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interviewPRISE d'R· 26 octobre 2025 21 min

Violette Spillebout - Épisode 5 : Sport et santé

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:06
Présentateur

Bienvenue dans Prise d'Air, le podcast de Violette Pidgout. Bonjour Violette. Bonjour Yann. On vient de vous voir faire du sport. En quoi le sport est important pour vous en tant que candidate à la mairie de Lille ?

0:17
Violette Spillebout

C'est tout le temps important pour moi le sport, enfin je dirais plutôt l'activité physique. J'ai 53 ans aujourd'hui, mais ça fait longtemps que j'essaye entre guillemets de m'entretenir. C'est important pour gérer le stress, pour la forme physique, pour éviter le surpoids. Et puis je pense aussi qu'on doit, plus on vieillit, penser à la prévention, la prévention des risques cardiovasculaires, des cancers. Donc on ne peut pas tout éviter, mais c'est vrai que faire de l'activité physique régulièrement, c'est bon pour la santé.

Et c'est bon aussi pour le lien social, puisqu'on peut le faire avec sa famille, avec des amis, pour passer des bons moments, comme je le fais souvent le dimanche matin avec l'équipe de campagne en ce moment. Je crois aussi que le sujet de la prévention santé, ça commence vraiment à beaucoup embarquer les Lilloises et les Lillois. On sort d'un mois d'octobre qui est Octobre Rose, la prévention du cancer du sein. Moi, je me souviens, en début de mois, il y a eu cette marche à laquelle nous avons été très nombreux à participer. Plus de 10 000 Lilloises et Lillois à la Citadelle pour sensibiliser à la prévention du cancer du sein chez les femmes. Il y a eu aussi en octobre le bus du cœur.

On a la chance d'avoir un centre hospitalier universitaire de renom à Lille avec des grands professeurs qui s'impliquent dans la prévention santé, comme Claire Mounier-Veyer, qui est professeure en cardiologie et qui a lancé cette initiative pour sensibiliser les femmes à la prévention des risques cardiovasculaires. Donc voilà, il y a beaucoup d'opérations aussi qui lient l'activité physique et la prévention santé. Et puis, on arrive au mois de novembre où là, ça sera la sensibilisation aux maladies masculines avec Movember, cette manifestation où certains laissent pousser les moustaches pour parler aussi d'un sujet qui reste assez tabou. Donc, ça mobilise.

2:05
Présentateur

Autre sujet dont on parle de plus en plus, la santé mentale qui est d'ailleurs grande cause de l'année 2025. En quoi ça peut être une inquiétude pour vous, la santé mentale à l'échelle lilloise ?

2:16
Violette Spillebout

C'est très lié, en fait, ce sujet de l'activité physique, du lien social et de la santé mentale. Alors, effectivement, il y a eu un pic de dépression et de grandes difficultés de santé mentale au moment du Covid et dans le post-Covid. Et on en ressent encore aujourd'hui les effets. Alors, à Lille, on a la chance qu'il y ait un conseil lillois de santé mentale qui fait travailler ensemble la mairie de Lille, l'Agence régionale de santé, mais aussi tous les professionnels de santé hospitaliers et libéraux, et puis les associations de prévention santé.

Et ce conseil lillois de santé mentale, il s'est saisi de la question avec un plan de prévention qui permet en fait de mettre des moyens, notamment d'accompagnement des associations, pour aller auprès des publics fragiles. Donc, voilà, en tout cas, je pense qu'en tant qu'élu local, c'est vraiment un sujet qu'il faut prendre à bras le corps. Et le sport peut aussi participer à la prévention des risques de santé mentale.

3:08
Présentateur

Alors, justement, de quelle façon le sport peut aider à réduire ce stress et à combattre les problématiques de santé mentale ?

3:16
Violette Spillebout

Je crois que les médecins disent 30 minutes trois fois par semaine. C'est un minimum. Ça peut être même que de la marche un petit peu rapide.

3:23
Présentateur

Je pense que c'est 30 minutes par jour.

