L'invité de Bourdin Direct : Guillaume Peltier - 14/05
Audio original de l'émission.
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Vous écoutez RMC. RMC Bourdain Direct, Jean-Jacques Bourdain.
Guillaume Pelletier, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes donc vice-président des Républicains, numéro 2 du parti, député Les Républicains du Loir-et-Cher. Avant de parler de politique française et notamment de la fameuse région Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur, les régionales, une question sur le conflit entre la Palestine et Israël. Gérald Darmanin a-t-il raison d'interdire la manifestation pro-palestinienne prévue samedi à Paris, demain à Paris ? Oui, bien sûr. Pourquoi ?
D'abord, on se souvient tous des images de ce qui s'est passé en 2014, des violences incroyables en France, en particulier à Barbès, avec un hôpital attaqué, les forces de l'ordre caillassaient beaucoup de violences. Il est hors de question d'importer sur notre sol ce conflit et à ce titre, le ministre de l'Intérieur a eu raison par anticipation. C'est justifié pour vous ? C'est totalement justifié. Plus largement, de toute façon, aucune complaisance ne peut être exprimée par qui que ce soit à l'égard du Hamas, qui est une organisation terroriste qui, rappelons-le, tire avec des missiles et des roquettes sur des civils. Voilà.
Et donc, à l'aveugle, l'État d'Israël est dans une situation de légitime défense. Pour le reste, j'espère que le président de la République, à l'occasion du...
Même s'Israël aussi peut tuer des civils ?
Oui, pour un certain nombre. Des enfants, notamment. Utilisés comme bouclier humain, on l'a découvert, hélas. Pour le reste, pour sortir par le haut de ce conflit, il faudra que le président de la République, dimanche, lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies, prenne des initiatives, je l'espère, dans le prolongement de ce qu'incarne la France, cette puissance d'équilibre et de contrepoids.
Mais est-ce que vous pensez que la France a son mot à dire aujourd'hui ? Ah, je pense que si on...
Elle a son mot à dire, mais est-ce que vous pensez qu'elle pèse ? Elle pèse. Bien sûr, entre le bloc russe et le bloc américain, la France, depuis des décennies, c'est ça le gaullisme aussi, c'est une puissance d'équilibre. Je pense qu'en lien avec l'Égypte et en lien avec ce qui fonde notre histoire, nous sommes les seuls capables de remettre Israéliens et Palestiniens autour de la table dans le prolongement des accords d'Abraham de l'année dernière. Il y a des avancées, on a vu ce qu'avaient fait les Émirats Arabes Unis, le Bahreïn. Il y a des choses à faire pour essayer de sortir par le haut et de rétablir la paix dans cette région.
Le Hamas, organisation terroriste, sans aucun doute. Aucun doute. Sans aucun doute. Le Hamas soutenu, donc, dans les rues de Paris, ça vous choquerait ?
Ah oui, on sait qu'il y a, en plus, ici ou là, des convergences, y compris avec des... Des convergences, c'est-à-dire. On se souvient, le NPA, par exemple, de M. Benancenot, qui était à la pointe des manifestations en 2014. Voilà, ça suffit. La France, c'est une communauté nationale. Il n'y a pas de place pour l'expression des communautés particulières.
Il est temps d'arrêter les conneries. Ce n'est pas moi qui dis cela. C'est quelqu'un que vous connaissez bien, c'est Nicolas Sarkozy. De fermer le banc, c'est ce qu'il aurait dit à Christian Jacob, selon le canard enchaîné. Mais le canard enchaîné est souvent très bien informé. C'est vrai, d'ailleurs, ce qu'il a dit cela. Est-ce qu'il est intervenu, vous ne savez pas. Ah non, je sais ce qu'il a dit à Christian Jacob. Bon, à propos de quoi ? Mais à propos des régionales. À propos des régionales, et notamment des régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Renaud Muselier a présenté ses listes. Mercredi, ils ont déposé.
Pas de parlementaires La République En Marche, ni de parlementaires LR, mais des membres de La République En Marche sur sa liste, des membres d'Agir, des membres du Modem, du Modem et bien sûr LR. Guillaume Pelletier, est-ce que vous demandez le retrait du soutien de LR à Renaud Muselier ? Ah oui, à titre personnel, bien sûr. Non, mais à titre personnel, c'est une chose, mais est-ce que le parti, vous êtes numéro 2 du parti, est-ce que ce matin, le parti veut et va retirer son soutien à Renaud Muselier ?
