ANDREA KOTARAC : « Nous sommes pour taxer les surprofits indus ! » (France 2)
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:09OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est pour vous la preuve indiscutable qu'il y a un réchauffement climatique qui est en cours ?
- 0:14OuverteRéponse directe
On sait qu'il y avait des climato-sceptiques dans votre parti, celui dont vous êtes le porte-parole. Est-ce que vous en mettez ?
- 0:27RelanceRéponse partielle
Ça c'est pour soigner les conséquences, mais pour la cause.
- 0:46OuverteRéponse directe
Est-ce que vous, vous êtes convaincu qu'il y a aujourd'hui un dérèglement climatique et qu'il faut tout faire pour l'arrêter ?
- 0:50ComplaisanteRéponse directe
Mais le RN est le parti le plus écologique dans notre pays.
- 1:11OuverteRéponse partielle
Et est-ce que vous proposez aussi d'en finir avec les énergies fossiles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19Invité politiqueFait
« Bien sûr qu'il y a un dérèglement climatique, c'est une évidence. »
- 0:53Invité politiqueFait
« Le GIEC, quand vous lisez les rapports du GIEC sur la priorisation du nucléaire, on le fait. »
- 0:57Invité politiqueFait
« Quand vous lisez le Haut conseiller au climat qui explique que 50% des émissions de la France sont dues aux importations, qui propose le localisme, c'est le RN, qui propose de lutter contre les traités de libre-échange qui tuent nos agriculteurs, c'est une fois de plus le RN. »
- 2:34Invité politiqueFait
« Nous, on propose une taxation sur les super profits induits qui suivent justement des profits, comme vous le dites, qui sont dus à un cas de force majeure, qui sont dus à une guerre comme en Ukraine, qui sont dus à un blocage des droits d'Hormuz. »
- 2:45Invité politiqueFait
« où là, les entreprises comme Total, vous l'avez dit, réalisent des bénéfices incroyables, pas en fonction de leur mérite, de leur talent, mais en fonction d'une situation qui est de force majeure, qui est imprévisible. »
- 3:51Invité politiqueFait
« L'économique est extrêmement important. »
- 4:01Invité politiqueFait
« qu'on nous a imposé des réformes, que ce soit contre les entreprises ou contre les salariés. »
- 4:20Invité politiqueChiffre
« Marine Le Pen avait proposé à Sophie Binet, patronne de la CGT, de se rencontrer. Pourquoi ? Parce qu'un militant sur trois de la CGT vote pour le Rassemblement national. »
- 6:05Invité politiquePromesse
« Expulsion systématique des délinquants étrangers. »
Temps de parole
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Bonjour à tous, bonjour André Acotarac. Bonjour, merci d'être avec nous ce matin. On le voit, cette vague de chaleur inédite pour un mois de mai. Est-ce que c'est pour vous la preuve indiscutable qu'il y a un réchauffement climatique qui est en cours ? On sait qu'il y avait des climato-sceptiques dans votre parti, celui dont vous êtes le porte-parole. Est-ce que vous en mettez ?
Bien sûr qu'il y a un dérèglement climatique, c'est une évidence. Il y a des épisodes de calnicule chaque année maintenant. C'est pour ça que Marine Le Pen avait proposé un plan climatisation il y a maintenant deux ans.
Ça c'est pour, si je veux dire, soigner les conséquences, mais pour la cause.
C'est très important parce qu'on considère au RN que les climatisations l'été sont aussi importantes que le chauffage l'hiver. Parce qu'on en souffre, parce qu'on en meurt et parce qu'il y a une discrimination. Les ministères y sont équipés, mais 7% de nos écoles le donnent.
Vous reposez la question sur la cause. Est-ce que vous, vous êtes convaincu qu'il y a aujourd'hui un dérèglement climatique et qu'il faut tout faire pour l'arrêter ? Mais le RN est le parti le plus écologique dans notre pays.
Le GIEC, quand vous lisez les rapports du GIEC sur la priorisation du nucléaire, on le fait. Quand vous lisez le Haut conseiller au climat qui explique que 50% des émissions de la France sont dues aux importations, qui propose le localisme, c'est le RN, qui propose de lutter contre les traités de libre-échange qui tuent nos agriculteurs, c'est une fois de plus le RN.
