Hommage aux victimes franco-palestiniennes : "Cela ne me parait pas justifié"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] merci Dominique d'être avec nous pendant cette première demi-heure vous êtes élu des altes maritimes membres du groupe les républicains et vous présidez la commission des affaires économiques ici au Sénat vous êtes également rapporteur de la mission d'information sur la crise du logement on va en parler dans quelques instants d'abord l'actualité aujourd'hui c'est cet hommage national qui est donc rendu aux victimes françaises des attaques du Hamas le 7 octobre dernier 4 mois après donc les attaque arrive cet hommage est-ce que c'est trop tard pour vous on peut se poser la question pour autant je salue cette cérémonie d'hommage national au 42 victimes françaises ainsi qu'aux otages il était important et je souligne quand même que la France est le premier pays à rendre un hommage national après je déplore ce qui s'est passé au travers de la polémique avec la présence des députés de la France insoumise je les appelle effectivement à plus de décence plus d'indignité alors qu'ils n'ont jamais jamais condamner la barbarie et jamais condamner le Hamas comme une organisation terroriste la qualifiant même de mouvement de résistance et je comprends tout à fait le malaise qui a pu saisir et l'émotion les familles des victimes mais ce que je voudrais retenir ne devrait pas y aller pour vous moi je pense qu'il n'aurait pas dû y aller la décence les aurait amené à refuser l'invitation qui a été rendue de façon républiquaine par le Président de la République mais pour autant j'espère que l'on retiendra de cette matinée qui va être fortément empris emprinte d'émotion et bien que la France est unie est debout et qu'elle rend cet hommage national face à la barbarie islamiste face à l'antisémitisme et face à l'horreur absolue qu' a été ce pogrom le 7 octobre dernier l'Élysée envisage également un temps mémoriel pour les français morts dans les bombardements israéliens à Gaza est-ce que ça vous paraît nécessaire ça vous paraît justifié non je dirais que ça ne me paraît pas justifié on a vu he tout au long de ces semaines écoulées les polémiques qui pouvaient naître deci de là aujourd'hui il n'y a pas de commune mesure entre ce qui s'est passé en Israël ce poram Porom cette horreur absolue et malheureusement effectivement aussi des victimes civil dans la bande de Gaza mais je ne mets pas les choses au même niveau et je pense que l'hommage national doit être rendu uniquement aux victimes françaises et à l'ensemble des victimes de ce pogrom ainsi que aux otages il faut pas oublier qu'il y a toujours un certain nombre de personnes qui sont retenues en otage plus de 4 mois après cette attaque barbare on va parler d'un autre sujet de la crise agricole est-ce que selon vous les mesures qui ont été annoncées par Gabriel hatal en fin de semaine dernière sont les bonnes alors d'abord je dirais que au niveau du Sénat et plus particulièrement de mon groupe nous n'avons pas été surpris par cette crise agricole la commission des affaires économiques depuis de nombreux mois travaill sur ces sujets-là en 2019 elle avait déjà a rendu un rapport sur le mal-être des agriculteurs avec la question du suicide des agriculteurs puis il y a eu une proposition de loi sur la compétitivité agricole de la ferme France donc autant de mesures qui étaient déjà sur la table et qui nous laissaiit penser que la crise allait véritablement se déclarer et être particulièrement grave alors on a vu les mesures annoncées par le premier ministrees attendons de voir parce que dans ces mesures il y a un certain nombre de mesures qui ont eu un effet immédiat là il y en a d'autres qui s'inscrivent soit dans le cadre réglementaire soit surtout un certain nombre de ces mesures qui doivent faire l'objet d'un véhicule législatif je vous rappelle qu'il y avait un véhicule initialement qui était prévu sur le projet de loi orientation et Avenir agricole qui devait finalement traiter de peu de choses la transmission des entreprises c'est un sujet important mais pas au regard de la crise du de la crise du agricole et puis qui devait traiter du renouvellement des générations