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interviewSénat (sur YouTube)· 27 mars 2026 91 min

Table ronde « Marques locales »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci mesdames et messieurs. Je vous propose que nous poursuivions les travaux donc de notre commission d'enquête. Nous recevons à présent pour une table de ronde sur les les marques locales.

Alors pour les produits en Bretagne, monsieur Jean Quissenon, c'est comme ça que ça se prononce quoi ? Présidente donc de l'association, madame Annecler Ponce, directrice générale. Pour le pour Sud de France est fabriqué en Occitanie, monsieur Patrice Canay, conseiller régional délégué à l'attractivité et au rayonnement de l'Occitanie.

Vous êtes accompagné par monsieur l'Armagania. Merci monsieur. Pour 100 % Côte d'Or, donc ce n'est pas Marie-Cla Bonvallet mais c'est Sébastien Sorel qui la remplace.

Donc vice-président conseil départemental de Côte d'Or [grognement] euh monsieur Bris Grouabone directeur de la communication et du conseil départemental la Côte d'Or monsieur Julien Le Pontjubin responsable marketing territorial pour la marque donc 100 % Côte d'Or et puis pour saveur de Normandie monsieur Jean-Christophe Lagarde président et madame Isabelle David directrice de l'area Normandie. Merci beaucoup mesdames messieurs de vous être rendu disponible pour pour cette table ronde qui va nous permettre un petit Tour de France rapide. Alors je ne sais pas si ce sera véritablement nécessaire mais la règle de nos commissions, c'est de prêter serment avant d'être entendu.

Donc je vais demander pour les personnes qui prendront la parole de se soumettre à cet exercice et donc d'allumer le petit micro qui est en face de vous, de lever la main droite et de dire je le jure monsieur je le jure. Merci. Je le jure.

Merci. C'est avec le petit porte-voie. Voilà.

Je le jure. Je le jure. Je le jure.

Je le jure. Je le jure. Merci beaucoup à vous.

Jure, excusez-moi. Merci beaucoup à vous. Alors, au fil de nos auditions de cette commission d'enquête qui a débuté mi-décembre, et bien nous avons pu prendre conscience de la place des marques locales ou territoriales.

En tout cas, la place et l'importance grandissante des des [grognement] producteurs lorsqu'ils s'organisent dans une offre, je dirais, consolidée et construite auprès des des distributeurs. Et c'est vrai que les marques locales et territoriales se sont véritablement développées, ont pris un essort tout particulier ces dernières années. Donc pour nous, c'est très intéressant de comprendre un petit peu, je dirais, la démarche et la construction vertueuse puisqueen fait on est complètement dans une stratégie de construction du prix en marche avant puisque c'est le producteur qui qui je dirais à l'initiative de la démarche. démarches qui sont et vous allez nous nous l'expliquer organisé consolidé par des collectivités là département la région en s'appuyant sur des associations qui qui jouent ce rôle d'intermédiaire.

Donc pour nous, ce qui est particulièrement intéressant, c'est de savoir comment effectivement vos marques peuvent concourir à une consolidation de la marge de nos producteurs dans les territoires, ce qui est un élément quand même vraiment important aujourd'hui. l'heure où la souveraineté alimentaire de nos territoires peut-être questionnée et alors où dans le cadre de nos commissions d'enquête et on a parfois le sentiment que les producteurs sont un peu la dernière variable d'ajustement des marges des échelons aval que peuvent être les distributeurs et les industriels. Donc on va vous laisser la parole.

Alors je ne sais pas si tout le monde prend la parole mais il faut qu'on gère bien le temps parce que je pense qu'on on on achèvera notre audition à maximum 18h30. Donc je vais vous laisser peut-être pour une personne dans chaque groupe la parole à peu près 8 minutes. Ensuite c'est madame la rapporteur qui vous posera un certain nombre de questions complémentaires.

Mes collègues présents. Euh voilà donc je ne sais pas qui veut commencer. Monsieur Quanon si on commence par vous c'est vous qui qui débutez ou madame si vous le souhaitez on va se répartir 4 minutes 4 minut chacun.

Parfait. Vous avez la parole. Parfait.

Merci beaucoup madame la présidente, madame la rapporteur, monsieur, mesdames et messieurs. En tout cas, nous vous remercions pour votre accueil au sein de cette table ronde qui est justement dédié aux marques locales et on est heureux de pouvoir aussi partager la manière dont c'est construit et dont vit produit en Bretagne. Donc, vous l'avez dit, pour ma part, je suis président du conseil d'administration de l'association produits en Bretagne et Annecler est directrice générale de produits en Bretagne.

Alors, dans le cadre de cette commission d'enquête sur les marges des industriels et de la grande distribution, votre objectif, vous l'avez dit, est à la fois d'éclairer les citoyens et les pouvoirs publics sur la formation des prix et leur évolution. Et effectivement, tout de suite en première intention, il nous semble important de préciser un point essentiel pour nous à produit en Bretagne, c'est que notre association n'intervient pas dans les négociations commerciales entre des industriels et des distributeurs, qu'il soient d'ailleurs adhérents à notre association, on vous en reparlera juste après, ou qu'il ne le soit pas. On a une raison d'être qui est très simple, qui est fondatrice he depuis 1993, c'est développer l'emploi et les compétences en Bretagne.

C'est vraiment ce qui irrigue l'association produit en Bretagne et l'intégralité des actions que vous allez retrouver derrière notre marque. Donc on agit ni sur la fixation des prix, ni sur la définition des merges et on exerce surtout surtout aucune ingérence en fait dans les négociations entre les différentes parties. Ceci étant dit, nos actions dans les domaines de l'agroalimentaire et de la distribution visent avant tout à soutenir à la fois les volumes et à développer l'assortiment justement d'une marque collective comme la nôtre et donc de valoriser des savoir-faires de région comme la Bretagne en mettant en valeur les produits issus de nos entreprises bretonnes. aussi effectivement permettez-moi dans un premier temps de vous présenter l'association produits en Bretagne et puis de situer son rôle et son impact.

C'est important justement aussi dans le rayonnement de son action aujourd'hui. Donc c'est une association comme je vous le disais tout à l'heure, loi 1901 fondé en 1993 à la croisée à l'époque d'un impératif économique. Je vais y revenir un petit peu puisqu'on se retrouve dans une situation telle qu'on vit également un petit peu aujourd'hui et d'une intuition forte de dirigeants d'entreprise à l'époque.

