Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewPhilippe de Villiers· 29 mai 2026 58 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asileÉconomie & entreprisesSanté

Face à Philippe de Villiers / 29 mai 2026 (CNews)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Cette carte vous rappelle-t-elle un souvenir ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Quelle analyse faites-vous du résultat du vote de 2005 et de ses conséquences ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de la proposition de Gabriel Atal de légiférer sur la GPA ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Les chiffres du chômage contredisent-ils la promesse d'Emmanuel Macron sur le plein emploi ?

  • 9:30OuverteRéponse directe

    Comment appréhendez-vous les risques de débordements lors de la finale de Ligue des Champions ?

  • 13:30OuverteRéponse directe

    L'intelligence artificielle est-elle une opportunité ou un danger pour l'humanité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Philippe DevilierFait
    « La maîtrise de ses frontières, de son territoire, c'est l'article 265, la maîtrise de sa politique étrangère. »
  • 6:30Philippe DevilierChiffre
    « Nous ne produisons que 36 % des produits manufacturés que nous consommons. »
  • 10:30Philippe DevilierChiffre
    « On est à 1500 km d'un match de foot et on a 22000 policiers. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il est 19h sur C News. Merci d'être avec nous pour votre rendez-vous du vendredi soir face à Philippe Devilier. Cher Philippe, bonsoir.

Bonsoir, bonsoir Geoffroid. Cherofroid le jeune, bonsoir tous les deux. Philippe Devilier, pour commencer cette émission, je vais vous montrer une carte.

Une carte et vous allez devoir me dire si ça vous dit quelque chose, si ça vous rappelle un souvenir. Il y a rien qui est inscrit. C'est une carte de la France avec beaucoup de rouge et un peu de bleu.

Est-ce que ça vous dit quelque chose ? Le rouge, c'est le nom vu par [raclement de gorge] les bleus. C'est exactement ça.

En rouge, c'est le non. En bleu, c'est le oui. Et on va basculer en mai 2005. 29 mai 2005.

C'était donc il y a un peu plus de de 20 ans, 21 ans, 21 ans très précisément. [raclement de gorge] Et c'est la l'anniversaire du référendum sur le projet de constitution européenne. Et on aura je vous commencez cette émission par une archive.

Vous êtes invité par Patrick Porvor sur cette émission sur TF1 20 jours avant le référendum. Il y a tout le monde sur le plateau. Vous avez Nicolas Sarkozi, François Hollande, François Bairou, j'ai encore Jean-Marie Le Pen, monsieur Besancnot également. et vous allez expliquer aux français pourquoi vous dites non à cette constitution.

Philippe Devilier, vous avez été un des premiers à tirer si je puis dire pour le camp du nom. Ben moi, mon nom est un nom d'abord de survie parce que je ne veux pas que la France perde la maîtrise de ces lois. C'est l'article 6 du texte de constitution.

La maîtrise de ses frontières, de son territoire, c'est l'article 265, la maîtrise de sa politique étrangère et cetera, c'est-à-dire la maîtrise de son destin. Donc un nom de survie pour la France et un nom de projet d'avenir pour l'Europe. Moi, je veux une Europe qui soit euh remise d'aplom, c'est-à-dire une Europe qui soit vraiment européenne, donc sans la Turquie qui figure à la page 165 en toute lettre de l'acte final de cette Constitution, mais pas pour dire qu'elle doit rentrer.

Euh, elle est elle est dans l'acte final. Et l'acte final, c'est l'instrument juridique qui authentifie un texte qu'on article 10 de la convention de Vienne sur les traités. Donc ça veut dire que c'est une grave imprudence pour ceux qui aujourd'hui nous disent comme Jacques Chirac, "Ah mais la Turquie c'est dans 15 c'est pour plus tard alors que la négociation va commencer le 3 octobre prochain à Bruxelles et que la seule manière de suspendre cette négociation, moi je préfère qu'on la suspende tout de suite que trop tard.

Ils vont mieux interrompre une négociation Patrick Poiv d'Arvor avant qu'elle ait commencé plutôt que de l'interrompre quand elle est terminée. Donc une Europe qui soit européenne, une Europe qui soit démocratique. Si on veut baisser la TVA, je vois pas pourquoi on est tous tournés vers Bruxelles, on le fait notre Parlement ou alors on n plus une démocratie.

Et troisièmement, une Europe qui soit protectrice, je pense en cet instant au textile européen, qui soit protectrice de nos emplois et de notre sécurité et non pas une Europe passoire. L'Europe passoire chauffer le jeune. C'est drôle, on sent chez ceux qui votaient oui une lueur de panique dans les yeux quand vous [rires] parlez.

On est Philippe, on est 21 ans après. Quelle analyse faites-vous du résultat de ce vote et des conséquences ? D'abord, je vis dire un mot sur la date qui était symbolique.

Un jour, j'ai dit à Jacques Cherc, pourquoi vous avez choisi le 29 mai ? Il me dit "Ben pourquoi pas ?" Dis, "Mais 29 mai, c'est 29 mai 1453, la chute de Constantinople. la chute de Byzance, l'Éternel, la transformation de Sainte-Sophie en une mosquée.

Non, c'est quelque chose de prémonitoire. Ensuite, sur le fond, ce que j'ai voulu expliquer avec d'autres, c'est que si on voulait sauver l'Europe du traité de Rome, il fallait prendre garde au chassés croisés suivants. Nous allons passer, disais-je, d'une Europe de la préférence communautaire qu'on appelait le marché commun à une Europe de libre échange mondialisé.

Bien vu, non ? Deuxièmement, nous allons passer d'une robe de la coopération interétatique à une à une une robe de l'intégration avec la majorité qualifiée sur la plupart des grands sujets, y compris l'immigration. Et je suis très fier d'avoir mené cette campagne un peu comme donichotte à les pentes euh parce que avec mes amis Guillaume Peltier, Christophe Baudoin, George Bertum, on a soulevé on a levé deux lièves en fait.

Le premier c'est la directive Bolkenstein, le plombier polonais moise. C'est en fait c'était l'idée que un prestataire de service relevait disposition de son pays d'origine et non pas du pays d'accueil. Donc c'était la disparition des artisans français.

Et deuxièmement j'en parle devant Patrick Pove Darvor, le grand journaliste français qui a organisé ce débat. la signature de la Turquie, Abdulagul qui signe en cachette le traité constitutionnel. Bon, alors quelle est la signification du nom à l'époque ?

