Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationLe Figaro (sur YouTube)· 24 avril 2017 14 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseImmigration & asileInstitutions & élections

Europe, Syrie, Russie : les clivages de la présidentielle

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    La politique étrangère a-t-elle été plus présente que d'habitude dans cette campagne ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les clivages sur la mondialisation entre les candidats ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    La Russie a-t-elle servi de marqueur symbolique dans les débats ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Est-il facile de quitter l'Europe selon vous ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les trois crises de l'Europe évoquées ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quels scénarios pour la Syrie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Éric DanonFait
    « la politique étrangère dans la campagne électorale a été présente omniprésente en tout cas plus présente que d'habitude »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour et bienvenue au toc stratégique nous recevons aujourd'hui Éric Danon Éric Danon bonjour nous sommes au lendemain du premier tour de cette incroyable campagne présidentielle française vous êtes directeur politique adjoint du qu d'Orsay mais dans cette entre de tour vous vous exprimerez plutôt à titre personnel alors alors la politique étrangère dans la campagne électorale a été présente omniprésente en tout cas plus présente que d'habitude on avait entre les deux différents candidats presque deux choix différents de de civilisation être dans la mondialisation ou sortir de la mondialisation se trouver en dehors quels sont vos commentaires sur C'est ça d'habitude la politique étrangère traditionnellement n'a pas beaucoup de de place dans les élections présidentielles françaises là en terme d'action extérieure chaque candidat a présenté ses ses ses vues et finalement les débats ont été plutôt légers sur ces sur sur la question des des actions à mener en revanche l'étranger en général c'est-à-dire la question de la mondialisation de l'Europe et des nouvelles menaces et cetera ont été omniprésentes effectivement ell resteront pour le deuxème tour une candidat antiondialisation et un candidat dans la mondialisation oui on peut dire que cette élection a montré un nouveau clivage entre ceux qui considèrent que la France ne peut s'en sortir qu'en se battant dans le cadre de la mondialisation et ce qui pensent que la France ne peutop ouver son salut que en s'extrayant plus ou moins de la mondialisation en tout cas en s'en protégeant pour retrouver des marches de manœuvre et c'est un nouveau clivage et ce qui est intéressant c'est que ça pose un problème de représentation politique en France en effet d'habitude c'est entre la gauche et la droite là on s'est rendu compte que cette représentation en hémisphère de l'Assemblée commençait à ressembler de plus en plus à un cercle et qu'au fond il y avait d'un côté du cercle ceux qui voulaient se battre dans la mondialisation parmi les grands candidats nomément évidemment François Fillon et Emmanuel Macron et puis d'un autre côté parmi les grands candidats ceux qui euh préféraient euh voir l'avenir de la France plutôt dans non pas un retrait de la mondialisation parce que nous y sommes de toute façon mais dans un retour à l'intérieur des frontières alors autre crivage dans cette campagne électorale qui va perdurer et donc qui qui se retrouve aussi au second tour c'est la Russie elle a été omniprésente pendant la campagne et là nous avons deux candidats Marine Le Pen et Emmanuel Macron qui sont presque à front renversé sur cette question oui en tout cas dans le discours c'est-à-dire que la Russie de Poutine de même que l'attitude à avoir vis-à-vis de Monsieur Trump de même que l'attitude à avoir par rapport à Madame Merkel ont servit de marqueur symbolique de la politique étrangère des candidats dans les débats où il faut répondre en 15 secondes sur ce que l'on va faire évidemment on a des marqueurs symboliques très forts de ce de ce typelà la Russie en est un très important mais Trump aussi en a été de même que la lutte contre daesh ou qu'est-ce qu'on allait faire avec l'Europe et les candidats n'ont pas eu le temps d'expliciter un peu plus ce qu'il comptait faire ce qui est vrai c'est que à ce stade la