Déclaration conjointe du Président Emmanuel Macron et du Chancelier Olaf Scholz depuis Hambourg.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Emmanuel MacronFait
« Les actes terroristes du Hamas ébranlent la seule démocratie au Proche-Orient. »
- 0:45Emmanuel MacronFait
« La sécurité d'Israël est raison d'État pour l'Allemagne, aussi et surtout dans la situation actuelle. »
- 1:05Emmanuel MacronFait
« Il faut éviter un embrasement de toute la région. »
- 3:00Olaf ScholzFait
« Nous voulons une Europe unie, forte et souveraine, une Europe qui ait aussi, en matière technologique, toute sa place dans le peloton de tête. »
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Soyez les bienvenus Nos regards sont tournés, à l'heure actuelle, vers Israël, et cela de manière très préoccupée, face à la situation actuelle. Les actes terroristes du Hamas ébranlent la seule démocratie au Proche-Orient. Les auteurs de violences ont tué des centaines de civils et ils sont toujours sous contrôle.
Dans certaines localités d'Israël, des milices ont blessé. Des centaines de millions de personnes ont peur de mourir et plus de 100 personnes ont été amenées de force dans la bande de Gaza. Cette attaque du Hamas contre Israël est atroce et barbare.
Lors de ces heures sombres pour l'État juif, nous, l'Allemagne et la France, nous nous tenons fermement aux côtés d'Israël. Je l'ai assuré personnellement au Premier ministre Netanyahu. Le terrorisme ne va pas l'emporter, la haine ne va pas gagner, la violence ne va pas triompher.
Israël va défendre et protéger son pays et ses citoyennes et citoyens. Et je le dis encore une fois, la sécurité d'Israël est raison d'État pour l'Allemagne, aussi et surtout dans la situation actuelle. Nous nous tenons fermement, et de manière indéfectible, aux côtés d'Israël.
Emmanuel Macron et moi-même aurons probablement, tard dans la soirée, un entretien téléphonique avec le président Biden et le Premier ministre britannique Sunak pour parler de la situation et des mesures à prendre. Il y a unanimité entre les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Il faut éviter un embrasement de toute la région.
Et c'est la raison pour laquelle personne ne devrait attiser les actes terroristes, dans cette situation. Et nous allons nous concerter étroitement avec nos partenaires dans la région, en la matière. Mesdames, Messieurs, on aurait bien évidemment imaginé le lancement de ce séminaire gouvernemental franco-allemand différemment, ici, à Hambourg, la ville avec laquelle j'ai tant de liens personnels, une ville qui est aussi le lieu de la coopération franco-allemande la plus réussie, dans le secteur industriel.
Nous venons de visiter le site d'Airbus, ici, à Finkenwerder. Emmanuel et moi-même, nous sommes du même avis. Nous voulons que l'histoire du succès unique d'Airbus se poursuive.
Dans nos entretiens avec les apprentis d'Airbus, nous avons pu voir comment ils contribuent tous les jours à faire vivre la coopération franco-allemande. D'ici demain midi, nos ministres et nous-mêmes allons nous retrouver et échanger, dans le cadre de différents formats. Et nous le faisons dans l'esprit dont nous avons fait preuve au début de l'année, à Paris.
Nous profitons de cette relation de confiance particulière que représente l'amitié franco-allemande pour traiter conjointement des questions d'importance fondamentale pour nos deux pays, et aussi pour l'ensemble de l'Europe. Nous allons parler de deux sujets particulièrement fondamentaux, d'une part, de la question de savoir comment nous pouvons atteindre la cohésion sociale, lors d'une époque en profonde mutation, et, d'autre part, la question de savoir quelles seraient les répercussions des développements technologiques, comme l'intelligence artificielle, sur nos vies. Une chose est claire : nous voulons une Europe unie, forte et souveraine, une Europe qui ait aussi, en matière technologique, toute sa place dans le peloton de tête.
Cher Emmanuel, je me réjouis que tu sois là. Merci beaucoup, Monsieur le Chancelier, cher Olaf, Madame, merci infiniment de nous accueillir, avec mon épouse ainsi que plusieurs membres du gouvernement français, aujourd'hui à Hambourg, pour cette retraite stratégique. Et nous sommes ici chez toi, cher Olaf, dans cette ville qui a accompagné une grande partie de ta vie, de ta vie politique aussi, et dont tu as été le maire.
