VIDÉO - Lycéens : Xavier Bertrand déplore un "drame terrible" à Lens et dit entendre le "malaise profond" de la jeunesse
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27OuverteRéponse directe
Votre réaction à ce qu'il s'est passé ? Est-ce que l'usage de la force est proportionné dans le cadre de ces...
- 1:31OuverteRéponse directe
Qu'allez-vous présenter, qu'allez-vous dire à Sébastien Lecornu ?
- 5:10OuverteRéponse directe
Quelle issue, voyez-vous, à ce mouvement ? Est-ce que le gouvernement va savoir y répondre ?
- 6:15OuverteRéponse directe
Vous nous avez dit, vous avez voté en séance plénière une hausse de la dotation globale de fonctionnement, 91 millions d'euros, face à la hausse des prix des carburants. Vous avez également voté des aides ou revalorisé certaines aides. Vous pouvez nous les présenter ?
- 9:05ComplaisanteRéponse partielle
Et ces mesures ont donc été décidées lors de la séance plénière.
- 9:21OuverteRéponse partielle
Doit-on utiliser des grenades face à des lycéens qui manifestent ? Faut-il revoir les règles du maintien de l'ordre face à des manifestants mineurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueFait
« J'étais profondément marqué parce que c'est un drame. »
- 0:39Invité politiqueFait
« Un drame terrible, ce jeune qui a perdu sa main. »
- 1:33Invité politiqueChiffre
« Vous savez, on n'a pas attendu cette réunion pour rénover les établissements, plus d'un milliard d'euros qui ont été consacrés. »
- 1:56Invité politiqueFait
« Quand on parle du classement PISA, vous croyez qu'ils ne voient pas ce que ça veut dire, le classement PISA dans lequel la France recule année après année ? »
- 2:02Invité politiqueFait
« Quand on parle des moyens de l'éducation nationale, quand on parle du remplacement des profs. »
- 4:40Invité politiqueChiffre
« On a un système de calcul savant, établissement par établissement, mais qui fait qu'au final, initialement, on avait une baisse de 160 000 euros sur 88 millions. »
- 6:29Invité politiqueChiffre
« On va augmenter de 50% l'aide. Vous savez qu'on verse 220 euros par an. »
- 6:41Invité politiqueChiffre
« Supplémentaire de 10 euros. Ça veut dire que ça va faire 30 euros par mois. »
- 8:19Invité politiqueChiffre
« Antoine Silani finalise un dispositif où on a versé 2 ou 3 euros par licencié qui va aller directement pour les clubs pour prendre en charge le carburant pour les bénévoles. »
Temps de parole
- Xavier Bertrand80 %
- Présentateur11 %
- Présentateur 27 %
≈ 10,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
A 7h43,
c
'est l'invité d'ICI Nord. Et ce matin, c'est Xavier Bertrand qui répond à nos questions sur le mouvement des lycéens. Le président LR de la région Hauts-de-France nous a reçu à l'hôtel de région un entretien, Thomas, que vous avez enregistré hier soir. Bonjour Xavier Bertrand. Bonjour. À Lens-Saint-Lycéen,
il
y
a eu
la main arrachée lors d'une manifestation, arrachée par une grenade. Votre réaction à ce qu'il s
'est
passé ? Est-ce que l'usage de la force est proportionné dans le cadre de ces... J
'étais
en séance quand j'ai appris cette nouvelle terrible par différentes alertes. J'étais profondément marqué parce que c'est un drame. Un drame terrible, ce jeune qui a perdu sa main. Quand j'ai rencontré d'ailleurs les jeunes des lycéens et des étudiants, j'ai commencé par cela parce qu'il n'y a aucune manifestation qui devrait produire justement un drame aussi terrible. Aucune. J
'ai
eu l'occasion d'en parler avec le maire de Lens. J'ai eu l'occasion aussi d'en parler avec le préfet qui aussi était très marqué et qui m'a garanti qu'aussitôt une enquête de l'IGPN, c
'est
l'inspection générale de la police nationale, avait été diligentée pour faire justement toute la lumière sur les circonstances. Mais ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'il
y
a un jeune qui a perdu une main.
Le Premier ministre a demandé à recevoir ou en tout cas à s'entretenir lors d'une réunion avec les présidents de la région. Vous allez participer à une réunion puisque Sébastien Lecornu, après plus d'une semaine de manifestations et de blocages aux abords des lycées, veut sur la rénovation des établissements scolaires spécifiquement identifier les urgences, établir un calendrier. Qu'allez-vous présenter, qu'allez-vous dire à Sébastien Lecornu
? Vous savez, on n'a pas attendu cette réunion pour rénover les établissements, plus d'un milliard d'euros qui ont été consacrés, mais ce n
'est
pas avec des chiffres qu'on va répondre à la crise. Parce qu'il
y
a deux choses profondément différentes dans les réponses à apporter, mais il y
a
quand même une situation. Est-ce que je veux dire que ça plaise ou non ? Il faut bien regarder en face le malaise profond
de
cette génération de jeunes. Et mettons-nous aussi un peu à leur place. Quand on parle du classement PISA, vous croyez qu'ils ne voient pas ce que ça veut dire, le classement PISA dans lequel la France recule année après année ? Quand on parle des moyens de l'éducation nationale, quand on parle du remplacement des profs, et ces jeunes qui voient qu'aujourd'hui, leur avenir est incertain, et qu'en plus leur orientation va dépendre de parcours sup'auquel les jeunes, comme les familles, ne comprennent quand même pas grand-chose, et on va leur dire que tout va bien
?
