Face à Face : Maud Bregeon - 07/04
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:56OuverteRéponse directe
Il y a des difficultés
- 1:20FerméeRéponse directe
Combien de stations en rupture de stock ?
- 2:00FerméeRéponse directe
Sur un ou plusieurs carburants ?
- 3:31OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que vous demandez à Total sur les prix ?
- 4:05OuverteÉludée
Est-ce que Total envisage de poursuivre le plafond des prix ?
- 4:20RelanceRéponse directe
Total est en quasi-monopole, pourquoi ne pas leur demander directement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23PrésentateurChiffre
« Il y a environ 18% des stations dans lesquelles il manque au moins un carburant. »
- 1:33PrésentateurChiffre
« 83% des stations dans lesquelles il y a des difficultés sont des stations du réseau Total Energy. »
- 6:13Invité politiqueChiffre
« Les prix global c'est 2,28 euros en moyenne côté gazole, 2,01 euros côté sans plomb. »
- 6:36PrésentateurFait
« Quand le gazole pêche atteint un certain niveau, il n'est plus soutenable d'aller en mer pour pêcher le poisson. »
- 10:59Invité politiqueFait
« La crise actuelle est plus grave que celle de 1973, 1979 et 2022. »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- Maud Bregeon23 %
≈ 1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe
8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Maud Bréjon Merci de répondre à mes questions ce matin Vous êtes la porte-parole du gouvernement Et vous êtes la ministre de l'énergie Très nombreuses questions bien sûr Sur les ventes, les ruptures de stocks éventuelles de carburant Sur les prix qui continuent à flamber Jusqu'où et jusqu'à quand Et puis bien sûr sur les aides Quelles aides, est-ce qu'il y aura de nouvelles aides Vous nous le direz ce matin Les ventes d'abord, retour de week-end De Pâques, week-end de 3 jours Et de nombreux français qui se plaignent d'avoir dû Parfois faire des kilomètres pour trouver Une station qui vende Tous les carburants, on en est où ?
Est-ce que vous dites ce matin qu'il y a oui Des stations qui sont en rupture de stock ?
Il y a des difficultés Et il y a des difficultés qui sont dues à des problématiques Logistiques de transport Essentiellement sur le réseau total Je vais y revenir Ce que je veux dire ce matin c'est que la matière Le pétrole arrive en France Il n'y a pas de problème au niveau des raffineries Il n'y a pas de problème au niveau des dépôts Il y a un engorgement Sur les réseaux de transport Et essentiellement sur le réseau de transport total Je vais vous donner un chiffre Ce matin, à l'heure où nous parlons Il y a environ 18% Des stations Dans lesquelles il manque au moins Un carburant Des stations globales ?
Des stations globales 83% de ces stations 83% des stations Dans lesquelles il y a des difficultés Sont des stations du réseau Total Energy Parce que vous savez que Total A annoncé depuis plusieurs semaines Un prix plafond Qui amène à un écart significatif Entre leur réseau de distribution Et les autres réseaux de distribution Ou indépendants Ce qui génère encore une tension particulière Dans le réapprovisionnement Rupture de stock Sur un ou plusieurs carburants ?
Sur un ou plusieurs carburants Ce que je veux aussi dire C'est que nous avons mis en place Tous les moyens nécessaires Pour permettre un réapprovisionnement rapide Le taux s'est déjà amélioré Par rapport à hier soir Nous avons pour la journée de lundi Donc lundi de Pâques hier Donné des dérogations de transport Dans trois zones de défense Trois zones où Total A demandé des dérogations Pour que les distributeurs Puissent faire leur travail 200 camions étaient sur les routes Et aujourd'hui Là encore Pour ce réseau spécifique Total et énergie Il y a environ 900 camions Qui seront sur la route Pour réapprovisionner les stations Contre 600 en temps normal Ce que je veux dire C'est qu'on peut s'attendre A une amélioration progressive Dans la journée A l'inverse Dans les réseaux Qui ne sont pas des réseaux total On observait hier soir Un taux d'indisponibilité D'environ 4% Qui correspond peu ou prou A ce qu'on observe En sortie de week-end de Pâques Donc faible Normal Normal par rapport à ce qu'on observe En sortie de week-end de Pâques Il n'y a pas de risque de pénurie Ce que vous dites C'est que c'est juste une difficulté Exactement Il n'y a pas de risque de pénurie C'est la différence Entre une pénurie de matière Et des difficultés logistiques Il n'y a pas de problème D'approvisionnement Il n'y a pas de problème Dans les raffineries Quand les camions Quand les camions vont au dépôt Ils peuvent charger Il n'y a pas de difficulté Là encore Pour trouver le sans-plomb Ou le gasoil Mais les réseaux de transport Voilà Ont été particulièrement tendus Ces derniers jours Ce soir Total devra dire S'ils poursuivent ou non Ce plafond
