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interviewEurope 1· 18 juillet 2025 5 min

Plan Bayrou : la sanction des Français

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Vous écoutez Europe 1, il est 8h-10. L' dit politique de Carl Meus. Bonjour Carl.

Bonjour Alexandre. Vous revenez ce matin sur ce sondage publié par le Figaro et qui montre que François Baou est très loin d'avoir convaincu les Français avec son plan de redressement des finances publiques. Votre conclusion Carl et bien c'est que ce sondage montre une triple défiance de la part des Français.

Oui, une triple défiance envers le premier ministre. les mesures annoncées mardi et les conséquences sur leur vie quotidienne. Selon cette étude menée par Oodoxa pour Backbon Consulting et le Figaro, 78 % des Français ne font pas confiance à François Baou pour redresser les finances du pays.

Résultat, 71 % d'entre eux voteraient contre ce budget s'ils étaient députés. Parmi les mesures du plan, seul le gel des dépenses de l'État et la contribution des plus riches sont approuvés à peu près à 80 et 79 %. La suppression des 2 jours fériers est rejetée par 73 % des Français.

Tout comme l'effort demandé de 5 milliards d'euros sur les dépenses de santé. 74 % sont contre. Enfin, les Français ont très bien compris que ce plan entraînerait des conséquences négatives sur leur pouvoir d'achat. 87 % d'entre eux estiment qu'il nuira à ce pouvoir d'achat s'il était adopté.

Au-delà de la triple défiance que cette étude montre, ce qui est frappant, c'est la dégradation des réponses par rapport aux mêmes questions posé quand Michel Barnier avait annoncé son propre budget à l'automne dernier. 70 % des Français estiment aujourd'hui que ce plan aura des conséquences négatives sur l'économie française, 13 points de plus qu'en octobre dernier. Cela veut dire que la pédagogie mise en place par François Baïou depuis son arrivée à Mtinignon n'a pas fonctionné et peut-être qu'il a accumulé des erreurs.

De quelles erreurs du Premier ministre voulez-vous parler ? J'en ai rencensé au moins trois. La première est peut-être sa surestimation de sa capacité à convaincre.

C'est un travers classique des hommes politiques. Il trouve parfaitement son illustration ici. François Baou aurait dû méditer le théorème de Pilan avant de lancer ce défi.

Que nous dit l'ancien conseiller opinion de François Mitteran et Jacques Cherc ? Oui. Jacques Pilan.

Plus on est haut dans l'opinion, plus celle-ci interprète favorablement ce que vous dites. Quand on dit la même chose et qu'on est en bas, les gens estiment que ce que vous dites est nul. Or, François Bairou, on l'a dit ici, on l'a vu, est extrêmement impopulaire carrément au niveau d'Edit Crresson et de Jean-Marcot.

Il lui est donc impossible d'être convaincant dans ce contexte, surtout s'il fait l'inverse de peut-être ce qu'il aurait fallu faire. Que voulez-vous dire ? C'est la 2e erreur de François Berérou, c'est d'avoir été très précis sur les mesures douloureuses pour les Français mais très flou sur d'autres économies qui auraient pourtant été un deor pour eux.

Je vais vous prendre juste un exemple, c'est celui de la suppression des agences ou des comités improductifs. Il n'a pas donné de nom ni évalué le montant des économies. Il aurait pu en citer comme le CE le conseil économique social et environnemental ou l'ADEM cette agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie qui ne trouve rien de mieux que de produire des notes pour dire aux Français combien de fois ils doivent porter leur linge avant de les laver.

En réalité, c'est la troisème erreur du premier ministre. Il a sous-estimé le ralbol des Français qui si comprennent la nécessité de fournir des efforts pour redresser les finances publiques ne comprennent pas pourquoi il devrait payer pour les airements commis par leur classe dirigeante. En gros, il trouvent que les efforts sont mal répartis et que le plan du premier ministre est injuste et déséquilibré comme l'a qualifié hier François Hollande dans le monde.

On le disait hier, le risque pour François Beirou est de se retrouver avec un m contentement général des Français qui feraient pression sur leurs élus. À part les sympathisants Renaissance dans tous les autres partis, le vote contre ce plan est majoritaire. 54 % chez les sympathisants des Républicains, 74 % chez les socialistes, jusqu'à 80 % chez les RN.

Comment les députés dont on connaît la sensibilité à l'humeur de leurs électeurs pourront résister et voter en faveur en faveur d'un plan rejeté massivement ? Cette séquence illustre aussi parfaitement le décalage entre une partie des élites et des commentateurs avec les Français. Mardi soir, nombre d'entre eux félicitaient le Premier ministre pour son courage et son côté malin politiquement jusqu'au président de la République qui a venté la vertu du courage, de l'audace et de la lucidité.

Vendredi, ils doivent déchanter devant la mauvaise humeur palpable des Français. Sera-t-il possible dans ce quinquena de faire passer un deuxième projet après les retraites contre la vie d'une grande majorité des électeurs ? Nos dirigeants devraient méditer ce que disait Taleran.

Il y a des montagnes qui accouchent d'une souris et d'autres qui accouchent d'un volcan. à méditer merci Carl Meus rédacteur en chef au Figaro Magazine. C'était votre édito politique sur Europe à la une du Figaro.

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