Certainement pas, oui. Et il faut bien entendre aussi cela. Alors certains disent, ouais, il n
'y a
rien de grave dans ce qu'ils vivent. Non, il faut aussi entendre
ça. Tout ça, ce sont des
revendications qui peuvent concerner l'éducation nationale, pour le coup, il y a aussi un certain
nombre de revendications. Non, non,
ça
concerne toute la
société française. Toute la société
française. Mais qui s
'adresse à l'éducation nationale.
Non, non, non, mais ça concerne tout le monde
quand même. Parce que vous savez, on dit toujours, les jeunes, on les aime bien, c'est la chose la plus importante, mais qu'est-ce qu'on s
'en
occupe mal ? Et vous prenez en plus les tensions géopolitiques, la question climatique, et ils n'auraient pas le droit d'exprimer ça, eux. Alors, il y a des sujets qui relèvent, vous avez raison, entièrement raison, de l'éducation nationale, et il
y
a des choses qui relèvent également des conseils régionaux. Parce que nous, on s'occupe du bâtiment, on s'occupe de l'entretien et de la restauration. Alors, j'entends bien que le problème numéro un, c'est justement le renseignement, mais en attendant,
il
y
a
aussi des réponses qui relèvent du conseil régional. Et la vérité, c'est que pour le conseil régional,
il
faut aussi entendre les demandes des jeunes.
Ils
nous disent, peut-être que vous discutez avec les proviseurs, peut-être que vous discutez avec vos équipes techniques, tout ça, mais nous, on a parfois le sentiment qu'il
y a
des problèmes qui ne sont pas réglés, qu'on n
'est
pas entendus. C
'est
la raison pour laquelle j'aurais proposé de mettre en place un nouveau système pour qu'en plus de ce que nous faisons pour les travaux urgents, ils aient la possibilité de nous saisir, de nous interpeller directement avec l'obligation
pour
nous de répondre. Ce serait sous quelle forme ? Écoutez, c'est une sorte de plateforme où est-ce qu'on va utiliser des réseaux sociaux pour qu'ils puissent dire, dans tel lycée, on a tel problème. C
'est
quelque chose que j'avais fait dans ma ville quand j'étais maire, système d'interpellation directe des citoyens, et pour dire, dans les 48 heures, vous aurez une réponse. Soit ce sera réglé, soit on vous dit en combien de temps c'est réglé, avec une obligation de résultat. Encore une fois, c'est en plus de ce qui existe, ce n
'est
pas à la place. Ensuite, comment on parle avec les jeunes de la rénovation, de la restructuration des lycées ? Les lycées de demain, ce n
'est
pas les mêmes que ceux d'hier. Et donc, ce que je voudrais, c'est département par département, qu'on puisse avoir un dialogue, soit avec des conseils de la vie lycéenne, soit avec les administrateurs lycéens, pour justement parler de sujets plus globaux, mais des sujets aussi de restructuration, et de la façon dont, dans les lycées des Hauts-France, ils trouvent clairement leur place. Et puis, il y
a
aussi autre chose qui n
'a
rien à voir avec les travaux, c'est ce qu'on appelle la dotation globale de fonctionnement, année après année. C'est ce qui permet de chauffer les locaux, d'entretien les locaux, c'est la restauration. On a un système de calcul savant, établissement par établissement, mais qui fait qu'au final, initialement, on avait une baisse de 160 000 euros sur 88 millions, donc on nous dit sa baisse, alors que chaque année, au final, elle finit par augmenter. Donc, plutôt que de renvoyer l'augmentation à dans quelques mois, j'ai voulu faire une grosse partie de l'augmentation, dès maintenant, pour pouvoir justement donner de la visibilité.
Isinor, il est 7h48, Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France, est l'invité d'Isinor. Quelle issue, voyez-vous, à ce mouvement ? Est-ce que le gouvernement va savoir y répondre ?
Est
-ce que vous, vous allez savoir
y répondre ? Il faut aussi
qu'il y réponde, mais j'entends aussi, à un moment donné, il ne
faut
pas faire d'amalgame, parce que vous savez, les jeunes expriment, j'en suis convaincu, un réel malaise. OK. Mais ceux qui expriment un malaise viennent à visage découvert. Et puis, il y a ceux qui viennent pour casser. Et ceux-là, ils ne viennent pas à visage découvert. Ils ont une cagoule. Ce n
'est
pas compliqué de faire la différence. Ce n
'est
pas compliqué de refuser l'amalgame. Et je vois bien le petit jeu de ceux qui pourraient être dans la provocation, mais la réalité, c'est qu'il y
a
des jeunes qui passent un véritable message et que ce message, on a l'obligation d'y répondre. Pour le reste, je l'aurais dit tout à l'heure, la violence n'a jamais rien réglé. Elle ne réglera strictement rien. Et il est vrai également, en la matière, le respect, ça impose également que nous demanderons
aux
parents, dont les mineurs auront été reconnus coupables d'agissements et de détériorations. Je ne veux pas que ce soit l'assurance de la région qui paye. Je veux que ce soit les parents qui assurent cette forme de réparation. Et la région se portera partie civile à chaque fois.
