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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 9 avril 2024 55 min

Européennes: suivez le grand débat entre Jordan Bardella et Manuel Valls

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour esprit libre la grande émission de débat et de décryptage du Figaro et du Figaro Magazine cette semaine une spéciale européenne nous avons le plaisir de recevoir l'ancien Premier ministre manuel Vals et le président du RN et tête de liste aux Européennes Jordan bardellaa manuel Vals et Jordan Bardella partagent certains diagnostics mais s'oppose sur les valeurs et sur les solutions comment l'Europe peut-elle protéger les Français avec quelle frontière avec allié avec quelle économie tout de suite les réponses de nos deux esprits libres c'est maintenant sur le figero [Musique] télé bonjour bonjour bonjour très heureux de de vous recevoir sur ce plateau dans le cadre d'une émission spéciale européenne nous allons donc débattre des sujets de fond sur l'Europe mais pour commencer Paul lobacher journaliste bonsir politique au Figaro qui suit le RN et la droite hors les murs aurait quelques petites questions à vous poser oui voilà deux petites questions une pour vous Jordan bardellaa et une pour vous monsieur le Premier ministre manuel Vals monsieur Bardella la tête la liste que vous menez aux européenes est crédité à 32 % 2 jours de suite dans le Rolling hiop publié dans Le Figaro LCI Sud Radio euh est-ce que vous n'êtes pas finalement trop trop tôt est-ce qu'un tel score ne donne pas le risque d'avoir la grosse tête bon ben bonjour Quelle entré en matière non mais enfin écoutez on va on va pas se plaindre d'avoir de plus en plus de Français qui souhaitent voter pour le rassemblement national maintenant vous savez moi je suis très prudent avec les sondages et je ne rate jamais une occasion de dire aux Français que seul compte le vote et que som toutes les sondages sont des sont des photographies de l'opinion un instanté et que au fond la politique c'est peut-être une affaire de vague je pense que le courant d'idée que nous représentons avec le rassemblement national avec Marine Le Pen avec l'ensemble de nos parlementaires est aujourd'hui un parti politique qui convain chaque jour les Français sur des sujets extrêmement concret la sécurité l'autorité la défense de la nation la défense de certaines valeur et de certaine d'une identité française aussi euh mais je veux dire aux Français que pour les aider on a besoin d'eux on a besoin de leur mobilisation j'ai pas le sentiment de de prendre la grosse tête maintenant il est évident que quand vous êtes donné en tête d'une grande élection comme les élections européennes vous êtes attaqué euh et j'ai souvent l'occasion de dire que en politique plus on se rapproche du sommet moins il y a d'oxygène et je participe à un jeu démocratique dont je connais les règles et dont je connais parfois la dureté merci Monsieur Vals à l'inverse 32 % pour le RN potentiellement le 9 juin prochain le jour du vote des élections européennes qu'est-ce que ça a dit de l'état politique du pays et grande question est-ce que c'est finalement pas l'échec d'Emmanuel Macron bon les élections européennes sont une lelection toujours très particulière mais elles indiquent d'abord une photographie de l'opinion française et de l'opinion européenne ils ont provoqué parfois des des surprises moi je suis à peine moins jeune que Jordane Bardella mais j'ai plusieurs jeunesses mais je me rappelle du choc politique hein en 1984 quand Jean-Marie Le Pen avait obtenu 10 % des voix ou plus tard quand Bernard tapi était passé devant la la liste de de Michel Rocard 10 ans après bon donc donc il faut toujours tenir compte de l'expression des Français et aussi des des des Européens et en tout cas moi je vais vous répondre peut-être un peu à côté de la de votre question parce que je ne suis ni candidat ni ni chef de parti je viens comme comme un esprit libre pour pour pour débattre et c'est évidemment passionnant parce qu'il s'agit de l'avenir de l'Europe et de la France ou de la France dans dans l'Europe je pense qu'il y a des débats passionnants sur lequels les Français doivent pouvoir s'exprimer bien s on parlera d'économie de pouvoir d'achat d'énergie des réchauffement climatiqu mais il y a des des lignes de front j'y reviendrai majeur je pense évidemment à la guerre en Ukraine au défi que pose l'islam politique l'islamisme sur notre continent à la violence dans nos dans nos sociétés et puis d'une certaine manière moi ce que j'espère là il y a sans doute un échec de nombreuses formation politique y compris celle du président de la République mais attendons les résultats parce que c'est quand même ça en effet qui est l'essentiel c'est que de toute façon je pense que ces élections européennes même si c'est pas leur but parce qu'il s'agit d'élire des députés européens sonneront non pas seulement la préparation de l'élection présidentielle de 2027 mais pour ce qui me concerne la nécessité de construire une réponse ce que j'appelle un républicanisme de combat non pas en agitant la peur du rassemblement national mais en bâtissant des alternatives aujourd'hui on a l'impression la victoire annoncée de Jordan bardala et de sa liste aux Européennes ça y est c'est fait vous avez raison d'être prudent je le dis par expérience et puis en 2027 on a l'impression que c'est déjà fait en tout cas il y a pas d'alternative face à la candidature de de de Marine Le Pen non moi je pense qu'il faut un débat démocratique libre qu'il faut offrir des alternatives et je pense que face au grands problèm de la société française à sa crise politique identitaire économique social il faudra bâtir une une réponse je vois ça pour les élections européennes avant de parler des victoires des échecs des un et les autres mais c'est un moment c'est un moment assez fondamental à cause de la situation que que nous connaissons dans le monde à cause de la situation géopolitique on parle de guerre fait 70 ans qu'on l'avait pas évoqué donc c'est une élection que je considère très importante et c'est pour cela que j'ai accepté bien volontiers votre votre débat justement ple place au débat maintenant à à cette en jeu européen mais je voulais tout de même commencer par par une une question concernant vos parcours respectifs je l'ai indiqué en préambule il y a des vous partagez certains diagnostics je pense au sujet régalien en matière de sécurité d'immigration d'islamisme peut-être vous avez aussi des parcours qui se se font écho Jordan mardella vous êtes fils d'immigré italien et vous aspirez à devenir Premier ministre manuel Val vous êtes fils d'immigré Espagnol et vous avez été premier ministre au-delà de des points de de convergence apparent cependant manuel va vous êtes toujours posé comme un adversaire du du Front National et maintenant du du rassemblement national donc je voulais vous vous demander qu'est-ce qui vous différencie fondamentalement du du RN et de ses propositions je peux dire d'abord que j'ai que j'ai plaisir en tout cas intérêt à débattre avec Jordane Bardella pas seulement parce que il serait un un phénomène vu sa jeunesse mais parce que il est d'abord