alors on verra ce qu'il y aura dans ce nouveau projet euh de loi mais force de constater qui été décalé justement pour rajouter notamment des mesures de simplificationou voà entre autres simplification mais il devrait aussi avoir des mesures sur la compétitivité agricole et j'espère aussi qu'il y aura des mesures sur le mal-être agricole sur cette agribaching dont sont victimes les agriculteurs je pense en particulier aux intrusions dont ils font l'objet sur leurs exploitations et puis enfin il y a des mesures qui sont entendues au niveau européen parce qu'aujourd'hui cette crise agricole ce désarroie des AGR culteur il se traduit par cette Europe qui met à mal notre souveraineté alimentaire en surtransposant un certain nombre de règles à l'intérieur de notre pays alors que à l'extérieur de notre pays on ouvre tout grand les portes ouais on va en parler et si certains barrages si beaucoup de barrages d'ailleurs ont été levés certains agriculteurs poursuivent leurs actions notamment dans les grandes surfaces c'est le cas en andréloire notamment à Chinon et à looche on va regarder ce reportage de Clémence d'que pour nos partenaires de tvtour valdloire [Musique] pas forcément facile à voir les barrages ont été levés mais le terrain reste occupé des agriculteurs siillnent ici les rayons de ce magasin Leclerc àchinon dans leur viseur les produits importés et leurs étiquettes trompeuses une action en réponse à l'annonce du renforcement de l'application de la loi égalim Bruno Leem a annoncé 10000 contrôles des prix des traçabilités au travers de la loi Galim modestement on va on va l'aider à faire cette cette action et cet engagement et régulièrement probablement même quotidiennement nous aurons des contrôles de prix et d'origine dans les dans les grandes surfaces dans les prochains jours le gérant du magasin a été prévenu s'il lui est possible de créer des alliances locales pour proposer des produits de proximité les consommateurs restent attachés aux marques on a beaucoup de fissurs locaux au niveau des fruites et légumes principalement au niveau du vinion biticole donc bon au niveau des grandes marques moi la su j'ai pas j'ai pas la vision nous on achète les grandes marques carta mission voilà et puis les clients les clients les demandent aussi donc les agriculteurs sont restés sur place toute la journée la même action s'est tenue à loche est-ce que vous comprenez ce type d'action Dominique est alors je sais pas s'il faut en venir à à ce type d'action ce qui est sûr aujourd'hui c'est qu'il y a encore des problèmes dans les négociations commerciales entre les industriels agroalimentaires et la grande distribution c'est tout l'objet des lois etgalimes ces lois etgalimes il y en a eu trois en 2018 en 2 21 et en 2023 ce ne sont pas des mauvaises lois bien au contraire moi je pense que ce sont des bonnes lois des lois qui vont dans le bon sens parce qu'elle vise à payer au juste prix la matière première agricole à pouvoir faire en sorte que le revenu des agriculteurs soit protégé la le paradoxe c'est que ces lois ne sont pas appliquées à la lettre donc il faut pas les revoir il faut veiller à leur bonne appli déjà veillé à ce qu'elle soit appliquée strictement et permettez-moi de dire que je suis un peu surprise qu'il faille la crise agricole d'une telle gravité pour que le ministre de l'Économie Bruno Lemer annonce qu'il va renforcer les contrôle comme le disaent d'ailleurs des syndicalistes dans ce reportage et qu'il va sanctionner mais pourquoi ne l'a-t-il pas fait avant la première loi égalime je vous l'ai dit elle date de 2018 elle a 6 ans donc les contrôles on pouvait d'ors et déjà les opérer depuis bien longtemps les renforcer et bien évidemment sanctionner quand il y a contournement de la loi égalim parce que euh certains acteurs de la grande distribution ont trouvé le moyen de contourner les lois égalim et en particulier à travers le rôle des centrales d'achat dans l'Union européenne qui se trouve à l'étranger à l'extérieur de notre pays et qui permettent à certains acteurs de la grande distribution d'acheter en gros des produits de faire des économies d'échelle très importantes et de s'affranchir des contraintes qui ont