Je vais commencer par l'impératif économique et bien c'était déjà à l'époque résister à la désindustrialisation que l'on vit encore aujourd'hui à un moment où les industries agroalimentaires brotton s'étaient structurées et avaient fortement investi dans l'outil de production tout en restant étroitement lié à l'amont agricole puisque chez nous forcément les deux sont intimement liés. Et puis une intuition ensuite, celle que les consommateurs bretons développeraient une conscience de l'achat local à condition que les produits, que les savoir-faire soit euh comment dire clairement identifiable grâce à un logo explicite que vous connaissez aujourd'hui, le logo la marque produit en Bretagne, ce petit logo jaune et bleu avec le phare au milieu. Et donc c'est ce qui s'est produit avec l'appui aussi déterminant puisque les distributeurs étaient immédiatement partie prenante dans produit en Bretagne.

En premier lieu la Scarmore de chez leclercondateur puis ensuite Intermarché et d'autres enseignes on pourrait y revenir. Et puis bien évidemment aussi les consommateurs parce que les distributeurs sont la courroie de distribution vers le consommateur et ces consommateurs sont importants. Ils ont surtout compris aussi qu'en choisissant et je parle là pour les consommateurs, un produit portant le logo jaune et bleu, il posait un acte engagé. bien avant qu'on parle finalement de locavorisme qui est un terme qui est qui est apparu au milieu des années 2000, c'est plutôt en choisissant un produit logothé produit en Bretagne, c'est un acte à l'époque on disait même un acte militant en faveur de l'emploi et de l'emploi industriel en Bretagne. des emplois directs mais aussi des emplois indirects puisque effectivement l'agroalimentaire fait vivre toute une constellation d'activités autour et ce qu'on appelle aussi les emplois induits forcément et c'est plus largement aussi l'impact que l'achat a sur l'avenir aussi du territoire de la Bretagne.

Je dirais même par extension aussi des produits français français. Vous en parliez madame la présidente. Alors, on doit produire en Bretagne à sept cfondateurs issus soit de l'agroalimentaire.

On avait Gill Falin à l'époque de S entreprise. On avait Jean-Claude Logal de Savéol, coopérative légumière. Jean-Claude Simon de Éven, coopérative laitière.

Trois entreprises finistériennes. Nous avions des personnalités de la grande distribution. Jean-Michel Bordé, Claude Pujol donc Scarmor enseigne Leclerc né à Landernaud dans le Finistère et de l'univers des des services avec Jean Bagnier du Crédit Mutuel de Bretagne, Jean-Rive Chalm du Telegram donc pour pour les médias.

Dès sa genèse, l'association a été pensée comme un écosystème d'entreprise bretonne de tout secteur confondus. Aujourd'hui, nous avons même aussi la culture, on pourrait y revenir, et puis nous avons aussi l'économie du tourisme entre autres et qui converge vers le projet fondateur repris dans l'article 3 de nos statut que je cite très rapidement. dynamiser l'économie et l'emploi en Bretagne en mettant en relation tous ces adhérents et en créant des actions et des outils mutualisé pour développer leurs activités autour de la marque collective dans le respect des valeurs des Bretons, l'engagement, la solidarité, le collectif et l'ouverture.

Je terminerai mon propos par la mission de produit en Bretagne qui se veut être un réseau éclaireur. Derrière la marque, on a un réseau d'un peu plus de 500 entreprises qui ont pour mission d'accélérer la transformation du territoire, de porter une dynamique économique mais aussi une dynamique culturelle collective et pour terminer de développer la marque de référence de l'achat breton responsable. Alors aujourd'hui, l'association produit en Bretagne compte 520 entreprises membres qui emploi plus de 110000 salariés sur le territoire.

C'est un réseau breton qui porte une marque collective engagée pour la vitalité de son territoire. Ces 520 entreprises sont réparties en quatre euh collège, bientôt cinq. Donc les industries agroalimentaires, 150 entreprises, environ 29 % de nos adhérents, les distributeurs à la fois des distributeurs de la restauration hors domicile et des distributeurs GMS, soit en groupement, soit directement magasin par magasin. un 3è collège service et industrie qui compte 276 entreprises 51 % de nos adhérents et donc c'est lui qui sera appelé à devenir deux collèges distincts service et industrie prochainement et enfin le collège de la culture et du tourisme dont on a parlé 10 % de nos adhérents. 74 % d'entre nos entreprises adhérentes comptent moins de 100 salariés.

Notre association reflète donc euh euh fidèlement le tissu économique breton euh fait très majoritairement de TPE et de PME. L'adhésion repose sur des critères exigeants. Un centre de décision en Bretagne, au moins 3 années d'existence, une situation financière saine et la création d'emplois sur le territoire à minima deux emplois salariés sur le territoire.

Les candidatures sont instruites, auditionnées par une commission indépendante puis validée par notre conseil d'administration. Pour les entreprises agroalimentaires, il y a ensuite un audit industriel qui est réalisé selon notre cahier des charges certifié par Bureau Veréritas. Des contrôles réguliers sont effectués, des audits également réguliers avec la possibilité de déférencement éventuellement des entreprises ou des produits.

Pour centrer notre propose sur les deux collèges concernés par votre enquête, à savoir l'industrie agroalimentaire et les distributeurs, nous organisons nos actions autour de trois axes prioritaires. Donner de la visibilité aux produits, porteur du logo pour stimuler les ventes. Valoriser la prise de risque de l'innovation alimentaire au travers un prix de l'innovation. et puis créer les conditions favorables de rencontre entre acteurs industriels et distributeurs pour mieux identifier l'offre de produits breton et participer aux enjeux à la fois de différenciation côté distributeur et de réfensement côté industriel.

Nous mesurons régulièrement l'impact de de nos actions, notamment au travers des études de notoriété et de consommation comme celle mené par Nilsen IQ ou notre baromètre de notoriété dont je vous ai envoyé quelques extraits synthétiques. Nous y reviendrons sans doute. Permettez-moi de conclure en précisant que sans participer directement aux enjeux que vous examinez au sein de cette commission, nous en sommes évidemment des observateurs attentifs.

Nous suivons en particulier un marché des PGC alimentaires qui connaît des transformations notables et nous documentons régulièrement les évolutions pour éclairer nos adhérents. Nous nous appuyions pour cela sur des travaux reconnus comme par exemple l'étude Banque de France commandée par laabea publiée en juillet 2025 sur la situation économique et financière des entreprises de l'industrie agroalimentaire en Bretagne versus l'industrie agroalimentaire française en général ainsi que des analyses relatives à la grande distribution comme celle de NINS ou de Nilsen. Ces études mettent en évidence deux réalités.