président euh du rassemblement national donné en tête aux européennes euh et euh pouvant l'emporter lors de l'élection présidentielle avec toutes les prudences nécessaires euh moi je suis rentré en politique quand le Front national était marginal en 1981 Jean-Marie Le Pen n'avait pas pu être candidat puisquil n'avait pas réuni euh ses parrainages le score de Marine Le Pen en 2022 n'a plus rien à voir donc c'est un parti qui demain peut l'emporter donc il faut le prendre au sérieux il faut aussi respecter ses électeurs je crois que c'est aussi le changement qu'on on peut souligner par rapport il y a quelques années ce que mon ami Aquilino Morel dans un beau livre appelle la juris prudence tapis euh on peut pas traiter de fachot de salot autant d'électeurs qui dans les enquêtes d'opinion mais surtout dans les urnes soutiennent les propositions en tout cas les candidatures du rassemblement national deuxièmement il y a trop de problème dans notre pays pour que on en reste au punchline au nom d'oiseau et aux insultes quelles sont les différences j'en vois quatre bon la première c'est forcément les racines politiques bon sachant que Jordan Bardella est jeune donc évidemment il a moins de racine de ce point de vue-là que moi mais bon moi mes racines politique c'est bon intellectuellement c'est évidemment Camu c'est se gén Bernard Henri léi c'est-à-dire la lutte contre le totalitarisme c'est banatter l'abolition de la peine de mort et c'est Michel Rocard c'estàd la gauche réformiste je pourrais rajouter d'ailleurs qu'on en parlera tout à l'heure c'est aussi parce que c'est un ami Milan Kundera sur sa vision de l'Europe central voilà ce sont ça mes racines et j'ai l'honneur de travailler avec deux deux premier ministres c'est peut-être ça qui m'a donné le goût pour après Michel Rocard ilonel Jospin et j'en suis évidemment très très fier ce sont pas les mêmes racines jeaname Bardel en fait il dira il est l'héritier d'ailleurs il le reconnaît de Marine Le Pen et d'un parti oui que j'ai combattu qui a peut-être changer à lui de le démontrer mais en tout état de cause qui ne sont pas évidemment les mêmes que je viens de rappeler il y a une différence forte une deuxième différence je vais vite c'est l'expérience je vais pas reprocher l'âge c'est ainsi c'est la vie mais c'est l'expérience parce que j'ai gouverné une région une ville euh un pays alors évidemment ça a des inconvénients aussi parce que un bilan il y a des réussites des échecs cela va de soi mais je pense que face au grand problèm du pays je connais l'argument contraire hein mais face au grands problèmes du pays l'expérience l'analyse de ce qui se passe non pas pour conduire à l'impuissance c'est trop complexe donc on peut rien faire non je pense qu'il faut dire la vérité ce point de vue là c'est ma référence c'est Maes France il faut dire la vérité il faut examiner la réalité mais il faut pouvoir agir troisièmement évidemment une différence fondamentale sur l'Europe fondamental même si le rassemblement national cherche à à gommer ou ou à changer on m' expliqué pourquoi il a changé mais notamment sur le moment je veux insister une seconde là-dessus sur le moment que nous connaissons nous sommes dans un moment de bascule où la guerre est possible et je pense qu'il faut dire la vérité aux Français bien sûr eux pensent au pouvoir d'achat à leur vie quotidienne à l'insécurité ça va de soi moi je les comprends et sur ces sujetsl toujours considéré qu'il fallait que la gauche leur parle notamment sur les questions sécuritaires ou ou culturelles mais là nous sommes dans un moment qui nous oblige un sursaut pour notre pays et il y a pas de possibilité autre qu'une réponse européenne puis quatrièmement moi j'ai un doute j'ai j'ai j'ai un doute sur le rassemblement national enfin je suis poli parce que nous sommes dans un débat euh euh qui se veut de de bonne qualité et mais mais mais j'ai un doute et j'ai j'ai un doute moi sur la capacité de cette formation à vouloir vraiment réconcilier les Français avec avec eux-mêm et et je pense que cette formation joue trop comme c'est le cas dans d'autres pays en Europe sur les problèmes des Français alors que ce qu'ils attendent c'est les solutions mais voilà je crois mais c'est ce débatlà qui aujourd'hui s'enclenche pour les européennes et pour et pour après donc ce sont moi je cherche pas les différences pour les différences mais elles sont importantes et encore je crois essentiel qu'il y ait des alternatives qui soient proposées à nos compatriotes Jordan Bardella vous vous sentez des différences fondamental avec Manuel Vals et que répondez-vous quand il a un doute sur votre capacité et même sur votre volonté à rassembler les Français avant d'évoquer les divergces il en a il sont nombreuses et je pense qu'on aura l'occasion de les expliciter je voudrais aborder quelques points communs je pense qu'on a tous deux la politique dans les dans le sang la politique dans les dans les veines voilà je pense que on est tous les deux des des patriotes des républicains et au fond quand on fait de la politique c'est qu'on pas être heureux tout seul et que on peut pas avancer dans la vie sans se soucier des problèmes de nos concitoyens et qu'au fond on est soucieux de du pays de la société qu'on va laisser en en héritage à nos enfants à nos petits- enfants j'ai pas d'enfants j'en aurai je le souhaite un jour mais c'est qu'on est soucieux de la société qu'on va laisser à nos enfants et à nos petits-enfants vous l'avez rappelé tout à l'heure en introduction on a un parcours qui est lié à l'immigration euh moi je suis euh vous l'avez rappelé issu d'une famille qui est venue d'Italie euh au début des années 60 pour travailler et qui appartient à cette génération d'immigrés arrivés en France qui euh a tout fait pour euh devenir des Français euh à part entière et non entièrement à part pour apprendre la langue pour respecter les institutions pour se fondre dans la communauté nationale et je pense que comp tenu de nos parcours euh on fait aussi de la politique pour rendre à la France ce que la France a pu nous apporter ce qu'elle a pu apporter à notre famille respective maintenant il est clair qu'on a aujourd'hui de visions radicalement opposées je crois d'un certain nombre de d'un certain nombre de sujets ces visions sont-elles conciliable ou irréconciliable on aura l'occasion d'y répondre tout au long du débat moi je pense que les deux grandes différences majeur que j'ai avec Manuel Vals d'abord la première c'est vous l'avez rappelé vous avez été au pouvoir par conséquent vous avez monsieur Vals une responsabilité pas intégrale mais une responsabilité aujourd'hui dans la situation du pays et dans ce que Malik Sorel nomme la décomposition française euh vous avez été amené à prendre un certain nombre de décisions on rentrera tout à l'heure dans le détail sur la politique d'immigration sur la politique économique sur le social sur l'Europe vous avez étz vous-même un adversaire de de la Constitution européenne en 2005 et vous avez ensuite vot en faveur du traité de Lisbonne en en 2008 euh moi j'ai cette chance ça ne durera peut-être pas mais de ne pas avoir de responsabilité dans la situation du du pays euh