3:24
Violette Spillebout

Moi, je dis trois fois parce que je n'arrive pas plus souvent. Mais c'est vrai qu'il faut effectivement avoir une activité physique. Et je crois que pour cela, les 200 clubs de sport qu'on a à Lille, on a beaucoup de chance de les avoir. Et puis, tous les bénévoles qui sont impliqués à la fois dans le sport loisir et dans le sport de compétition, y compris pour nos enfants, participent aussi à la prévention de ces risques de santé physique ou de santé mentale. Il faut les soutenir, ces clubs de sport. Et puis moi, ce qui m'inquiète un peu, c'est qu'après les Jeux olympiques, qui ont été un grand succès, il y a eu vraiment un regain d'envie de faire du sport, y compris chez les enfants.

Et aujourd'hui, à Lille, il y a beaucoup de clubs qui sont complets. C'est-à-dire qu'il y a un forum des associations à la rentrée de septembre. Et il n'y a plus de place dans plein de disciplines, la natation, le football notamment, le futsal. Et ça, c'est dommage. Ça veut dire qu'il faut réfléchir aux équipements, aux créneaux et au soutien aux clubs sportifs encore plus fortement à Lille.

4:18
Présentateur

Pour aller plus loin sur ce sujet, Violette, je vous propose d'accueillir notre premier invité, docteur Béchir Boudjema. Bienvenue, Béchir. Merci à vous de m'avoir invité.

4:28
Locuteur non identifié

C'est un plaisir d'être avec vous. Alors, comment vous êtes-vous rencontrés, tous les deux ? C'est une longue histoire d'une trentaine d'années. C'est une rencontre sportive, en fait, entre un médecin du sport et une sportive acharnée dans le fitness.

4:41
Violette Spillebout

En fait, j'ai consulté chez lui et j'étais blessée. Puis c'est comme ça qu'on a conversé.

4:45
Présentateur

Docteur Boudjema, vous êtes médecin du sport, médecin coordonnateur du centre de santé du CREPS Hauts-de-France de Ouatigny. Ce n'est pas fini. Vous avez été aussi directeur médical pour l'organisation des épreuves d'haltérophilie pour les JO de Paris 2024. Vous avez été médecin de l'équipe professionnelle de basket de Villeneuve-d'Ascq, Lille-Métropole, jusqu'à l'année dernière. Et vous êtes accessoirement judoka depuis 50 ans, sixième dan de judo. Un demi-siècle, oui. Ça commence à peser dans les articulations.

5:18
Locuteur non identifié

Alors, très simplement, le sport, ça nous apporte quoi ? Comme l'a souligné Violette, je vais parler d'éducation physique et sportive. Et j'insiste sur le mot éducation parce que c'est à la fois une éducation du corps et de l'esprit. Au même titre, par exemple, que l'alimentation. Donc, le sport va au-delà de l'activité que physique. On parle beaucoup d'activité de santé mentale. Et le sport est une des thérapies de santé mentale. On s'inquiète beaucoup actuellement parce que les enfants, depuis une trentaine d'années, voire maintenant une quarantaine d'années, perdent 0,3% de conditions physiques globales par an, ce qui est énorme.

Et c'est très inquiétant pour l'avenir si on ne se remet pas à l'éducation physique et sportive dans nos écoles, à l'activité sportive dans les clubs. Et je vois aussi un fossé qui se creuse entre l'enfant sédentaire et l'enfant très sportif. On perd cette... C'est-à-dire qu'il n'y a plus de juste milieu ? Il n'y a plus de juste milieu où il existe très faiblement, alors qu'avant, ce niveau était ciselé. Un enfant sédentaire pouvait parfaitement devenir sportif accompli. À titre d'exemple, à 12 ans, j'étais obèse, j'étais le gros de la classe.