Et est-ce que vous proposez aussi d'en finir avec les énergies fossiles ? Je vous pose la question parce qu'aujourd'hui il y a l'Assemblée générale du groupe Total qui est évidemment sous tous les regards. Est-ce que vous participez au Total bashing et en général au fait que ce sont ces énergies fossiles, carbonées, qui détruisent le climat ?
Non, pas du tout. Mais effectivement il faut réfléchir à sortir à moyen et long terme les édorcas dures, pas simplement sur le carburant, mais aussi sur tous les produits qui sont faits en entreprise, en industrie, sur la base du pétrole. Et on le voit aujourd'hui. Les politiques nationales dépendront des politiques internationales. On voit que le bocage des étroits d'Ormouz, ça crée une rupture dans le kérosène, ça crée une rupture dans le carburant, dans le gaz, l'hélium, qui sont utilisés dans les scanners dans les hôpitaux. Donc il faut repenser une politique souverainiste.
Et le groupe Total, est-ce qu'il faut le taxer davantage ? Donc cette Assemblée générale aujourd'hui va porter notamment autour des bénéfices colossaux qu'a fait cette entreprise au premier trimestre. 5 milliards supplémentaires, 5 milliards de bénéfices réalisés, une hausse de 51% en un an. Alors Patrick Pouyanné, le président de Total, dit que ce n'est pas finalement en substance. Le Total ne doit pas payer pour tout le monde. Quel est votre point de vue là-dessus ? Est-ce qu'il faut taxer les surprofits en particulier ?
L'ERN avait proposé une taxe sur les super profits induits. Aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? Aujourd'hui, on a un super IS, super impôt des sociétés qui est absolument en juste, ça touche tout le monde, toutes les grandes entreprises.
Nous, on propose une taxation sur les super profits induits qui suivent justement des profits, comme vous le dites, qui sont dus à un cas de force majeure, qui sont dus à une guerre comme en Ukraine, qui sont dus à un blocage des droits d'Hormuz, où là, les entreprises comme Total, vous l'avez dit, réalisent des bénéfices incroyables, pas en fonction de leur mérite, de leur talent, mais en fonction d'une situation qui est de force majeure, qui est imprévisible.
Il y a une nuance au sein de la tête de votre parti, Jordan Bardella, et plutôt pour une taxation légère ou pas de taxation, alors que Marine Le Pen a toujours prôné effectivement une taxation maximale.
Non, les deux sont parfaitement d'accord, puisqu'ils ont défendu le programme de 2022 ensemble, ils ont défendu le programme de l'élicitative ensemble, et ce n'est pas une taxation légère ou dure, etc., c'est une taxation juste qu'il faut. Et en l'occurrence, les relations internationales, les quatre forces majeures, les guerres, les caractères imprévisibles du monde, fait qu'on est obligé de taxer des super-profits induits qui arrivent et qui sont faits sur le dos des Français.
Il n'y a pas aujourd'hui une ligne plus libérale incarnée par Jordan Bardella, que l'on voit aussi à travers les rencontres qu'il a eues avec le MEDEF, ces conseillers économiques qui ont rencontré récemment la Fédération nationale du bâtiment public. Est-ce qu'il n'y a pas des travaux publics, excusez-moi, est-ce qu'il n'y a pas quand même aujourd'hui un rapprochement de votre parti avec le monde du business, si j'ose dire ?
L'économique est extrêmement important. L'ERN va rencontrer toutes les fédérations professionnelles, toutes. Parce qu'aujourd'hui, on voit que la France a été fracturée, brutalisée par Emmanuel Macron, qu'on nous a imposé des réformes, que ce soit contre les entreprises ou contre les salariés. Nous, on va prendre la démocratie économique. On va essayer d'aller voir les chefs d'entreprise. Marine Le Pen a vu les patrons du CAC 40. Jordan Bardella a vu des grands patrons. Mais de la même manière, Marine Le Pen avait proposé à Sophie Binet, patronne de la CGT, de se rencontrer. Pourquoi ? Parce qu'un militant sur trois de la CGT vote pour le Rassemblement national. C'est la CGT qui a refusé.
Nous, on n'est pas sectaires. On souhaite maintenant réunir tout le monde autour de la table pour sortir la France du chaos.