D'une part, des industries agroalimentaires bretonnes fragilisées par rapport aux référentiels nationaux sur quatre points, la rentabilité. En 2023, un/ers des entreprises agroalimentaires bretonnes était déficit. Les gains économiques en progression certes, mais qui restent en décalage par rapport aux autres industries agroalimentaires françaises.

Un impact sur la valeur ajoutée puisque'en Bretagne 67 % de la valeur ajoutée est orientée vers la main d'œuvre contre 58 % pour la France et une capacité d'investissement qui s'érode avec des conséquences directes sur l'obsolcence des outils de production et sur l'investissement dans l'innovation. Et puis d'autre part, nous avons un environnement de la distribution bretonne mais également par extension française soumis à plusieurs tensions. J'en citerai trois.

D'abord un marché très concurrentiel et concentré, nous l'observons constamment, un marché qui est également fragilisé par l'arrivée de concurrences internationales et de nouveaux players et un marché de très faible croissance volume. L'année dernière, on observait des marchés de PGC en moyenne inférieure à 1 %. Euh beaucoup de catégories notamment couvertes par produit en Bretagne sont en décroissance volume.

Et dans ce contexte, malgré ce contexte, un marché de la grande distribution bretonne et française par extension qui reste en recherche de différenciation entre enseignes et cela passe notamment par la volonté de proposer des assortiments adaptés au territoire et de construire des offres locales en cohérence avec leur identité et un marché de la distribution qui porte une attention particulière au PME industriel bretonne qui renforce son engagement pour maintenir un tissu industriel local pour et pour ouvrir au consommateurs une alternative aux grands groupes internationaux. Dans ce contexte, nous devrons au sein de produit en Bretagne à notre échelle à valoriser les savoir-faires de nos adhérents et à soutenir les efforts et les engagements des enseignes pour encourager la préférence de l'achat régional et par extension nationale et pour soutenir l'économie bretonne et par extension l'économie française. Merci beaucoup madame.

Merci. Alors pour la côte d'or, je sais pas qui je Sébastien. Merci madame la présidente, mesdames messieurs les sénateurs et sénatrices, mesdames messieurs.

Alors euh nous la marque savoir-faire 100 % code d'or en fait est née d'un constat très simple. Euh nous vivons aujourd'hui dans un monde où l'information circule vite, souvent trop vite. Où il y a également beaucoup de désinformations, des informations qui va jusqu'à nos assiettes, ce qui fait que nos concitoyens doutent.

Alors, ils doutent de ce qu'ils consomment. Ils doutent de ce qu'ils boivent et de ce qu'ils donnent à manger à leurs enfants. Cela s'ajoute aussi des inquiétudes aujourd'hui, des inquiétudes bien réelles sur la pollution de l'eau, la présence de résidus dans nos produits des des pisticides par exemple et la fragilisation de nos modèles agricoles.

Alors, face à cette incertitude, il y avait une exigence qui s'imposait pour nous, celle de la transparence, de la tracédibilité et de la confiance. Et c'est vraiment dans cet esprit qui est né en 2019, la marque savoir-faire 100 % Code d'Or. Alors, je je voudrais préciser euh que je suis effectivement euh conseiller départemental de la CODOR, mais je suis également agriculteur, maire, euh vice-président de la communauté de commune, donc en charge de la restauration scolaire et porteur de la remarque savoir-faire 100 % code d'or. vous permet de voir effectivement euh voilà, je peux suivre toute la chaîne et je suis tellement voilà porteur que je la porte également aujourd'hui.

Donc c'est le conseil départemental et ses partenaires qui l'apportent non pas comme un simple outil de communication mais vraiment comme une réponse concrète et une attente profonde de nos concitoyens. Le but c'est tout simplement de savoir d'où viennent les produits qu'ils consomment et puis aussi de connaître ceux qui les produisent avec une garantie que ce soit des produits ancrés dans le territoire. Après 6 années d'existence, nous avons plus de 500 professionnels engagés.

Alors cette marque pour nous n'est pas seulement un succès sans sans plagier quelque chose de bien connu. En tout cas, elle est devenue un repère. Un repère pour les consommateurs qui trouvent une forme de réassurance dans leur choix. un repère pour les producteurs, artisans, restaurateurs et commerçants qui vont enfin leur travail reconnu et valorisé parce que tous ceux toutes ces personnes sont réunies finalement sur une même bannière.

Ce sont des hommes et des femmes avec des métiers complémentaires qui font vivre nos territoires parce que c'est est vraiment l'idée c'est qu'au-delà du produit, c'est de faire vivre notre territoire. Nous avons les producteurs qui cultivent la la terre mais qui sculent également nos nos paysages et qui en tirent le meilleur en respectant les saisons et les équipes naturelles. C'est important.

Les éleveurs qui assurent avec exigence et passion la qualité de nos viandes et de nos produits laitiers mais également le bien-être animal. Et nous insistons là-dessus. Les commerçants véritable relais de proximité qui mettent en valeur ces produits et les rendent accessibles au plus grand nombre. les restaurateurs qui transforment ces matières premières en expérience culinaire et participent au rayonnement gastronomique de nos territoires.

Et enfin, nous allons jusqu'au traiteur qui accompagne ben les moments de vie ou les événements et qui permet effectivement de faire une belle promotion de ces produits de nos territoires. Et on n pas oublié nos artisans parce que effectivement la marque c'est comme vous l'avez expliqué, ce sont vraiment les savoir-faire qui sont mis en amant en avant et c'est vraiment la manière dont il contribue en tout cas à l'identité et à l'attractivité de notre beau département de la Côte d'Or. Donc voilà, effectivement sur cette bannière sont rassemblés des métiers, des engagements, une vision commune, celle d'un territoire vivant, fier des savoir-faire et résolument tourner vers une consommation qui soit de qualité et de proximité. car consommer local aujourd'hui, c'est pas forcément un acte d'achat comme vous l'avez dit, c'est un acte de confiance.

C'est aussi un acte de responsabilité et j'oserais même dire un acte de fierté. fierté de soutenir nos agriculteurs, fierté de préserver des savoir-faires et fierté de faire vivre nos territoires. [grognement] Alors, vous le savez, comme d'autres régions de France, la Côte d'Or est forte d'un patrimoine gastronomique parmi les plus riches, un peu chauvin si vous permettez, euh forte d'une responsabilité particulière, celle de défendre une certaine idée de l'alimentation.