Russie un peu d'ailleurs comme avait dit Monsieur Trump la Russie vu du côté de Madame Le Pen semble être un partenaire avec lequel il faut radicalement modifier notre relation tandis que du côté d'Emmanuel Macron on est dans un système qui paraît plus traditionnel dans lequel la Russie est évidemment un partenaire mais avec lequel il y aura un rapport de force et tant que un certain nombre de grands problèmes notamment l'Ukraine la Crimée et la Syrie ne seront pas un peu réglés autre sujet de contentieux l'Europe l'une aimerait la quitter l'autre voudrait la former et la consolider Éric Danon est-ce qu'il est si facile que ça de quitter l'Europe non enfin c'est pas à moi je dirais de le dire puisque nous n'avons pas d'expérience de cela au fond le brexit en est j'allais dire ass ses début et on ne sait pas si ça va être difficile ou non évidemment les partisans du frxit disent que c'est facile faisable et cetera et les autres disent ce serait épouvantablement compliqué mais on joue à se faire peur euh la procédure est de toute façon extrêmement compliqué et la différence avec les Anglais est très très forte ne serait-ce que sur la question de la monnaie et puis si les Anglais quittent l'Europe c'est pas la fin de l'Europe si les Français quittent l'Europe c'est la fin de l'Europe et ça c'est une vraie c'est une vraie différence donc savoir si c'est facile ou difficile il m'appartient pas à moi de dire oui ou non ce que l'on peut dire c'est que l'Europe traverse une crise ou plus exactement trois crises et que par rapport à ces trois crises les candidats ont des vues différentes la première crise de l'Europe c'est la crise de l'espérance politique au fond les Européens n'arrivent plus à rêver de l'Europe et l'Europe a fait rêver pendant la première période une trentaine d'années sur le fait que elle app porté la paix entre les pays puis une deuxième grande période d'à peu près 30 ans avec l'élargissement à l'Est ça allait apporter et ça a apporté la démocratie partout le problème c'est que vous n'avait pas le troisième rebond celui qui fait rêver les peuples ni la sécurité ni l'Europe sociale n'ont réussi à faire rêver à partir de là l'Europe apparaît de plus en plus à ses citoyens donc aux Européens comme un système normatif et bureaucratique beaucoup plus qu'une espér une espérance ou une transcendance partagée la deuxième crise c'est évidemment le fait que l'Europe pour les Européens n'arrive plus à protéger ses citoyens on l'a vu avec la crise financière on l'a vu avec les migrants on l'a vu avec le terrorisme et au fond c'est ça la demande aujourd'hui des Européens c'est qu'est-ce que c'est que cette Europe qui n'arrive plus à nous protéger enfin la troisième crise c'est la relégation stratégique de l'Europe c'est que l'Europe confiante dans sa capacité économique s dit c'est pas la peine qu'on s'occupe de notre dé on va on va la confier à l'OTAN et aujourd'hui le problème c'est que partout dans le monde vous avez une course aux armements de nouvelle menace un réarmement général sauf en Europe et l'Europe se retrouve piégée avec ça et en plus avec la question de la Syrie ce que l'on a vu c'est que l'Europe n'était pas enfin les Européens n'arrivent pas à partager leur analyse sur une question comme la Syrie et ne sont pas d'accord sur la manière d'intervenir à l'extérieur justement je voulais en venir à la Sy ou la politique étrangère des deux candidats est d'ors et déjà très différente écoutons tout de suite ce qu'and disent d'abord Marine Le Pen la semaine dernière sur Europan puis Emmanuel Macron qui s'exprimait le 4 avril je crois que le vetto russe est intervenu parce qu'en réalité la résolution était rédigée de telle manière qu'elle condamnait le le le la responsabilité de Bachar al-Assad tout en ouvrant une enquête internationale alors il faut présenter une résolution qui soit plus claire d'ouverture d'une enquête mais sans condamnation préalable voilà c'est aussi simple que cela je prends note de l'intervention américaine et de cette réaction mon souhait pour ma part c'est qu'il y ait véritablement une action cordonné sur le plan international en représaille au régime de Bachar al-Assad et en tout cas aux crimes qui ont été commis nous avons un ennemi daesh et l'ensemble des mouvements djihadistes le peuple syrien a un ennemi Bachar al-Assad ERC Danon il y a-t-il une vision française de la crise syrienne oui il y a une vision mais pour autant ce n'est pas