Elle est double. D'abord, elle est [raclement de gorge] juridique. Euh, il n'y aura pas d'état fédéral puisqueen fait qui dit constitution dit État.

C'était ça la nouveauté, c'était ça la novation, une constitution pour un état, un état fédéral, c'était le passage à l'état fédéral. Donc il y aura pas d'état fédéral. Et deuxè deuxème conséquence ou plutôt deuxème observation, pendant toute la campagne, on a eu 95 % des éditorialistes pour le oui, [raclement de gorge] 95 % des médias pour le oui, 95 % euh des autorités morales, spirituelles, culturelles. et haute pour le Oui.

Le cercle de la raison s'est abattu sur nous, nous a désigné du doigt comme des brebis galeuses. Et la plupart des gens qui étaient pour le nom partaient furtivement avant la fin de la campagne parce qu'ils étaient désignés à la vindicte. Et donc la conséquence c'est que est né le mot souverainisme à ce moment-là, j'ai l'honneur de l'avoir porté le le premier devant l'Académie des sciences morales et politiques.

Le mot souverainiste, c'est-à-dire la définition du souverainistme, c'est la défense de la souveraineté. nationale face aux hégémonies et euh aux empires et la défense de la souveraineté de l'État face aux féodalités. La définition du souverainisme.

Je savais pas à l'époque que le souverainisme connaîtrait une telle fortune puisqueaujourd'hui tout le monde se dit plus ou moins souverainiste. Et puis paru un autre mot, le mot populiste. C'estd que le cercle de la raison à ce moment-là nous a désigné en disant c'est les populistes.

En d'autres termes, c'est ouverte une fracture qui n'a cessé de s'agrandir entre les élites mondialisées, de plus en plus déconnecté des crochets du peuple et le peuple qui lui regarde cette Europe du traité de Rome puisqu'ils ont remis ça. Est-ce que vous vous rendez compte ? Il faut que les téléspectateurs qui connaissent pas cette histoire m'écoutent avec la plus grande attention téléspectateurs et auditeurs d'Europin.

Donc il y a le nom, ils sont consternés évidemment nous on boit le champagne et on se dit ça y est rien ne sera plus comme avant. Et puis en 2007, on nous dit il y a un mini traité. Voilà.

Et les deux chambres se réunissent à Versailles. J'y étais, c'était horrible. Et vote, le fameux mini trait qui était en fait la constitution refourgué avec la supériorité du droit européen sur le droit national et toutes les compétences qui arrivaient dont la compétence immigration plus la charte des droits fondamentaux. qui impose la discrimination positive et qui euh empêche toute critique de la politique migratoire et cetera et cetera.

Donc un coup d'état légal et c'est à mon avis de ce moment que date la la grande incompréhension, le faossé qui n'a cessé de s'élargir. Mais quand on regarde ce qui se passe aujourd'hui, je peux pas ne pas y faire allusion, on a on est devant à la fois une fuite en avant et un simulacre. La fuite en avant, c'est l'Union européenne.

Pourquoi ? Parce qu'elle constate qu'elle n'a pas pu tenir ces deux promesses. La première promesse était l'Europe [raclement de gorge] puissance.

Bon bah, il y a plus un français qui croit l'Europe puissance. Il y a plus que Macron et Mertz. Euh l'Europe puissance, [raclement de gorge] on est un nain politique, on est les vassaux, on est un état vassal, le vassal des Chinois, le vassal des Américains et le vassal démographique de l'Afrique.

Donc donc tout le monde se sert, on nexiste plus. C'est ça l'Europe aujourd'hui. Donc promesse trahi. 2e promesse trahie et ça c'est plus important et plus subtil, c'est la guerre.

Il nous disait à l'époque si vous voulez qu'on prolonge la paix, il faut faire le traité de desbonne, il faut ratifier la constitution européenne. L'Europe, c'est la paix. Et ben aujourd'hui, l'Europe, c'est la guerre.

Et pourquoi l'Europe c'est la guerre ? Parce qu'ils veulent la guerre. Ils veulent la guerre.

Pourquoi ? parce que Vanleyen, Macron et les autres considèrent que pour faire une Europe complètement fédérale, il faut non seulement transférer des compétences déléguées la compétence de la compétence, donc en allant plus loin plus loin que les compétences déléguées, mais surtout transférer la dernière compétence, la compétence ultime, le droit de déclarer la guerre ou de faire la paix. Et il pensent tous ces européistes et c'est pour ça qu'ils vont tous en Ukraine en ce moment.

Ce sont des ukrainophiles tacticiens parce que c'est en Ukraine que ça se joue parce qu'en étant Ukrainophile, on va vers la guerre et il faut la guerre pour fédéraliser l'Europe. En fait, c'est ça qu'il pensent les européistes et tous les hommes politiques qui sont ukrainophiles aujourd'hui en privé, ils vous disent, [raclement de gorge] croyez-moi, il nous faut la guerre. Il faut la guerre avec la Russie.

Parce que c'est grâce à cette guerre avec la Russie qu'on pourra faire enfin l'Europe fédérale. C'est la dernière compétence qui manque à l'Union européenne. La dernière compétence.

Et j'ai dit un un simulacre, la fuite en avant pour l'Europe. Donc vers la guerre, on va vers la guerre, ils veulent la guerre. On est déjà presque bigérant en mettant 90 milliards sur la table.

C'est nous qui armons l'Ukraine. Donc il y a un moment donné où la la Russie va s'énerver. Or c'est pas notre guerre.

C'est une guerre entre le peuple russe et le peuple ukrainien. Ce n'est pas notre guerre. Je le redis.

Voilà. Vous avez remarqué que dès qu'on dit ça, on on est soupçonné d'être un militant prorusse. J'ai vu ça dans la presse cette semaine.

Oh, du calme. OK. Bon, l'amitié franco-usse, elle date du plus haut Moyen-Âge et de toute façon, quoi qu'il arrive et quoi qu'il advienne, comme le disait le général de Gaulle, c'est la géographie qui s'impose à l'histoire.

Et donc, faudra bien qu'un jour on reparle avec la Russie parce que sinon c'est la fin de l'URI pour nous et on sera une petite Europe qui est le le comment dirais-je qui est une peau de chagrin. Le simulacre c'est quoi ? C'est les hommes politiques qui font mines d'avoir le pouvoir.

Et pourquoi la campagne présidentielle est si nulle en ce moment ? Enfin, elle existe pas parce que on parle sur des choses dont les politiciens savent très bien que ça dépend pas d'eux. Par exemple, si on veut baisser la TVA sur l'essence, ils savent très bien les politiciens que c'est pas possible qu'il faut l'autorisation de Bruxelles.