Nous la voulons exigeante, authentique et enracinée, mais aussi celle de rappeler notre responsabilité que derrière chaque produit, il y a un paysage, un métier, une histoire des hommes et des femmes. La marque Savoir-Fire 100 % Code d'or ne valorise donc pas seulement des produits, elle valorise donc un écosystème général, un écosystème qui contribue à une économie locale durable, qui soutient l'activité de nos secteurs de terrain, qui favorise une consommation de qualité et qui rapproche producteur et consommateur. Alors voilà, dans un contexte où les repères s'effacent, où la défiance progresse, nous avons le devoir de reconstruire du lien et de la confiance.

Cette marque pour nous en est une illustration concrète. Elle démontre qu'à l'échelle d'un territoire, il est possible d'agir, de structurer, de fédérer et de redonner du sens à ce que nous produisons, à ce que nous consommons. Au fond, c'est bien de ça qu'il s'agit aujourd'hui, redonner du sens.

Merci. Merci beaucoup. Donc, on va passer à à la Normandie.

Euh saveur de Normandie. Voilà, la parole monsieur. Bon, merci madame la présidente, madame la rapporteuse, monsieur et madame les sénateurs.

Nous nous vous remercions de votre accueil de cette table ronde des marques territoriales. L'agroalimentaire en Normandie est un pillier fort de notre économie régionale. 500 établissements, 38000 salariés et 5,2 milliards d'euros.

Dans ce cadre euh qu'il a été créé il y a 23 ans, la marque Saveur de Normandie porté aujourd'hui par l'Aréaron Normandie, l'association régionale agroalimentaire de Normandie dont la raison d'être est d'agir au service des entreprises pour construire une filière agroalimentaire, normande, attractive, compétitive et responsable. Notre particularité est d'être couverné par l'agriculture, la mer, la pêche, l'agroalimentaire, inscrivant ainsi notre action dans la stratégie filière à Moaval. L'Aréa Normandie joue un rôle fédérateur, d'accélérateur et de facilitateurs en accompagnant les entreprises sur l'ensemble des enjeux stratégiques.

Nous agissons en faveur du rayonnement de l'attractivité de la filière en collaboration avec l'ensemble de l'écosystème normale sur le territoire. Sur les sujets employ RH, nous aidons aussi les entreprises à renforcer leur marque employeur et à dévoter développer les compétences à travers la formation. Nous soutenons la performance opérationnelle [grognement] des entreprises, l'amélioration des process, cybersécurité et transition numérique. [grognement] Autre pilier fort, nous accompagnons les entreprises à structurer leur démarches RSE, à engager leur décarponation et leur adaptation. au changement climatique.

Nous proposons une dynamique d'innovation à travers l'émergence de projets, leur sécurisation et l'accélération de leur mise en marché. Enfin, nous sommes un levier et simplement un levier du développement commercial en France comme à l'international en organisant en organisant des actions collectives notamment dans le cadre de la marque Saveur de Normandie que je vous laisse que je laisse présenter par Isabelle David la directrice de la marque. Merci.

Bonjour à tous. Donc effectivement créé en en 2000 en 2003 he notre marque Saveur d'Ormandie donc valorise l'origine, la qualité, le goût et l'engagement sociétal. C'est aujourd'hui à la fois un outil de visibilité, de différenciation et de développement économique pour les entreprises du territoire et puis un un repère de de confiance pour le consommateur.

Alors, son positionnement est celui d'une offre de produits normand de qualité destiné à une consommation au quotidien. Euh sa vision, c'est de contribuer à une alimentation locale et responsable dans une logique de filière, donc de l'amont à l'Aval. Son objectif est triple, valoriser l'origine normande dans un dans un contexte, on l'a dit, hein, où les où les attentes de traçabilité et de proximité sont fortes en identifiant des produits porteurs d'un réel ancrage territorial. apporter de la valeur aux entreprises en renforçant la visibilité de leurs produits et la reconnaissance de leur savoir-faire et de leur engagement sociétal.

Et puis enfin donc soutenir une dynamique de filière en contribuant à son à son rayonnement, son attractivité et sa fierté. [grognement] Alors, l'agrément à la marque repose aujourd'hui sur un cahier des charges exigeant avec quatre engagements. L'origine donc des produits authentique élaboré en Normandie priorisant les matières premières normandes.

La qualité donc des produits qui sont élaborés selon un savoir-faire et de bonnes pratiques de fabrication. le goût avec des produits donc qui sont testés et approuvés par un panel de 60 consommateurs et puis enfin donc l'engagement sociétal des produits élaborés par des entreprises ayant structuré et formalisé leur engagement RSE. Donc afin de garantir donc la crédibilité de la marque, nous sommes contrôlés par un organisme certificateur CTIPAC.

Et enfin donc Saveur de Normandie donc déploie un ensemble d'actions concrètes au service de de ses adhérents, des actions de communication et de promotion, des actions de visibilité à travers des salons et des événementiels nationaux, régionaux, B2C et B2B, des actions commerciales collectives donc dans tous les circuits de distribution he qu'ils soi centralisé ou spécialisé. Et puis enfin donc la marque est un levier d'amélioration continue grâce à un cadre d'exigence qui pousse les entreprises à progresser dans leur dans leur pratique. Donc aujourd'hui la marque Saveur de Normandie c'est une preuve de bon sens qui représente donc 150 producteurs et entreprises, 700 produits, plus de 20000 emplois agricoles, maritime et agroalimentaires sur le territoire et 70 % de taux de notoriété.

S'agissant de la présente commission, il nous semble important de préciser que la marque Saveur de Normandie n'est absolument pas un acteur de sur la négociation tarifaire. À ce titre, nous n'avons aucun rôle de construction du prix entre fournisseur et distributeur. Notre mission se situe dans une dimension collective en appui aux entreprises en structurant une offre identifiable.

Merci monsieur. Et donc enfin les produits fabriqués en Occitanie. Monsieur Canailler, madame la présidente, madame la sénatrice, mesdames et messieurs, euh nous avons aujourd'hui trois marques, deux marques régionales qui ne s'appelle pas Sud- de France comme vous l'avez dit précédemment, mais qui s'appelle Occitanie Sud-de-Fance.

C'est très important. C'est une évolution qui date depuis 4 5 ans puisqu'on a une particularité, c'est que l'Occitanie est une région nouvelle qui a fêté ses 10 ans cette année, qui est la fusion du Langedog Grousillon et de Midi Pyréné. Et ce n'est pas sans avoir de l'impact sur l'évolution de la marque que je vais essayer de de retracer un petit peu l'historique.

