"La Meute": l'interview en intégralité des auteurs du livre, Charlotte Belaïch et Olivier Pérou
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:23OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui a changé entre l'âmeute 1 et la sortie de ce livre aujourd'hui chez la France Insoumise ?
- 3:14OuverteRéponse directe
Pourquoi c'est important ?
- 3:16RelanceRéponse directe
Pourquoi c'est important ?
- 4:08OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça dit de la relation chez les insoumis ? Qu'est-ce que ça dit du fonctionnement pour vous de ce parti ?
- 5:09OuverteRéponse directe
Les insoumis ont répondu qu'il s'agissait d'un livre de Rago truffé d'erreur. Vous racontez que vous avez écrit à Mélenchon pour un contradictoire.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:05InvitéChiffre
« Ça s'est vendu à 125 000 exemplaires, énorme succès de librairie. »
- 0:10InvitéFait
« L'âmeute, ça raconte les coulisses d'elle et fiée de son fonctionnement, les menaces, les purges, le management toxique, les insultes, les dérives également. »
- 0:17InvitéFait
« au service de l'ambition présidentielle de Jean-Luc Mélenchon qui est décrit comme une sorte de chef de clan. »
- 1:19InvitéChiffre
« c'est une enquête qui est alimentée quand même par 200 témoignages, donc on alimente vraiment par des documents le premier volet de l'enquête. »
- 1:47InvitéFait
« d'abord sur Charlotte, notamment via des insultes antisémites extrêmement nombreuses, puis dans un deuxième temps avec moi, alors que j'étais interdit de participer aux universités d'été de la France Insoumise, exactement. »
- 2:04InvitéFait
« on a reçu une mise en demeure des avocats de Sofia Chikirou, qui nous interdisait tout bonnement de ne pas publier les extraits là concernant »
- 2:24InvitéFait
« à aucun moment, la France Insoumise ou ses dirigeants ne nous ont attaqué en justice pour diffamation, ou nous ont remis en cause les documents que nous révélons. »
- 5:13InvitéFait
« On sort le tome 2, souhaitez-vous qu'on se rende compte pour faire le contradictoire, ce qu'on appelle le contradictoire ? »
- 5:34InvitéFait
« Bonjour, une version actualisée de notre enquête parue en mai dernier sera publiée au printemps prochain. Nous voulons vous proposer un échange dans ce cadre. »
- 5:38InvitéFait
« La réponse de Jean-Luc Mélenchon : ordure, n'écrivez pas à nouveau, vous ne m'avez jamais demandé quoi que ce soit, dites à votre ambassade que ce genre de procédé, les déshonores, recopiez proprement SVP. »
Temps de parole
- Invité39 %
- Invité 236 %
- Présentateur25 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous avez rajouté 7 nouveaux chapitres pour ceux qui n'avaient pas suivi. Ça s'est vendu à 125 000 exemplaires, énorme succès de librairie. L'âmeute, ça raconte les coulisses d'elle et fiée de son fonctionnement, les menaces, les purges, le management toxique, les insultes, les dérives également. Tout cela, c'est la théorie en quelque sorte de votre livre au service de l'ambition présidentielle de Jean-Luc Mélenchon qui est décrit comme une sorte de chef de clan. Qu'est-ce qui a changé entre l'âmeute 1 et la sortie de ce livre aujourd'hui chez la France Insoumise ?
Pas grand-chose, c'est ce qu'on raconte. C'est 7 chapitres inédits. Ils racontent d'abord l'accueil du livre qui est finalement venu illustrer notre propos, c'est-à-dire un mouvement incapable de remise en question et qui préfère se cadenasser dans ses illusions et contre-attaquer avec violence, une violence dont on a été victime et qui nous empêche aujourd'hui de continuer de travailler sur eux.
Effectivement, vous racontez ce qui suit la suite du livre, notamment comment LFI a tout fait pour interdire la sortie, y compris en écrivant à vos patrons, c'est-à-dire aux patrons de Libération du Monde, pour leur dire qu'on ne veut plus que ce soit eux désormais qui couvrent les Insoumis. C'est toujours le cas, vous couvrez toujours, mais c'est difficile. Nous, ce qu'on voulait faire avec ces chapitres inédits, c'était justement de raconter, de donner aux lecteurs, vous parliez de théorie, en fait c'est une enquête qui est alimentée quand même par 200 témoignages, donc on alimente vraiment par des documents le premier volet de l'enquête.
Et là, ce qu'on voulait un peu raconter à nos lecteurs, c'était comment le livre avait été accueilli, parce que c'est vrai qu'on a été un peu dans une, nous tous les deux, on a été dans une tornade à la sortie du livre. – Des insultes, des menaces, y compris antisémites ? – Oui, tout ce qu'on décrivait, qu'on documentait dans le premier volet de l'enquête, s'est abattu sur nous à la sortie du livre, d'abord sur Charlotte, notamment via des insultes antisémites extrêmement nombreuses, puis dans un deuxième temps avec moi, alors que j'étais interdit de participer aux universités d'été de la France Insoumise, exactement.
