de l'autre côté, 51 000 contrôlés en situation irrégulière. Mais c'est pas un chenille,
on revient de loin, parce qu'il n'y avait plus aucun laissé-passé consulaire. Et Laurent Nunez dit que ça n'a pas monté en puissance. C'est déjà une avancée.
On peut vider l'océan avec une cuillère à café. C'est ce que fait Laurent Nunez. On ne verra pas les résultats de façon très visible. De l'autre côté, moi j'ai l'impression qu'il y a la construction d'un discours, d'un récit, pour essayer de dégager la problématique algérienne avant les présidentielles. Et c'est en cela que Darmanin est envoyé. Il y a deux types de problèmes. D'un côté, vous avez des irritants côté algérien. L'Algérie est irritée par le fait qu'un certain nombre de dissidents ou de contestataires algériens sur notre pays continuent à parler. Ça les énerve beaucoup.
Et nous, nous avons des irritants qui sont plus que des irritants, les OQTF et Christophe Gleiss qui est retenu. Journaliste français qui a t'emprisonné depuis un an. Absolument. Donc moi, je crois qu'effectivement, il faut avoir un dialogue de fermeté avec l'Algérie. Je reprends les propos de l'ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driancourt, qui dit qu'effectivement, les autorités algériennes, qui nous connaissent bien, ne comprennent qu'un rapport de force qui soit établi. C'est la meilleure manière,
y compris pour faire libérer Christophe Gleiss, ce matin, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, au retour d'Algérie, dit « je suis plutôt rassuré sur les conditions de sa détention ». Est-ce que la fermeté pourrait aboutir à sa libération ?
Monsieur, on entend ça depuis longtemps, le fait d'être rassuré sur les conditions de détention. Christophe Gleiss n'a rien à faire derrière les barreaux algériens. Il faut avoir un dialogue de fermeté avec l'État algérien. Il faut avoir dans ce dialogue de fermeté la capacité à faire de la rétention de visa si besoin, de la rétention de crédit de coopération si besoin. Il faut aussi que l'Algérie comprenne qu'elle doit nous rendre immédiatement notre compatriote.
Vous dites cela, mais il y a aussi le ministre de l'Intérieur qui dit « on n'a pas le choix, il faut coopérer avec Alger en matière de terrorisme, en matière de lutte contre le narcotrafic, en matière d'immigration. S'il n'y a pas de coopération, on n'est pas aidé ». D'ailleurs, il y a des têtes de réseau de la DZ Mafia qui sont en Algérie. Il y a des avoirs de l'argent, de la drogue qui est abritée en Algérie. Mais si on ne coopère pas, comment on équilibre ? Bien sûr, il faut coopérer
avec tous les pays. Je note quand même que la coopération en matière de sécurité avec l'Algérie, tout comme la coopération économique avec l'Algérie, elle a beaucoup été infléchie, elle a beaucoup baissé ces dernières années et qu'on a pu très peu compter en réalité sur le régime algérien dans le domaine.
Autre sujet d'actualité, Sébastien Chenu, Maxime Saada, le patron de Canal+, a annoncé vouloir boycotter 600 professionnels du cinéma qui avaient signé une tribune zappée Bolloré, tribune anti-Bolloré publiée dans le journal Libération dénonçant l'emprise grandissante de Vincent Bolloré et de l'extrême droite sur le cinéma français. Comment vous vous positionnez dans ce débat ? Et est-ce qu'à l'instar de David Lissnard, le maire de Cannes, vous dites à ces professionnels du cinéma 600 parmi eux des acteurs Judith Godrèche, Raymond Depardon ou d'autres acteurs réalisateurs, est-ce que vous dites qu'ils auraient mieux fait de se taire ?
Bon, moi je ne dénie à personne le droit de dire ce qu'ils pensent. Les artistes ont le droit de vouloir soulager leur conscience. Donc elle ne vous choque pas les excès de langage, les excès quand on dit que c'est la prise de contrôle fasciste. Enfin, il faut savoir ce que ça veut dire derrière de Canal+, Canal+, qui je le rappelle, moi je suis l'avocat de personne, mais Canal+, finance tous les films dans leur plus grande diversité. Donc que des artistes veuillent soulager leur conscience au prix d'excès de langage, je l'entends, on est assez habitués, c'est toujours les mêmes espèces d'antifa, de festivals. Vous dites tous des gauchistes.