Première marque Occit Sud-de France qui se décline en deux. C'est une marque régionale qui appartient à la région qui est déposée à l'INPI et qui se décline dans les deux sens, c'est-à-dire Occitanie Sud-de France pour la plupart des filières mais Sud-de France Occitanie à la demande des viticulteurs puisque la jeunesse de cette marque c'est Sud-de France portée par les viticulteurs et à leur demande on a gardé cette appellation Sud-de France Occitanie notamment sur le marché de l'export parce que Sud-de France avait une valeur très très forte à l'export et on a répondu à leur demande par rapport à ça. Je m'étends un petit peu là-dessus parce que c'est vraiment important de bien comprendre ça.

Sud de France au départ est une marque qui est créée il y a 20 ans qui est créée dans le langod d'oguousillon dont la vocation est essentiellement tournée vers la viticulture qui est l'activité principale une des activités principales du lango d'ogruion avec une viticulture en difficulté avec des marques éclatées un niveau de qualité qui est pas suffisant et donc au travers des investissements qui sont faits avec sud-de il y a une volonté de fédérer d'améliorer la qualité il y a une une volonté très globale de faire monter en puissance la viticulture dans le langodogro. C'est une marque qui a amené énormément d'effets positifs, ce qui fait que petit à petit toutes les autres filières ont voulu rentrer dans le sud de France. Alors ça s'est fait avec quelques réussites et quelques échecs.

Il faut bien aussi le reconnaître notamment dans le contrôle de certaines filières mais ça a énormément progressé et ça a amené toute une dynamique. Quand est arrivé la fusion des régions, il y avait deux régions qui étaient assez différentes dans leur manière d'aborder beaucoup de choses mais en particulier l'agriculture et il a fallu essayer de trouver une bonne adéquation pour arriver à faire remonter en puissance. Donc on est passé d'une marque qui était une marque commerciale à une marque qui reste une marque commerciale mais qui se veut aussi très territorialisé parce qu'on avait besoin de faire connaître l'Occitanie à l'instard de la Bretagne, le mot Occitanie est un mot qui est pas encore très connu et on avait besoin d'associer Sud-Dance et Occitanie pour faire de la valorisation territoriale ce qui nous permet aussi de générer des budgets importants de valorisation parce que plutôt que d'investir sur de la promotion territoriale, on considère que quand on vend des bouteilles de vin ou quand on vend des produit et notamment à l'export, c'est aussi de la valorisation territoriale.

Juste un chiffre qui va peut-être c'est 100 millions de bouteilles aujourd'hui vendu dans le monde avec l'étiquotage sud-de France. Voilà, on parle quand même de quelque chose qui est très important et je vais me perm par an 100 millions de bouteilles par an. Voilà, je voudrais peut-être vous donner quelques chiffres parce que euh il y a quand même des repères qui me paraissent aujourd'hui très important à Nocitanie puisqu'on va parler de la grande distribution.

La grande distribution c'est 2000 magasins. Ça représente 10 % des grandes enseignes nationales. Ça représente 59000 salariés.

Et chiffre assez important qu'il faut bien avoir en tête, c'est des chiffres qui date de 2022. Bon, j'en ai pas trouvé de plus actifs mais 70 % du marché alimentaire régional passé par la grande distribution en 2022. Autre chiffre peut-être qui qui mérite d'être donné, c'est en Occitanie 64000 exploitations sur 3 millions d'hectares.

C'est-à-dire aujourd'hui c'est en nombre d'exploitations agricole, c'est la première région française. Des productions très diversifiées et un chiffre qui est très très important, c'est le premier secteur économique de la région Occitanie avec 165000 emplois. Donc c'est pour nous un secteur éminemment stratégique.

La marque Sud-de France en Occitanie, Sud-de France Occitanie ou Occitanie Sud-de France a été complétée il y a 4 ans par une nouvelle marque qui s'appelle Fabricano Occitani qui est une marque qui a 4 ans qui réunit aujourd'hui 700 entreprises et on est sur les produits tous les produits qui sont non manufacturés et beaucoup d'artisan adartar et c'est une marque qui a une progression exponentielle aujourd'hui et qui fonctionne très très bien et qui se développe très très rapidement sur Occitanie Sud-Dance c'est 2250 entreprise pour 16000 produits qui sont qui sont concernés. Particularité de cette marque, c'est que le taux d'implantation de la marque dans la région est assez inégal, c'est-à-dire dans les régions où il y a eu des gros investissement et ce qui était l'anciennement le langod grossillon forcément c'est une marque qui est très très implantée et qui est beaucoup moins implantée pour le moment ce qui était midi pyrénée. Et donc aujourd'hui, les objectifs que nous a donné la présidente sont assez clairs.

D'ailleurs, ce qui est important aussi de noter, c'est que la direction des marques régionales a été intégrée à la délégation que j'ai l'honneur de conduire qui est sur l'attractivité, le rayonnement de l'Occitanie qui chapaute et qui travaille sur l'économie, sur le tourisme, sur le sport, sur la culture et sur les grands événements. Et donc les marques régionales ont été ramenées dans cette délégation avec trois objectifs importants. Le premier c'est de fédérer et c'est extrêmement important parce que la particularité de notre région c'est une région qui est très territorialisée avec des une fusion de deux régions et queon a un travail très très important à faire pour faire région ensemble et ça c'est vraiment un objectif très important.

Donc fédérer autour des marques régionales, c'est aussi un moyen de fédérer les producteurs mais la population autour d'un concept régional qui est pas naturel pour le moment en Occitanie. La deuxième chose, c'est de distribuer et de vendre parce que vous avez vu l'impact que représente l'agriculture chez nous, la production, c'est extrêmement important l'ag la viticulture. Et donc on a besoin aujourd'hui d'amener des ressources, donc de distribuer et pour ça il n'y a aucune exhaustive.

La commande qui nous a été passée, c'est d'ouvrir le plus possible tous les circuits de distribution. Et le troisème élément, 3è objectif, c'est la valorisation. Donc valorisation de nos produits et de nos savoir-fairs, mais aussi une valorisation inversée.

Je l'ai dit tout à l'heure et je le répète, on considère que quand on vend des produits de qualité à l'export, au niveau national d'ailleurs, voire même dans la région, c'est aussi une valorisation territoriale. Donc on est sur une valorisation qui est à la fois dans un sens par rapport au produit mais qui est aussi une valorisation du territoire à travers les productions et les savoir-fa que l'on diffuse un petit peu partout. Voilà un petit peu pour le cadre et pour l'historique qui est un petit peu je pense particulier.