Des prix du carburant Qu'est-ce que vous leur demandez Et qu'est-ce qu'ils doivent faire
C'est évidemment à eux de le dire Moi je ne suis pas porte-parole De Total Énergie Ce que je dis C'est qu'on demande Et on continue à demander Depuis le début Avec le Premier ministre A l'ensemble des distributeurs D'être le plus raisonnable possible Voilà Et si Dans les semaines à venir On observe une accalmie Sur le conflit Que le prix du Brent Du pétrole Diminue A l'échelle internationale Alors on sera particulièrement Vigilant A ce que Ces baisses soient répercutées Aussi vite que les hausses L'ont été dans le passé
Mais j'imagine que vous êtes Dans la confidence Est-ce que Total envisage
De poursuivre ? C'est encore une fois Le dire Nous on demande A tous les distributeurs Qui le peuvent De faire les efforts nécessaires Mais je n'ai pas A demander ce matin Sur votre chaîne A tel ou tel distributeur Voilà Enfin celui-là Il est en quasi-monopole Quand même
Pardon ? Celui-là il est en quasi-monopole Ce n'est pas n'importe quel distributeur C'est pas un monopole Total Vous pourriez leur dire
De continuer l'effort Moi je demande A tous les distributeurs Qui le peuvent De faire des efforts Dans la mesure Voilà D'encore une fois
De leur possibilité Encore une fois Je vous pose la question Parce que Certains ont dénoncé Même Y compris Leur propre concurrent Le patron d'Intermarché Par exemple Dit que Total A acheté 70 cargos De pétrole Au tout début de la crise Ayant donc En quelque sorte Acheté du pétrole Pas trop cher Qu'ils vont revendre Forcément Un peu plus cher
Ils ont donc cette marge Ils ont fait un effort Depuis le début du conflit Et on était bien content D'avoir ces plafonds A 1,99 Et à 2,09 Sur le diesel On voit d'ailleurs On voit d'ailleurs Que les français Les ont largement utilisés Puisque ça a créé Des problématures De rupture d'approvisionnement Donc nous On continue Et on continuera Cette semaine A échanger Avec l'ensemble Des distributeurs Pour les accompagner S'ils font face Face à d'éventuelles difficultés Là encore De transports Pour l'approvisionnement Des stations Et pour s'assurer Qu'il n'y a pas De marge Indue Mais vous savez Depuis le départ On n'observe pas De marge indue Chez les distributeurs C'est ce que je Il n'y en a pas C'est ce que Nous n'en avons pas observé Il n'y a pas de profiteurs Nous n'en avons pas observé Pour les distributeurs Depuis le départ Vous recevez régulièrement Les représentants De la grande distribution Notamment sur votre plateau Les marges Qu'ils affichent Aujourd'hui Sont sensiblement les mêmes Que celles Qu'ils affichaient Avant le début du conflit Il n'y a pas eu De hausse indue
On va y revenir Parce que le Premier ministre Avait utilisé Au début de la crise L'expression d'abus Il avait parlé De hausse abusive Éventuelle de prix à la pompe Il y avait eu Ces vérifications Et il avait diligenté
Des contrôles
Et les contrôles pour vous Montrent qu'il n'y en a pas Les prix donc Et on va voir Si Total remonte ou pas Mais en tout cas Les prix global C'est 2,28 euros En moyenne côté gazole 2,01 euros Côté sans plomb Jusqu'à quand ça va ?
D'abord c'est une situation Qui est extrêmement difficile Pour beaucoup de nos concitoyens Et on en est parfaitement Conscient On a commencé En aidant les secteurs Les plus en difficulté Ceux qui Au regard de cette hausse Ne pouvaient plus Pratiquer leur métier C'était l'exemple Des pêcheurs Les pêcheurs Quand le gazole pêche Atteint un certain niveau Il n'est plus soutenable D'aller en mer Pour pêcher le poisson Donc il fallait les aider Extrêmement vite Moi je dis une chose Ce matin Nous ne laisserons pas Tomber les français Qui travaillent Je pense aux aides soignantes Je pense aux aides à domicile Je pense à certains agriculteurs Qui font encore face A des difficultés particulières Et donc le premier ministre S'est engagé A ce qu'un nouveau dispositif D'aide Soit annoncé Dans les jours à venir Là encore Pour venir En soutien Des français Pourquoi vous l'annoncez pas ce matin ?
