Face à Canteloup - Alain Bauer - Emmanuel Macron réagit à son interview - 20/04
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
RMC, après le matin, 8h50, face. Il était dans le face-à-face, il était resté, souvenez-vous, face à Canteloup. Bonjour Alain Boer, nous avons évidemment parlé de l'Iran, Emmanuel Macron est avec nous, bonjour Monsieur le Président.
Hey, bonjour, je remets les vignettes de Tom Gun, ça a bien marché la dernière fois, vous vous souvenez ? Waouh, c'est mon look warrior, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Oh, un avion de chasse ! Mais non, c'est vous appeler. Ça fait plaisir, un petit compliment comme ça.
Oui, bon allez, Monsieur le Président, un peu de sérieux tout de même, c'est la guerre.
Oui, pardon, vous avez raison, revenons, redevenons sérieux, il y a Alain Boer face à nous. À ce sujet, j'ai décidé de mobiliser en urgence tous les réservistes, de la gendarmerie, de l'armée de terre, de la marine, de l'armée de l'air, comme Monsieur Boer qui est colonel de réserve de l'armée de l'air, il faut le savoir, même si c'est vrai que quand on l'entend parler sur tous les plateaux, la réserve, c'est pas trop son truc. Bref, les réservistes mobilisés auront pour mission de sécuriser les sites stratégiques français les plus importants, c'est-à-dire les ronds-points.
Les ronds-points ? C'est-à-dire comment ça, l'armée va sécuriser les ronds-points ?
Écoutez, vu comme ça fait de partout au Moyen-Orient, demain on va se retrouver avec le litre d'essence à 5 euros. Et puis la suite, on la connaît, c'est le retour des gilets jaunes sur les ronds-points, les banderoles, Macron démission. Non, non, je pensais avoir fait faire une dernière année sympa, mais là, Trump est en train de tout me saloper. Quoique, finalement, l'international, c'est quand même le truc où je brille le plus.
Donald Trump a donc attaqué l'Iran et il est avec nous ce matin pour en parler.
Les Chines de Malherbe, j'ai gagné, j'ai gagné, c'est moi, j'ai éliminé l'ayatola Grominé. J'ai été obligé d'employer la force parce que les Iraniens, ils ne savent pas négocier avec moi. Aucun effort, pas proposer de m'offrir un avion présidentiel gold, pas proposer de terrain pour construire un club de striptease à Téhéran. Même pas une petite stormier d'agil local. Ah oui, ils savent pas y faire avec vous, dis donc. Mais c'est pas ma faute, c'est l'affaire Epstein. Comme on en parlait trop, il fallait attaquer l'Iran pour faire diversion, tu vois. Comme j'avais déjà fait avec Maduro, Venezuela ou avec le Groenland.
Alors voilà, maintenant, vous le savez, si vous voulez la paix dans le monde, c'est simple. Arrêtez de parler du dossier Epstein.
Le conflit au Moyen-Orient fait craindre une flambée des prix du pétrole qui pourrait atteindre 120 dollars le baril. Bruno Le Maire, tiens, vous êtes là, bonjour.
120 dollars le baril, non mais c'est génial. Une opportunité unique, Madame de Maire, pour relancer l'économie du pays, c'est inespéré. Mais comment, comment ça ? Mais c'est tout con. Vous allez à une station service, vous remplissez un jerrycan, ça vous coûte 40 balles. Et samedi, vous le revendrez 150. Vous imaginez, un culbute. Mais je pense aussi à ceux qui n'ont pas les moyens de remplir un jerrycan. Donc vous remplissez juste une tasse à café ou un dé à coudre. Ça marche aussi. Même les pauvres peuvent participer. Oui, c'est bien, c'est sûr. Oui, et on peut même aller plus loin, même de manière. Moi, si j'étais à la place de le cornu, je ferais comme au poker.
Au ligne, je miserais tout le budget de la France pour acheter des barils. Fin de semaine, on les refourgue. Et je peux vous dire qu'on les rembourse, nos 3 000 milliards de dettes. Et vous savez pourquoi on ne le fait pas ? Vous savez pourquoi on ne le fait pas ? Non, pas vous, non. Vous savez pourquoi on ne le fait pas ? Non. Même parce que je ne suis plus au gouvernement. Le houdessement d'un pays, ça ne tient à rien. J'ai bien retourné le truc. Je me suis refus une image de winner. Oui, on peut le dire comme ça.
Une des conséquences totalement inattendues de cette guerre, c'est Vincent Moscato, qui m'a fait justement ses vacances à Dubaï, et qui se retrouve coincé là-bas. C'est un mouscato chaud.
Un coincé. Un coincé. Un coincé, il faut le dire vite, Apolline. Il faut le dire vite. Quand tu es coincé au boulot, oui, tu es coincé. Mais quand tu es au bord de la piscine, je n'appelle pas ça coincé. Je te raconte. J'étais au bord de la piscine, tu vois, tranquille, façon séducteur, tu vois, avec le maillot léopard classique. Puis j'attends que ça pétarade. Je me suis dit, bon, c'est Nubaïot, tu sais, ils sont bling bling. Ils font des fes d'artifice tous les jours pour un oui, pour un autre, tu vois. Puis même si je me disais, c'est un plein jour, c'est comme plein de temps, ils disent, c'est un plein jour, tu vois, tu vois, que dalle, quoi.
Puis là, tout d'un coup, je vois quoi, toutes les gosesses, tu vois, toutes les gosesses, j'arrive plus un seuse, tu vois, qui sont tournées des vidéos pour la pistoche, qui lâchent la perche à selfie, tu vois. Ils se barrent en courant à l'intérieur de l'hôtel, façon panique. Ils manquent que la musique de Bénile, tu vois. Et là, je vois un truc qui arrive sur moi, je dis, je suis en train d'être tranquille, donc je lève ma carcasse, je m'attrape le truc, je l'attrape, le truc, au réflexe de Rubimac, tu vois. Je fais drop direct, tu vois, à revoir une nœud, tu vois. Le bordel, il se plante à 200 mètres de là, tu vois.
Il explose, il fait un gros boum, sur une île, rasé, les palmiers, plus de plus, un arbre que d'art. Ah, c'est fou ! Oui, alors, il y a un monsieur qui arrive, qui me dit, monsieur Moscato, monsieur Moscato, comment faire ça ? Parce qu'apparemment, c'était un missile ragné. C'est pas passé loin, t'imagines, il me dit comme moi. Et qui c'est qui me remplace pour le super Moscato show ? À toi, Rupont, tu vois, le truc, bienvenue au super du poncho. Du poncho, putain, c'est bien pour une radio péruvienne, parfois, rien me su.
Parce que soyez prudent, quand même, Vincent.
Ah ben là, je ne sors plus l'hôtel. J'ai consulté à l'Empower, il m'a jeté au témoin, il m'a dit, je ne sors plus l'hôtel. Je fais mon émission, tu vois, quand même, à distance, tu vois, tranquille, confiné, à ma chambre, il y a des conditions difficiles.
Ah, vous allez entendre une détonation, là, Vincent, ça va ?
Ne t'inquiète pas, c'est juste au room service qui vient de déboucher le magneau de champagne pour le Tidec.
Ah, la guerre, pour la guerre !
Emmanuel Macron