Je voudrais si vous le permettez quelques précision. La direction des marques régionales aujourd'hui c'est 10 personnes qui travaillent à plein temps là-dessus. Euh c'est un budget qui aussi entre 9 et 10 millions d'euros en fonction des années.

Là ça plutôt tendance à baisser avec les dotations de l'État qui ont baissé. le budget est un petit peu à la baisse. Euh donc on est sur un budget de 9 millions.

Le travail que nous faisons, c'est un gros travail de promotion. Dans le travail de promotion aujourd'hui, nous orientons la promotion dans trois grandes directions. On travaille beaucoup autour du sport, de la valorisation, de la visibilité autour de clubs qui sont des clubs ambassadeurs qui s'engagent non seulement à faire de la visibilité mais à promouvoir aussi nos productions et nos fabrications.

Donc, on a des clubs ambassadeurs, on a aussi des événements sportifs sur lesquels on fait de la valorisation et voir du naming. Le deuxième axe sur lequel on travaille beaucoup, c'est sur le tourisme, notamment à travers les festivals pour une raison simple aujourd'hui, c'est que le tourisme est le deuxième secteur d'activité de l'Occitanie et qu'aujourd'hui on veut non seulement, on va dire éduquer en tout cas les touristes qui viennent aux produits de l'Occitanie et leur faire découvrir les produits de l'Occitanie, donc on travaille beaucoup sur les festivals et le 3è secteur, on finance à peu près, on est partenaire d'à peu près 250 événements, que ce soit des événements régionaux nationaux ou internationaux. Et pour terminer, au niveau des partenariats, on fait pas ça tout seul.

On travaille aussi bien sûr en collaboration avec quatre grandes structures. ADOC qui est notre agence d'attractivité économique avec un secteur dédié à cette part d'activité, notamment l'export. Tout l'export passe par l'agence d'attractivité ADOC.

On travaille aussi avec l'area dans le lien avec la grande distribution. On travaille aussi avec la chambre d'agriculture régionale et on travaille aussi avec IRAim sur les signes officiels de qualité. Très bien, merci beaucoup mesdames messieurs.

Alors, on va laisser la parole à madame la rapporteur pour quelques premières questions. Merci. J'imagine que ça vous inspire les uns les autres d'écouter ce qui se fait [rires] dans la région d'à côté parce que finalement vous avez des des modèles assez différents.

Alors moi, j'ai une question. Je voulais savoir quel est alors j'en reviens, j'allais dire à notre sujet qui n'est pas tout à fait le vôtre, je l'entends hein, mais ça nous intéresse en fait de savoir comment des produits régionaux et labellisés se retrouvent en distribution et comment ils se retrouvent en terme de marque de prix à côté des à côté d'autres produits. Moi, je voulais savoir quel est l'accueil des distributeurs.

Certains d'entre vous les ont dans leur conseil d'administration si j'ai bien compris ou dans leur enfin dans leurs instances d'une manière ou d'une autre. Quel est voilà quel est l'accueil des distributeurs de votre de votre travail et de votre euh j'allais dire de de l'impact que vous pouvez [raclement de gorge] que vous pouvez avoir par rapport au consommateur puisque en quelque sorte vous êtes un/ers de confiance. Vous dites ces produits-là sont fabriqués chez nous.

On garantit que ce sont que des entreprises bretonnes de Côte d'Or ou euh d'Occitanie ou autres. Voilà, donc c'est un peu c'est ça votre rôle. Donc comment les distributeurs réagissent vis-à-vis de vous ?

Quel rôle ils vous donnent ? Quel rôle vous avez vous aussi ? Et puis est-ce qu'il y a une différence entre les différents réseaux de distribution ?

Est-ce que vous avez constaté que il y a une appétence particulière pour cette production plus locale que vous représentez par l'un ou l'autre des réseaux de distributeurs ? Je vais commencer par cette question parce que comme vous êtes nombreux à répondre, je vais pas mettre trop de questions dans la première. On va vous demander des réponses synthétiques sinon voilà donc de 3 minutes par par intervenant.

Je peux commencer si voulez mettre effectivement vous l'avez compris nous les distributeurs en tout cas un certain nombre de distributeurs sont intégrés he bien évidemment et puis sont même cfondateurs. Donc la réception, madame la rapporteur sont est excellente en fait la réception de leur côté. Aujourd'hui, disons que les produits de toute façon dit locaux, alors la la définition elle est assez complexe, ça représente à peu près 5 % dans la grande distribution.

Donc c'est des produits qui ont énormément de marge de progression en terme, j'ai envie de dire, d'implantation et de pénétration. Euh c'est vrai que le le Covid alors on parle de locavorisme maintenant effectivement depuis une vingtaine d'années mais le Covid a été accélérateur quand même de particules et on voit qu'il y a une croissance assez exponentielle. Je vous donne deux chiffres pour ce que nous mesurons avec Nilsen nous des à peu près des 4000 produits porteurs du logo produit en Bretagne.

On a une croissance en valeur sur les 5 dernières années qui est de l'ordre de 50 % et en volume de 28 %. Donc on voit que malgré les crises traversées à savoir que nous on n' pas dans les produits lootés des produits de premier prix. Donc malgré tout ça, on voit qu'il y a une appétence effectivement à la demande et de croissance.

Pour terminer la réponse à votre question, nous on discute beaucoup avec les distributeurs au niveau régional. On essaie aussi énormément de sensibiliser au niveau national puisque 2/3 de nos produits sont vendus en dehors de la Bretagne he c'est une marque nationale et on voit que ça raisonne énormément chez eux tiré aussi par la demande en fait assez simplement. Donc il y a une volonté d'aller plus vite plus loin sur ces produitsl c'est ce que nous ont dit notamment les grands distributeurs indépendants Intermarché Système Leclerc.

Quels sont les distributeurs qui sont dans votre conseil du coup ou qui ont fondé fondateur ? Si vous l'avez dit, excusez-moi, je pasé du coup. Donc c'est la Scarmore de Leclerc qui était condatrice de produit en Bretagne et nous avons parmi nos alors donc on a un un collège de distributeurs donc réunissant à la fois Leclerc Intermarché système U et également des magasins de façon un petit peu plus individuelle Carrefour Auchamp sur le territoire breton.