Des français Qui travaillent Et qui font face A des difficultés particulières Mais vous vous rendez compte
Pour chacun J'imagine les infirmiers Les infirmières Qui nous écoutent Par exemple Ce matin Qui font leur tournée Dont les tarifs à l'acte Sont bloqués
Ils ne peuvent pas répercuter Ils vous attendent Moi je leur dis Que nous serons à leur côté Le premier ministre A demandé A l'ensemble des ministres Dont les secteurs sont concernés De faire remonter Les différentes propositions Tout ça va être Instruit et arbitré Dans les heures Ou dans les jours à venir Mais mon message Il est simple Nous aurons Encore une fois Un nouveau dispositif D'aide Dans les prochains jours Pour les français Qui travaillent Qui font face A des difficultés Ça fait une semaine Que vous dites Il va y avoir des aides Non pardonnez-moi Il y a des aides Depuis les premiers jours Depuis les premiers jours Les agriculteurs Les pêcheurs Les transporteurs Nous avons été à leur côté Nous continuerons A être à leur côté Mais vous savez
Il y a certaines aides soignantes Par exemple Et j'ai eu de nombreux témoignages Sur RMC Qui disent Tout à fait Je préfère carrément Arrêter d'aller bosser
Les aides soignantes On pense aussi aux aides à domicile Qui sont parfois Dans des situations Encore plus compliquées Essentiellement Dans les milieux ruraux Et donc c'est pour eux Voilà Qu'encore une fois On travaille A un dispositif Dans le prochain dispositif Un dispositif de soutien Ces catégories professionnelles Qui doit être ciblées La facilité Serait de faire une aide universelle Il n'y aura pas d'aide universelle Il n'y aura pas d'aide universelle Il n'y aura pas de blocage des prix Il n'y aura pas de blocage des prix C'est deux choses très différentes Il n'y aura pas de blocage des prix
Non mais ce serait une sorte d'aide universelle
Au sens où ça aiderait tout le monde J'entends Sophie Binet Qui demande un proposement A 1,70€ On ne sait pas bien Pourquoi 1,70€ par ailleurs Bon Eh bien on voit d'ailleurs En ce moment Avec ce qu'on vit Sur les réseaux totales Que ça amènerait Dans un laps de temps très rapide A des problématiques de pénurie Et il n'y aura pas d'aide universelle Parce que nous ne pouvons pas Nous le permettre Et parce que nous avons donc décidé De cibler les aides Et c'est le choix que nous avons fait Depuis le départ Nous allons continuer à le faire Cibler les aides Vers les français qui travaillent Vers les secteurs les plus en difficulté Vers celles et ceux Pour qui terminer le mois Est encore plus difficile Du fait de la hausse
Je voudrais juste m'assurer Que ceux qui nous écoutent L'ont bien compris Les aides soignantes Les aides à domicile Les entreprises peut-être Du BTP Les taxis Est-ce que c'est ça Les entreprises Et les secteurs Qui vont être ciblés
Ils font indéniablement partie Des français qui travaillent Et qui ont du mal A boucler les fins de mois Donc c'est eux qui seront aidés Il peut y avoir des situations Différentes au sein d'un même secteur Et c'est bien normal Mais nous ne laisserons pas tomber Les français qui travaillent Les français qui travaillent Jusqu'à quand est-ce que ces prix Ont augmenté J'aimerais pouvoir vous le dire J'aimerais pouvoir vous le dire Il y a en réalité deux scénarios Le premier scénario C'est la calmie Dans les jours Ou dans les semaines à venir Et là encore Je suis extrêmement prudente Parce que la fin de la guerre Ne signifie pas nécessairement Un retour immédiat A une situation normale Sur les prix de l'énergie Et puis il y a un deuxième scénario Qu'on redoute tous Vous et moi Nécessairement davantage C'est celui de l'embrasement Et c'est contre ce scénario Que travaille la France Quand elle maintient Une posture uniquement défensive Quand elle met tout en oeuvre Pour contenir ce conflit Et éviter autant que possible L'embrasement Notre travail C'est d'au fond être prêt Pour les deux scénarios Nous on envisage tout Depuis le début On prépare Les différentes possibilités On est prêt à agir Mais je n'ai pas ce matin Devant vous de boule de cristal Je ne peux pas vous dire Ce qu'il adviendra Dans les jours Ou dans les semaines à venir Quelles seront les décisions Par exemple du président Trump
