Incendie qui se dirige vers la métropole bordelaise: "On s'organise pour faire face à cette situation", détaille Thomas Cazenave, maire de Bordeaux
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:11OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est ce sentiment aussi que vous partagez ?
- 1:58RelanceRéponse partielle
Encore faut-il pouvoir arriver en effet jusqu'à Bordeaux par la route parce qu'on le voit sur le terrain avec nos équipes mobilisées. Il y a quand même un sentiment de panique. En tout cas, beaucoup de monde qui a voulu partir en même temps. Résultat, la circulation est complètement bloquée.
- 2:21OuverteRéponse directe
Est-ce que vous craignez aussi que le feu puisse arriver jusqu'à cette grande ville ?
- 3:46ComplaisanteRéponse directe
Et pour éviter en effet la panique générale, elle appelle chacun à se préparer, mais à attendre le go pour évacuer, parce que cela doit se faire en effet avec méthode, encadrée par les forces de l'ordre.
- 4:12OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on en est jusqu'à la gêne respiratoire, peut-être, pour certains ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14Invité politiqueFait
« C'est un feu, la préfète l'a dit, inédit, qui se dirige maintenant vers la métropole. »
- 0:40Invité politiquePromesse
« On a ouvert le parc des expositions à Bordeaux avec des lits, avec des tables, avec de la nourriture, avec des professionnels de santé, des bénévoles pour pouvoir accueillir toutes celles et ceux qui vont être évacués dans les prochaines heures. »
- 1:04Invité politiqueChiffre
« C'est entre 50 et 60 000 personnes. »
- 4:33Invité politiqueFait
« Le feu n'est pas aux portes de Bordeaux. »
- 4:59Invité politiqueFait
« Mais il s'approche, il s'approche de la métropole, et c'est notre responsabilité de préparer les évacuations dans le bon ordre. »
Temps de parole
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Bonsoir Thomas Cazenave, merci d'être en direct avec nous sur BFM TV. Vous êtes le maire de Bordeaux. On vient d'entendre le ministre de l'Intérieur inquiet ce soir. Est-ce que c'est ce sentiment aussi que vous partagez ?
C'est-à-dire que c'est un feu, la préfète l'a dit, inédit, qui se dirige maintenant vers la métropole. Donc on s'organise pour faire face à cette situation. La première, je tiens à dire notamment aux Bordelaises et aux Bordelais qui nous écoutent que la fumée qui est présente aujourd'hui ce soir dans Bordeaux n'est pas liée à des feux en hyper proximité. Ce sont bien les feux de l'incendie parce qu'on reçoit de très nombreux messages de Bordelaises et de Bordelais inquiets. Donc je veux d'abord les rassurer sur ce point. D'autre part, on a tout préparé pour faire face à cette situation.
On a ouvert le parc des expositions à Bordeaux avec des lits, avec des tables, avec de la nourriture, avec des professionnels de santé, des bénévoles pour pouvoir accueillir toutes celles et ceux qui vont être évacués dans les prochaines heures. Vous savez qu'il y a quatre villes de la métropole ou qui jouent de la métropole qui vont faire l'objet d'une évacuation. C'est entre 50 et 60 000 personnes. Nous étions et j'étais avec les maires concernés pour préparer les choses il y a maintenant une heure. Nous avons regardé comment nous pourrons mobiliser les polices municipales, les bus pour aller chercher celles et ceux qui n'ont pas de moyens de transport.
Et nous allons le faire de manière ordonnée, avec méthode, comme depuis le début de la crise. On comprend la situation naturellement très au sérieux. Mais je veux rassurer sur le fait qu'il y a des situations, il y a des solutions pour tout le monde. Celles et ceux qui ne savent pas ou qui ne sauraient pas où aller, le parc des expositions à Bordeaux est là pour les accueillir, les mettre en sécurité, leur donner un lieu de répli, un lieu pour passer la nuit. Donc on s'est largement mobilisé, tous les services de la métropole.