Vous savez que la démocratie, on ne décide pas tout seul. Il y aura une réunion mardi, le dépôt des listes, c'est lundi, donc il y a encore 3 jours d'évolution possible. Je ne peux pas vous répondre plus sincèrement, plus clairement que la chose suivante. Un, la comédie des petites combines, ça suffit, ça a assez duré. Deuxièmement, oui, compte tenu de l'absence, surtout d'une liste en marche, donc de cette ambiguïté recréée, et je le regrette, de ce piège dans lequel est tombé Renaud Muselier, moi, à titre personnel, il est hors de question que je soutienne une quelconque liste liée de près ou de loin à Emmanuel Macron. Parce qu'au fond, qu'est-ce qui se traduit ?
Et qu'est-ce qui se trame à travers l'histoire de la région sud ? Et je le pense, dans un message d'espérance, que de ce mal sortira un bien. Peut-être même deux. Le premier, c'est que c'est un acte fondateur de clarification pour la droite française. Il y a, et je remercie Christian Jacob d'avoir posé cet acte fort, il y a une frontière étanche entre les républicains, entre la droite française et le macronisme. Il y a une droite, Jean-Jacques Bourdin, qui n'est pas à vendre. Il y a une droite qui considère qu'Emmanuel Macron a failli dans ses fonctions. Je fais juste une parenthèse pour que chacun comprenne bien. Et c'est ce que j'entends chez moi, dans le Loir-et-Cher.
Emmanuel Macron, c'est 2500 milliards d'euros de dettes, 1000 milliards d'impôts, 2 millions d'étrangers entrés pendant son quinquennat, 1000 fermetures de classes dans le monde rural, 50 milliards d'euros de fraude sociale, c'est 4111 étrangers fichés pour terrorisme. Vous voyez, le bilan est catastrophique. Eh bien moi, avec un grand nombre de républicains, 90% des membres du Conseil national, avec Christian Jacob, nous ne voulons pas de cette politique d'Emmanuel Macron.
Donc, étanchéité totale avec le macronisme, il n'est pas question d'un quelconque accord avec La République En Marche, avec Emmanuel Macron. On est bien d'accord, Julien Pelletier. Et c'est exactement ce que vous venez de dire. Alors, si vous étiez en région Sud-Paca, si vous habitiez la région, pour qui voteriez-vous au premier tour ? Blanc. Vous n'iriez pas voter ? J'irais voter. Vous irez voter blanc. Éric Ciotti, lui, n'ira pas voter. Il s'abstient. Vous irez voter blanc.
Je vais vous dire pourquoi. Il faut que chacun comprenne bien. La France ne se résume pas à Emmanuel Macron et Mme Le Pen. Nous sommes 80% de Français. Non, ça, c'est vous qui le dites. Non, non, non. Mais ce sont les Français qui décident. Ce n'est pas vous. Non, mais vous savez, je suis député du peuple. Oui. Je suis, ça fait des années, j'ai été maire, président de communauté de commune. Je suis aujourd'hui député de la nation et légitime à m'exprimer au nom du peuple français. Je suis député de la nation. Je l'entends tous les jours. Les Français ne veulent ni de l'un, ni de l'autre. Alors, une fois qu'on a dit ça, qu'est-ce qu'on projette ? Attendez, attendez. Qu'est-ce qu'on prépare ?
Comment pouvez-vous dire que les Français ne veulent ni de l'un, ni de l'autre alors que toutes les enquêtes, tous les sondages montrent que les deux principaux candidats de cette présidentielle sont Marine Le Pen et Emmanuel Macron ? Comment pouvez-vous dire cela ?
Comme Edouard Balladur, comme Alain Juppé, comme Dominique Roskane. À chaque fois, un an avant, le piège des politiques et des commentateurs de nous dire que ça va se passer comme ça. Mais ce n'est pas les politiques et commentateurs, Guillaume Pétier. Laissez-moi juste m'expliquer là-dessus. J'ai répondu très clairement à chacune de vos questions. Mais j'ai encore quelques questions. Ce que je souhaite, c'est qu'on transcende, ça doit être qu'on propose autre chose. La droite française propose aux Français un programme et un projet fondé sur trois valeurs.