Vous nous avez dit, vous avez voté en séance plénière une hausse de la dotation globale de fonctionnement, 91 millions d'euros, face à la hausse des prix des carburants. Vous avez également voté des aides ou revalorisé certaines aides. Vous pouvez nous les présenter ?
On
a décidé que jusqu'à la fin de l'année et si les prix du carburant se maintiennent, on va augmenter de 50% l'aide. Vous savez qu'on verse 220 euros par an. On va donc augmenter cette aide.
C
'est une aide supplémentaire. Supplémentaire de 10 euros. Ça veut dire que ça va faire 30 euros par mois. Ce n
'est
pas énorme, mais normalement, ce n
'est
pas à nous de le faire. Ça fait 10 ans que le conseil régional le fait. On est la seule région à le faire. Cette aide, en plus, elle est non imposable. Je m'étais battu pour qu'elle ne soit pas imposable. Ce n
'est
pas à nous de le faire parce que normalement, c
'est
au gouvernement de réagir beaucoup plus vite et beaucoup plus fort.
Je
leur en veux parce que cette fois-ci, on voit bien que ce n
'est
pas comme les Gilets jaunes où c'était le gouvernement à l'époque qui était directement responsable de ce qui s'est passé en augmentant les taxes. Là,
c
'est vrai que c'est Trump avec la guerre en Iran qui est responsable de tout ça. Et moi, je leur en veux d'avoir autant attendu, autant traîné, d'avoir joué la montre. Pour des aides ciblées, il a fallu que les professions menacent justement de se mettre en mouvement. Et puis,
il
a fallu mesurer le ras-le-bol dans des sondages des Français pour se dire qu'il fallait faire des aides pour les gros rouleurs. Mon Dieu
!
Eh bien, en tout cas, nous, ça fait dix ans qu
'on
le fait et on le fait davantage encore aujourd'hui. Ça va nous coûter. Mais je pense que c'est absolument nécessaire. On aide, vous savez, les gens qui travaillent et qui prennent le train, ils sont subventionnés. Parce qu'on ne paye pas le vrai prix du billet de train. La région,
on
paye les deux tiers. Ceux qui prennent leur voiture ne sont jamais aidés. Ceux qui travaillent ne sont jamais aidés. Dans la région des Hauts-de-France, si. Et on a décidé de faire autre chose parce que le lien, le lien social, surtout aujourd'hui avec ce qu'on connaît, c'est très, très important. Et regardez ce qui se passe dans les clubs sportifs. Aujourd'hui, les clubs sportifs, il y
a
des bénévoles qui ont du mal à pouvoir conduire les jeunes sur un terrain de sport pour un match ou alors pour des entraînements. Et ça, c'est quelque chose qui se généralise. À la Ligue de football, ces jours derniers, la question a été évoquée. Mais ils n'ont pas de solution. Si vous ne comptez pas sur le gouvernement pour vous filer un coup de main, alors encore une fois, ce n
'est
pas le rôle de la région, mais le conseil régional des Hauts-France va les aider. Antoine Silani finalise un dispositif où on a versé 2 ou 3 euros par licencié qui va aller directement pour les clubs pour prendre en charge le carburant pour les bénévoles. Donc, il y
a
de verser pour les bénévoles. Parce que ce que je ne veux pas, il y
a
quelque chose qui m
'a
marqué, des gens qui me disent ça, M. Bertrand, on ne sait pas si on va pouvoir continuer à emmener nos jeunes. D'autres qui disent on ne peut plus sortir comme on voulait à cause du prix du carburant. On ne peut pas se permettre que ce lien-là
il
s'effiloche lui aussi. Donc, c'est dû au carburant, ok, donc la région va aider ces clubs dans ce moment difficile. Vous savez, le lien, le lien, c'est ce qui explique que le sport et la culture soient aussi importants à mes yeux. Mais encore une fois, il
ne faut
pas faire des discours maintenant, il faut être très concret. Ce n
'est
pas seulement pour le football, c'est pour toutes celles et ceux qui ont des bénévoles qui conduisent les jeunes notamment pour les déplacements.
Et ces mesures ont donc été décidées lors de la séance plénière. Merci beaucoup, Xavier Bertrand, d'avoir accepté de nous recevoir. Bonne journée à vous. par Thomas Chauner et à réécouter sur ici.fr. Et vous, on vous pose cette question à la maison ce matin au 030 55 89 89. Doit-on utiliser des grenades face à des lycéens qui manifestent ? Faut-il revoir les règles du maintien de l'ordre face à des manifestants mineurs ? A vous de nous le dire. Vos réactions, vos témoignages 030 55 89 89.
Xavier Bertrand