été é posé par la loi égalime donc je regrette que les contrôles ne se fassent que maintenant même s'il faut continuer à en faire mais il faut aussi qu'il soit suivi de sanctions parce que pour certains grands groupes des sanctions qui sont encore pour certaines assez modestes au regard de leur chiffre d'affaires ne sont peut-être pas de nature à les inciter véritablement à respecter la loi là Bruno LEM parle de 2 % du chiffre d'affaires pour vous c'est pas assez il faut aller plus loin bah ça dépend aussi du de l'acteur de la grand contribution auxquell on a affaire et au regard du chiffre d'affaires je pense que pour certains les 2 % ne sont pas suffisants en tout cas pour les dissuader de continuer à contourner les lois égalit sur l'Europe justement pour éviter ce que vous dites à savoir que il y a des centrales d'achat en dehors de la France Emmanuel Macron propose un égalisme Européen est-ce que pour vous c'est la bonne solution et est-ce que c'est réaliste alors d'une part je pense que ce n'est pas forcément dire qu'il ne faut plus qu'il y ait des centrales d'achat au niveau européen mais que les règles soient les mêmes partout et ce qu' faut faire c'est qu'il faut vraiment clarifier le droit pour savoir ce qu'elles peuvent faire et ce qu'elles ne peuvent pas faire après parler comme l' annoncer le président de la République d'un égalisme au niveau européen c'est pas une mauvaise idée c'est pas une mauvaise idée est-ce qu'on y arrivera parce que là encore c'est extrêmement compliqué de mener des négociations au niveau des des 27 ça prendra du temps ça prendra du temps mais si c'est de nature effectivement à faire en sorte que ça concerne tous les secteurs industriels de l'Union européenne et surtout pour éviter une distorsion de concurrence que ce soit tant pour les producteurs que pour les consommateurs ça va plutôt dans le bon sens mais bien évidemment ce sont des mesures qui ne verront pas le jour immédiatement et donc il faut d'ici là pouvoir trouver des solutions pour qu'il n'y ait plus de contournement de ces lois etgalimes qui vont dans le bon sens je rappellerai aussi que notre commission des affaires économiques avait déjà pressenti le fait que l'on pouvait contourner à à certaines conditions les lois égalimes c'est la raison pour laquelle a été mise en place un groupe de suivi qui est donc mené par une sénatrice Anne canrine noisier et Daniel grémier qui sont très au faites de ces sujetsl qui vont reprendre leurs travaux et qui vont de nouveau vérifier et voir encore ce qui ne va pas ou comment est-ce qu'on peut faire en sorte que la loi soit véritablement appliquée à la lettre on va parler de la question du logement sujet que vous suivez évidemment de très près dans son discours de politique générale Gabriel Atal a promis un choc de offre vous êtes rapporteur on le disait de la mission d'information du Sénat sur cette crise du logement hier vous avez auditionné l'ancien ministre benant apparu on va voir tout ça avec Steve [Musique] Jourdan bonjour St bonjour bonjour madamejour et hier su les sénateurs entendent donc l'ancien ministre du Logement Benois apparu dans ce contexte de crise du logement et la publication des derniers chiffres oui les chiffres les plus récents ont été publiés par la Banque de France la semaine dernière alors c'est un peu casse à tous les étages le secteur du UF est complètement à l'arrêt chute de 23,7 % des autorisations de permis de construire en 2023 par rapport à 2022 recul de 22 % des mises en chantier l'année dernière les banques sont frileuses on le sait elles prêtent de moins en moins plus faible niveau d'octroit de crédit immobilier depuis 2015 le logement social est en train de boire la tasse plus de 2600000 ménag sont en attente d'un logement c'est un record absolu hausse de 7,5 % des demandes en un an voilà pour le contexte de cette audition Rian audition organisée dans le cadre d'une mission d'information lancée par le Sénat comment l'ancien ministre du Logement analyse tout ça et ben pour Benoît app paru notre politique de logement est resté bloquée dans les années 70 selon lui la crise est une crise d'abord structurel nous avons mis le paquet sur la demande au détriment de