On nous parle des ailes des feux, ils savent très bien que les ailes des feu c'est indispensable. Sinon, il faut payer 4 milliards à l'Europe. Et les paysans qui nous écoutent, qui nous regardent savent très bien ce que ça veut dire le mercour.

C'est pas nous qui l'avons négocié et ça dépend pas de nous. Et le marché d'électricité pour les artisans, ça dépend pas de nous. Là en ce moment, on a voulu relancer quelques centrales nucléaires et qu'est-ce que j'ai lu dans la presse hier ?

Que il y a une enquête de Bruxelles pour savoir si c'était possible. Donc quelques domaine que ce soit nous échappent et les politiens les politiciens français, je l'ai dit et je le répète ici, quand le pouvoir n'a plus le pouvoir, [raclement de gorge] il a plus que des larmes à verser et c'est celui qui pleure le mieux qui sera élu. Je voudrais qu'on revienne sur une dernière séquence, une dernière archive toujours concernant le le 29 mai 2005 parce que vous avez dit quelque chose d'important.

À l'époque, 95 % des médias étaient pour le oui, 95 % des politiques étaient pour le oui, 95 % des autorités morales étaient pour le oui et il y avait un trouble fê qui est désormais sur ce plateau 26 [rires] 21 ans plus tard. Je vous propose cette séquence. Vous êtes une nouvelle fois sur un plateau télé là.

Cette fois-ci, c'était Harley Chabo qui présentait Michel Barané, Daniel Cobandit. Et vous avez le malheur de présenter le traité que vous avez dans les mains avec cette idée ou non. Est-ce que si vote de la Constitution, est-ce que la prochaine étape c'est la discussion avec la Turquie pour intégrer ou non l'Union européenne ?

Mais vous n'aviez pas le droit de prononcer ça. Vous êtes un fou. Philippe Devilier, regardez.

Disons les choses très clairement, la Turquie n'est en rien concernée par ce traité. Et si les négociations avec la Turquie aboutissent, laissez-moi pas le traité. Nous n'avons pas le traité.

Si le oui l'emporte ou si le non l'emporte plutôt que est-ce que les négociations ne s'ouvriront pas ? Elle a quand même signé l'acte final. Non, elle a signé un protocole l'acte final.

Elle a signé un protocole étaient observateur final. Franç envie de répondre derrière alors monsieur vous pouvez répondre les français qui nous regardent tous les français qui nous regardent c'est l'acte final où il est dit qu'ils ont signé un protocole où ils étaient observateurs [rires] en observateur non mais attendez l'e finalez la page5 obou Obvateur maintenant, c'est pas la peine de demander à moi si vous parlez tous en même temps en faisant mot, ça sert à rien. Attendez, je demande à la caméra question de venir se poser sur l'acte final.

L'e final saloperie, une saloperie incroyable qui était en train de faire. Ce n'est pas vrai. C'est une saloperie.

C'est un protocole qui c'est ignob c'est ignoble de faire ça au téléspectateur des pays et vous avez la Turquie. La Turquie figure dans ce texte envoyé au français. Michel Bar, est-ce que la Turquie ne figure pas dans ce texte ?

Philippe de Vill je trouve que ce que vous faites parce que la question de la Turquie vous pouvez pas ferme là maintenant ça suffit hein. Alors ne vous énervez pas moi je vais mettre en rgne parce que des mensonges comme ça j'ai jamais vu ça. Bar vous répondez je vais prendre un pavé com 68 ferait du bien.

Ça te ferait du bien çairit la tête extraordinaire. Et vous avez eu François Bairou qui cite parce que vous parlez de la Turquie et sur l'autre table monsieur Bairou disait "Mais la Bulgarie, la Roumanie aujourd'hui où sont les Bulgares ?" Alors là, c'est un peu confluement.

C'est bon, c'est clair. Donc vous avez compris que en fait euh ils ont fait signer la Turquie [raclement de gorge] en douce et ils ont envoyé le document par mes gardes à tous les Français. C'est une opération de Jupé.

Et moi euh avec Guillaume Pelté, quand on découvre ça, la signature de Abdulagul 24 octobre euh 2004, je me dis mais c'est pas possible qu'il mente à ce point-là. Je leur sors le document [rires] et là c'est la panique dans le troupeau. Le cercle de la raison perd le contact avec le réel et parce que le mensonge est avéré.

C'est voilà, ce sont c'est un club de menteurs et aujourd'hui ils continuent tous à nous mentir, voyez. Et c'est pour ça que je dis frexit h je prononce le mot pour la première fois, il faut partir parce que c'est une Europe non, j'ai dit il faut sortir de l'Union européenne. Bon mais ça porte un nom comme le Brexit, le Frexit.

C'estàd que ce que je dis là peut-être on va le faire tout de suite mais de toute façon c'est comme ça que ça va se terminer parce que les peuples n'en peuvent plus et c'est maintenant une question de moi en fait parce que [raclement de gorge] plus on laisse faire cette Union européenne plus elle nous nargue. Alors, vous avez toute la presse française, toute la presse française, tous les médias français, vous avez tous les hommes politiques français, toute tendance confondu qui pousse à la mêlée pour que les Français ne voient rien, pour que les Français restent inconscients et qui continuent à croire à cette promesse qui les a qui a porté un cauchemar. Et bien moi je dis rien que pour ça, je suis content d'être là news avec vous et pour dire à tous les Français qui nous écoutent, qui nous regardent euh il faut qu'on retrouve notre pays.

Il faut qu'on retrouve la maîtrise de nos lois, la maîtrise de nos frontières, la maîtrise de notre justice, la maîtrise [raclement de gorge] de notre agriculture, de notre industrie, de notre énergie. Il faut que la France se retrouve elle-même, qu'elle retrouve [raclement de gorge] sa fierté, sa grandeur, son rang de puissance mondiale. Et moi ce que je dis, c'est que un pays quand il se retrouve dans la solitude euh de ses accomplissements millénaires, il se refait très vite.

Il refait des tissus conjonctifs très vite. Si demain par exemple on disait on a une agriculture indépendante, vous verriez que en quelques années, on a à nouveau la première agriculture de l'Europe. Et vous savez ce qui me rassure, c'est que vous n'avez pas pris un pavé sur la tête sur le plateau il y a 21 ans.

Peut-être que ça peut arriver dans les prochains mois. Faites attention, c'est Daniel K. Bendit qui vous a menz.

