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Discours / meetingGroupe RN - Assemblée· 1 octobre 2026 4 minAutoproduitFond programmatiqueJusticeSolidarités & famille

Discours de Sophie Blanc (01/10/2026)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Invité politiqueFait
    « Le corps d'une femme n'est pas un punching ball. Le corps d'une femme n'appartient qu'à elle-même. »
  • 1:28Invité politiqueFait
    « Depuis le 1er janvier 2024, des pôles spécialisés dans les violences intrafamiliales existent déjà dans les tribunaux judiciaires et les cours d'appel. »
  • 2:55Invité politiqueFait
    « Une peine prononcée pour des violences sexuelles graves doit conserver un sens. »
  • 3:38Invité politiqueFait
    « Shinz Daoud avait 31 ans. Son ex-mari, déjà condamné pour violence conjugale, avait interdiction d'entrer en contact avec elle. Aucun dispositif de protection ne lui a été accordé. »

Temps de parole

  • Sophie Blanc100 %

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Sophie Blanc

Parce que je suis député, parce que je suis avocate, parce que je suis une femme, je voudrais rappeler les droits fondamentaux d'une femme. Le corps d'une femme n'est pas un punching ball. Le corps d'une femme n'appartient qu'à elle-même. Elle n'a ni à subir la contrainte, ni le viol, ni la peur. Lorsqu'une femme pousse la porte d'un commissariat après avoir été frappée, menacée ou agressée, elle vient demander ce à quoi toute femme en France a droit. la protection de la République.

Elle doit pouvoir compter sur un accueil formé, qualifié, sur une évaluation rapide du danger qu'elle en cours, sur des mesures de protection et sur une justice qui a les moyens de poursuivre, de juger et de faire exécuter ces décisions. Nous jugerons donc ce texte sur son efficacité concrète, sur sa capacité à protéger réellement les femmes et les enfants et non sur des dogmes. Le groupe Rassemblement national se félicite du renforcement de la protection pénale des mineurs ainsi que de plusieurs mesures très concrètes destinées à rendre le parcours des victimes moins éprouvant.

la possibilité de déposer plaines dans un établissement de santé, d'être accompagné par un avocat, de limiter la répétition des récits grâce à l'enregistrement des auditions et pour les victimes mineures de saisir une juridiction proche de leur domicile. Mais entendons-nous bien, protéger davantage ne signifie pas nécessairement créer davantage de structure qui ne feraiit de fait que complexifier et alourdir la justice déjà bien mal en point. Depuis le 1er janvier 2024, des pôles spécialisés dans les violences intrafamiliales existent déjà dans les tribunaux judiciaires et les cours d'appel. Point n'est besoin d'en créer d'autres.

La justice surtout a besoin de magistrats de greffiers et ce sont les magistrats auditionnés ici-même qui nous l'ont affirmé car c'est bien là que se trouve l'urgence. L'affaire de la petite Liana nous oblige à plus de justice pour nos enfants. La personne mise en cause avait déjà été concernée par plusieurs procédures pour des infractions à caractère sexuel. Les inspections diligentées par l'État ont mis en évidence des dysfonctionnements dans le traitement de procédures antérieures, des problèmes de transmission et des délais considérables. 9 mois après une plainte purviol sur une mineure de moins de 15 ans, le mise en cause n'avait toujours pas été entendu.

Quand une plainte pour le viol d'un enfant passe d'un service à l'autre, quand les semaines deviennent des mois, nous ne parlons plus d'un simple retard de dossier. Nous parlons ici de la chronique d'un drame annoncé. C'est pourquoi nous défendrons une meilleure traçabilité des transmissions entre parquets, une information réelle des victimes mineures et de leurs représentants, des auditions adaptées à l'âge des enfants et des expertises conduites par des professionnels réellement formés à l'enfance et à la pédopsychiatrie et au psychotraumatisme. La protection n'est qu'une partie de ce lourd dossier car ensuite vient le temps des sanctions qui doivent être exemplaires.

Une peine prononcée pour des violences sexuelles graves doit conserver un sens. Et lorsqu'un auteur récidive, la réponse judiciaire doit se durcir. Le surcis ne peut pas devenir une succession de nouvelles chances accordé à celui qui est récidive quand la victime, elle est condamnée à la perpétuité de son traumatisme. Une victime qui a eu le courage de parler ne doit pas ensuite vivre avec la peur au ventre parce que son agresseur reste libre de l'approcher. Une interdiction sans contrôle, une décision qui n'est pas exécutée, une peine trop légère ne protège personne. Et nous savons ce que coûte une décision de justice lorsqu'elle n'est pas suivie des faits. Shinz Daoud avait 31 ans.

Son ex-mari, déjà condamné pour violence conjugale, avait interdiction d'entrer en contact avec elle. Aucun dispositif de protection ne lui a été accordé. Le 4 mai 2021, il lui a tiré dessus avant de la brûler vive devant son domicile. Ce drame nous rappelle une chose, une interdiction qui n'est pas contrôlée et une décision qui n'est pas exécutée ne protège personne. Le groupe Rassemblement national défend une ligne claire, une justice plus rapide, plus ferme et qui fait réellement exécuter ces décisions parce qu'au bout de cette loi, ce sont des victimes, des enfants, des vies innocentes que nous devons protéger. Je vous remercie. Ah.