Ceux qui signent en réalité se définissent eux-mêmes comme des gens très engagés. Ce sont d'ailleurs souvent des gens très engagés, ce sont d'ailleurs souvent toujours les mêmes. Et de l'autre côté, que vous ayez une société, celle que représente M. Saada, même si moi je commente général peu les propos et les politiques des boîtes privées, mais qui perdent confiance, qui n'aient pas envie de se laisser insulter et que ce soit sa liberté effectivement de dire on arrête le financement, on peut l'entendre aussi. La liberté, elle vaut dans les deux sens.
Quelle est votre position ? Est-ce qu'il faut ostraciser ces artistes ? Ça ne vous dérange pas que Canal+, arrête de financer ces artistes ? On parle de certains des plus grands comédiens français.
La liberté, elle est dans les deux sens. Si je me mets à vous insulter, vous n'aurez peut-être pas très envie de vouloir me retrouver et de vouloir à nouveau m'interroger si je vous ai traité de tous les noms. Donc la liberté existe dans les deux sens, la perte de confiance existe dans les deux sens. Mais je pense qu'il faut aller au-delà. parce qu'évidemment, le soutien de Canal+, au cinéma français, il est essentiel. Donc il va bien falloir sortir de ce conflit par le haut. Et j'invite les professionnels à faire preuve. D'ailleurs, j'ai entendu, il y a des professionnels, je pense à ceux qui sont exprimés, l'équipe du film Garance, je crois, qui s'est exprimé.
On voit bien qu'il y a beaucoup aussi de professionnels qui ne signent pas des pétitions mais qui sont gênés parce qu'ils ont bien compris que ce n'est pas en insultant des financeurs qu'on a du résultat. Donc voilà, à force d'être caricaturaux, d'être excessifs, un certain nombre de professionnels du cinéma font beaucoup de mal aux autres qui ont juste envie de travailler. Moi, j'invite les partis à se remettre autour de la table au plus vite pour pouvoir permettre au cinéma de continuer à être financé par le plus.
Vous avez une position que certains jugent aussi excessive. Vous voulez supprimer le CNC, le Centre National du Cinéma qui est au cœur du financement du cinéma français. En tout cas, c'est ce qu'a dit Thomas Ménager sur France Info. Il a dit le CNC ne sera pas conservé et pendant le budget de débats sur le budget, vous avez proposé un amendement pour supprimer le financement du CNC. Donc peut-être que ça ne revient pas à une suppression, mais en tout cas, écoutez le patron du CNC. Je vous expliquez. Il vous a répondu sur France Inter hier, Gaëtan Bruel.
Deux Français sur trois sont allés au cinéma l'an passé, c'est 45 millions. Pour 40% des billets qu'ils ont acheté, ils l'ont fait pour des films français. On nous reproche de faire des navets qui n'intéressent personne, mais en disant cela, on passe justement à côté que la France est l'un des champions mondiaux du cinéma. On est le 23e pays en population, mais le 3e box-office au monde. Être un pays qui réussit, qui exporte, ça ne nous intéresse pas. Supprimer le CNC pour le dire simplement, ce serait payer beaucoup plus pour obtenir beaucoup moins.
Vous, les chantres de la souveraineté, vous devriez être fiers de ce que vous entendez là, non ? La France 3e box-office au monde.
J'ai rencontré le président du CNC, donc je sais très bien quel a été le niveau de notre échange. Le CNC, quand on nous dit d'abord le CNC c'est de l'argent du cinéma pour le cinéma, les pouvoirs publics n'ont pas à s'en occuper, ça tourne très bien. C'est une taxe affectée, c'est-à-dire que le législateur a décidé de créer une taxe qui rapporte 830 millions d'euros qui permet de financer le cinéma. Ça, ça tourne plutôt bien. Ce qui ne tourne pas bien, c'est là où le CNC ne peut pas être conservé en l'état, c'est sur la politique des aides à la création qui sont souvent très marquées idéologiquement, pas assez ouvertes, c'est sur un côté opaque, un côté copain.