Si vous considérez en France que le travail ne paye pas assez et qu'il n'y a plus d'écart entre les revenus du travail et les revenus de l'assistance, alors vous pouvez rejoindre la droite. Si vous considérez que le laxisme généralisé gangrène la société française et vous voulez des mesures claires et concrètes, on pourrait y revenir pour rétablir l'ordre et la sécurité, alors vous pouvez rejoindre la droite française. Si vous considérez que la bureaucratie, l'hyper-administration asphyxient nos libertés, nos provinces, méprisent la ruralité, alors vous pouvez rejoindre la droite française. Il est là, notre message. Il y a un message positif et d'espérance. Mais vous savez que ce message,
c'est exactement celui, par exemple, que va me tenir Marine Le Pen, qui va être mon invité mardi prochain. Guillaume Pelletier. Non, vous ne croyez pas. Je ne le crois pas. Exactement les mêmes thèmes.
Vous lui poserez la question sur les propositions que nous faisons, par exemple. Qu'est-ce qu'elle propose sur les salaires ? Qu'est-ce qu'elle propose sur l'économie ? Si j'ai bien compris, elle propose la retraite à 60 ans, les 35 heures, la sortie de l'euro. Ce n'est pas totalement notre programme économique. Je crois que sur les questions d'ordre et d'autorité,
nous, nous avons des mesures crédibles. Si, si, je vous titille un peu. Je vous explique pourquoi je vous titille. Parce que vous dites qu'il faut que tout soit clair. C'est bien ce que vous dites. Vous soutenez Xavier Bertrand ? Je suis numéro 2 des Républicains. J'ai des liens. Vous soutenez Xavier Bertrand ?
Vous permettez que je vous réponde ? Je vous pose la question. Le tempo et le calendrier, ça compte aussi. Moi, j'ai une différence peut-être avec certains de mes amis. Je considère que le projet vaut plus que l'incarnation. Pour moi, la question de l'incarnation, qui est importante, évidemment, à l'occasion d'une élection présidentielle, elle s'opposera à partir de cet été ou de cet automne. Je reviendrai si vous m'y invitez. Je m'exprimerai très clairement à ce moment-là. Est-ce que vous soutenez Xavier Bertrand, oui ou non ? Xavier Bertrand fait partie de ceux, en tout cas, qui est aujourd'hui le mieux placé. Il a réussi dans les Hauts-de-France.
Il incarne cette droite sociale et populaire. Il porte des convictions qui me ressemblent et qui me parlent. Pour autant, pourquoi je ne réponds pas à cette question ? Parce que je veux d'abord qu'on parle du fond. Vous voyez bien que, dès que j'essaye de parler des salaires, de la sécurité, de la ruralité. Je vais vous faire une proposition, par exemple, encore ce matin, que j'entends parce qu'il y a une énorme désespérance en France et dans mon département. C'est la question de l'accès à la santé.
Je souhaite que le gouvernement, dès cet été, embauche au moins un millier de médecins salariés pour que, dès l'automne, nous puissions répartir dans tous nos territoires ruraux qui n'ont plus accès à la santé. On n'a plus accès à des médecins généralistes chez nous. C'est un drame dont j'étais encore à Bracieux il y a quelques heures dans mon département et les gens me disaient mais comment on va s'en sortir ? Eh bien, la solution concrète qui marche d'ailleurs dans le département de Saône-et-Loire, c'est que le gouvernement prenne ses responsabilités et réponde à la désespérance des Français. Ça, c'est du concret. C'est du positif.
Je ne parle ni de Macron, ni de Le Pen, ni de Xavier et Dieu sait que j'ai de l'estime et de l'affection pour lui. Je parle du fond et des idées.
Xavier Bertrand. Parlons de Xavier Bertrand qui est candidat dans la région Hauts-de-France. On est bien d'accord. Que fait-il au second tour ? Est-ce qu'il accepte le soutien de la République en marge ou pas ? Est-ce qu'il doit accepter ? C'est ce que j'apprécie. Vous voyez qu'il y a une différence. Est-ce qu'il doit accepter ? Non. Non ?