Je suis d'ailleurs avec les équipes de la métropole qui vont travailler toute la nuit en appui des maires concernés au fur et à mesure des évacuations qui seront ordonnées par la préfète.
Encore faut-il pouvoir arriver en effet jusqu'à Bordeaux par la route parce qu'on le voit sur le terrain avec nos équipes mobilisées. Il y a quand même un sentiment de panique. En tout cas, beaucoup de monde qui a voulu partir en même temps. Résultat, la circulation est complètement bloquée. Vous nous parliez, monsieur le maire, des fumées. En effet, cette obscurité qui gagne aussi Bordeaux, tant cet incendie est gigantesque qui inquiète vos administrés. Est-ce que vous craignez aussi que le feu puisse arriver jusqu'à cette grande ville ?
Il est aujourd'hui en direction de la métropole. Il n'est pas loin de la métropole. C'est la raison pour laquelle nous avons préparé, que la préfète a demandé à ce qu'on prépare l'évacuation des communes de la métropole qui sont concernées par l'arrivée du feu. Donc naturellement, nous sommes tous très largement mobilisés. Je vous remercie aussi la mobilisation des sapeurs-pompiers, de toutes les forces de police, de gendarmerie, qui vont organiser notamment ce déplacement des populations. Cela s'est toujours bien fait ces deux derniers jours. Il n'y a aucune raison que ça se passe difficilement. Vous disiez qu'il y avait des problèmes de circulation.
On est en train de déployer, y compris des polices municipales, pour faire la circulation et permettre des acheminements. Nous avons encore le temps de le faire. C'est pour ça que l'annonce a été faite relativement tôt. Et donc on organise cela avec notamment cette solution que j'évoquais au Parc des Expositions, qui est prête depuis maintenant, plus de deux jours, qui fonctionne, qui fonctionne bien, qui a accueilli déjà des centaines de personnes, qui permet de donner tout de suite une solution, tout de suite un lieu de repli. Donc je tiens à dire que ça se fait de manière méthodique. Il n'y a pas de panique. Moi, je ne perçois aucune panique dans la mobilisation des équipes, au contraire.
Et je trouve bien que la préfète ait informé suffisamment tôt les habitants, notamment de la métropole, pour que nous puissions nous organiser. C'est ce qu'on fait ce soir et ce qu'on va faire toute cette nuit.
Et pour éviter en effet la panique générale, elle appelle chacun à se préparer, mais à attendre le go pour évacuer, parce que cela doit se faire en effet avec méthode, encadrée par les forces de l'ordre. Vous évoquiez, Thomas Cazenave, et à juste titre, cette épaisse fumée qui vient jusqu'à Bordeaux. Vous tenez à rassurer la population pour dire que la fumée est là. Ça ne veut pas dire que les flammes, bien sûr, sont aux portes de la ville. Ça peut quand même créer une certaine gêne. Est-ce qu'on en est jusqu'à la gêne respiratoire, peut-être, pour certains ?
– Alors je vous confirme, ça crée une gêne. Je suis passé de l'hôtel de ville à la métropole, donc il y a une odeur de fumée tenace. Ça peut incommoder un certain nombre de personnes, mais je le redis ici à votre antenne, le feu n'est pas aux portes de Bordeaux. Le feu n'est pas aux portes de Bordeaux, c'est bien les fumées issues de l'incendie qui a lieu aujourd'hui autour du bassin d'Arcachon, qui arrivent désormais au-dessus du ciel et dans le ciel bordelais. Donc vraiment, bien sûr que c'est fumée incommode, mais le feu n'est pas à nos portes.
Nous nous préparons à toutes les éventualités, et c'est bien normal, mais il n'y a pas lieu à Bordeaux de paniquer naturellement, le feu est toujours très loin. Mais il s'approche, il s'approche de la métropole, et c'est notre responsabilité de préparer les évacuations dans le bon ordre, je le dis, dans le bon ordre, avec des solutions, des solutions pour accueillir. On a fait en sorte que personne ne soit laissé sur le bord du chemin sans solution.
Thomas Cazenave