l'offre et mécaniquement avec la hausse de la démographie ces dernières décennies et bien les choses se sont un peu emballé écoutez-le la raison principale de la crise structurelle que connaî ce secteur vous la connaissez aussi bien que moi c'est un déséquilibre depuis qui perdure entre l'offre et la demande et tant qu'on aura une politique sous-ufreuse en matière de production de logement en matière de logement donc euh bah la conséquence ce sera mécaniquement des prix qui qui montent c'est à moi il a aussi insisté sur la nécessité de changer de philosophie oui changer de philosophie en matière de construction Benoît paru a salué le zan le zéro artificialisation des sols qui prévoit de réduire le rythme auquel on bétonne les terres selon lui il s'agit d'une réforme importante voir même historique mais cela implique de changer nos conceptions de l'espace public il faut en gros apprendre à construire vers le haut écoutez-le changer pardon d'un développement urbain aujourd'hui historiquement depuis 2000 ans depuis 10000 ans à l'horizontale vert verticale 3D c'est un changement qui peut paraître basique à prononcer comme tel parce que la verticalité la descente la densité et cetera et cetera on en parle depuis effectivement très très très longtemps mais je veux simplement le mettre moi en rapport historique en disant qu'on est à contreculture complète de ce que nous avons fait depuis des centaines d'années partout dans le monde apparu à soumis plusieurs préconisations pour sortir de la crise mais pour lui le problème vient surtout aujourd'hui d'un manque pardon de volonté politique il faut donner un nouvel élan à notre politique de logement écoutez-le il faut de l'impulsion politique vis-à-vis des banques et des assureurs parce que c'est ça qui va être le plus compliqué je pense il faut d'abord de l'impulsion politique c'est tout pas besoin d'un €o pas besoin d'une loi madame laassatrice vous êtes d'accord c'est un problème de de volonté politique aujourd'hui oui on le voit euh dans ce gouvernement que ce soit depuis 2017 ou depuis 2022 le logement est d'abord n'a jamais été une priorité politique et malheureusement continue à ne pas être cette priorité politique malgré cette grave crise et donc forcément s'il n'y a pas une volonté politique on n'arrivera pas à redresser la barre et à faire en sorte que l'on puisse non seulement offrir à nos concitoyens des logements les loger mieux et les loger plus ver parmi les les préconisations de benoî apparu laquelle vous semble la plus intéressante la plus importante il y a eu beaucoup de détails beaucoup de mesures très technique si vous devez en retenir une seule ce serait quoi alors d'abord je savais que beno àaru allait nous faire des nous proposer des mesures qui seraient disruptives ce qui est assez intéressant d'ailleurs parce que on a besoin aussi de mesures innovantes qui soi plus structurel ce que je retiendrai c'est ce qu'a dit benoî à paru aujourd'hui il y a quatre types d'acheteurs dans le logement trois on dors déjà disparu a disparu l'acheteur qui veut acheter un logement pour être propriétaire occupant l'acheteur qui veut acheter un logement pour le mettre à la location c'est l'investisseur particulier et puis les investisseurs institutionnels c'est-à-dire les banques les groupes d'assurance ces trois types d'acheteurs ont disparu il reste finalement que les institutionnels parap public la CDC Action Logement qui ont d'ailleurs à la demande du gouvernement acheté en 2023 45000 logements aux promoteurs mais ça ne peut pas durer et pour retrouver ces types d'acheteurs il faut faire évoluer le crédit immobilier c'est ce qu'il a soulevé c'est assez technique il faut que les banques jouent le jeu pour cela il a parlé de l'impulsion politique et derrière les banques pourrai jouer le jeu en proposant pas un seul dispositif de crédit immobilier mais TR 4 C dispositifs de crédit immobilier qui permettent de retrouver ces types d'acheteurs qui ont disparu ça peut être le BRS qui est déjà en pratique mais pour le logement social Vous savez on dissocie le foncier du bâti et bien on peut le faire aussi pour le logement intermédiaire et pour le logement libre ça peut être le démembrement