Qui sont extrêmement imprévisibles Êtes-vous comme le patron De l'agence internationale De l'énergie L'AIE Qui s'exprime ce matin Chez nos confrères du Figaro Très pessimiste C'est ce qu'il dit Il est très pessimiste La crise actuelle Est plus grave Que celle de 1973 1979 Et 2022 Il dit que tout cela C'est énorme
Alors Il dit quand même Une chose Qui à mon avis Qui mérite d'être précisée Il dit que les situations Sont très différentes D'un état A un autre Dans certains états Vous avez d'ores et déjà Des difficultés D'approvisionnement De rupture Je pense à l'Asie Je pense à l'Australie Ce n'est pas le cas en France Nous sommes bien moins indépendants Pour le pétrole du Moyen-Orient Que les pays asiatiques Nous avons diversifié Nos sources d'approvisionnement Donc nous sommes davantage protégés Et puis Pardonnez-moi Nous sommes autonomes Sur l'électricité Notre parc nucléaire Produit à plein Produit à plein Et protège les factures D'électricité des Français C'est une chance inouïe Si vous comparez Par rapport à l'Italie L'Italie Électricité 30% plus chère qu'en France Notamment Parce qu'ils dépendent Massivement du gaz Pour leur production d'électricité Ce qui n'est pas notre cas Nous avons la chance D'avoir un parc nucléaire Qui aujourd'hui Contrairement à des dizaines de pays Permet la stabilité Sur le prix de l'électricité Et sur les factures des Français
Sur le gaz Puisque vous le mentionnez On parle d'une facture de gaz Qui pourrait augmenter De 25% en mai Est-ce que vous avez également Ce chiffre ? Il est trop tôt pour le dire
Et je n'ai pas le chiffre De 25% Donc je ne le confirme pas Est-ce que vous pouvez nous confirmer
Cela dit que la facture de gaz Va augmenter en mai
Pour les Français ? Il y aura Très probablement Une hausse Là encore Due à ce qui se passe Sur le détroit d'Hormuz Vous savez que 20% du gaz Transite par le détroit d'Hormuz Et que c'est un marché Qui est un marché mondial
Avez-vous calculé De quel ordre Serait l'augmentation De la facture de gaz
Pour les Français ? Mais ça n'a Rien à voir Rien à voir Avec ce que nous avons connu En 2022 Absolument Rien à voir Donc rien à voir Mais est-ce que vous avez Quand même une idée ? Est-ce que ça sera plus de 18% Plus de 15% ? A quoi faut-il s'attendre ?
Encore une fois C'est un peu tôt pour le dire Et ça va dépendre De ce qui va se passer Dans les jours à venir Donc on communiquera dessus Quand on aura des chiffres Stabilisés à donner Mais je le redis Ça n'a rien à voir Avec ce que nous avons connu A la suite de la guerre en Ukraine Vous m'avez dit Il n'y a pas de profiteur Le mot d'abus Je le disais J'ai dit que les distributeurs Notamment la grande distribution N'affichaient pas de marge indue Par rapport à ce qu'ils appliquaient En temps normal Alors est-ce qu'il y a des profiteurs ? Est-ce qu'il y a d'autres profiteurs ?
Il n'y a pas Dans ce que nous avons observé Encore une fois En France Dans les raffineries Dans les distributeurs De profiteurs de crise Et je n'emploie Pas ce mot-là Qui est un mot qui Vous voyez Résonne même historiquement
On recevait ce matin Aurélie Trouvé De LFI sur RMC Qui évoquait Total En parlant de profiteurs Elle parlait de Total Comme d'un profiteur Elle proposait Un, le blocage des prix Si le blocage des prix Entraînait des ruptures Deux, la réquisition Du pétrole Et du carburant De chez Total Et trois Éventuellement A moyen terme La nationalisation de Total Qu'est-ce que vous répondez ? D'abord
Utilisez le mot De profiteur de crise Lorsqu'on sait Comment ça résonne Dans notre histoire Passée Sans étayer Cette accusation-là C'est grave Pour quelque entreprise Que ce soit Sur la question Du blocage des prix Je redis ce que j'ai dit Le blocage des prix C'est l'autoroute Vers les pénuries
Assurée Dans ces cas-là Réquisition Assurée Je lui posais exactement Cette question-là Et elle répondait Réquisition
Mais réquisition de quoi ?
