La route toute tracée d'Anne Hidalgo - reportage #cdanslair 10.09.2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:20OuverteRéponse partielle
Vous l'air d'un début de campagne, madame Hidalgo ?
- 0:38OuverteÉludée
Mais dans le monde si merveilleux des marchés, il y a aussi des citoyens.
- 1:41OuverteRéponse directe
Car la maire de Paris le sait, sans le parti, pas de victoire.
- 2:57OuverteRéponse directe
Cette candidature en dehors du PS pourrait-elle gêner Anne Hidalgo ?
- 3:42OuverteRéponse directe
Selon les derniers sondages, Anne Hidalgo recueille 9% des intentions de vote.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:09PrésentateurFait
« Anne Hidalgo candidate en 2022. »
- 0:17PrésentateurFait
« Officiellement, la maire de Paris n'est pas encore candidate. »
- 2:26PrésentateurFait
« Le rassemblement, l'ancien socialiste Arnaud Montebourg n'a pas l'intention d'y participer. »
- 2:38PrésentateurFait
« Il se déclare candidat directement à l'Elysée. »
- 3:15InvitéChiffre
« Si bien sûr il y a les 500 signatures obtenues par chacun des élus locaux, la gauche est à 6 ou 7 candidats, voilà, on sera éliminé. »
- 3:42PrésentateurChiffre
« Selon les derniers sondages, Anne Hidalgo recueille 9% des intentions de vote. »
Temps de parole
- Présentateur46 %
- Anne Hidalgo15 %
- Invité13 %
- Invité 212 %
- Auditeur8 %
- Locuteur non identifié7 %
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Vous êtes mon Hidalgo et je peux vous dire que je voterai pour vous. C'est vrai ? Merci beaucoup. Si vous vous présentez.
Si je me présente. Je ne vais pas encore faire.
Merci beaucoup. Anne Hidalgo candidate en 2022. C'est le vrai faux suspense qui anime la gauche depuis des semaines. Officiellement, la maire de Paris n'est pas encore candidate. Vous l'air d'un début de campagne, madame Hidalgo ?
Ce n'est pas mon premier déplacement. J'en ai fait beaucoup. Je suis allée un peu partout. Et c'est vrai que les marchés sont toujours des lieux que j'aime. Où on rencontre les producteurs, les clients. Donc appelez ça comme vous voulez.
Mais dans le monde si merveilleux des marchés, il y a aussi des citoyens. Leur analyse de la politique et leur franchise.
Moi, je voudrais pour vous de vous. Si je veux que vous... Merci. Non, d'accord, d'accord. C'est sûr que la gauche va perdre s'ils ne s'alluent pas. Et comme ils ne vont pas s'unir.
Constat catégorique, peut-être aussi un peu amer. La veille, au château de Blois, accompagnée d'Olivier Fort, Anne Hidalgo en opération séduction auprès des militants socialistes. Elle qui s'est souvent fait discrète dans ces événements, joue le jeu cette année.
On a un peu perdu nos repères, mais on n'a pas perdu nos valeurs. On n'a pas perdu nos valeurs et c'est à partir de cela qu'il nous faut construire l'avenir. Nous sommes vraiment au pied du mur ou à la croisée des chemins. Le choix que les Françaises et les Français vont devoir faire est un choix...
Car la maire de Paris le sait, sans le parti, pas de victoire. Il faut donc reconquérir ces militants déçus, désabusés après l'échec de 2017. Pour Anne-Juliette Thillet, militante de 66 ans, l'urgence aujourd'hui c'est le projet plus que le candidat.
J'ai 41 ans de parti socialiste, donc j'ai le droit d'avoir des exigences. J'ai le droit d'être déçue et de penser qu'il faut peut-être un petit peu plus se bouger pour arrêter cette fracture qu'on est en train de vivre avec les gens qui ne se retrouvent pas dans les partis politiques, qui n'ont plus envie d'aller voter, qui ne sont plus séduits par ce qu'on leur raconte. On a la gauche la plus bête du monde, je ne comprends pas qu'on ne soit pas capable de se rassembler.
Le rassemblement, l'ancien socialiste Arnaud Montebourg n'a pas l'intention d'y participer. Le week-end dernier, dans sa ville natale, il se déclare candidat directement à l'Elysée. Pas de parti et donc pas de primaire pour lui.
Il y a beaucoup de candidats mais il n'y a pas de projet. Ça c'est la première chose. Deuxièmement, il n'y aura pas de candidature unique. Donc moi, mon camp, c'est la France. Ce n'est pas seulement la gauche, c'est la France. Et mon projet est un projet inclassable et inédit. Et de ce point de vue-là, il s'adresse à tous les Français.
Cette candidature en dehors du PS pourrait-elle gêner Anne Hidalgo ? Car à gauche, la liste est déjà longue. Du communiste Fabien Roussel à l'insoumis Mélenchon en passant par le candidat des Verts. Les proches de la maire de Paris le reconnaissent. Trop de candidats, c'est la défaite assurée.
Cette gauche au confetti est mortifère. Dire si le 10 avril 2022, si bien sûr il y a les 500 signatures obtenues par chacun des élus locaux, la gauche est à 6 ou 7 candidats, voilà, on sera éliminé. Je le dis très simplement. Et les 25 à 30% de Français qui croient dans la gauche aujourd'hui se retrouveront à regarder un duel qui passera au-dessus de leur tête.
Selon les derniers sondages, Anne Hidalgo recueille 9% des intentions de vote au coude à coude avec Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon.
Anne Hidalgo