Je l'ai dit tout ça au président du CNC et je lui ai dit vous devez vous réformer de l'intérieur, vous devez faire preuve de transparence, vous devez montrer que vous êtes capable de financer des structures, je pense aussi à des numériques puisque vous avez vu, il y avait eu des polémiques dans le numérique, une émission qui s'appelait Histoire crépue et d'ailleurs, le président du CNC, je l'ai vu, a sorti, je crois, des jurys ou je ne sais pas comment on appelle, des gens qui décident des aides à la création, un certain nombre de personnes qui disaient, qui revendiquaient le fait de ne subventionner que des films orientés à gauche.
Donc le CNC doit profondément se rénover, doit profondément changer ses pratiques s'il veut être un interlocuteur crédible des pouvoirs publics qui le finance à travers cette taxe affectée.
C'est pas ce qu'il disait sur France Intérieur, il soulignait le fait justement que le CNC finançait aussi des séries, des séries très populaires, des films très populaires.
Je n'ai pas dit l'inverse, je n'ai pas dit que le CNC ne finançait pas des choses populaires, j'ai dit que le CNC avait des biais, notamment idéologiques, avait, d'ailleurs les Français, c'est souvent le reproche qu'ils font au monde du cinéma. Ils se disent ça tire toujours dans le même sens, c'est marqué idéologiquement, c'est opaque, on a l'impression, et d'ailleurs beaucoup de professionnels, moi je rencontre beaucoup de professionnels du cinéma qui disent il faut être copains du système pour obtenir un financement.
On vous entend, vous porterez ces idées en tant que ministre de la Culture si le Rassemblement National arrive au pouvoir ? Je n'ai pas de raison
d'être ministre de la Culture parce qu'avant de pouvoir décider de qui fait quoi, il faut gagner une élection et nous n'en sommes pas là.
Dans un instant, Sébastien Seigneur, on va parler justement de 2027 et de la ligne économique du Rassemblement National mais pour l'instant il est 8h49 et c'est l'info en une minute avec Antoine Joffin.
L'avocate de Flavie Flamand déclare que de nouvelles plaintes vont être déposées dans les prochains jours contre Patrick Bruel. Sur France Inter, Corinne Ermane confie que des plaignantes l'ont contacté pour faire entendre leur voix contre le chanteur déjà visé par six plaintes pour viol et agression sexuelle. Nous n'abandonnerons pas les quartiers touchés par le narcotrafic promesse du procureur de Marseille invités de France Info ce matin, huit jours après la mort de deux personnes à Nice abattues par un tueur à trottinette. Les deux victimes n'avaient rien à voir avec le trafic dit Nicolas Besson. Trois personnes dont le principal suspect mis en examen et en détention provisoire.
250 agriculteurs se réunissent d'ici une heure devant le Parlement européen à Strasbourg alors que la Commission européenne doit valider ce midi un plan en gré à plusieurs centaines de millions d'euros d'après le correspondant de France Info à Bruxelles plan insuffisant selon les exploitants depuis le début de la guerre en Iran les prix des engrais a augmenté le prix des engrais a augmenté de 70%. Puis la Coupe du monde de football surprise le Brésilien Neymar sélectionné c'est une première depuis plus de deux ans le numéro 10 34 ans est le meilleur buteur du pays 79 buts en 120 sélections.
France Info
Le 830 France Info Agathe Lambret Paul Barcelone
Avec Sébastien Chenu vice-président Rassemblement National de l'Assemblée député du Nord que se passerait-il si le Rassemblement National arrivait au pouvoir ?
Alors manifestement une insurrection populaire si j'en crois le maire de Saint-Denis Bali Bagayoko qui était interrogé sur la chaîne YouTube French Cancan sur l'hypothèse justement d'une victoire de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen au second tour en 2027 on l'écoute et on vous fait réagir juste après.