C'est-à-dire qu'il n'y aura Plus d'import Sur le sol français S'il n'est plus intéressant D'acheter Sur les marchés Internationaux S'il n'est plus intéressant Pour nos acheteurs De nous vendre Ce pétrole Dans un marché Encore une fois Qui est un marché En tension En ce moment Vous n'aurez plus rien A réquisitionner Donc la question De la réquisition Elle est hors sujet Vous n'aurez plus rien A réquisitionner Vous n'aurez plus rien A raffiner Dans les raffineries françaises Et vous n'aurez plus rien A vendre à la pompe Je ne sais pas Si vous êtes partis A Pauline de Malherbe Ce week-end Moi je suis rentrée Voir mes parents A quelques centaines De kilomètres Je suis passée devant Effectivement Un certain nombre De stations-service Avec de la rue Balise autour Station-service Qui donc était Inaccessible Qui était en rupture Ça Ce sera le cas De toutes les stations-service Si on va Sur un blocage des prix Maude Bréjon Est-ce que ce n'est pas L'État qui est abuseur ?
Non Et ça c'est un Pardonnez-moi Un mensonge éhonté Une contre-vérité Que certains partis politiques Essayent d'imposer Marine Le Pen
Parle de l'État Qui se comporte Je cite Comme un profiteur De crise Elle dénonce Des recettes Indues Le ministre Des comptes publics A tout de même Reconnu Qu'il y avait Un surplus fiscal De 270 millions
En mars Alors deux choses D'abord L'État n'est pas Un profiteur De crise En revanche Marine Le Pen Spécule Sur le dos De cette crise Elle spécule Politiquement Depuis les premiers jours De cette crise énergétique Et c'est extrêmement grave L'État Ne profite Jamais Jamais D'une crise pétrolière Certes vous avez Une augmentation Des recettes Issues de la TVA Puisque les prix augmentent Mais elles sont immédiatement Compensées à la baisse Par la baisse De la consommation Par exemple Par la hausse des taux On emprunte Plus cher Sur les marchés Ça coûte davantage D'argent A l'État Et donc Au global L'État n'est jamais Gagnant Au-delà de la question De la qualification
De cette crise Je disais que Le patron de la IEA Parlait D'une crise extrêmement grave D'un nouveau choc pétrolier Vous venez d'évoquer La baisse de la consommation La hausse des taux On pourrait aussi parler De l'inflation La baisse de la croissance Et la baisse de la croissance Est-ce que ça veut dire Maude Bréjon Que le gouvernement Se prépare A Une crise économique Ça veut dire
Que le gouvernement Se prépare A l'ensemble des scénarios Je vous disais Y compris une crise économique On se prépare A un scénario D'accalmie Qui est celui Que l'on souhaite tous On se prépare aussi Au scénario De l'embrasement Au Moyen-Orient Qui entraînerait Indéniablement Des conséquences Plus graves Sur l'économie mondiale Notre travail C'est de se préparer A l'ensemble des scénarios Faut-il un budget Rectificatif Aujourd'hui Il n'y a pas besoin
Au regard De cette situation Le RN vous demande Un budget
Rectificatif Pourquoi le RN Nous demande Un budget Rectificatif Parce qu'ils veulent Imposer leur idée D'une TVA Sur les produits énergétiques A 5% Ça coûte 12 milliards d'euros Donc le sujet Est-ce qu'on est d'accord Ou pas Avec un budget Rectificatif Nous sommes en désaccord Avec cette proposition Tout simplement Parce que nous n'avons pas 12 milliards d'euros A mettre sur la table En un claquement de doigts Apolline de Malherbe Ce que le consommateur Ne paierait pas A la pompe Demain Le contribuable Le paierait Après demain Par des baisses de crédit Sur certains services publics Ou par des hausses d'impôts Nous ne voulons pas Diminuer les crédits Sur certains services publics Essentiels Comme la santé La sécurité Ou l'éducation nationale Et nous ne voulons pas Augmenter les impôts Prenez l'exemple de l'Italie L'Italie a fait une remise A la pompe Qu'elle a prolongée Mais peut-être
Parce qu'elle a fait Le boulot avant Elle l'a fait en coupant Des crédits
Elle l'a fait en coupant Des crédits Là encore Sur des services publics Essentiels Il n'y a pas d'argent magique
Merci Maude Bréjon D'avoir répondu à mes questions Ce matin Vous êtes ministre de l'énergie Et porte-parole Du gouvernement Il est 8h47 Sur AMC et BFM TV
Maud Bregeon