Et j'ai pu, par l'activité physique, m'accomplir dans mon sport qui était le judo, qui était un sport de catégorie, et de continuer à en faire 50 ans après. Le sport permet aussi la mixité sociale ? Bien sûr, le sport permet la mixité sociale. Un garçon et une fille de jouer ensemble, puisque maintenant il y a des équipes mixtes, ça permet de construire une équipe ensemble, de s'entraîner ensemble, de quelque part souffrir ensemble dans l'activité physique, parce que ça peut être une petite souffrance, mais une souffrance positive.

7:11
Présentateur

Vous venez d'aborder l'importance du rôle social du sport, mais pour vous, tout cela fonctionne à la condition que les éducateurs soient bien formés ?

7:20
Locuteur non identifié

Mais les éducateurs sont bien formés. Il faut qu'ils soient encouragés aussi dans leur métier. L'éducateur sportif est important, l'entraîneur est important, le maître en judo est important, dans la première rencontre d'un enfant, mais également d'un adulte ou d'une personne un peu plus âgée. Il y a un rôle intergénérationnel de l'éducateur, qui doit être vigilant de l'enfant à la personne au senior, entre l'enfant et les grands-parents, qui vont faire aussi peut-être du sport ensemble. Donc l'éducateur est très très important pour mettre ce lien intergénérationnel.

7:57
Violette Spillebout

Tu as raison, Béchir, sur le sujet de la figure de l'éducateur sportif. Est-ce qu'on le voit d'abord, par exemple, au club de foot qu'on a à Lille ? Finalement, les jeunes qui sont inscrits au club de foot, ils passent tout le week-end avec leurs éducateurs sportifs. Donc c'est un vrai rôle social, d'apprentissage aussi du respect des autres, du travail collectif, comme tu l'as évoqué. Et je pense que d'avoir des figures comme ça qui donnent envie d'aller plus loin, de se dépasser, de faire des efforts ensemble, c'est hyper important dans le parcours éducatif d'un jeune.

Ça peut être un excellent souvenir, comme on peut en avoir dans notre jeunesse, ou des mauvais souvenirs quand on a quelqu'un qui n'est pas bien traitant, qui est trop dur. Moi, j'ai des souvenirs au conservatoire de Lille, à la danse classique, où je pense, avec le recul, que c'était beaucoup trop dur comme type d'entraînement et comme façon de se comporter avec les jeunes. Toi, tu as des expériences plutôt positives sur le judo, le sport que tu évoquais ?

8:56
Locuteur non identifié

Bien sûr, moi j'ai commencé le judo à 12 ans. J'étais l'obèse de la classe, en sixième. Et le judo, mon maître, qui était japonais, m'a permis de m'accomplir tout au long de ma carrière. Et 50 ans après, lorsque je suis au Japon, la première chose que je fais, c'est d'appeler mon maître et de le voir, qui arrive clopi-clopant maintenant pour me voir. Et c'est une rencontre merveilleuse.

9:23
Présentateur

Violette, si l'on veut que les bénéfices du sport profitent à tous les lilois, qu'est-il possible de mettre en place ?

9:30
Violette Spillebout

Je crois déjà qu'il faut saluer l'engagement des bénévoles et puis des présidents de clubs et des entraîneurs de nos clubs de toutes les disciplines parce qu'ils font un travail formidable, avec énormément de bénévolat le soir et le week-end pour que les clubs sportifs tournent. Donc, il faut les soutenir. Je pense que la première chose, c'est mettre en place des contrats pluriannuels de financement à la fois de la ville mais des autres partenaires, ce qui n'existe pas ou très peu.

Ça existe pour des grandes structures culturelles, par exemple, mais nos petits clubs sportifs de quartier, ils ont besoin de cette sécurité pour ne pas devoir penser à l'administratif et aux financiers chaque année avec des dossiers à remplir. Il y a vraiment une lourde charge aujourd'hui et il faut les libérer de tout ça. La deuxième chose, je pense qu'il faut avoir vraiment un plan sur l'emploi sportif durable, c'est-à-dire quelqu'un qui est éducateur dans un club de quartier, qui crée de la confiance avec les jeunes ou les adultes qui viennent chaque semaine. Il faut qu'ils puissent rester longtemps dans le club, donc il y ait une certaine sécurité de l'emploi.