Moi j'ai l'intime conviction que la population est capable de se lever et cette forme d'insurrection populaire elle ne sera possible que si déjà on redonne en fait du pouvoir à la base. Bien sûr l'insurrection populaire au sens bien sûr lever la population de manière importante parce que c'est malheureusement toutes les réformes importantes dans ce pays se sont faites par une insurrection populaire.
Ça vous inquiète ce type de réaction ? Une insurrection populaire le peuple se soulèverait si le RN arrivait au pouvoir ?
Au moins ce qui est intéressant c'est que sur French Cancan on voit les dessous de ce que pense la France insoumise. C'est-à-dire que la France insoumise elle ne veut pas respecter le suffrage populaire.
Moi monsieur Bagayoko il est maire de Saint-Denis formal élu parce qu'il y a beaucoup d'abstention mais il est le maire de Saint-Denis et je ne remets pas avec beaucoup d'abstention mais je ne remets pas en cause son élection il est légitime dans sa fonction et donc lorsque les français votent lorsque les français décident de quelque chose et bien on respecte ce vote on s'y soumet et monsieur Bagayoko devra passer d'insoumis à quelqu'un qui se soumettra au suffrage populaire à la démocratie et à ce que les français voudront si les français veulent nous confier la direction du pays.
Vous ne craignez pas que ça inquiète certains français que ça puisse les dissuader de voter pour vous en se disant si le rassemblement national l'emporte
ce sera le chaos ? Non parce que je pense que les français sont inquiétés par la France insoumise en tant que telle ils voient bien que ce sont des gens peu sérieux peu démocrates peu républicains envers qui effectivement on ne peut pas avoir confiance pour un avenir serein de notre pays et que nous sommes la meilleure réponse à ces gens là moi je crois qu'au contraire les français ont envie d'être rassurés et quand ils écoutent monsieur Bagayoko c'est lui qui fait peur.
Sébastien Chenu on parlait du contexte économique de la guerre au Moyen-Orient dans ce contexte où la croissance l'emploi sont menacés le retour à l'âge de la retraite à 62 ans voire à 60 ans dans votre programme en 2027 est-ce que c'est toujours pertinent ?
Alors c'est toujours avec 42 années de cotisation je le répète toujours parce qu'il faut tout dire dans ces cas là mais c'est un choix de société évidemment ce choix de société
retraite à 62 ans
42 années de cotisation absolument ça fait partie des piliers des choix de société que porte Marine Le Pen et le Rassemblement National et notre mouvement depuis très longtemps nous nous considérons que ce choix de société il doit bien sûr être accompagné d'autres mesures notamment celle qui consiste à faire entrer plutôt les jeunes sur le marché du travail je crois que c'est un défi énorme on a une baisse de la démographie on a vraiment un système de l'éducation nationale qui est le moins qu'on puisse dire très abîmé très en difficulté et l'orientation des jeunes le plus tôt possible c'est pas très clair c'est parce que vous dites
départ à 62 ans voire à 60 ans mais avec 42 ans de cotisation donc déjà il y a peu de gens qui partiront à 62 ans mais vous affichez toujours l'objectif de 62 ans alors que Jordan Bardella par exemple c'est LFI d'ailleurs qui l'a repéré Jordan Bardella interrogé par un quotidien allemand c'est dans un quotidien allemand très sérieux interrogé sur le fait d'instaurer un âge de départ plus élevé Jordan Bardella répond nous sommes en train d'examiner la question qu'est-ce que ça signifie ?
mais ça veut dire qu'on regarde la façon dont les finances publiques aujourd'hui notre pays très abîmée seront capables là où il faudra trouver des marges de manœuvre pour cela ça veut dire que vous allez peut-être
changer de discours
sur l'âge de la retraite ? non, non, non on va regarder comment atteindre cet objectif avec des finances publiques
aussi abîmées ça veut dire que le programme ne serait pas forcément le même sur cette question si c'était Jordan Bardella ou Marine Le Pen votre candidat à la présidentielle en 2017 je crois que c'est un totem de notre programme que celui
à choix de société important
est-ce que vous êtes devenu le patron des partis au Rassemblement National ? on a beaucoup parlé de Jordan Bardella qui est allé consulter le bureau exécutif du MEDEF Marine Le Pen
le parti des patrons alors plutôt
le parti des patrons
le patron des partis on l'est un peu puisqu'on est le premier parti ça je veux bien le parti des patrons c'est mieux non mais le parti des patrons d'abord de quel patron on parle ?