La jurisprudence du pavé sur la tête. Mais attendez et conne b là regardez le plateau là il y Ah bah là il y a tout le monde. Attendez.

Oui mais oui oui mais là on est dans une allégorie là. Est-ce que vous avez vu l'allégorie ? C'est en fait bonjour Bohème.

Bobo. Ah bah oui c'est c'est M 68 c'est libéral libertaire. No bordur nos limites.

No bord pour faire du commerce. le capitalisme mondialisé et nos limites pour pouvoir déstructurer l'être humain, la famille et cetera. Vous voyez donc en fait entre Con Bendit et Barnier, il y a un point commun, ils ont tout détruit ensemble.

Ben écoutez, ça ça va leur faire plaisir. Et puis la particularité, c'est qu'il y en a un des deux qui s'est retrouvé à Matignon il y a il y a peu de temps, même deux avec François Bayron. Autre sujet à présent euh Philippe euh puisqu'il est nous reste encore une quarantaine de minutes.

Il y a quelques jours, les chiffres du chômage sont tombés et c'est un sujet essentiel bien sûr pour les Français. C'est un sujet également essentiel pour vous. J'en veux pour preuve euh votre campagne de 1995 qui était tournée sur le chômage, sur l'emploi des jeunes.

C'était votre priorité. Euh les chiffres du chômage viennent contredire la promesse d'Emmanuel Macron qui dès 2017 mais également 2022 euh appelait euh de ses vœux le plein emploi. C'était l'objectif d'Emmanuel Macron.

Je vous propose d'écouter deux séquences. On est en 2022. une avant le résultat de la présidentielle et une après où il l'assurait en quelque sorte cette idée du plein emploi.

Je pense que une augmentation arbitraire par la voie légale du SMIC, elle n'est pas bonne compte tenue du défi de notre pays. Nous, notre défi, c'est d'aller vers le plein emploi. Si on augmente unilatéralement le SMIC, et bien la réalité, c'est qu'on va plutôt détruire de l'emploi et on favorisera ceux qui en ont déjà un ou qui sont pas en situation de fragilité.

Nous sommes un pays qui pendant des décennies a connu le chômage de masse. Ça laisse des traces. Et moi le cœur de la bataille que je veux mener dans les prochaines années, c'est le plein emploi.

Parce que je pense que ça change la vie d'une nation. Ça change le rapport à l'éducation, à la formation, au travail. Ça change le moral des troupes, si je puis dire dans un jour comme le nôtre.

Geoffre le jeune. Alors cher Philippe, pensez-vous que que cette cette mauvaise nouvelle sur le chômage est dû à la crise pétrolière qu'on est en train de vivre en ce moment ou est-ce qu'il y a des causes structurelles plus profondes et plus anciennes ? Alors, moi je pense que l'économie euh française est euh asixié par trois nœud coulants.

Premier nœud coulant, on peut appeler ça la courbe de l'affaire. Les économistes spécialistes savent ce que c'est que la courbe de l'affaire. C'est c'est une cloche en fait qui qui veut dire qu'il y a un optimum fiscal.

C'estd que si vous voulez tondre le mouton, faut pas le tondre trop longtemps et trop souvent sinon vous l'écorchez. et il rend plus de laine. Bon, c'est un peu notre situation.

Vous rendez compte que Agnè Verdier Moliger disait avantier dans sa dans sa son édito du matin qui est toujours remarquable que avant de commencer l'entreprise le 1er janvier c'est qu'elle va devoir payer au total 100 milliards de de CVAE la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises 100 milliards un pot de production c'est [raclement de gorge] qu'en fait on a le record du monde des prélèvements on a le record du monde de la dette on a le record du monde du déficit qu'est-ce que ça veut dire concrètement Ça veut dire que vous avez la sphère publique qui consomme de la valeur, de la richesse et qui étouffe la sphère privée qui produit la valeur et la richesse. Donc ça peut pas coller, ça peut pas durer. Deuxième nœud coulant, c'est le nœud coulant des hydrocarbures.

L'affaire d'Ormuse, le D3 d'HOmouse, c'est c'est comme un caillot sur une artère jugulaire, mais surtout, c'est un révélateur révélateur de notre inconscience, de notre incompétence, de l'inconscience de la classe politique. En 1973, quand il y a eu le premier euh choc pétrolier, le plan Mesmer a été remarquable et les présidents qui ont suivi ont continué ce plan. Ce plan, il est il est installé sur un diptique euh central nucléaire, une cinquantaine à l'époque, hydroélectricité.

Et là, qu'est-ce qu'on a fait depuis euh plusieurs années avec Hollande et Macron ? On a fait l'inverse. On a sacrifié le nucléaire avec la fin de Fen et vous connaissez l'histoire.

On a voulu lancer les énergies intermittentes qui coûtent cher et qui marchent pas. Euh, on s'est fâché avec les Russes et on a accepté ce que les les Américains nous demandaient. Les Américains qui font du gaz de chiste, qui cherchent à vendre leur gaz de chiste, nous ont dit sanction contre la Russie, sanctions.

Donc on s'est coupé du gaz russe et du pétrole russe qui était quatre fois moins cher et quatre fois moins polvant que le GNL américain et maintenant on consomme du gaz et du pétrole américain. C'est vraiment salut l'artiste, le le genre de pipo du Titanic là, de Mozart de la finance. Bon et puis euh en même temps, autre chose qu'on ne dit jamais, pour faire plaisir aux écolos, euh on a interdit par une loi en 2011 puis en 2017 la recherche en hydrocarbure des au large de la Guyane et on a interdit la fracturation hydraulique sur le territoire français sous prétexte de décarbonation et cetera. et cetera et on a rien fait pour la géothermique qui est une ressource d'avenir.

Il suffit de de creuser un petit peu pour avoir une énergie infinie. Alors voilà euh on a tout faux. Deuxème nœud coulant et le troisème nœud coulant c'est le plus grave, c'est le le nœud coulant de de l'offre compétitive et du travail.

Je donnerai un seul chiffre. Nous ne produisons que 36 % des produits manufacturés que nous consommons. [soupir][souffle coupé] Et là, on revient à l'Europe, c'est qu'en fait on a mis tous nos œufs dans le même panier que un panier européen, c'est-à-dire une Europe qui n'est pas un espace de production, qui n'est plus un espace de production, mais qui est un espace de consommation.

Réfléchissiez à ça. Et deuxièmement, un espace de consommation qui n'est pas protégé. C'est le seul espace du monde qui n'est pas protégé.