certains appelleront de ça de de l'inexpérience mais je pense que précisément le choix politique que nous offrons est en fait la possibilité d'une alternance qui n'est plus arrivée depuis 1980 contenu du fait que depuis 1980 on a en réalité un jeu de balancier entre la gauche et la droite qui au fond sur les grands sujet qu le rapport à l'Europe à l'immigration aux politiques économiqu et sociale globalement ce sont les mêmes politiques qui ont été conduites et qui ont amené aujourd'hui à la montée du vote en faveur du rassemblement national et puis la deuxième me semble-t-il grande grande divergence c'est c'est la cohérence quand je vous entends aujourd'hui et je je vous lis et je vous regarde depuis plusieurs années y compris quand vous étiez au gouvernement aujourd'hui en tant que commomme et qu'esprit libre je partage un certain nombre de de diagnostics ou vous partagez un certain nombre de diagnostic que fait le le rassemblement national et que faisait le Front national hier par conséquent je me demande si au fond j'ai en face de moi un homme de gauche ou un homme de droite parce que la vraie différence de fond en réalité c'est que dans les positions que je peux prendre dans ce que je peux défendre j'ai derrière moi une famille politique qui est unie dans les positions dans les diagnosticques dans les analyses que vous faites monsieur Vals vous êtes un homme seul à gauche et la gauche que vous prenez la gauche que vous défendez elle a perdu la bataille aujourd'hui la gauche qui est majoritaire c'est plus la gauche des lumières c'est plus la gauche de la raison vous citiez ellisabeth badanter euh mais c'était Robert Badinter bonion madame Badinter qui a d'ailleurs indiqué il y a quelques il y a quelques mois que la seule qui parlait de laïcité aujourd'hui c'était plus la gauche c'était Marine Le Pen et et aujourd'hui la gauche que que vous prenez qui défend l'autorité qui défend la laïcité qui défend les lumières la raison est aujourd'hui devenue totalement minoritaire et la gauche de Monsieur Mélenchon a pris le pouvoir aujourd'hui majoritairement à gauche c'est la gauche du Hamas c'est la gauche qui a une ambiguïté sur la condamnation du terrorisme islamiste c'est la gauche qui préfère euh les terroristes du Hamas à la démocratie israélienne c'est la gauche qui préfère le déboulonnage des statutes à la valorisation de notre patrimoine commun c'est la gauche qui fait systématiquement l'apologie de la différence plutôt que de mettre en valeur ce qui nous unit et ce qui fait le commun dans la société or aujourd'hui ce que vous prenez vous le prenez comme un homme seul et et et je sais que vous avez clémenceo en exemple et en modèle cette gauche là n'existe plus et dans une période où aujourd'hui le paysage politique se recompose dans une période où les repères sont totalement brouillés la cohérence des des Diagnos et je vais être un peu taquin des analyses que vous faites devrait vous pousser à voter pour nous aux élections européennes ça je m'y attendais et non à voter pour monsieur gluxman qui qui lui défend une vision post naationale c'est qui s'inscrit pleinement dans le fédéralisme européen ou de Madame ey qui aujourd'hui est comptable d' d'une politique gouvernementale d'affaiblissement de l'autorité de la République à l'école successivement avec papendia et Madame Boub qui nous expliquit encore il a quelques années que l'autorité était un était un principe complètement vain comptable d'un bilan migratoire avec des entrées comme jamais nous n'en avons eu sur le sol français Emmanuel Macron a pulvériser tous les records en matière d'immigration un président qui admet lui-même qu'il n'y a pas de culture française et et je crois qu'il y a aujourd'hui une partie des électeurs de cette gauche patriote qui sont orphelins manuel par consé je v répondre par pardon juste une question est-ce que vous pouvez nous dire aujourd'hui Monsieur le Premier Ministre les yeux dans les yeux je me suis trompé d'abord nous avons tous des bilans évidemment ceux les deux pieds dans le plat je préfère j'ai bien compris de manière taquine mais mais nous avons tous des bilans il y a les racines politiques les miennes celles du Front National et du rassemblement national nous sommes bien d'accord vous les assumez mais il faut tout assumer vous prenez des positions politiquement et moi je je pense que dans l'opposition il faut se comporter comme si on était au gouvernement et quand on gouverne on le fait pas suffisamment assez j'y prends ma part on n'écoute pas suffisamment peut-être ce qui se passe dans le pays parce que c'est difficile et puis vous avez des alliés notamment au niveau européen ce qui aussi nous y reviendrons soulligne les positions des uns et les autres moi j'ai une colonne vertébrale après ça veut pas dire qu'on a pas fait les erreurs et qu'on s'est pas trompé parce que gouverner c'est évidemment difficile mais moi j'ai une colonne vertébrale je suis profondément européen je pense que l'Europe est un formidable espace démocratique c'est une alliance unique c'est une des plus belles inventions politiques je parle de la construction européenne du 20e siècle c'est l'alliance de l'économie de marché de l'État providence même si évidemment il y a beaucoup de difficultés et qu'il faut réparer c'est la démocratie le respect de l'État droit l'altérité la séparation des pouvoirs et c'est évidemment la culture qui fait que à Vienne à Milan à Barcelone ou à Paris ou Amsterdam on se trouve bien c'est ça l'Europe et il faut le préserver mais il faut des changements profonds bien évidemment la laïcité euh toujours des interrogations enfin moi j'ai voté la loi de 2004 sur l'interdiction des signes religieux à l'école quand le Front national Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen à l'époque s'y opposait j'ai toujours considéré même si j'ai respecté ensuite la décision de ma famille politique hein à l'intérieur j'ai j'avais défendu l'idée qu'il fallit rejeté le traité constitutionnel mais ensuite par discipline j'ai accepté ce choix enfin j'ai jamais prené la sortie de l'Union européenne ou de l'euro de sa zone ou vouloir supprimer la Commission européenne ce qui était les positions défendues par Marine Le Pen vous dites que vous avez changé mais enfin en terme de cohérence là il y a il y a il y a des changements et puis enfin me posz une question qui qui est une question lourde de sens sur sur la sur la gauche euh moi je suis un républicain de gauche j'aime beaucoup cette phrase d'Albert Camu je mourrais de gauche malgré elle et malgré moi je la je la fais mienne ce sont mes convictions j'étais l'un des rares à gauche avoir parler de la montée de l'islamisme des dégâts de l'antisémitisme de la crise identitaire j'en parlais souvent avec le rreté Laurent Bouvet avec ellisabeth banatter attention ne pas trop utiliser Elisabeth Banat ditesle à Malik Sorel je vous le dis en inant parce que je vous rappelle que Elisabeth binter et sa famille ont souhaité et vous avez respecté la décision que Marine Le Pen ou rassemblement national ne soit pas présents aux obsèqu de Robert banater ce qui ce qui quand même dit tout sur ce que pense Elisabeth banater maisité dit mais elle parlait de