D'accord. Voilà. Voir des magasins de Lasca West aussi sont des magasins qui participent à votre gouvernance ou c'est pas la marque en soi ?

C'est pas l'enseigne. Alors parmi nos commissions dans nos dans nos commissions, nous avons enfin dans notre collège nous avons parfois des adhésions par groupement comme la Scarmore par exemple ou par magasin en direct. Et s'agissant du conseil d'administration.

Ouais, ça c'est important parce que dans le conseil d'administration c'est intuit personné. C'est une personne qui vient alors forcément he travaille dans une entreprise, on essaie d'avoir de la diversité mais c'est un personnel. Il y a pas de siègre, il y a pas de siège obligatoire pour l'un, pour l'autre, ni pour les autres collèges non plus, hein.

Ouais, mais du coup, ça dit quelque chose quand même. OK. Euh très bien.

Et du coup, vous êtes vos enfin vos produits non les produits de vos membres sont distribués chez tous ces distributeurs euh qui composent enfin qui sont dans votre euh et d'autres et d'autres puisque effectivement après sont des ils portent notre logo mais après chaque entreprise négocie dans ses circuits de distribution et vous pouvez en trouver chez Monoprix, vous pouvez en trouver partout en France et dans les magasins spécialisés, vous en trouverez dans tous les enseignements. D'accord. Merci.

Je vais je vais démarrer le propos et monsieur Lepontera. Moi, je voudrais faire un un rappel. Je vous ai parlé des informations.

Alors, aujourd'hui, la grande distribution est acteur et vaut un intérêt à l'existence de ces marques comme une vitrine pour leur magasin et comme des produits d'appel. On a laissé, le monde agricole a laissé trop longtemps la grande distribution finalement faire la promotion du monde agricole. Et pendant très longtemps, quand on parlait d'agriculteur, ben c'était soit un tout petit agriculteur avec quatre vaches dans fin fond d'une campagne ou un gros céréalier avec un 44.

Ça représente pas l'agriculture de nos territoires et c'est l'importance de ces marques de remettre un petit peu l'église au milieu du village [raclement de gorge] si je peux me permettre cette expression. Et il y a quelque chose qui est encore très très parlant aujourd'hui. Moi, je souris souvent quand je vois à la pub la laitière.

Euh voilà, je vais citer une marque hein quand on voit que elle produit dans des conditions d'hygiène où on peut se poser des questions. Alors bien sûr c'est provocateur mais c'està dire que aujourd'hui l'ensemble des habitants n'ont plus de lien direct avec l'agriculture. Il y a 30 40 ans, chaque habitant avait encore un grand-père, un tonton et avait peut-être l'occasion de passer des vacances un weekend à la campagne. et on a laissé la grande distribution avec euh cette perte finalement de lien de l'agriculture, on a laissé la grande distribution finalement dessiner euh l'image de l'agriculture française qui n'est pas la vraie image.

Et la vraie image, ben je pense que ce c'est celle que nous portons ici avec euh nos marques. Donc aujourd'hui, la grande distribution est ouverte parce qu'elle y voit un intérêt. Je vais laisser euh finir le propos par Julien.

Merci. Effectivement, on a dit que il y avait plein de modèles différents dans de d'organisation dans la salle, mais il y a quand même un point commun que j'ai relevé qui est de fédérer et de valoriser les savoir-faires des territoires quel que soit quel que soit notre organisation ou nos statut juridiques. Euh l'accueil de la grande distribution, il a été positif.

Euh effectivement, ça s'est peut-être un peu étiolé, mais la grande distribution revient aux marques locales. Basiquement parce que c'est aussi ça répond à une demande de leurs clients qui sont des consommateurs. Donc ils veulent pas laisser partir une part de chiffres d'affaires.

Donc il se réapproprie et c'est tout bénéfice pour les les producteurs locaux et les marques que nous représentons de pouvoir accompagner cette la grande distribution. Alors la marque est savoir 100 % Côte d'or et est jeune par rapport à aux autres marques qui ont été présentées et on a attendu [grognement] qu'elle ait un peu de maturité et aussi que nos agrés soient assez matures pour aller voir la grande distribution parce que un certain nombre avait peur de la méchante grande distribution. Donc nous, notre rôle aussi, c'est de leur dire que c'est un choix stratégique de chacune des entreprises d'y aller ou de ne pas y aller, mais qu'on est là pour les accompagner et pour les aider dans dans leur démarche.

Euh certains certaines marques, certains agrés de notre marque avaient déjà des accès à la grande distribution parce que historiquement il l'étaient. Il y en a des plus petits à qui on a aidé à pousser la porte. Euh que ce soit des intégrés ou des indépendants, aujourd'hui, ils sont tous dans cette même démarche d'ouvrir leurs portes.

Euh hier après-midi, on était sur euh sur le salon Carrefour région est où ils nous accueillent sur leur sur leur salon pour montrer ce qu'on peut faire dans les magasins, pour accompagner les magasins pour booster leur vente de produits locaux parce qu'ils sont réellement en attente. Donc c'est un changement de paradigme. C'estàd qu'on vient nous chercher, on dit "C'est quoi votre truc ?

Je comprends pas à quoi vous servez." Et aujourd'hui, on est on est dans une démarche où ils ont compris où ils ont ils ont envie qu'on les accompagne et ils ont un regardillant quand on vient les accompagner et quand on vient mettre de la PLV en magasin, de la visibilité en magasin. C'est quelque chose qui est assez facile à faire quand on est une marque territoriale, ce qui est plus difficile et sans doute bien plus cher quand on y vient tout seul dans une dans le cadre d'une contrepartie de négociation.

Aujourd'hui, le petit logo bleu, alors il y a pas de jaune dans le nôtre, il est bleu et blanc. C'est un argument commercial effectivement. C'est un repère dans le rayon, c'est un repère dans le magasin et les consommateurs deviennent des consommateurs puisqu'ils reconnaissent les produits.

Ils savent que c'est local, ils savent que c'est produit par un un agriculteur, un producteur, un éleveur qui est le qui est à côté de chez lui. Et alors, j'ai amené une brique de lait. C'est quoi cette bouteille de lait ?

Si je peux me paraphraser la pub, c'est on est allé jusqu'à montrer l'industriel, donc le logo de la marque et puis le producteur. C'est qu'on recrée un lien entre le produit, le producteur, ce que disait Sébastien, sur qu'est-ce qui se passe dans la campagne, donc le le lait et le producteur, ça c'est important. Euh et il y a cette envie de mettre en valeur le local.