Parce que le mot douane avec le cercle de la raison, c'est encore un péché, un péché sémantique. Voilà. Autre sujet à présent, on va parler de la GPA, la gestation pour autrui.

Gabriel Atal a annoncé, vous le savez, Philippe Devilier, sa candidature à l'élection présidentielle. Il a aussi insisté sur un des points de son programme, la légalisation de la gestation pour autrui, ce qui n'est pas du goût de la porte-parole du gouvernement. Ma breon qui est pourtant Maon dans le même parti que Gabriel Atal.

Elle considère que c'est elle y est extrêmement défavorable, que c'est une mesure qui à ses yeux va à l'encontre du féminisme que l'on doit porter en 2026. C'est un point sur lequel s'il est confirmé, je suis en total désaccord, dit-elle. Je ne sais pas ce que signifie éthique, la maternité, la parentalité, c'est quelque chose de très personnel.

Je ne comprends pas que dans quel cadre on imagine pouvoir mettre à disposition [raclement de gorge] le ventre des femmes que ce soit rémunéré ou pas, je crois. Que pensez-vous Philippe de cette proposition de Gabriel Atal de légiférer sur la GPA ? C'est la machine à cran qui continue.

En 1974, il y a eu l'avortement et on nous a expliquer oui mais ça sera que dans des cas exceptionnels. On va protéger la vie et surtout on va protéger la famille, un homme [raclement de gorge] et une femme et des enfants. Et derrière on a eu le pax.

Et quand on a eu le pax, on nous a expliqué oui mais on s'arrêtera là. On nira pas au mariage pour les couples homosexuels et on a eu le mariage pour tous 2013. Mais là, on nous a dit attention mariage pour tous.

Oui, mais jamais l'adoption. Et on a eu la PMA, l'adoption. Et maintenant, on a un premier ministre qui est en campagne.

Je félicite Mo Brojon pour son courage et son communiqué qui est très fin, très subtile et très juste. Euh, un premier ministre qui en fait un article clé de son programme. Alors, qu'est-ce que la GPA ?

J'ai écouté récemment une des incarnations de la chaîne, Marie Estelle Dupont. Cette femme est sublime. Ce qu'elle a dit, c'est remarquable.

Je ne vais faire que le reprendre. La GPA, c'est en fait la marchandisation du vivant, c'est-à-dire en fait, c'est la vente d'un enfant. C'est-à-dire un bébé conçu conçu et pré-vendu pour être arraché à sa mère à son premier souffle avec une mère, la femme qui devient un incubateur humain avec t tous les risques que ça comporte.

Quant à la GPA éthique, parlons-en de la GPA éthique. [soupir] La GPA éthique, c'est un une imposture. Pourquoi ?

Parce que la neuroscience, la pédiatrie, l'embryologie dans leurs études les plus récentes ont démontré et ça ça change tout, que la femme qui porte l'enfant conserve pendant 27 ans des tissus de l'enfant. Et donc c'est ce qui crée ce lien pendant la grossesse entre la mère et l'enfant. Voilà pour la GPA éthique.

En fait, je vais vous dire, c'est très simple. Euh, il se dit progressiste à tal. Il nous précipite dans l'abîme lui aussi comme tant d'autres.

Nous nous assistons impuissant à la déshumanisation du monde par l'effacement planifié du visage de l'homme. Euh on a on a complètement perdu la notion de la famille. On est dans une hérésie anthropologique sur le père, la mère.

On voit ce que c'est qu'une société sans père, une société sans mère, une société sans filiation. Et en fait le progressisme c'est un exotisme qui fabrique un homme sans sans parenté créancier et débiteur du vide. Parlons de la sécurité à présent parce que ça va être le sujet du weekend bien sûr.

Demain Paris sera une capitale à défendre. Soir de finale de Ligue des Champions. Euh Philippe Devilier c'est beaucoup de responsables politiques craignent ce qu'ils appellent des débordements après la rencontre.

C'est un euphémisme et car tous les observateurs se souviennent de la soirée de chaos il y a 1 an. Je vous propose d'écouter Laurent Doè parce que on a vu ce que pouvait être une soirée historique footballistique festive avec Lance la semaine dernière et on espère vivre la même chose ce weekend. Écouter Laurent sur la chaîne que vous représentez, on parle beaucoup de la célébration des lançois mais nous savions que à lance les choses allaient bien se passer et nous savons qu'elle pourrait moins bien se passer pour une célébration du Parissa-Germain parce que parfois vous n'avez pas le même public.

Parfois vous avez sur ces célébrations à Paris un public qui vient une minorité de personnes, une minorité de personnes, quelques centaines de personnes mais qui viennent pour faire créer le désordre et faire en sorte qu'il y ait des débordements. Ça n'est pas tout à fait le le même public effectivement. Alors nous on se prépare.

Très court. Jeffre le [raclement de gorge] C'est une question pour le supporter d'Arsenal que vous êtes. Comment appréhendez-vous cette soirée ?

Philippe il est supporter d'Arsenal. Mais non c'est une plaisanterie. Il y a plusieurs coins de France on a vu ça cette semaine.

Il y a un coin qui rit à Bigle Bordeaux le canon à la main dans le meilleur esprit français. rugby, il y a un petit coin de France qui prie et qui médite et qui supplie à Charte les 20000 pèlerins et [raclement de gorge] il y a un coin de France qui exulte à lance. Ça m'a beaucoup frappé à lance comme chacun d'entre nous.

Ils sont là coude à coude. C'est une vague humaine, une marée humaine sans et or. qui se retourne vers un monde révolu qu'il chante.

Le nord c'était les corons, la terre c'était le charbon. et il chante ce monde révolue euh de la mine du Grisou des teriles qui sont leurs montagnes euh avec le papa qui part le matin qui reviendra en gueule noire [grognement] le soir le visage noirci qui part le matin avec sa petite cage avec un colibri dans la cage pour aller au fond de la mine parce que le colibri c'est la sentinelle en cas de suffocation et il chante Bachelet et notre enfance était heureuse. Il demande rien d'autre, ils ont la victoire, ils ont la fierté retrouvé la fierté des frères lèches et cetera.

Vous avez pas connu ça mais j'ai connu moi je me souviens quand je faisais des meetings à lance on m'offrait il savait pas quel cadeau m'offrir et disait on lui offre le maillot et chez moi j'ai des maillots de du Racing Club de lance magnifique. Alors évidemment on pense à ce qui va se passer demain [raclement de gorge] et euh déjà euh comme comme dirait mon petitfil j'hallucine. On est à 1500 km d'un match de foot et on a 22000 policiers.