Ça, c'est important avec une formation et une intégration dans la vie professionnelle. C'est aussi un débouché pour des jeunes qui aiment le sport. Et puis, il faut aussi, sur certains points, je crois, renforcer nos équipements. Je pense aux sports de combat parce que les sports de combat, aujourd'hui, ça plaît beaucoup. Il y a beaucoup de listes d'attentes. On a des talents et des compétences ici à Lille et on manque d'équipements et de créneaux pour pouvoir offrir plus de pratiques sportives dans le sport de combat. Ce sont plutôt des sports qui apprennent bien le respect des règles et le rapport à l'autre. Je trouve que dans la société dans laquelle on vit, ça a du sens.

Et puis, il y a le sujet des sports nautiques. On sait qu'historiquement, Lille est largement soudée, dotée en piscines. On a le projet de la piscine à Saint-Sauveur qui est complètement à l'arrêt. La piscine Max-Dormois qui va fermer en 2026. On va attendre les nouvelles piscines de Fives et de la Porte d'Arras. Mais tout ça, ce n'est pas à la hauteur, aujourd'hui, du besoin de nos jeunes d'apprendre à nager. Parce qu'il y en a trop à Lille qui ne savent pas encore nager au niveau du collège. Et puis, pour ceux qui doivent et peuvent pratiquer la natation plus régulièrement, qui est un sport plutôt bon et doux pour la santé quand on le fait en format loisir.

Donc, voilà, je pense qu'il y a beaucoup de choses à faire. Je pense aussi qu'on pourrait mieux s'appuyer sur nos grands champions sportifs Lillois. Moi, j'en connais quelques-uns, mais Béchir en accompagne aussi médicalement et sportivement. Et je crois que nos sportifs Lillois, on ne les met pas assez en valeur à Lille comme des figures inspirantes, non ?

12:02
Présentateur

Justement, en préparant cette émission, Béchir m'a posé la question. Êtes-vous capable de me citer spontanément trois athlètes de haut niveau Lillois ? Et j'avoue que je n'en ai pas trouvé. Alors qu'en musique, on pense à des artistes spontanément. Mais dans le sport, il n'y a pas ça. Comment vous l'expliquez ?

12:19
Locuteur non identifié

Je pense que nos sportifs, j'en ai deux à l'esprit, qui sont, je pense, extraordinaires de par leur performance et leur charisme. Je pense à Zaire Fataki, qui est champion de France professionnel de boxe cette année, mais qui est aussi comédien en conservatoire de Lille et qui joue dans des séries. Et je pense aussi à Soad Razouani, qui est championne par olympique de force athlétique haltérophilie en 2012, qui a quatre participations aux Jeux olympiques, qui se promènent dans la rue et qui n'est pas authentifiée comme personnage Lillois sportive.

Je pense qu'il faudrait une rencontre entre ces sportifs et Lillois au cours de forums, au cours de séances de dédicaces, au cours de pratiques qui donneraient volontiers aux jeunes. C'est un exemple de persévérance dans le sport, de souffrance quelquefois, parce qu'il y a eu des blessures, il y a eu des doutes, il y a eu des manques de budget aussi pour certains, pour s'accomplir, et malgré tout, rien n'est impossible.

13:26
Présentateur

En quelques mots, de quoi le milieu sportif Lillois a-t-il besoin, selon vous ?

13:32
Locuteur non identifié

Comme l'a souligné Violette, d'éducateurs sportifs, on n'en a, mais pas suffisamment, et surtout des équipements, des infrastructures, des équipements qui sont insuffisants pour permettre à tous les Lillois de faire une activité physique, parce que toute activité physique est bonne, on peut faire de la marche nordique au bois de la citadelle, comme faire de la boxe éducative, il n'y a pas d'activité à mettre de côté. Chacun va choisir l'activité où il veut s'accomplir, prendre du plaisir. Merci beaucoup, Docteur Boudjema, pour votre témoignage. Mais c'était un plaisir d'être avec vous et de témoigner, et de passer un bon moment sur tout. Et à bientôt au sport.