ce n'est pas parce qu'on a une vision que on peut arriver à la mettre en en œuvre parce que il y a une multiplicité des forces sur le terrain c'est un conflit internationalisé et objectivement nous n'en avons pas nous la clé aujourd'hui et donc il faut se battre sur ce que l'on peut imaginer de la syérie future vous avez en gros trois scénarios c'est pas c'est pas bien compliqué soit vous avez une solution politique qui arrive à réunir le régime et l'opposition aujourd'hui à court terme ça n'est pas très crédible si les Russes ne font pas pression sur le régime c'est pas ça qui va se passer aujourd'hui quoique évidemment ce serait la solution qui nous arrangerait le plus qu'il y ait un accord général politique intérieur à la Syrie le deuxième scénario possible c'est que la Russie et l'Iran continue d'aider Bachar al-Assad et que celui-ci se lance dans la reconquête de l'ensemble du territoire syrien et là euh ça veut dire encore une guerre très dure sans doute encore des massacres euh bref euh une vraie difficulté à l'ensemble pour l'ensemble de la communauté internationale à accepter ce qui va se passer la Syrie à ce stade c'est le plus grave conflit du 21e siècle c'est quand même 400000 morts 5 millions de réfugiés 6 million de déplacés et cetera et puis vous avez un troisème scénario qui est une partition de fitete avec des territoires différents contrôlés par des forces différentes et là on est dans un scénario où le terrorisme de daesh ou de ce du poste daesh parce que daesh va être vaincu militairement mais c'est pas pour ça qu'il va disparaître et bien continuera d'être d'être actif et donc nous aurons en permanence une espèce de chaos qui posera des problèmes jusque à l'intérieur de notre territoire si Emmanuel Macron est élu président de la République dans 15 dans 15 jours aura-t-il une politique étrangère différente de celle de François Hollande c'est à lui de le de le dire on verra bien toute politique étrangère est c'est un curseur entre des valeurs et des intérêts le président de la République François Hollande a placé le curseur à certains endroits mais pas toujours d'ailleurs le au même endroit suivant les pays bien évident que par rapport à l'Arabie Saoudite nous travaillons plus sur nos intérêts que sur nos valeurs dans l'affair syrienne c'est nos valeurs ce sont nos valeurs qui nous ont fait condamner Bachar al-Assad et dire que aucune solution politique ne pourrait se faire avec lui il appartient au président de la République de régler le curseur différemment et peut-être d'avoir un curseur j'allais dire plus homogène au sens où ce serait plus le même pour différents pays et différents cas de figure oui mais alors dans ce cas là vous paraît-il assez expérimenté assez fort pour pouvoir résister à toute cette génération de de leaders très fort qui monent dans le monde alors je je je je pense à Vladimir Poutine à Erdogan à Kim jonghun à tous ces ces nouveaux autocrates et présidents extrêmement déterminé c'est pas à moi de le de le dire et à jugé de sa personnalité de sa force personnelle il a pas été confronté encore à ce type de crise mais a priori s'il est élu avec une majorité forte il va sentir derrière lui l'ensemble du pays en tout cas une très forte majorité dans le pays c'est ça qui va lui donner aussi la force car les les autocrates dont vous parlez pour la Russie pour les États-Unis ce sont des personnages très forts qui ont été élu avec une vraie base populaire et c'est ça qui leur qui les conforte dans leur dans leur capacité à agir sur le reste sur le reste du monde en terme de personnalité je n'ai pas de doute parce que il va s'appuyer sur tout un ensemble j'allais dire qui représente l'histoire de la France sa capacité à agir dans le monde et le fait que nous sommes attendus dans énormément d'endroits et sur énormément de crises c'est une parole qui est attendue aujourd'hui la force aussi du futur président quel qu'il soit c'est de se trouver dans des situations où ces autocrates très puissants très forts sont plus ou moins confrontés à des formes d'impasses et ces impasses correspondent à la complexité du monde c'est qu'en fait tous ces hommes ont une une vision assez tranchée assez nette assez forte de l'histoire mais le monde aujourd'hui est autrement plus complexe et ils font tous progressivement l'apprentissage de cette complexité Éric Danon merci merci beaucoup de nous avoir rejoint ce matin pour le T stratégique du Figaro merci