Le monde entier nous regarde avec effar et ils font répéter nos journalistes pas à cause de la barrière de la langue mais parce qu'ils disent "Non mais attends, c'est ce ce peuple est fou ou quoi ? dirigeant son la pe il cherche à faire reculer les voitures de police comme pour la demi-finale. Et enfin troisème geste de euh de conquête invasive, c'est c'est le plus lourd, le plus important, c'est le jeu des consignes de la préfecture de police et du ministre de l'intérieur.

Restez chez vous. Ce mot-là, cette comment dirais-je, ce commandement impérieux, cette instruction donnée à tous les Parisiens, restez chez vous. Ça veut dire la rue n'est plus à vous.

Vous n'êtes plus chez vous. Si on dit restez chez vous, c'est parce que vous n'êtes plus tout à fait chez vous. Alors, on voit les commerçants là.

Tout à l'heure, je voyais des contreplaquets partout. Ah, les fabricants de contreplaquet sont raviles pour se protéger. Et les gens vont se calfutrer, les Parisiens vont se calfutrer et attendre.

Et attendre. Qu'est-ce que ça veut dire ? rester chez vous, ça veut dire que le chez soi euh change de résident, que le souverain change de titulaire.

Et c'est le passage qu'on avait prédit du confinement sanitaire, bien connu hélas de nos services au confinement sécuritaire. C'est [raclement de gorge] le début du confinement sécuritaire. Voilà ce qui est devant nous.

Voilà ce qui est derrière nous. Et en fait, je voudrais dire à à tous ces politiciens qui nous gouvernent ou qui font mine de s'opposer, vous êtes tous couples, tous responsables, tous complices parce que la politique de la ville, c'est vous. C'est un faillite. [raclement de gorge] Vous avez supprimé le mot assimilation.

Vous parlez maintenant de l'intégration. C'est un crime. Il y a pas d'intégration, il y a une désintégration.

Vous avez parlé d'insertion, vous avez parlé de société inclusive, le rapport duo en 2003, société inclusive, je t'en foutrai de ta société inclusive. Et on a aujourd'hui un climat de près guerre civile. Philippe Deviler, parlons du pape à présent et de l'intelligence artificielle.

Pour tout vous dire, jamais je me serais imaginé de vous poser la question autour et de l'intelligence artificielle et du pape. Léon X a choisi de publier son encyclique sur l'intelligence artificielle. C'était le 15 mai dernier à une date considérée par lui comme symbolique.

Avant de vous donner la parole, Philippe Devilier, Pascal Pro cette semaine en a parlé longuement. Il a reçu un spécialiste de l'intelligence artificielle qui voit à travers l'intelligence artificielle une sorte de fond de civilisation. Je propose d'écouter Laurent Alexandre. le pas par raison.

On débute [grognement] une réflexion philosophique religieuse pour les croyants existentiel politique sur ce sujet. Quel va être notre rapport avec l'intelligence artificielle au moment où comme l'explique le créateur des intelligences artificielles modernes, Joffrayton le prix Nobel de physique, nous ne sommes plus l'espèce la plus intelligente sur terre mais nous sommes la deuxième espèce la plus intelligente sur terre derrière l'intelligence artificielle. Ce moment est un moment fondamental dans notre histoire et c'est pour ça que le pape a choisi ce moment de notre dépassement global par l'intelligence artificielle pour prendre position sur la place de la dignité humaine par rapport à l'intelligence artificielle qui nous dépasse maintenant.

Geoffre le jeûne. Alors le pape a choisi le 15 mai pour signer cette encyclique date symbolique. Pourquoi selon vous est-elle symbolique ?

Alors, elle est symbolique parce que le le 15 mai, c'est la signature de la de l'encyclique du pape Léon X qui s'appelle Rum Novarum. Et cette encyclique, en fait, elle a défrayé la chronique euh au 19e siècle parce qu'elle a fondé ce qu'on appelle aujourd'hui la doctrine sociale de l'Église et elle a mis en garde le monde contre les méfets de la dissociation du capital et du travail à l'époque de la révolution industrielle. Le pape protège les pauvres, les plus pauvres, ceux qui sont les victimes du capitalisme prédateur et de socialisme collectiviste.

Et donc dans ces temps cycliques, il renvoie d' à dos le capitalisme libéral, le renard libre dans le poulailler libre et le socialisme collectiviste, c'estàd l'appropriation collective des moyens de production. et il a une phrase clé qui rétablit l'idée de la propriété au sens traditionnel, non pas l'article 544 du code civil, le droit d'abuser, d'user et cetera. La propriété manifeste la priorité ontologique et théologique et téléologique de l'homme sur la société, mais elle ne se justifie que si elle a une fonction sociale.

C'est Saint-Thomas d'Aquin. Et là en fait, il met ses pas dans les pas des catholiques sociaux qui ont été les premiers avant Carl Marx à dénoncer les enfants dans les usines, notamment le docteur Villarmé, le pai, la [raclement de gorge] cour du pain et cetera. Et c'est en cyclique, on en parle encore aujourd'hui.

Et donc en fait là ce qu'il a dit le pape c'est très courageux, c'est très fort d'expression incroyable désarmer l'IA. Ça veut dire vous pouvez en faire un outil mais pas une arme. Alors que c'est le danger.

L'intelligence artificielle est-elle selon vous une opportunité ou un danger pour l'humanité ? Philippe Deviler ? Alors, d'abord, je voudrais euh faire deux euh deux observations euh pour répondre à votre question.

La première, c'est que sur le mot intelligence artificielle, c'est c'est un mot curieux, une expression curieuse parce que en fait c'est un oxyor puisque ce qui est artificiel, c'est ce qui est créé, programmé par l'intelligence humaine. Bon, ensuite [raclement de gorge] deuxème observation, dans toutes les ruptures technologiques dans l'histoire de l'humanité, le réflexe a été toujours le même. Il y a deux tentations.

Il y a la tentation démurgique, la technobéatitude, et la tentation amiche, la technophobie. Le repli sur la communauté euh euh où on s'enferme contre l'idée du progrès. Euh Platon raconte que Socrate, lorsqu'il a vu arriver l'écriture euh était très inquiet parce qu'il est ça va éroder la mémoire.

Donc c'est vieux comme l'histoire comme les Grecs et les Romains. Seulement là, je suis pas d'accord avec ceux qui font l'assimilation entre l'imprimerie et l'intelligence artificielle. On est sur une différence de degré mais aussi de nature avec des conséquences très lourdes.