Non, mais il l'a dit très clairement. Donc, il n'acceptera pas le soutien. Jean-Jacques Bourdin. Très bien, mais c'est une information. Écoutez, Xavier Bertrand. Oui. Regardez ce qu'annonce Valérie Pécresse. Il y a une droite, absolue qui n'est pas à vendre. Regardez ce que... Non, non, attendez. Guillaume Pelletier. Regardez ce que le gouvernement...
Elle est à vendre parfois, vous le savez très bien. Elle est à vendre chez Macron. Elle a été, je le regrette. Guillaume Pelletier, il y a des réalités. Elle est à vendre chez Macron comme elle est à vendre chez Le Pen. Il y a des accords. Mais vous voulez que je vous fasse la liste des accords départementaux entre LR et le Rassemblement National ? Est-ce que vous voulez que je vous fasse la liste ? Jean-Jacques Bourdin. Est-ce que vous concevez ? Il y a, par exemple, en Bourgogne, vous le savez très bien, il y a un accord avec Debout la France. Mais ça n'a rien à voir.
Bon.
Mais, attendez, vous permettez, moi je vous parle du... Mais au moins le dire, pourquoi pas ? La clarté, c'est quoi ? C'est que... Attendez, laissez-moi terminer. La clarté, chez les Républicains, la clarté, c'est de dire clairement, oui, oui, certains sont plus proches du Rassemblement National, chez nous, et d'autres sont plus proches de chez Emmanuel Macron. Chez les électeurs. Chez les électeurs. Et même les dirigeants. Mais Jean-Jacques Bourdin. Mais Eric Ciotti, plus proche de Marine Le Pen que de... Pas du tout. Mais nous sommes... Mais pourquoi ne dites-vous pas franchement les choses ? C'est vous qui faites l'émission ou je peux aussi répondre ?
Non, non, mais je vous pose la question. Pourquoi est-ce que vous ne dites pas franchement ? C'est trop important, ce sujet. Alors allez-y.
Même si je le répète, je préfère parler du fonds et des problèmes des Français. Mais j'ai toujours pris l'habitude de répondre à vos questions. Alors allez-y. Je regrette que cela plaise ou non aux commentateurs. Mais ce n'est pas une question de plaire. Il y a des personnalités de droite. C'est une question de clarté. Rachida Dati, Christian Jacob, Eric Ciotti, Nadine Morano, Christian Jacob et tant d'autres qui sont à équidistance de M. Macron et de Mme Le Pen et qui veulent pour sorte vous nous faites sourire quand vous dites ça. Mais non, mais il n'y a que vous que ça fait sourire. Moi, je ne veux ni de l'un ni de l'autre.
Je veux une droite autonome, indépendante qui présente aux Français un projet alternatif fondé sur les trois valeurs que je répète. La valeur du travail parce qu'il ne paye plus dans notre pays. La valeur de l'ordre parce que la société française est en train de se désagréger. Et la valeur de la liberté pour lutter contre la bureaucratie et rétablir la liberté dans nos provinces. Et pour ce faire, il y a des propositions. une proposition sur la hausse des salaires sur laquelle...
Suppression de l'ensemble des cotisations sociales. On est bien d'accord. Par exemple. Pour augmenter les salaires. Parlons du fond. C'est l'une de vos propositions. Je sais.
Je suis élu. Je propose. C'est ma contribution au débat d'idées. Je propose que chaque salaire brut des Français, un retraité avec la pension, un salarié du public, un salarié du privé, voit son brut devenir son net en supprimant les cotisations patronales et salariales qui pèsent sur les entreprises. Donc ça augmenterait la compétitivité des entreprises. Comment on finance le modèle social ? Parce que le modèle social doit être financé, bien entendu.
Un, par une lutte contre les gaspillages publics, 100 milliards d'euros d'économie que je propose, par la lutte, par exemple, contre les fraudes viscales et sociales, la création d'une carte biométrique vitale pour lutter contre les milliards de fraudes sociales dans notre pays. Deuxièmement, par la création d'un micro-prélèvement sur les paiements électroniques. Prenons un exemple très simple. Vous êtes un salarié français, vous gagnez aujourd'hui 1 700 euros net. Avec cette mesure, vous gagneriez demain 2 200 euros net plus 500 euros. Donc on recrée enfin un écart entre celui qui travaille et qui fait l'effort de se lever le matin et celui qui ne fait pas l'effort de se lever.