Et oui, ils ont fait de très grosses pressions, et puis les pressions, elles ont commencé en fait, c'est ce qu'on raconte dans le livre, un peu avant la sortie du livre, puisqu'on a reçu une mise en demeure des avocats de Sofia Chikirou, qui nous interdisait tout bonnement de ne pas publier les extraits là concernant, et puis derrière, ça a été aussi une grande campagne de dénigrement sur nos méthodes journalistiques, sauf qu'il faut bien se dire, et ça c'est important de le rappeler, à aucun moment, la France Insoumise ou ses dirigeants ne nous ont attaqué en justice pour diffamation, ou nous ont remis en cause les documents que nous révélons. Oui, pas de plainte en diffamation.
Moi je précise juste que je ne suis plus la gauche aujourd'hui, je suis l'ERN, mais ce n'est pas du tout en lien. Donc les Insoumis ont gagné, vous avez changé le... Non, voilà, c'est ce sur quoi je voulais insister, c'était prévu avant la sortie du livre, et finalement je suis même restée un peu plus longtemps que prévue pour ne pas leur faire ce plaisir trop tôt.
Il y a deux femmes, il n'y a pas qu'elles, mais il y a deux femmes dans ce livre qui sont en première ligne, Rima Hassan d'un côté, et Géry de la France Insoumise, députée européenne, et Sofia Chikirou. Rima Hassan, d'abord vous racontez, dans la nouvelle partie du livre, par exemple comment elle a voté contre une résolution du Parlement européen qui réclamait la libération de l'écrivain franco-algérien Boalem Sansal, qui était à ce moment-là détenu en Algérie, et comment elle a tenté de mettre tout le groupe de son côté. Pourquoi c'est important ?
Pourquoi c'est important ?
Parce que le vote de cette résolution, il avait déjà eu lieu quand la première version du livre est sortie, ce qui se passe, je fais une parenthèse, ce qui se passe à la sortie du livre, c'est qu'il y a des attaques, mais il y a aussi beaucoup de gens qui nous écrivent, des militants, mais aussi des politiques, des universitaires, plein de gens, et qui nous disent, ah, si vous m'aviez contacté, et qui nous apportent de nouveaux éléments, qui vont souvent dans le sens de ce qu'on racontait dans la première version du livre, et donc on va avoir des informations supplémentaires sur ce qui s'est passé au moment de ce vote, parce qu'à l'époque, les insoumis votent contre cette résolution qui appelle à la libération de Boalem Sansal, et à l'époque, il y a eu une polémique qui est engendrée par ce vote, mais ils font front, c'est comme ça, et c'est comme d'habitude.
Mais vous découvrez qu'en vrai, en coulisses, Rima Hassan a un peu imposé sa position, notamment à une autre députée européenne qui s'appelle Manon Aubry.
Manon Aubry, qui est la chef du groupe d'eurodéputés LFI.
Mais qu'est-ce que ça dit de la relation chez les insoumis ? Qu'est-ce que ça dit du fonctionnement pour vous de ce parti ? Ça dit beaucoup de l'influence que Rima Hassan a pu installer et son rôle aujourd'hui qu'elle a su travailler, qu'elle s'est octroyée à la France insoumise. Mais ça dit aussi combien aujourd'hui, la direction de la France insoumise a quelque part un peu peur de contrevenir à ce que peut observer, analyser, décider parfois Rima Hassan. Ils ont compris que Rima Hassan avait un rôle politique, électoral très important pour eux. Donc justement, elle leur est utile, quelque part, si je pouvais dire ça un peu grossièrement.
Et donc si elle considère, en tout cas c'est ce qu'on raconte, c'est quand elle considère qu'il faut voter contre, pour X raisons, qui sont un peu trop longs à raconter malheureusement ici, mais qu'on décrypte beaucoup dans le livre, et bien finalement la direction lui emboîte le pas. Alors les insoumis ont répondu, d'abord ils se sont tus, après la sortie du livre, ensuite ils ont répondu dans les médias que c'était un livre de Rago, qu'il était truffé d'erreur.
Vous racontez dans ce livre que vous avez écrit un message à Jean-Luc Mélenchon en novembre dernier pour lui dire « On sort le tome 2, souhaitez-vous qu'on se rende compte pour faire le contradictoire, ce qu'on appelle le contradictoire ? » Voici, on a retranscrit ici l'échange, donc c'était des textos. Bonjour, une version actualisée de notre enquête parue en mai dernier sera publiée au printemps prochain. Nous voulons vous proposer un échange dans ce cadre. Merci d'avance pour votre réponse. Et vous signez Olivier Perroux, Charlotte Belaich, c'est vous.
La réponse de Jean-Luc Mélenchon, ordure, n'écrivez pas à nouveau, vous ne m'avez jamais demandé quoi que ce soit, dites à votre ambassade que ce genre de procédé, les déshonores, recopiez proprement SVP. Ça c'est véridique, c'est le vrai texto que vous avez reçu. Je ne vous demande pas si vous avez envoyé le livre à Jean-Luc Mélenchon.
Non, on ne s'y est pas risqué. Non mais bon, moi je veux juste insister, la demande de contradictoire avait été faite la première fois, elle a été refaite et vous voyez la réponse.
Bon, et vous savez que de venir sur ce plateau, ça va vous valoir, je ne sais pas si les réseaux sociaux sont encore ouverts, ce que vous avez déjà vécu en un mot. On ne va pas s'arrêter d'enquêter, de faire notre travail de journaliste pour ça. Charlotte Belaïch, Olivier Perroux, la meute chez Pocket à suivre sur BFM TV.