Manuel vol ceci également mais d'une certaine manière quand elle évoqué Marine Le Pen pour le rretter mais mais si vous voulez me faire dire que la gauche a abandonné à un moment une partie d'entre elles la nation les questions de sécurité parce que quand les Français notamment les plus modestes dans les quartiers populaires que j'ai représenté à l'Assemblée nationale sont frappés par l'insécurité c'est une injustice supplémentaire donc moi je crois en la gauche climenciste en la gauche républicaine et une gauche républicaine de combat et je suis convaincu que pour challenger le mot est pas beau pour représenter une confrontation une alternative au rassemblement national nous avons besoin de cette gauche républicaine elle existe sur le plan intellectuel baninter Jacques Julliard qui nous a quitté Caroline Fourest bien d'autres je suis convaincu que y compris dans l'électorat gauche demain elle peut être majoritaire donc pour vous empêcher de l'emporter pour avoir cette confrontation d'idées de projet de valeurs il faut cette gauche et si moi je veux avoir un rôle modeste c'est d'essayer sacré tâche de reconstruire cette gauche républicaine et ça ça me paraît indispensable parce que sinon mais Jean-Luc Mélenchon est l'idiot utile et votre meilleur adversaire il vous vous souhaite au second tour il souhaite le chaos pense--il il souhaite votre victoire et donc c'est pas cette gauche qui est en effet proamass antisémite quiste et qui a dénaturé totalement la gauche qui est la mienne celle de Clémenceau de mitteran de Jospin de Rocard de dolor ou banater donc c'est ce changement là qui est nécessaire pas seulement pour vous pour être confronté à vos propositions mais je crois pour la démocratie et pour le pays donc on a 3 ans pour le faire c'est ça alors c'est pas votre affaire si vous me parlez de la gauche j' mais ça c'est notre affaire je mardella si vous voulez répondre de manière très courte sur l'héritage et après on on avance sur estce que vous assumez tout votre votre hétage et ensuite on avance sur les questions proprement européenes je suis né en 1995 j'ai rejoint le Front national en 2012 je n'ai pas connu le Front national de Jean-Marie Le Pen maintenant je sais bien que quand on est à la tête d'un mouvement politique qui qui plus quand on est le président Président on se doit d'assumer aussi l'histoire avec ses bons côtés avec ses mauvais côtés si la question est aurais-je rejoint le Front national de Jean-Marie Le Pen peut-être pas voilà mais aujourd'hui moi je lutte contre les caricatures qui sont faites de mon mouvement politique parce que je pense que précisément une grande partie de la classe politique se trompe en pensant qu'elle peut lutter contre le vote rassemblement et moi je suis un amoureux du débat je suis un amoureux de la démocratie et je demande qu'une chose c'est que les différents points de vue puissent être confrontés et que je puisse être combattu non pas sur la caricature qui est faite de moi sur la caricature qui est faite de mon mouvement politique mais bien sur les positions que je défends et c'est pour ça que oh je dis l'histoire on l'assume avec ses bons ses mauvais côtés manuel Val citait tout à l'heure le président mitéran le Président mitteran il a reçu des mains du maréchal Pétin la plus haute distinction du régime de Vichy la Francis est-ce que ça veut dire aujourd'hui que raphaë gluxman qui porte les espoirs du Parti socialiste dans le cadre de ces élections européennes est lié au maréchal Pétin bien sûr que non tous les mouvements politiques ont une histoire mais tous les mouvements politiques évoluent et et moi je préfère penser à 2030 à 2040 à 2050 plutôt que de faire de la politique dans le le le rétroviseur donc je pense qu'aujourd'hui on est un grand mouvement populaire patriote où les électeurs proviennent d' prison très différents vous regardez dans les territoires très populaires du Nord de la France les ouvriers qui pendant longtemps ont voté à gauche ont eu le cœur à gauche qui ont voté pour le parti communiste vote aujourd'hui en faveur du rassemblement national vous regardez dans dans le sud dans les grandes villes dans les territoires historiques de la droite aujourd'hui cette droite là n'existe plus et ces orphelins de la droite votent pour le rassemblement national donc moi je crois aussi dans une forme de de dépassement et et et je pense que ce ce ce cette cette opposition entre la gauche et la droite qu'on a cherché à maintenir pendant des années pour précisément s'inscrire dans un jeu de balancier entre la gauche et la droite a probablement vécu et c'est peut-être d'ailleurs l'un des seuls points d'accord qu'on est avec Emmanuel Macron justement on est là pour vous avez dit que vous vouliez être jugé sur les débats de fond on est là pour justement parler du du fond euh vous avez souhaité mettre l'accent dans cette élection sur la question de de l'immigration vous avez cité tout à l'heure malikassoral qui est une spécialiste de ces questions là qui est 2uxè je crois sur votre liste il y a également ancien patron de de Frontex Fabrice lgerry je voulais vous vous demander parce que vous êtes un sortant dans dans cette dans cette élection d'ailleurs ce que n'a pas dit manuel Vals vous avez peut-être un bilan européen donc quel est votre bilan européen en matière des des des migrations et surtout qu'est-ce que vous proposez aujourd'hui pour limiter les les les flux migratoire en Europe d'abord bilan sur l'immigration j'étais dans l'opposition au Parlement européen par contre conséquence ceux qui ont un bilan sont ceux qui depuis 5 ans se partagent voulais dire c'est que vous aviez été vous avz gagné les élection mais vous savez les Français savent que c'est une élection européenne par conséquent ceux qui ont un bilan ce sont ceux qui ont défendu depuis 5 ans les positions de la Commission européenne et qui ont précisément eu accès à des postes de responsabilité moi je pense que l'immigration est un défi existentiel c'est un défi existentiel qui remet en cause aujourd'hui notre sécurité notre identité identité française et européenne et accessoirement dans cette période où nous évoquons beaucoup la question de la dette et des déficits qui menaceent l'équilibre des comptes publics je pense que c'est un défi existentiel parce que précisément cette question de l'immigration va définir ce que nous serons nous comme peuple et comme nation au 21e siècle je le dis aux Français de manière un peu provocatrice volontairement provocatrice les vagues migratoires n'ont pas démarré euh nous sommes un continent de 450 millions d'habitants qui fait face à un continent africain de l'autre côté de la Méditerranée qui d'ici 2050 va voir sa population doublée d'un milliard 200 millions d'habitants à 2liard 500 millions d'habitants avec on le sait une grande partie de cette jeunesse africaine qui va émettre le souhait d'émigrer vers des terres plus attractive économiquement parlant et donc d'émigrer vers l'Europe sur notre flan est se trouve une civilisation l'Asie qui elle représente 3 à 4 milliards d'habitants par conséquent c'est la démographie qui fait l'histoire et les vagues migratoires n'en sont qu'au début du commencement il faut