Et donc, c'est du concret. De la même manière,
autrement... Attendez, parce que le financement ce n'est pas très clair. Il y a aussi une taxe sur les transactions financières, je crois, que vous prévoyez, non ? J'explique très clairement les choses.
Et je vous invite d'ailleurs pour ceux qui ont des doutes à aller sur le site de la Banque de France. Il y a 27 000 milliards d'euros chaque année, selon la Banque de France, de mouvements financiers et pécuniers du quotidien.
Mais qui paie aujourd'hui la taxe sur les transactions financières ? Qui ?
Aujourd'hui, elle existe, elle est très marginale. Aujourd'hui ? Il y a un certain nombre d'entreprises et de spéculateurs, vous le savez très bien. On est un peu européens. Ce sont les grandes entreprises. Les entreprises du CAC 40.
Combien est-ce que ça rapporte ?
Ça rapporte, hélas, 2 à 3 milliards.
1,7 milliard en 2020. Voilà, donc très faible. Beaucoup trop faible. Donc, comment allez-vous... Parce que moi, j'ai une question complémentaire. Comment allez-vous assurer la couverture sociale ? Par exemple. Et vous me laissiez finir.
Alors, finissez, allez-y. La Banque de France spécifie, dans son rapport 2020, qu'il y a 27 000 milliards d'euros de mouvements financiers et pécuniers du quotidien en France chaque année. Si vous appliquez une taxe de 2% sur ces mouvements du quotidien, 2% de 27 000 milliards, ça fait... Mais qui va payer, là ? Attendez. Mais vous ne me laissez jamais finir. Soyez concret. Mais allez-y. Mais je suis très concret. Alors, allez-y. Le salarié, il est passé de 1 700 à 2 200 euros net. Vous imaginez l'impact du pouvoir d'achat. Même s'il dépense tout son salaire, c'est 2 200 euros, et qu'on lui impose une taxe de 2%. Il paiera 50 euros de taxe. Un exemple concret... 2% sur quoi ?
Sur les paiements d'argent du quotidien. Vous allez retirer...
C'est une TVA qui augmente de 2%. C'est ce que je comprends.
C'est une contribution sur les paiements scripturaux électroniques. Exemple, vous allez tirer 50 euros à un distributeur, l'État vous prélève 1 euro. 2% de 50 euros. Vous allez faire un plein de courses à 100 euros, l'État vous prélève 2 euros. Sauf que... C'est une TVA qui augmente, quoi. C'est pareil. Ce qui est remarquable. Ce n'est pas tout à fait pareil. Ce qui est remarquable dans Jacques Bourdin, c'est que c'est un électrochoc pour la première fois dans notre histoire où nous n'allons plus taxer le travail, mais nous allons taxer l'argent.
Nous allons enfin récompenser ces milieux de cordée, ces gens et ces Français de première et de seconde ligne, les caissiers, les ouvriers, les artisans, les commerçants, les entrepreneurs, les agriculteurs, cette France du travail qui n'en peut plus de vivre avec un SMIC ou un peu plus parce que ça ne permet pas de vivre. Ça, c'est une proposition concrète. La deuxième... C'est une proposition que reprendra Xavier Bertrand ? Je l'espère. En tout cas, on échange régulièrement sur le sujet. Je sais qu'on travaille sur le sujet. Oui, on est en train de la faire expertiser.
Voilà, de la faire expertiser. Donc, ça sera la proposition forte de Xavier Bertrand à la rentrée.
La deuxième, Jean-Jacques Bourdin, très intéressante, qui est expérimentée de les territoires zéro chômeur. Vous savez combien coûte en moyenne, pour l'État et donc pour les contribuables, un chômeur, chaque année en France, 20 000 euros. Tout cumulé. Nous, nous proposons que cette somme de 20 000 euros, plutôt que de l'attribuer à un chômeur, soit attribuée à toutes TPE, PME qui embaucheraient en CDI un chômeur de moins de 30 ans ou de plus de 50 ans. C'est-à-dire que tout le monde est gagnant. L'entreprise ne paye pas de charges sur son embauche. Le chômeur devient salarié. Et donc, c'est de changer de paradigme. Plutôt que de financer le chômage, on finance la reprise d'activité.