entre la nu propriété et l'usufruit ça peut être l'accession progressive mais ça me semble intéressé 0 €0 loi parce qu'à la différence ce n'est pas une politique de subvention mais c'est une politique d'investissement lui il part du principe que on aura plus beaucoup d'argent à pouvoir mettre dans la politique du logement et que donc il faut trouver un certain nombre d'idées et de mesures qui viennent plutôt faire de l'investissement plutôt que de demander des subventions et bien permettez-moi de dire que ça me paraît quelque chose qu'il faut creuser que nous allons faire dans le cadre de la mission d'information ce qui n'exclut pas toutes les autres mesures qui sont des mesures plus conjoncturel qui doivent permettre de faire repartir la le marché du logement le parcours résidentiel qui est bloqué aujourd'hui en particulier dans le domaine de l'accession à la propriété mais quand on voit que ce gouvernement a recentré le PTZ à supprimer le Pinel pas pour dire qu'il ne fallait pas le supprimer mais le supprime au moment où on a besoin de soutenir la demande donc tout est fait à l'envers sur le le choc de l'offre parce qu'il il a fait plusieurs propositions Gabriel Atal dans son discours de politique générale un choc de l'offre où il veut créer 30000 nouveaux logements d'ici 3 ans dans 20 territoires engagés et puis il a également parlé de la loi SRU sur la question du logement social qu'il veut élargir pour que les logements intermédiaires qui profitent aux classe moyenne soient intégrés c'est la bonne réponse pour vous alors si vous le permettez je dirais qu'il a pas fait plusieurs propositions le Premier ministre il a fait quelques propositions il a enfin dans un discours de politique générale parlé du logement bon c'est déjà un premier acte c'est déjà pas mal mais après il y a beaucoup de termes qui sont déjà usés de termes éculés et en particulier celui du choc de l'offre le choc de l'offre Emmanuel Macron en parlait déjà en 2017 ça n'a rien donné parce que c'est pas ça qui fait baisser les prix aujourd'hui bien sûr qu'il faut qu'il y ait un choc de l'ofre pour faire repartir la production de logement mais il faut soutenir la demande parce qu'il n'y a plus de demande en raison de la montée des taux d'intérêt brutal 4 % en 1 an et en raison aussi du resserrement des conditions d'octroi du crédit alors il y a quelques donc le problème c'est pas forcément la construction de logement alors c'est la comment permet aux gens de devenir propriétair DEES logement on arrive à relancer la demande que ce soit pour devenir locataire à travers des logements qui sont proposés sur le marché du logement parce qu'on en a aussi besoin et que ce soit bien sûr pour devenir propriétaire à travers aussi des prix de l'immobilier qui soient moins élevés que ce qu'on trouve aujourd'hui qui de fait exclut non seulement les plus fragiles les plus précaires mais bien bien évidemment aussi toutes les classes moyennes alors il une proposition qui s'inscrit plutôt dans des propositions portées par la droite qui ont d'ailleurs fait bondir déjà la gauche d'intégrer le quota de logement intermédiaire dans le quota des logements sociaux de 25 % qui doivent être tenus alors c'est à voir à voir parce qu'après j'ai vu des des des des remarques qui étaient un petit peu contradictoire c'était pas la totalité des logements mais c'était en partie les logements intermédiaires ce que nous on dit hier à la fois Benoît Apparu oui il dit qu'il y aura quand même un quotat de logement très social à fournir voilà il y il y a besoin il y a besoin de logement et particulièrement de logement très sociaux ce qu'on appelle dans notre jargon les plai les logements intermédiaires répondent aussi à une demande et particulièrement dans les territoires tendus les logements intermédiaire s'adresse d'abord principalement aux classes moyennes et c'est vrai que les maires dans les région tendus veulent continuer à en faire parce qu'ils savent qu'ils ont une demande pour cela et que comme ils font des efforts aussi pour faire des logements intermédiaires et bien bien évidemment ils voudrait être récompensé de ces efforts en les intégrant dans le Côa des logements sociaux comme on a pu