relire le livre ça c'est le diagnostic conf il est important de faire ce Diagnos parou y encore je répond il y a encore quelques anné nous étions seuls à porter ce diagnostic et et j'ai relu en préparance débat manuel V déclaration que vous aviez faite en 2015 où vous indiquez que l'immigration euh était une chance encore aujourd'hui pour nos sociétés et et je n'oublie pas que vous êtes sur ce sujet l'homme politique qui a aboli le délit de clandestinité c'est-à-dire vous êtes fr vous êtes clandestin sur le sol de la République française autrefois c'était un délit depuis les décisions qui ont été prises par le gouvernement socialiste c'est une c'est pour une précision mais que c'est une transcription d'ailleurs de directive européenne parfaitement je n'oublie pas euh manuel Vals que vous êtes l'hommes politiques qui avaient renoncé à déchoir de leur nationalité les binationaux français qui étaient condamnés dans des affaires liées au terrorisme par conséquent quand vous dites ce diagnostic est posé non ce diagnostic nous nous le posons depuis très longtemps on s'aperçoit aujourd'hui qu'il y a une convergence idéologique et que en réalité sur cette question de l'immigration on a effectivement gagné une bataille idéologique dans la mesure où vous avez 70 à 80 % des Français qui pense la même chose sur ce sujet moi je pense que l'immigration n'est pas un sujet qui divise les français contrairement à ce qu'on peut dire je pense que c'est un sujet qui les rassemble précisément parce queil y a sur ce sujet une majorité de Français qui pensent la même chose que faire qui décide aujourd'hui de la politique d'immigration en France ce sont les étrangers eux-mêmes et ce sont les juges les jurisprudences dont bien souvent les décisions qui sont prises proviennent de jurisprudence européenne ou de jurisprudence internationale je pense qu'on se trompe en consid qu'une loi ordinaire votée par le Parlement pourrait demain nous permettre d'inverser le cours de l'histoire sur la politique d'immigration par conséquent la première mesure que je défend c'est un référendum sur la question de l'immigration un référendum non pas avec une question mais avec la mise au voie d'un projet de loi qui aurait valeur constitutionnelle et qui dans ce texte de loi ce texte il est rédigé nous l'avons travaillé avec des constitutionnaliste avec des juristes intégrerai tout le bouclier politique juridique économique et administratif pour permettre à la France de reprendre le contrôle il y aurait typiquement dans ce texte la fin du droit du sol la priorité nationale c'est-à-dire la possibilité de donner notamment dans l'accès au logement social une priorité aux familles françaises l'expulsion systématique des délinquants et criminels étrangers sans que ces décisions administratives ou de justice puissent être contesté par un ordre européen ou par une décision de justice et à l'évidence la priorité et la supériorité du droit français sur tout autre droit notamment européen en matière de sécurité et d'immigration ce qu'on appelle un optout un peu sur le modèle danois et et on se rend compte au Danemark que ce sont des socialistes qui ont repris en main la politique d'immigration avec des mesures très fermes deuxièmement je pense qu'il y a besoin d'une réponse européenne et cette réponse européenne elle passe par le renforcement des moyens alloué à Frontex vous avez raison de rappeler que j'ai en 3e position sur malise Fabrice lgerry qui qui est d'ailleurs l'une des bonnes choses que vous que votre gouvernement est fait puisqu'il a été nommé par Bernard casneu à la tête de l'agence Frontex et Fabrice lgery a c'est débarqué par la Commission européenne parce que précisément il renvoyait les bateaux de migrants dans les pays de départ aujourd'hui le projet de la Commission européenne ça n'est pas de faire repartir les bateaux de migrants c'est d'accueillir encore et toujours donc il y a 1 et une mesures à prendre je pourrais vous en parler des heures mais mais mais juste il faut avoir conscience que l'immigration aujourd'hui bouleverse totalement les grands équilibres de notre société qu'elle change le visage de notre pays et queil y a beaucoup de Français aujourd'hui d'où qu'ils viennent quel que soit leur origine qui dans d'ombrable quartier de France ont le sentiment d'être devenus des étrangers dans leur propre pays et moi ce que je dénonce c'est le fait que les générations d'étrangers qui aujourd'hui arrivrive en France ne soit plus soumis au même effort d'assimilation républicaine que celui auquel moi j'ai été soumis avec ma famille lorsque nous sommes arrivés d'Italie au début des années 60 je j'indique que nous avons encore seulement 20 minutes d'émission et beaucoup de thèmes à valéer mais on va on va laisser répondre manuel Vals Jordan bardellaa propose un un référendum avec un certain nombre nom de de propositions précises est-ce que vous on en partagé certaines est-ce que ça vous paraît réaliste sur cette question là il faut essayer de dire la vérité un référendum sur l'immigration ou pas je vais essayer de vous répondre de manière plus plus générale et je répondrai à cette question bien évidemment deux regards sur le passé sans rester sur le rétroviseur ce débat sur l'immigration est présent depuis de nombreuses années peut-être essentiellement depuis 1983 alors vraiment là c'est pour les plus anciens le coup de tonnerre de dro l'élection municipale et là ce débat c'est vraiment invité au cœur bon la création des S racisme la lutte contre le rassemblement le Front national pardon à ce moment-là il sagissait de combattre les idées qui étaient celles de Jean-Marie Le Pen raciste et antisémite mais les choses évoluent la perception des Français sur l'immigration c'est ainsi on peut le regretter mais c'est mais c'est ainsi moi je crois qu'il faut poser non seulement le le diagnostic mais essayer avancer sur sur les solutions moi j'ai une conviction c'est que nous ne pouvons pas et nous ne devons pas laisser sentasser je ne trouve pas d'autres mots comme c'est le cas depuis des années des dizaines de milliers des centaines de milliers de migrants pauvres venant de pays pauvres essentiellement d'Afrique dans des quartiers pauvres dans notre pays c'est ça qui crée les gâteau et c'est apartail territorial social ethnique et religieux que j'avais dénoncé mais après il faut agir parce que c'est évidemment l'ESS avec peut-être là aussi dans un devoir de vérité un priorité absolue me semble-t-il à l'assimilation c'estd à ceux qui sont sur notre sol qu'il soient étranger en situation régulière et qui ont vocation à devenir français si évidemment ils remplissent les critères s'ils aiment notre pays s'ils partagent les valeurs et c'est pour ça que je défends moi le droit du sol et comme républicain vous devriez défendre le droit du sol parce que c'est un un atout qui a été très utile pour les Italiens et pour les Espagnols qui se sont installés je suis convaincu que ce n'est pas ça qui pose un problème et qui conditionne l'attrait de notre pays donc je défends le droit du sol et je suis très opposé à la proposition du gouvernement actuel de remettre en cause le droit du sol à Mayotte mais priorité à la simulation