Voyez, il y a des propositions très concrètes. C'est ça, la nouvelle génération à droite. C'est de dire, on constate tous les maux de la société française. Mais nous, nous avons des solutions crédibles, durables et concrètes aux problèmes de nos concitoyens. C'est ça, la noble politique. J'ai vu que vous souteniez
la tribune des militaires. Oui. Et je vais vous poser une question toute simple. Est-ce que les militaires, les officiers, les sous-officiers ou les hommes de rang sont plus habilités à donner leur avis sur la situation de la France qu'une infirmière, un enseignant ou un maçon ? Je vous pose franchement la question. Pas plus, pas moins.
Pas plus, pas moins. Sauf que ce qui me dérange dans l'alalie généré par le petit microcosme parisien, c'est que ce qui me... Attardons-nous sur le message et non pas sur les messagers. Chaque Français... L'anonymat, ça vous gêne ou pas ? Oui, plutôt. Oui, franchement, plutôt. Ce n'est pas trop mon truc. Mais ça existe et c'est là. Et le sujet, pour moi, n'est pas là. Le sujet, c'est le fond. Y a-t-il en France un risque de guerre civile ? Je vais vous dire dans mon département de Loire-et-Cher, à Blois, dans la Zup-Nord, caillassage, rodéo, agression de policiers. On a vu ce qui s'est passé encore il y a quelques semaines.
Encore avant-hier, une cinquantaine de jeunes qui s'en prennent à nos policiers. Là, encore des propositions. C'est de la guerre civile, ça ? Ah, nous sommes dans les... Vous savez, quand le ministre de l'Intérieur fait une sécession avec les lois de la République et avec nos forces de sécurité, oui, c'est un début de guerre civile. Est-ce que ce n'est pas un manque d'application de la loi ? Aussi. Ou d'autorité de l'État ? Plusieurs choses. D'abord, rétablir... Vous savez, j'ai été chef d'entreprise, j'ai surtout été professeur d'histoire-géographie.
Rétablir l'amour de la France, refaire de l'école de la République un sanctuaire, faire de nos professeurs et de nos instituteurs remarquables des hussards de la République, redonner l'amour de la France, remettre au goût du jour le récit national. Tout ce qu'on a gommé, tout ce qu'on a oublié, quant à un professeur rentrant dans une classe, que les élèves se lèvent, rétablir le vouvoiement, recréer le respect à l'égard d'autrui. Un grand plan lié à l'éducation et à la culture. Deuxièmement, vous avez raison, un grand plan de fermeté et de sanctions. Comment ? Moi, je propose, par exemple, la création de 2050 juges des territoires. C'est la Révolution française qui les avait créés en 1790.
Ils ont été supprimés en 1958. Je le regrette. Dans chaque canton de France, un juge de territoire qui règle tous les délits du quotidien et qui impose une sanction immédiate, souvent d'intérêt général. Deuxièmement, je propose que dans chaque département de France, on en parlait aussi avec Xavier Bertrand, on puisse créer un centre éducatif fermé à encadrement militaire. Ils existent aujourd'hui de manière trop parcimonieuse sous la forme des épides. Ça avait été créé par Michel Alliomari et Jean-Louis Borloo. Ça marche très bien. C'est comment on... Ça a été développé. Comment on soustrait des quartiers populaires en particulier ?
Cette infime minorité, quelques dizaines de jeunes qui ne respectent rien et qui pourrissent la vie des gens et comment on les rééduque ? Je crois à l'avenir de mon pays. Je crois qu'il est possible de réparer la France. Je crois qu'il est possible de redresser notre patrie exceptionnelle à la condition de mettre à sa tête des hommes et des femmes qui mettent l'amour de la France au-dessus de leur ambition. de recréer une équipe de France avec Xavier, avec Valérie, avec David, avec Bruno, avec Laurent, avec tous les talents de la droite française qui ne sont ni tentés par M. Macron ni par Mme Le Pen.
Ils existent. Bien. Merci, Guillaume Pelletier. Vous avez du chemin et du travail. 8h54. Je vois. Merci, RMC, BFM TV.
Sous-titrage ST' 501
Guillaume Peltier