ça fait très longtemps qu'en réalité on reçoit le soutien des patrons de PME de TPE et qu'on a toujours dit qu'on défendait prioritairement les PME les TPE parce qu'elles étaient créatrices de richesses et d'emplois en premier lieu maintenant rencontrer les grands patrons les grands patrons du CAC 40 c'est nécessaire ça ne vaut pas un alignement idéologique ce n'est pas pour ça qu'on s'aligne sur le discours de Patrick Martin mais le fait de le rencontrer était assez nouveau moi j'ai rencontré Patrick Martin il y a déjà quelques temps le fait de pouvoir rencontrer que Jordan Bardella ou Marine Le Pen rencontre des grands patrons du CAC 40 tous les partis y compris le parti communiste qui avait fait venir des grands patrons du CAC 40 à sa fête de l'humanité tous les partis rencontrent les grands patrons pourquoi est-ce que ce ne serait pas notre cas nous rencontrons les grands patrons ça ne veut pas dire un alignement idéologique ça veut dire que nous on croit à la France du travail qu'on croit que l'entrepreneuriat aujourd'hui est victime d'une norme de surnorme qui l'étouffe et qu'il faut aider cette France du travail
pour que ce soit très clair dernière question rapidement d'un côté on a Marine Le Pen qui déclare sur RTL que le départ à 62 ans reste d'actualité de l'autre on a Jordan Bardella qui dit dans le journal allemand qu'il ne s'interdit pas enfin qu'il regarde pourquoi pas pour augmenter l'âge de départ il dit nous sommes en train d'examiner la question à la question de savoir si et Jordan Bardella qui dit aussi dans le JDD que le système actuel n'est ni viable ni soutenable vous vous nous dites aujourd'hui quel que soit le candidat le départ à 62 ans à la retraite ce sera dans notre programme
ça fait partie des priorités de notre programme donc ce sera dans le programme mais ce sera dans le programme oui
la question qui Sébastien Chenu la question qui finance puisqu'on parlait du programme pour défendre le programme il faut une campagne pour faire campagne il vous faut de l'argent même s'il est largement en tête dans les sondages donc avant la présidentielle 2027 et que vous n'avez probablement jamais été ou en tout cas semblé aussi proche selon ces photographies d'opinion du pouvoir le RN ne parvient pas à obtenir le prêt d'une banque française est-ce que vous en êtes le responsable et quel message vous adressez aux banques pour tenter de les rassurer ? Non, le principal responsable
c'est Emmanuel Macron qui avait promis une banque de la démocratie pour faire vivre la démocratie à travers un financement de tous les partis politiques qui pourraient y prétendre il ne l'a pas fait ça n'a jamais existé résultat nous avons des difficultés à nous financer alors que nous sommes le premier parti de France alors qu'en réalité aucun sondage ne nous a jamais donné en dessous de 5% c'est-à-dire d'une capacité à être remboursée elles sont inquiètes parce qu'en fait il y a des pressions en termes d'images qui sont faites sur elles un certain nombre vous offrez de votre réputation oui qui est fort injustifié
mais qui fait pression Sébastien Chenet ?
les pouvoirs publics la presse les acteurs du festival de Cannes qui parfois certains d'entre eux parlent fort mal de nous et je pense que tout ça crée une espèce d'ambiance qui contraint effectivement qui fait peur un certain nombre de banques en disant
les banques étrangères c'est la solution ou pas oui ou non ?
quand il n'y a plus de banques françaises qui veulent nous financer il faut bien trouver donc aujourd'hui nous menons notre j'allais dire notre demande nous orientons notre demande vers des banques françaises et nous souhaitons que les banques françaises puissent nous financer et puissent à travers ça financer la voie de millions de français
merci beaucoup Sébastien Chenet merci Paul
merci à vous
pour rester avec nous tout de suite les informés
Sébastien Chenu