Mais ça veut dire aussi que comment ils vous regardent, les patrons, aujourd'hui ? Ils vous voient comme un potentiel arrivant aux responsabilités ? Vous avez senti un regard qui a changé ?
Je le crois. Parce qu'on est le premier parti de France. Parce que les Français ont décidé d'envoyer le Rassemblement national en force et en nombre à l'Assemblée nationale. Parce que Marine Le Pen a été deux fois de suite finaliste de la présidentielle. Et parce qu'aujourd'hui, on a cette volonté de crédibiliser et d'acter un programme. Parce qu'on est prêt à gouverner le pays.
Le gouvernement, aujourd'hui, va organiser une réunion sur le narcotrafic. C'est un tout autre sujet. Pour vous, c'est une priorité, évidemment. Mais comme pour tous les partis, de lutter contre le narcotrafic, est-ce que vous trouvez qu'il en est fait assez aujourd'hui ? On sait, par exemple, qu'un parquet national a été créé contre la criminalité organisée. Qu'est-ce que vous feriez de plus si vous étiez aux affaires ?
Si vous voulez, ce genre de réunion interministérielle, elles ont lieu chaque mois. Et donc, aujourd'hui, ce qui change le caractère exceptionnel, c'est qu'ils ont rajouté des caméras et des journalistes. Oui, mais qu'est-ce que vous feriez de plus ? Mais l'exact inverse. C'est-à-dire qu'il faut aller beaucoup plus fort, beaucoup plus loin. Dans ce qu'il faut faire contre la criminalité organisée. C'est un problème multidimensionnel. Ça touche l'immigration, parce qu'on sait que les clandestins sont recrutés par des patrons véreux pour faire baisser les salaires des Français. Mais dans la mafia, ils sont recrutés pour être de la chair à canon. Deuxièmement, c'est un problème financier.
Blanchiment d'argent. Qu'est-ce qu'on fait de la saisine des avoirs criminels ? C'est un problème territorial. C'est un problème qui est multidimensionnel. Et donc, nous, on regarde ce qui se passe à l'étranger. Regardez sur le lien entre l'immigration et la délinquance. Expulsion systématique des délinquants étrangers. Ça va bénéficier...
Mais vous voyez bien qu'en France, ce sont souvent de jeunes Français qui sont impliqués. Vous ne les expulserez pas, ceux-là ?
Premièrement, l'immigration. Ça a un poids énorme. Et le lien entre l'immigration et la délinquance, il ne fallait rien qu'il fait. Ce sont des socialistes allemands. sur une justice beaucoup plus forte sur les jeunes et les mineurs. Le Danemark le fait, on le propose. Bref, et toutes ces personnes aujourd'hui qui se réunissent en réunion ministérielle, ce sont ceux qui ont fait un barrage au Rassemblement national. Finalement, ils ont fait un barrage au déni, à la réalité. Nous, on souhaite gouverner le pays et agir complètement fermement.
Une dernière question politique, Andréa Cotarac, parce que tout le monde ne le sait pas, vous êtes un ancien membre de la France Insoumise. Vous avez fait quand même un grand saut dans l'échiquier politique. Comment vous jugez ce début de campagne, et notamment l'embellie dans les sondages, peut-être ponctuels, on verra bien, de Jean-Luc Mélenchon, qui serait peut-être aujourd'hui l'adversaire de Marine Le Pen ?
Alors c'est un grand saut si vous croyez au clivage gauche-droite. Mais répondez à ma question, parce qu'il nous reste peu de temps. Écoutez, simplement, on n'a pas de meilleur adversaire pour le second tour de la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon, la France Insoumise, c'est un parti fantasque, bruyant, mais vous l'avez remarqué, qui se range à chaque fois derrière le système et le parti au pouvoir. Ils ont réélu Mme Borne, ils ont réélu M. Darmanin, et finalement, si les Français veulent le changement, que ce soit les FIFI face à nous ou les macronistes, s'ils le veulent, ils voteront au Rassemblement National.
Merci Andréa Cotarac, donc porte-parole du Rassemblement National. Et c'est la suite de Télématin. Merci beaucoup. Merci.
Merci.
Andréa Kotarac