C'est-à-dire que ce n'est plus le mythe faustien de l'homme qui veut dérober. Ce n'est plus euh le mythe promien de l'homme qui veut dérober le feu. C'est euh le mythe du savant fou de Frankenstein, une tentative de recréation de l'homme et en tout cas la créature qui échappe à son créateur et qui après l'avoir domestiqué le menace.

C'est ça le résumé de l'intelligence artificielle aujourd'hui en ces dangers. Alors le premier danger, c'est évidemment la crainte d'un futur dystopique. Est-ce que c'est l'homme qui va contrôler la machine ou la machine qui va contrôler l'homme ?

Sam Alpman le créateur de chat GPT a un mot d'esprit qui me paraît très juste. Il dit "Nous autres les hommes, désormais nous savons que nous sommes la deuxè espèce la plus intelligente sur cette terre derrière l'intelligence artificielle. Et donc là, il y a il y a la question qui se pose.

Est-ce que on va est-ce que nous allons euh pouvoir préserver notre autonomie intellectuelle et psychique ? Est-ce que on va pas être complice de ce qu'on pourrait appeler une délocalisation cognitive ? C'est ça le danger.

Ensuite ensuite il y a la question de la destruction du pouvoir de destruction sans limite de l'intelligence artificielle. Destruction sociale. C'estd que la loi de Chumpet ne marche plus.

La loi de Chumpeter, c'est [raclement de gorge] la destruction créatrice. Ça marche plus. Pourquoi ?

Parce que là, le travail va devenir de plus en plus rare et dans des fonctions peu lucratives. Pourquoi ? Parce que comme l'ont très bien dit Laurent Alexandre et Olivier Babu qui sont des esprits éminents sur cette question en fait on est devant deux révolutions qui se recoupent.

La révolution de la robotique et la révolution de l'intelligence artificielle. Pourquoi elle se recoupe ? Parce que on est en train d'équiper maintenant les robots d'intelligence artificielle.

Hm. Ça veut dire qu'en fait, on aura des robots hyper intelligents qui vont entrer dans la vie sociale et qui vont prendre toute leur place avec leur intelligence. Et ça, évidemment, ça change tout.

Pourquoi ça change tout ? Parce que la différence entre les métiers intellectuels et les métiers manuels s'efface. Parce que la différence entre capital travail s'efface.

Pourquoi ? Parce que il y aura beaucoup de capital et très peu de travail. C'est tellement vrai que les géants de la Silicone Vallée disent il faut prévoir 300 [raclement de gorge] millions de chômeurs et donc il faut un revenu universel parce que la richesse produite permettra de tenir les gens tranquilles chez eux.

Bon enfin et surtout ce que craint le pape et il a raison et tant d'autres avec lui c'est le l'agenda transhumaniste. L'agenda transhumaniste, c'est quoi ? c'est l'idée de fabriquer une humanité nouvelle, une humanité euh immortelle.

C'est en fait l'homme hybride protégé de partout. La post-humanité, qu'est-ce que ça veut dire ? La posthumanité, c'est l'hypothèse dans laquelle une intelligence artificielle surhumaine en en viendrait à pouvoir euh s'améliorer elle-même par une démarche récursive et exponentielle.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'à ce moment-là, le progrès n'est plus contrôlable. Le progrès n'est plus prévisible.

Ça va trop vite pour l'homme. Et souvent je en pensant à l'intelligence artificielle, je pense à la réponse et la réponse, elle est dans Pascal. Incroyable ce que Pascal a dit et c'est loin de nous pourtant.

Il a dit voilà, l'homme est un roseau le plus faible de la nature mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers s'arme pour l'écraser. Une abdo, un petit coup de vent suffit à le tuer.

Mais si l'univers venait à chercher à l'écraser, l'homme serait encore le plus noble par rapport à ceux qui le tuent. parce que lui sait qu'il est mortel alors que l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien. Pascal.

Après Pascal, on va parler de Mathieu. Mathieu Bcoté qui dans un livre d'entretien avec Laurent DAux se dévoile de manière inédite sur ses origines familiales, son engagement passionné pour l'indépendance du Québec. [raclement de gorge] C'est aux éditions Fillard.

Vous m'aviez [grognement] confié Philippe que vous aviez lu ce livre et que vous l'aviez dévoré. Pourquoi souhaitiez-vous en parler ce soir cher Philippe ? D'abord parce que j'ai une immense admiration comme chacun d'entre vous pour Mathieu Becoté.

C'est le seul sociologue du monde que je comprends [rires][grognement] et non seulement je le comprends mais je l'admire. Ce livre est admirable. Euh je l'ai lu d'une traite et pourquoi pour moi il est admirable parce que en fait il y a deux nouvelles France, il y a celle de Mchon et il y a celle de Botôé et celle de Boté est préférable.

La Nouvelle France de Mathieu Becoté dont il parle, c'est la sienne. En fait, c'est le nom du Québec. [raclement de gorge] 1534, il explique bien dans son livre tout ça.

Jacques Cartier, la découverte du fleuve Saint-Laurent. Puis 1608 euh c'est la fondation de Québec, du Québec. Hélas, hélas 1763, la [raclement de gorge] France largue ce que Voltaire appellera les arpents de neige, donc le Québec, la CAD et la Louisiane alors qu'on était la première puissance américaine.

Et qu'est-ce qui est intéressant dans ce livre et novateur ? que lui, l'homme de la Nouvelle France menacé aujourd'hui dans sa souveraineté, dans sa démographie, dans son identité puisque le catholicisme s'effondre et cera il nous dit "Attention, moi j'ai vécu ça." Et donc l'homme de la Nouvelle France de l'autre côté de l'Atlantique dit aux hommes de l'ancienne France prenez garde, il pourrait vous arriver ce qui nous est arrivé.

C'est un chef-dœuvre. Dernier sujet, Philippe Devil et c'est un sujet que qui vous tenait à cœur puisque vous souhaitez [raclement de gorge] pour votre apologue parler de la fête des mères. Avant de vous donner la parole sur la fête des mères, ce sera le 31 mai prochain, dimanche, je vous propose une archive pour voir comment on célébrait la fête des mères.

Il y a pas non pas fort fort lointain mais dans les années 80. Regardez, c'est un document de Lina. Maman chérie, je t'offre un boquet porté par des oiseaux.

Tu es le la plus gentille. Je t'aime de tout mon cœur. J'ai la joie de vivre avec toi.

Bonne fête maman. Est-ce que c'est très important de faire un cadeau à ta maman ? Oui.