14:12
Violette Spillebout

Hein Yann ? Le message est passé !

14:16
Présentateur

Nous accueillons maintenant notre deuxième invité dans cet épisode de Prise d'Air, Christine Vandelbuq. Bienvenue, Christine ! Merci, bonjour ! Comment vous êtes-vous rencontrés, toutes les deux ?

14:26
Locuteur non identifié

Alors, notre histoire a débuté en 2020, lors de la campagne municipale à l'homme, et un contact récent a permis de se revoir à nouveau et de repartir dans une belle aventure.

14:39
Violette Spillebout

On s'est croisés à la Gare du Nord il y a une petite année, et puis Christine, qui avait déjà participé à faire respirer l'homme aux côtés de Victoria Godfrey de Berra, notre tête de liste, a cédé à mes propositions. Je lui ai dit, écoute, tu es jeune retraitée, tu as une belle expérience dans le médico-social, viens nous rejoindre. Et moi, ça me fait plaisir d'avoir une lomoise très expérimentée à mes côtés pour travailler sur le projet de l'île-et-l'homme pour la santé et pour le bien-être des lillois.

15:09
Présentateur

Christine, vous êtes donc tête de liste à l'homme auprès de Violette. Vous avez été infirmière et directrice de résidence autonomie et d'IME, institut médico-éducatif. De par votre expérience professionnelle, quel rôle joue le sport selon vous ?

15:26
Locuteur non identifié

Alors, j'évoquerai le sport, non pas le sport en club affilié à une fédération, mais je parlerai plutôt d'activités pratiques adaptées qui font appel à nos ressources physiques, à l'effort qu'on peut mobiliser à travers une énergie qu'on développe. Ces activités physiques qui participent à la prévention pour lutter contre les maladies cardiovasculaires ou le diabète et qui peuvent donc préserver notre capital santé, participer à notre bien-être et à notre autonomie.

16:02
Présentateur

Le sport, on est bien d'accord, doit se pratiquer à tous âges. Vous avez des exemples d'activités ?

16:08
Locuteur non identifié

Alors oui, quand j'étais directrice de résidence autonomie, j'avais mis en place des ateliers de pratiques adaptées et qui consistent à des ateliers de gym douce et qui participent donc à préserver son autonomie. Alors comment ? En mobilisant son corps, en effectuant des gestes de la vie quotidienne pour justement permettre à la personne de pouvoir lasser ses chaussures ou se coiffer le matin.

16:30
Violette Spillebout

Là, tu parles, Christine, de l'activité de pratiques adaptées dans des maisons de retraite ou des établissements pour les personnes âgées. C'est vrai que moi, j'ai des exemples en tête que j'ai envie de mettre en place à Lille parce que Lille gère plusieurs EHPAD dans lesquels il y a de nombreux résidents.

C'est un prof de sport qui est là à la fois pour cette activité de pratique adaptée à des personnes âgées ou en situation de handicap, mais aussi pour les équipes qui les soignent parce qu'on a des soignants, des aides-soignants, des infirmiers dans ces établissements qui ont un travail avec une certaine pénibilité physique et une résistance psychologique parce qu'il n'y a pas que des cas très simples à gérer. Et quand je dis physique, c'est qu'ils doivent porter, par exemple, les personnes. Et donc, pour eux, le sport est très important.

Et je trouve que ces initiatives que j'ai vues dans ma circonscription, par exemple, à Bondu dans un EHPAD public, pourraient être reproduites dans tous les établissements pour personnes âgées de la ville de Lille avec des éducateurs sportifs dédiés à la fois pour le personnel et pour les résidents.

17:34
Présentateur

Tout le monde en mouvement.