C'est pour nous un plaisir de te retrouver, de vous retrouver pour ces deux jours de travail. Je tiens tout d'abord, comme vient de le faire Monsieur le Chancelier, à exprimer une nouvelle fois ma solidarité pleine et entière avec Israël. J'ai eu l'occasion, après l'échange que nous avions eu samedi, de m'entretenir avec le Premier ministre Netanyahu ce matin.
L'Allemagne et la France se tiennent en effet ensemble aux côtés du peuple israélien, dans ce moment tragique. La lutte contre le terrorisme est une cause commune que nous continuerons de porter avec Israël et tous nos alliés et partenaires internationaux. Rien ne la justifie, rien ne l'explique.
Nous aurons l'occasion, en effet, plus tard aujourd'hui, de nous entretenir entre autres avec le président des États-Unis d'Amérique et le Premier ministre du Royaume-Uni pour continuer d'avancer de concert sur cette situation dramatique et les prochains jours. Nous n'aurions pu trouver plus beau symbole de travail commun pour ce séminaire que cette base d'Airbus. Et je veux vraiment remercier Monsieur le Directeur général, Cher Guillaume Faury, Monsieur le Président du Conseil d'administration, cher Rene Obermann, ainsi que toutes les équipes présentes aujourd'hui, pour leur accueil et la visite de ce site stratégique, que nous venons d'effectuer.
En effet, c'est un projet éminemment européen, qui repose sur une audace commune, des savoir-faire partagés, de l'investissement dans le temps long, des compétences technologiques et humaines, et qui nous permet, aujourd'hui, non seulement d'être leaders dans ce secteur, mais de regarder avec confiance l'avenir, celui de la transition écologique et des défis qui sont devant nous. Et je veux ici féliciter tout particulièrement les équipes qui ne cessent de se battre avec beaucoup d'engagement pour continuer de conquérir des positions. Elles sont aussi la preuve vivante de cet engagement franco-allemand.
Nous allons ouvrir notre premier séminaire gouvernemental franco-allemand dans quelques minutes, avec un format nouveau, celui d'une retraite informelle, une klausur, que ton gouvernement, cher Olaf, connaît bien, pour la pratiquer d'habitude plutôt à Meseberg qu'ici. Et je suis heureux que nous puissions ainsi bâtir de l'intimité, dans un moment de grand bouleversement. Après la pandémie, le dérèglement climatique qui a cours et qui s'accélère, la guerre en Ukraine, bien sûr, et les troubles géopolitiques que nous venons d'évoquer, uniquement pour partie, nous voyons bien la nécessité pour nos deux nations d'agir de concert.
Je dirais même que nous devons, peut-être plus encore que naguère, être ensemble force de proposition, moteur de décision pour nos deux pays et notre Europe. C'est dans cet esprit de concorde, de pragmatisme et d'efficacité que nous allons travailler ensemble sur la question de l'intelligence artificielle et de ses conséquences sur nos sociétés, nos modes de production, notre cohésion sociale, sur la transition écologique et numérique, la réindustrialisation, notre production énergétique, nos grands défis industriels, spatiaux ou autres, mais également notre capacité à faire de nos deux pays et de notre Europe, puissances géopolitiques, militaires, technologiques et économiques pleines et entières, dans un monde de plus en plus déréglé. Je sais qu'ensemble, par nos liens d'amitié et le travail commun, nous saurons bâtir des propositions audacieuses.
Cette retraite stratégique va permettre aussi de lancer des processus, maintenant, de travail commun, dans les semaines et les mois qui viennent, pour pouvoir précisément aboutir ensuite à des réponses concrètes. En tout cas, merci beaucoup, cher Olaf, pour l'opportunité qui nous est ainsi offerte de pouvoir échanger, partager, de manière, je dirais un peu détachée de la pression du quotidien, sur beaucoup de ces sujets essentiels. Merci Olaf et merci à toutes et tous.
Emmanuel Macron