intégrer à l'époque les logements en bail réel solidaire moi ce que j'ai retenu des auditions d'hier et ce qu'il faudra aussi réfléchir c'est que que ce soit le directeur général d'Altarea ou Benoît paru ils disent plutôt que d'intégrer les logements intermédiaires dans le Cotat des logements sociaux il faut les neutraliser c'est-à-dire considérer que l'on produit des logements intermédiaires qui ne vont pas augmenter le nombre de logements de résidence principale puisque vous savez que le côat de logements sociaux est calculé à partir du nombre de résidences principales donc on neutralise logement intermédiaire de façon à ce qu'on puisse continuer à en produire sans que ça puisse déséquilibrer le le quotat des logements sociaux à réalisé je pense que c'est une idée qui peut être intéressante en tout cas on verra comment cela sera décliné par le gouvernement et par le futur ministre du logement que vous attendez ah oui avec impatience bon là c'est Christophe Béchu qui a encore le portefeuille mais pour vous il faut un ministre du logement de plein exercice oui il faut un ministre du Logement de plein exercice on l'a jamais eu de plein exercice on a toujours eu un ministre du Logement rattaché à un grand ministère donc ça fait longtemps qu'on appelle un ministre du Logement de plein exercice mais tout comme il faut un ministre de la Santé tout comme il faut un ministre des Transports et on attend toujours finalement on se demande avoir autant de temps entre la composition du gouvernement àal 1 et peut-être cette semaine le gouvernement complété à tal 2 et bien ça laisse à penser que que finalement le président de la République et le Premier ministre considèr que le ministère du Logement le ministère de la santé ou le ministère des Transports ne sont pas des ministères si important que ça alors que ce sont des ministères qui sont au cœur des préoccupations des Françaises et des Français et que vous accepteriez si on vous propose d'être ministre du logement non je n'accepterai pas d'être ministre du Logement votre nom a circulé oui je sais que mon nom a circulé mais encore une fois je pense que ce gouvernement est d'ors et déjà carbonisé et devenir ministre du logement sans avoir pu négocier quoi que ce soit soit sans avoir pu avoir le moindre arbitrage sans aucune marge de manœuvre ce qui était le cas du précédent ministre du Logement et puis répondre à un débauchage individuel ça ne m'intéresse absolument pas vous craignez de nouveau débauchage chez les républicains je ne pense pas je ne pense pas qu'ils arriveront à faire bon un débauchage qui a fait du buzz à travers la personne de Rashida Dati parce que Rachida Dati c'est une marque mais je pense que il n'y aura pas plus de débauchage individuel ou si c'est à la marge de personnes qui sont sans euh nier leurs compétences peut-être moins connues et donc qui marqueront moins les esprits vous sentez chez Manuel Macron chez Gabriel Atal une volonté d'affaiblir les républicains ah ben force de constater que il cherche par tous les moyens effectivement à affaiblir notre famille politique qui est une famille politique aujourd'hui qui en tout cas euh fait la balance parce qu'à l'Assemblée nationale on l'a vu pour que les textes soi votés avec une majorité relative et bien très souvent ils ont eu besoin de l'apport des républicains en ayant amendé les textes dans le sens que nous souhaitions et puis ici au Sénat bah les républicains avec l'Union centriste ils font partie de la majorité sénatoriale et le gouvernement voit bien que s'il veut continuer à faire en sorte que des textes et des textes importants puissent pouvoir avoir un suivi et un cheminement et bien ils doivent quand même fortement comprendre que c'est aussi la majorité sénatorielle qui donnera le l sur un certain nombre de textes mais est-ce que votre ligne visà-vis deexécutif pardon est si claire parce que vous dites que vous êtes clairement dans l'opposition même si c'est une opposition constructive vous menacez même d'une motion de censure à l'automne mais dans le même temps vous n'avez pas voté les députés les républicains n'ont pas votter la motion de censure lundi est-ce que c'est clair alors d'abord je laisserai