pour tous moi d'une certaine manière je souhaite qu'on apprenne que nos ancêtres les Gaulois je le dis en souriant que que les Gaulois étaient nos ancêtres pour tous c'est ainsi que nous avons appris à être français stop à l'immigration économique sauf évidemment pour les contrats de courte durée pour un certain nombre de secteurs en tension c'est pour ça que je suis favorable un changement de la Constitution notamment pour ce qui concerne les quotas je suis favorable aussi un aménagement du regroupement familial sans le remettre en cause parce que le droit du regroupement la famille est essentielle mais là on peut suivre l'exemple des Danois et puis évidemment stop à l'immigration illégale ce qui nous oblige et nous savons que c'est très difficile mais il faut le faire et c'est là où il y a eu un échec depuis de nombreuses années concernant les reconduites à la frontière et les expulsions mais j'ai une conviction c'est que tout ce g avant tout se joue avant et vous avez vous avez rappelé le rôle l'importance de l'Afrique qui va doubler sa population d'ici à à 2050 et c'est là où ça se joue et la situation en Afrique la déstabilisation d'un certain nombre d'États au Sahel provoqué mais pas seulement par les russe par toutes les évolutions du monde par le fait que d'autres pays d'autres continents aujourd'hui investis ce continent nous les genou français européens réinvestir parce que nous ne pourrons jamais arrêter la puissance et la force de millions de personnes qui veulent aller vers le nord et puis évidemment l'autre élément c'est le fait que une politique d'immigration passe par des frontières communes par l'Europe et de ce point de vue là il y a des évolutions c'est difficile vous savez avec Bernard casneuve nous avons géré la situation très difficile de la langue de Calais moi j'ai dit ce que je pensais mon opposition au choix qui avait été celui d'Angela Merkel et la France pas suivi les pas de l'Allemagne en 2015 donc c'est un vrai changement qu'il faut dans ce domain là je l'ai écrit depuis des années c'est aussi le fruit de l'expérience assimilation une autre politique d'immigration priorité à l'Afrique un référendum je vais vous dire pourquoi pas pourquoi un républicain aurait-il peur de consulter le peuple pourquoi aurait-il peur mais un changement de constitution ça passe par des règles qu'il faut respecter rappeler à main de reprise par le Conseil constitutionnel c'estàdire un accord d'abord de l'Assemblée et du Sénat sur un texte qui oblige pas par l'article 11 oui mais je pense que l'article 11 ne sera pas possible oui oui oui oui mais il est très important il est très important et donc ça oblige à la recherche de consensus général de GA enfin oui une fois seulement mais depuis l la jurispr qui préfigure l'élection des présidents de la République au suffrage universel directec bon les téléspectateurs là-dessus enfin c'est un point important mais moi je fais partie de ce même si c'est un sujet complexe et que le oui non n'est jamais facile mais je suis pour qu'on revienne d'ailleurs aux origines de la 5e République d'une manière générale un seul point pardon sur le rétroviseur parce que là c'est c'est un point qui me touche et là vous commette là vous faites une erreur technique même c'est que nous n'avons pas réussi à inscrire pour stabiliser ce point-là la déchéance de nationalité pour les binationaux condamnés définitivement pour terrorisme on atteintte aux intérêts de la France dans la Constitution nous n'avons pas réussi en 2000 16 essentiellement à cause du vote du Sénat mais je rappelle que la déchéance de nationalité pour lib nationaux condamné pour terrorisme s'opère régulièrement plusieurs dizaines de cas depuis déjà plusieurs années et encore ces derniers mois ces dernièr semaines par le gouvernement actuel j'y a procédé aussi Bernard casneuve également à travers une décision du ministère de l'Intérieur soumis au Conseil d'État donc la déchéance de nationalité elle est toujours là elle est exercée est-ce qu'il faut aller plus loin moi je vois aucun inconvénient mais en tout cas c'est fait et moi j'ai toujours soutenu cette idée qui d'ailleurs été soutenue par une immense majorité de Français de l'inscrire dans la Constitution il nous reste 13 minutes il faut qu'on avance Jordan B je pense qu' important aussi de parler de la question al très cour on a petit sujet qui est l'Ukraine la guerà o desaccord plus net donc il faut il faut je fais très vite mais je pense que ce sujet il intéresse tout le monde il est absolument majeur je note donc s votre respect monsieur Val que vous prenez aujourd'hui l'inverse de ce que vous avez fait quand vous étiez à la tête de non où la France avait à l'époque battu absolument tous les records d'immigration et où la moindre voie qui s'élevait contre l'immigration était accusé systématiquement d'être d'extrême droite ou de porter atteinte à la à la à la cohésion nationale deuxièmement vous êtes en faveur d'un d'un éventuellement d'un référendum ce qui que dont je prends Act j'ai jamais peur qu'on consulte le peuple oui mais encore faut-il l'écouter parce que en 2005 lorsqu'on l'a consulter sur la Constitution européenne le peuple français a dit non et votre majorité vous-même d'ailleurs vous aviez vous êtes pas en force avec le traité de Lisbonne cétait la majorité de Nicolas en 2008 mais avec l'appui des des socialistes et enfin quand vous dites même à Mayotte on peut pas toucher au droit du sol mais enfin je pense que vous avez l'occasion comme moi d'aller à mayott mayott vit une véritable submersion migratoire il faut que les Français regardent tous les Français que ce soit les Français de la métropole ou d'outremè ce qui est en train de se passer aujourd'hui dans l'un de nos territoires à Mayotte où un État étranger les Commores avec l'appui de la Russie d'ailleurs revendique la souveraineté de cet état et envoie des femmes comoriennes accoucher à Mayotte évidemment que le droit du sol là-bas qui est plus restreint qu'en métropole est une pompe aspirante je pense que le droit du sol est une pompe aspirante de l'immigration enfin dernier élément sur l'Afrique vous évoquez les liens étroits qui sont nécessaires d'entretenir avec l'Afrique si demain on veut juguler ce défi migratoire je suis parfaitement d'accord je pense qu'il faut sortir de ces logiques de c-éveloppement et permettre aux États africains de reconquérir leur souveraineté mais une chose n'oublions pas que la France a une responsabilité très lourde dans la déstabilisation d'État africain et notamment la Libye qui jouait un rôle de tampon et de hotpot ire qui évidemment protégeit en par l'Europe avec l'appui des socialistes à l'ép c'est vraifi quand même on passe peut-être justement à à une question jeis parfaitement d'accord mais je sais pas si on a gagné au change voilà une question géopolitique parce que c'est peut-être ce qui ce qui vous oppose le plus aujourd'hui Jean bardellaa le président de la République a qualifié la Russie de de menac existentiell je voudrais d'abord savoir si pour vous c'est une existentielle aujourd'hui la Russie pour l'Europe et par ailleurs est-ce que vous êtes très prudent sur cette question parce que j'essaie d'être