Est-ce que tous les ans tu lui fais un cadeau ? Oui. Est-ce que tu y penses depuis longtemps ?

Oh oui, hein ? Je pense beaucoup. Et est-ce que tu crois que pour ta maman c'est important aussi ?

Oui, c'est très important pour ma maman. Toi ma maman, tu es le printemps de ma liberté et la gaieté. Tu es si jolie, tu iras au paradis.

Tu es dans les étoiles et tu dors dans la paille. Tu prépares tes gâteaux et tu aimes les oiseaux. Oh ma douce maman, je t'aime tant.

Bonne fête maman. Philippe Devilier, c'était en 86. Oui.

Pourquoi la fête des mères ce soir ? parce que la France c'est notre mère, la mère patrie et que en fait euh comme je l'ai déjà dit ici, mais je vais le dire d'une autre manière, la France est née d'une chanson Jess qui est un sonné d'amour très particulier qui est venu jusqu'à nous d'ailleurs à travers une chanson que vous n'avez pas connue. Vous êtes trop jeune. [toux] Mais moi que j'ai frononné quand j'étais petit euh sur la France 12 France cher pays de mon enfance bercé de temps d'insouciance Charles Traineret.

Et d'où elle vient cette chanson ? Elle vient du fait que la France s'est appelée dès le 11e siècle France la douce. Et qu'est-ce que ça veut dire France la douce ?

Ça veut dire le pays inventeur de la courtoisie. Et qu'est-ce que ça veut dire le pays inventeur de la courtoisie ? Ça veut dire la courtoisie qui célèbre avant toute autre nation [raclement de gorge] la domina.

Ce qui veut dire la dame. La dame ça veut dire la maîtresse qui tient sa cour d'amour. La femme, la mère, la fille.

Celui qui a le mieux parlé de la fête des mers sous cet angle là, c'est Charles Sobos qui était un grand historien et qui date la naissance [toux][raclement de gorge] de la civilisation européenne du 12e siècle quand se sont épanouis en même temps la chevalerie, la courtoisie, le corps des villes et la geste des cathédrales. Et c'est lui qui dit, c'est sous sa plume que j'ai lu cette phrase fascinante. La France est appelé à ce moment-là la dame de haut port et de seigneori.

C'est magnifique. Et Michelet dira plus tard la France est une femme. Michelet dira "La France est un être moral doué de tendresse.

La France est une femme. [grognement] La France est une mère. La France est une mère. aimante.

La France est une mère de consolation et de désolation. La France et la patronne a comme patronne Notre Dame. La dame est pleurée au pied de la croix qui nous prend dans ses bras.

Et c'est si vrai que Anatol France lorsqu'il parle de la langue française, il parle de la langue comme d'une mère. Et Bolem Sansal lui-même dira la langue française, lui qui est entré en France côté cœur par les mots. La France, la langue française est une langue adoptive. [raclement de gorge] Quand j'étais petit à la fête des mères, j'ai retrouvé ça dans mes papiers.

Un jour, j'ai écrit un petit poème qui était pas de moi, qui était château brillant pour remercier ma maman de m'avoir donné des racines au bord d'une petite rivière qui s'appelait la Boulogne. Et Château qui dit combien j'ai douce souvenance du cher pays de mon enfance, ma sœur qui étaient beau les jours de France. mon pays soit mes amours toujours.

Et ma France, ma mère me disait toujours quelque chose qui était incompr incompréhensible pour moi. Elle me disait "Tu as deux patries, mon petit, la patrie du sentiment qui te prépare à la patrie d'Oblation." Et j'ai dit, "C'est quoi la patrie d'oblation ? commanderas plus tard parce que moi je suis la fille d'un capitaine capitaine d'Arexi qui a été gazé en 14 et donc il est passé directement du patrimoine de sentiment de la patrie de sentiment à la patrie d'oblation l'oblation l'oblation d'une vie et elle me disait et elle ajoutait quelque chose que je comprenais dès l'âge de 8 9 ans.

Elle me disait "Tu sais si tu prends dans ton petit cœur, ton petit pays plus tard quand tu seras grand, tu prendras le grand dans ton grand cœur. Une seule maisange te donnera à aimer tous les oiseaux de France. Une un seul clocher te donnera à aimer toutes les églises de France, le blanc manteau d'église.

Un seul bocage te donnera à aimer tous les bocages de France. Un seul vis village te donnera à aimer tous les villages de France. Plus tard, j'ai réfléchi à cette idée de la mère patrie dont on parlait tant de grands auteurs comme Claudelbar.

Mère Patricie en fait quand on réfléchit bien et je terminerai par là, nation patrie nation nationo ça veut dire naître. Ça renvoie la maternité à la mer. La nation renvoie à la mer.

La patrie, terre des pères, paternité père. [raclement de gorge] Et donc en fait nous sommes les enfants d'une nation, d'une patrie. Nous sommes les enfants d'une mère et d'un père.

Nous sommes les enfants d'une mère patrie. Nous devons accueillir en nous cette mère patrie et commencer chaque matin quand le soleil se lève par un tout petit acte de gratitude. Merci d'avoir fait la France à tous ceux qui l'ont faite.

Merci maman. Merci Philippe. Merci beaucoup je prends le jeune.

On se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle émission évidemment un nouveau rendez-vous face à Philippe Devilier. Dans un instant, c'est l'heure des pros. Vous voyez, j'ai pensé évidemment ce weekend à ma mère, mais j'ai pensé aussi à vous et je ne vous ai pas dit une seule fois dans cette émission Paris avant la finale de Ligue des Champions.

Pas une seule fois, je l'ai dit. Nous n'avons même pas parlé cette semaine. À tout à l'heure.

Il y a de bien sur c sur ces news, c'est que il y a le pluralisme. J'ai C'est Attendez, attendez. C'est pourquoi je dis ça ?

Non. Allez-y. Bah l'autre jour, j'ai chez Pascal un matin oui.

J'ai j'ai vu euh le vêtement euh de Éric euh qui était en fait le maillot d'Arsenal. [rires] Il est venu en survette. Et alors et alors Pascal pro est décomposé [rires] et lui dit quoi ?

Et lui dit et alors ? Oui [rires] mais c'est pour ça le premier argument à l'argom qui a été donné c'est Éric Nolo en survette d'Arsenal, Pascal Pro en survête du FC Nant vous en survette du FC Barcelone et donc certains en survête du Parissing-Germain. Un grand merci à tous et dans un instant c'est l'heure des pro.

À la semaine prochaine. PHP