17:35
Violette Spillebout

Tout le monde en mouvement, oui, c'est ça. Je pense qu'on peut mutualiser en tout cas. Et puis, ça crée aussi des choses ensemble. Donc, c'est assez intéressant sur le plan social.

17:42
Présentateur

Christine, vous avez été également adjointe au maire de l'Homme durant six ans. Est-ce que vous avez des exemples d'actions mises en place durant ces six ans ?

17:51
Locuteur non identifié

Oui. Alors, dans le cadre de ma délégation d'adjointe à la solidarité, à la santé, oui, on a mis en place notamment des activités en direction de la population. Alors, je citerai, par exemple, des ateliers, des ateliers intergénérationnels, des ateliers culinaires autour du plaisir. Donc, on accueillait des parents avec leurs enfants et on travaillait les légumes et les fruits. Et on incitait aussi les personnes à développer autour de ça une activité physique. Donc, pour ce faire, on leur mettait en place des podomètres. Et à travers ces podomètres, on invitait les gens à se challenger, donc tous les jours, à travers un nombre de pas et à en faire de plus en plus. Voilà.

Donc, c'était vraiment une initiative personnelle et ça a bien fonctionné. Moi, j'ai envie de le reprendre, si tu m'y autorises.

18:34
Violette Spillebout

Parce que je pense que pour tout l'île, l'aime et l'homme, on a bien sûr le travail qui est mené dans les cantines avec plus de bio, plus de produits locaux. Et puis, il y a déjà des ateliers d'éducation à la santé et à la bonne alimentation. Mais je pense que ça peut être développé, effectivement, en incluant les parents dans l'école ou en incluant des enfants qui vont aller dans les maisons de retraite pour travailler autour de la cuisine, de l'alimentation, de l'activité physique et de la santé. Il y a beaucoup de choses communes à mettre en place. Tout ça, ça s'est fait soit par la mairie, soit par des associations.

Mais en tout cas, un plan d'action sur la nutrition et la santé, ça participe aussi finalement à la préservation du capital santé de chacun, quels que soient les âges.

19:15
Présentateur

Merci beaucoup, Christine. Merci. Violette, cet épisode touche à sa fin. Quelles propositions concrètes pourraient être mises en place à Lille suite à nos échanges ?

19:24
Violette Spillebout

Ça m'a ouvert, bien sûr, plein d'idées. J'en ai déjà présenté quelques-unes de propositions. Il y en a peut-être une sur laquelle, je crois, il faut travailler très activement pour le projet de Lille 2026. C'est le sport sur ordonnance. C'est quelque chose que fait très bien, par exemple, la mairie de Caen. Un lien très étroit entre la mairie, les médecins généralistes, les patients et les clubs de sport, qui fait que lorsqu'on a une blessure, qu'on a une opération, qu'on a la rééducation avec le kiné, et bien ensuite pouvoir réembrayer sur une pratique sportive adaptée avant de reprendre ou de reprendre pour la première fois une activité sportive qui devient nécessaire.

Et donc, c'est un partenariat qui est accompagné par le service des sports de la mairie, qui est organisé avec des dossiers de candidature, etc., qui est accompagné aussi par la sécurité sociale. C'est un dispositif qui existe aujourd'hui, mais qui n'est pas utilisé à Lille. Donc, je pense qu'on va pouvoir proposer ça pour les Lillois. Finalement, quel que soit l'âge, on peut avoir à un moment une blessure dans la vie qui nous rend soit en situation de handicap temporaire, visible ou invisible d'ailleurs.

Il y a beaucoup de handicaps qui ne se voient pas et qui peut nécessiter cet accompagnement de la mairie pendant un moment avant de pouvoir reprendre une activité adaptée, physique adaptée et régulière classique.

20:38
Présentateur

Merci beaucoup, Violette.

20:39
Violette Spillebout

Merci également.

20:40
Présentateur

Rendez-vous au prochain épisode.

Violette Spillebout - Épisode 5 : Sport et santé — Violette Spillebout · Pourquijevote