précis je suis pas du tout de ceux qui vous font le le procès d'être des agents russes par contre vous aviez sous-estimé et d'autres l'ont fait aussi sans doute la menace russe par rapport à l'Ukraine vous ne pensiez pas que Vladimir Poutine envillirit donc qu'en est-il aujourd'hui le président zski non plus d'ailleurs le président zensski non plus non mais je voilà mais mais du coup est-ce que rétrospectivement ça vous conduit pas à être plus prudent et donc comment vous jugez la la menace aujourd'hui pour l'Europe et pour la France je pense que d'abord quand on est dans une période de guerre et dans une période de grande instabilité comme l' aujourd'hui le monde et l'Europe je pense qu'il faut être très prudent au mots qu'on utilise et par définition au déclarations qui peuvent être faite je pense que la Russie est aujourd'hui pour la France et pour l'Europe une menace multidimension nation la Russie conteste aujourd'hui des intérêts français estce qu'elle conteste les intérêts vitaux de la nation au point d'envoyer des troupe en Ukraine je ne le pense pas mais est-ce qu'elle conteste aujourd'hui des intérêts européens des intérêts français est-ce qu'elle représente en ce sens une menace pour ses intérêts la réponse est oui la Russie a déclenché la guerre à 3h de vol de Paris elle s'est engagé dans des campagnes de désinformation et de contestation des intérêts français notamment en Afrique sur nos zones d'influence historique elle accompagne des états comme les Comores qui revendiquent aujourd'hui une partie de la souveraineté territoriale de la France et on sait que il y a régulièrement des avions de l'armée de l'air française qui sont mis en joue par l'armé russse par conséquent je pense que il y a eu une naïveté collective mais quand je dis collective et j'avais l'occasion de l'expliciter dans un entretien que j'ai accordé à l'opinion il y a maintenant un an et demi euh une naïveté qui n'est pas simplement de notre responsabilité je vous rappelle que le premier chef d'État avoir été reçu en grande pompe dès l'élection d'Emmanuel Macron par la présidence française c'est Vladimir Poutine puis sur son lieu de vacances à BRG je disais pas que vous étiez j'ai t une maintenant qu'en est-il j'ai toujours une position très claire et je me suis toujours j'ai toujours essayé de tenir cette ligne de crête depuis maintenant 2 ans et le déclenchement de la guerre c'est le soutien à l'Ukraine en évitant l'escalade avec la Russie parce que je pense pense que dans le monde dans lequel nous vivons nous devons être extrêmement prudents à ce que deux puissances nucléaires ne se regardent jamais face à face par conséquent je crois que le rôle de la France aujourd'hui est évidemment de soutenir l'Ukraine et en cela moi j'ai pu soutenir l'envoi de matériel de défense pour permettre aux Ukrainiens de tenir le front de munition de matériel d'artillerie du matériel évidemment antichar la prise en charge par les États européens de de famille ukrainiennees qui fuit la guerre mais j'ai toujours été extrêmement prudent à ne pas franchir une ligne rouge or je pense que le rôle de la France aujourd'hui est de consolider son architecture à l'Est précisément pour contenir le risque d'une escalade ça passe par la présence d'éléments militaires français en Roumanie ça passe par exemple très concrètement par la S la sécurité aérienne des des pays baltes et le respect de nos engagements les gardes d'états avec lesquels nous avons des accords bilatéraux comme la la Moldavie si demain il devait y avoir un risque d'annexion de de la de la transistrie donc oui au soutien à l'Ukraine bien sûr mais prudence sur le risque d'escalade avec la Russie et je pense que les déclarations du président de la République s'agissant d'un potentiel envoie de troupe ont contribué en fait à isoler la France sur la scène européenne et à montrer en fait à notre adversaire dans dans ce dans dans ce combat Vladimir Poutine les divisions du camp occidental dans la mesure où cette cette cette annonce non seulement a inquiété les Français mais en plus s'est vu adresser une fin de non recevoir par nos alliés européens ou par nos alliés de l'OTAN qu'est-ce que vous pensez manuel vas de cette ligne de crête défendue par Jordan mardella est-ce que c'est du réalisme ou est-ce que c'est une forme de pusianimité face à à à Vladimir Poutine est-ce que vous vous étiez plutôt sur la ligne du président de la République sur sur ce sujet qu'il y a eu de la naïveté voire de la complaisance des erreurs depuis des années d'ailleurs sur les intentions de Vladimir Poutine c'est incontestable d'ailleurs je pense qu'on aurait eu on aurait eu on aurait dû écouter davantage le président François Hollande sur le regard qu'il portait euh sur Vladimir Poutine et sur son utilisation du mensonge et sur les objectifs je rappelle que c'est François Hollande même c'était pas la décision du siècle min euh qui a décidé Minsk était la recherche d'un accord après le format Normandie le 6 juin 2014 avec une Allemagne qui était à ce moment-là pied et mains lié du point de vue énergétique avec la Russie mais c'est sous la présidence de François Hollande que mon gouvernement a décidé de ne pas livrer les fameux mistrales sous les critiques communes et de Nicolas Sarkozy et de Marine Le Pen cependant un petit regard sur le passé même si aujourd'hui ce n'est pas l'essentiel toute la droite ultra naationaliste ou la droite nationaliste euh en Europe partageit une certaine vision des discours de Vladimir Poutine sur la décadence de l'Occident et c'est vrai à la FD c'est vrai chez Salvini c'est-à-dire vos alliés au Parlement européen vous êtes dans le même groupe donc certes vous êtes dans les oppositions au plan national comme au plan européen mais sur cette vision essentielle c'està-dire l'avenir de continent là il y a et des complaisances et des ambiguïés je pense que nous sommes dans un moment majeur je le disais au mon l'introduction et je comprends peut-être la première priorité des Français aujourd'hui c'est le pouvoir d'achat euh c'est leurs préoccupations sont l'insécurité ou l'immigration mais la guerre est possible sous des formes différentes je pense à la guerre hybride à la guerre de l'information l'influence que nous mène notamment la Russie et j'ai suffisamment actuellement de désaccords avec Emmanuel Macron je pense notamment à ses positions concernant Israël pour dire que je suis d'accord avec les choix qu'il vient de faire a pas un danger d'escalade ce que disait ça n'est pas nous qui la provoquons résumons les choses l'Ukraine ne peut pas tomber les Ukrainiens se battent pour nous pour nous pour notre liberté pour eux évidemment pour protéger leur territoire mais se battre pour notre liberté notre démocratie donc notre devoir est de les aider si demain et c'est possible nous le savons la Russie et les troupes de Vladimir Poutine plutôt fonce vers Odessa ou vers la Moldavie ou veulent créer tous les conditions d'une tension avec les pays Bales parce qu'il y a des russophones qu'allons-nous faire nous savons qu'aujourd'hui notre destin est lié à celui de l'Europe et je parle de nos intérêts stratégiques d'autant plus que nous ne savons pas ce qui peut se