les députés républicains voilà à leur difficulté parce que c'est pas simple dans un groupe de 62 députés dans une environnement qui est celui de l'Assemblée nationale ça n'a rien comparable avec ici au Sénat où nous sommes en majorité mais quand même sur les principaux textes je pense au texte sur la réforme des retraites et au dernier texte sur l'immigration nous avons été cohérents nous avons été responsa et si nous avons voté ces textes c'est parce que nous nous sommes pas reniés pour la réforme des retraites c'est quelque chose que portait l'ensemble de nos candidats depuis de très nombreuses années et que nous revendiquion et sur l'immigration s'il n'y avait pas eu la sanction du Conseil constitutionnel 32 mesures allit plutôt dans le bon sens même si nous alertions en disant que ce ne serait pas suffisant et qu'il faudrait qu'il y ait bien sûr une révision de la Constitution alors justement les centristes vos collègues sénateurs centristes ont déposé une proposition de loi qui reprend les mesures du Conseil constitutionnel qui ont été retoqué mais une partie c'est ce que j' déjà est-ce que c'est une bonne initiative cette proposition de loi alors j'aurais préféré que ce soit porté conjointement par la majorité sénatoriale puisque le texte ici au Sénat il a bien été voté par la majorité sénatoriale les républicains et les centristes B ils vous ont pas consulté il y a pas eu de de discussion entre les de groupes président du groupe il faudrait poser la question un bon président de groupe Bruno retaillot je déplore effectivement qu'on nit pas pu agir ensemble pour autant c'est bien que l'Union centriste rappelle combien ils sont attachés à ce texte de loi et à lutter efficacement contre l'immigration illégale et clandestine mais de notre côté nous ne sommes pas restés les bras ballons vous savez que à la la base du projet de loi immigration il y avait déjà une proposition de loi portée par les républicains par le président de la commission des lois par François Noël buffet et bien nous force de cette proposition de loi qui a cette antériorité nous allons effectivement redéposer la proposition de loi un petit peu modifié par rapport à ce qui a déjà été voté et ce que nous remettrons dans cette proposition de loi mais qui a quand même une antériorité au regard de ce qu'on fait les centristes et puis après on verra quand le texte sera inscrit de proposition de dans la majorité sénateur mais est-ce que vous remettrez est-ce que vous remettrez les mesures que n'ont pas remis les centristes comme la caution pour les étudiants étrangers par exemple oui on remettra toutes les mesures qui nous semblent bonnes pour le pays répondre aux attentes des Françaises et des Français et que nous avons voté est-ce que c'est un problème pour vous que la réforme de laame de l'aide médicale d'État qu'a confirmé Gabriel Attal se foisse par voir réglementaire c'est-à-dire que le Parlement n'aura pas son moin à dire oui c'est choquant c'est possible c'est possible de le faire par la voie règlementaire donc on ne va pas attaquer le Premier ministre qui dit que je vais faire la réforme par la voie réglementaire puisque c'est ça lui a donné cette possibilité après ça affiche de nouveau une défiance un nouveau mépris vis-à-vis du Parlement je pense que ça aurait été l'occasion pour lui et bien de montrer sa bonne volonté de travailler avec le Parlement de concert sur un sujet qui est un sujet difficile qui est un sujet délicat qui est un sujet qui va de nouveau animer fortement les débats mais je pense que nous n'aurions nous aurions souhaité que ce débat est de nouveau lieu dans l'hémicycle et que ça aurait été un bon point pour Gabriel Atta att mais c'était pas prendre le risque d'un échec pour vous parce que c'est un texte qui ne fait pas l'unanimité oui mais on a on en a déjà débattu vous savez quand on débat ça va c'est toujours mieux que de le faire par la voie du règlement même si on s'appuie sur un rapport qui est un rapport important donc je pense qu'en tout cas c'était montré une bonne manière vis-à-vis du Parlement merci Dominique est merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure merci St tout à l'heure
Dominique Estrosi-sassone