passer avec l'élection américaines donc plus que jamais plus que jamais pardon nous avons besoin d'une Europe très forte d'une industrie de la défense européenne d'une vision d'une stratégie c'est quand même un des points positifs malheureusement malheureusement de cette terrible guerre l'Europe me semble-t-il sur ce point de vuel est sorti plus fort d'ailleurs ça a obligé tout le monde Mons Bardella et ses amis à des évolutions sur ce sujet donc c'est un sujet majeur il faut le dire au français il a un très beau livre du général lecoind qui a étit mon chef de cabinet militaire qui était le chef de service qui était le chef d'état-major de nos armées qui est grand chancelier de la Légion d'Honneur aujourd'hui et qui parle de ce qu'est la guerre donc 70 ans de paix aujourd'hui se termine avec la guerre sur notre continent et il faut s'y préparer il faut s'y préparer d'une manère ou d'une autre et donc moi je mets de côté ces risques d'escalade parce que la réalité c'est que nous sommes déjà dans une escalade il faut dire cette vérité au français aucune complaisance à l'égard de Vladimir Poutine et pardon de le dire je B je vous taquiner comme vous dites faut pas dire polémiquer mais quand on a sur sa liste et que vous l'utilisez y compris comme porte-parole quelqu'un comme vous le savez bien c'est votre PARAD comme Thierry Mariani sera se seul petit moment comme ça de de polémique parce que sinon Alexandre de vequot va me gronder mais mais quand même quelqu'un qui a été si proche et du régime de Bachar et du régime de Poutine franchement ça montre en tout cas moi je vous crois sincère par principe mais attention il y a quand même beaucoup d'ambiguïé et si vous gouvernez la France en ce moment-là honnêtement je pense que nos intérêts stratégiques je vous le dis froitement ne serit pas assuré n'avez-vous pas vendu entre 2015 et 2020 pour 52 millions d'euros d'armes à la Russie oui de Vladimir Poutine mais surtout nous avons décidé ceéta pas le rassemblement national qui était au pouvoir oui mais c'est j'espère que vous le saerez pas demain et j'espère qu'on qu'on le SAA mais je vais vous dire je pense que les différentes crises que nous vivons que ce soit évidemment le retour de la guerre qui est un élément évidemment majeur dans la stabilité de de l'Europe comme la crise sanitaire que nous avons traversé a remis sur la table et j'en suis heureux le concept de souveraineté d'indépendance c'est d'autonomie stratégique vous avez évoqué la question énergétique je vous rejoins là-dessus effectivement l'Allemagne est pied et pointslié par cette stratégie d'ailleurs on aura pas l'occasion d'en parler mais je vous en veux beaucoup d'avoir sous-investi dans la filière nucléaire parce que je pense que nous en payons aujourd'hui le prix très cher d'abord dans les factures qui sont payées par les ménages françaises comme par pas temp parler c'est ça malheureusement c'est d'ailleurs presque la conusion je pense qu'on doit profiter je pense que de chaque crise n une opportunité et je pense que de cette grave crise que nous sommes en train de vivre comme celle que nous avons vécu on doit redonner à la France les moyens de sa défense de sa défense nationale on parle beaucoup d'Europe de la Défense le premier la première condition de cette Europe de la défense s'il devait y en avoir une entre guillemets serait de faire en sorte que tout le monde achète européen et achète français parce que aujourd'hui quand on voit que beaucoup d'États européens se placent sous pavillon américains il y a des craintes à avoir sur la souveraineté de la France ass exment nos budgets de la défense sont en augmentation et je vais prendre un titre du Figaro la remontada d' nuclaire est là grâce à EDF et grâce à notre filière et nous sommes en train de nouveau d'exporter et les choses sont en train de changer vous voilà donc de droite j'ai toujours été pr oui mais ça vous êtes jeune mais je trouve que vous utilisez les vieux trucs politiques quoi on voulait parler plus longuement d'énergie ça aura ét un sujet j'ai tout appris auprès de vous ça aurait été un sujet passionnant mais on aura malheureusement pas le temps je vais quand même laisser une question pour la fin enfin une question chacun pour la finquelle vous vous vous répondrez de manière très courte je connais la question donc je pense que vous pouvez répondre de manière de manière assez courte pour pour conclure cette émission question sur mais il sans doute un petit peu sur un destin que vous avez eu et que potentiellement bardellaa pourrait avoir monsieur bardal Marine Le Pen envisage potentiellement de vous choisir comme premier ministre si elle arrive au pouvoir en 2027 est-ce que vous aurez alors 31 ans pas loin de 32 ans est-ce que ce n'est pas être trop jeune pour rentrer à matigon écoutez moi je me suis engagé j'ai en politique il y a maintenant 10 ans euh et je continue d'apprendre chaque jour au côté des Français je pense que une grande partie des idées que nous portons aujourd'hui sont plébiscité par une très grande majorité de Français vous savez être à la tête d'un gouvernement c'est comme elle être à la tête d'une liste aux élections européennes c'est savoir s'entourer savoir composer une équipe et et c'est savoir être le leader d'un collectif par conséquent euh je ne serais pas seul vous savez et et je j'apprends à m'entourer euh c'est un peu la qualité du chef c'est de savoir précisément s'entourer en tout cas je seraiis là où je devrais être utile et et et si c'est dans cette fonction alors ça sera dans cette fonction mais c'est les Français qui décideront monsieur Vals vous vous avez été premier ministre il parail qu'est-ce que ça cela vous a appris et est-ce que vous avez des regrets non je vis pas avec des regrets et encore moins des des remords franchement pour celui qui a été naturalisé à à 20 ans à qui on avait jamais dit qu'il serait Premier ministre avoir servi mon pays évidemment comme élu local comme député mais comme ministre de l'Intérieur et comme premier ministre dans un moment terrible pas pour moi mais pour les Français face aux attentats terroristes ça a été un formidable honneur la seule leçon peut-être de cette période c'est que rien n'est jamais écrit à l'avance je pensais pas être Premier ministre et donc c'est avec sourire que je vais terminer mon propos c'estàd déjà on nous annonce que Marine Le Pen est présidente l'expérience que j'ai de l'histoire mais aussi de la pratique de la 5e République c'est que tous ceux qui ont été annoncés président de la République un an 2 ans ou 3 ans avant ne l'ont jamais été donc faites attention parce que c'est pas sûr que vous deveniez Premier ministre bon vous savez je suis très je suis très modeste dessus et l'histoire n'est jamais écrite d'avance et bien vous serez d'accord sur ce point merci d'avoir été avec nous c'était beaucoup trop lourd il va falloir beaucoup trop court va falloir pardonnez-moi il va falloir que le Figaro N un peu plus de temps la prochaine fois merci en tout cas et puis ce débat est à retrouver dans 15 jour dans les pages du Figaro [Musique] Magazine

Européennes: suivez le grand débat entre Jordan Bardella et Manuel Valls — Jordan Bardella · Pourquijevote