Ça redonne aussi une image positive à la grande distribution. Ils l'ont bien compris, ça répond aussi au à l'attente de leurs clients. Donc il y a une vraie démarche euh qui qui se met de plus en plus en place quand on accompagne des magasins.

Une fois que la PLV est positionnée, il la il la maintiennent même sans notre action. Euh alors que quand c'est dans le cadre d'un prospectus, he vous êtes dans le prospectus, la semaine d'après vous êtes plus vous êtes plus dans le rayon, vous êtes plus mise en avant. Là, une vraie dynamique qui dure dans le temps et qui est très positive.

Et puis on a pas de droit d'entrée. Oui. Et on et pas de droit d'entrée.

C'est ce que tout à l'heure parce que une TG ça se monille en grande distribution. Globalement dans les la façon dont ça se passe dans notre dans notre travail, il y a pas cette contrepartie financière pour les têtes de on est accueilli, on est invité. Donc c'est-à-dire que vous avez le droit de faire de l'animation pour vos propres produits, enfin vos produits, les produits de vos membres et que cette animation ne vous ait pas facturée quand bien même c'est vous qui la faites parce que les autres non seulement ils la font mais ça leur est facturé.

Alors on a fait dans le cas dans deux gros magasins Carrefour de Dijon où on a animé j'ai envoyé des photos d'ailleurs puisque c'était demandé en complément donc j'ai envoyé un certain nombre de de photos où on anime le rayon et puis on vient avec notre mascotte. Alors, je suis venu avec plein de choses avec notre mascotte mais en version grande taille qui anime le magasin qui donne des petits goodies et les gens cré ça crée un lien avec la marque, ça crée un lien émotionnel avec la marque et avec les produits et ils sont plus enclins à payer le produit même s'il est parfois un peu plus cher qu'un produit de grande consommation. Très bien.

Merci. Produit de Normandie. Alors, les produits de Normandie euh, écoutez moi ce que je peux dire, c'est qu'effectivement enfin la relation qu'on a avec la grande distribution, elle est facilité par la marque.

On obtient un contact et on facilite le contact entre le producteur et la grande distribution. C'est indénégiable. Euh ce qu'on peut dire c'est que nous notre rôle en tant que saveur de Normandie c'est simplement on on a créé avec les distributeurs un travail parce que le le distributeur aujourd'hui, il a besoin de nos produits.

C'est aussi enfin les consommateurs enfin les acheteurs dans son magasin, ce sont nos ouvriers de nos entreprises. Donc il se reconnaissent aussi dans le travail de tout ça. Donc je dirais que globalement nous les relations qu'on a c'est des relations plutôt de confiance, de travail sur le temps, de de enfin on a vraiment de bonnes relations.

Je veux dire, on va pas on peut pas dire autre chose. Effectivement, on arrive à faire des opérations collectives où on met en avant l'ensemble des groupes de travail. Après, c'est un choix en règle générale entre le distributeur, le magasin qui va faire l'opération et euh le choix des entreprises et la dynamique des entreprises.

Faut pas oublier aussi la dynamique des entreprises. Et pour le les produits d'oxyénnie, je suis pratiquement en phase avec tout ce qui a été avec ce qui a été dit. Euh, on a senti-nous la nécessité quand même d'acter.

En 2021, on a signé un pacte avec la Grande distribution et tous les acteurs de la Grande distribution, hein. Un pacte qu'on vous mettra en annexe quand on vous enverra le le compte rendu. Voilà, c'est un vous allez voir, c'est c'est une déclaration d'intention qui est qui est tenue dans l'ensemble et qui porte sur quoi alors en fait ? qui porte sur un engagement euh de la grande distribution à ouvrir ses portes aux productions régionales.

Voilà, je dis bien régional parce que derrière le local, voilà, quand on est sur un bassin de 6 millions d'habitants, nous notre vrai problème aujourd'hui, enfin notre l'un des enjeux pour nous, c'est de faire circuler les produits, c'est de faire en sorte que les produits du Gers, on les retrouve à 7 et que les produits de la Méditerranée, on les retrouve en Tariège, quoi. C'est un petit peu voilà, c'est pour ça que quand on parle de local, je voudrais revenir sur un point quand même qui me paraît important pour compléter ce qu'on dit mais mes camarades euh sur la grande distribution aujourd'hui, il y a trois niveaux à peu près. D'abord un ce que je partage, c'est que la territorialité fait vendre en France mais pas qu'en France.

C'est une c'est une dimension internationale et notamment européenne aujourd'hui où la territorialité fait vendre. C'est le cas en Italie, c'est le cas en Espagne, c'est le cas en Allemagne, j'irai pas plus loin, mais sur ces pays-là, la territorialité fait vendre et donc ça c'est un enjeu. Donc la grande distribution forcément à partir du moment où ça fait vendre, ils y viennent.

Donc ça c'est quand même un enjeu intéressant. La deuxième chose, c'est que sur les sur les circuits, il y a il y a trois niveaux dans la grande distribution. Il y a le niveau national, donc sur les après il y a le niveau interrégional et il y a le niveau local.

En gros, vous êtes un petit producteur, vous connaissez le patron de l'Intermarché du coin, vous allez directement discuter avec lui. C'est de la négociation de gré à gré et ça objectivement ça se fait vraiment de plus en plus. Vraiment cette négociation de producteur à à la grande enseigne, ça on la voit de plus en plus apparaître.

Nous, on intervient beaucoup sur le niveau intermédiaire et je pense que là c'est là où il y a vraiment des choses très intéressantes ce niveau intermédiaire parce que ce qui a évolué, c'est que avant c'était difficile. Pourquoi ? parce que la grande distribution voulait que il y ait des volumes qui soient des volumes qui permettent voilà aujourd'hui ils sont beaucoup plus souples par rapport à ça c'estàd vous pouvez rentrer sur le niveau intermédiaire sur le niveau qui n'est pas régional en général il est plutôt interrégional vous pouvez rentrer sur ce niveau-là sans forcément être sur des très gros volumes et là vous pouvez choisir et là très objectivement il y a eu un travail qui se fait de plus en plus de [raclement de gorge] mieux en mieux nous on organise par exemple très régulièrement des showrooms qui sont des fois pour marques et des fois multimarques.

Bon, on fait venir une centaine ou 150 producteurs, ce qui permet pour les producteurs de savoir qu'ils vont pas perdre leur temps et pour les distributeurs, ils vont pas perdre leur temps et on fait de la mise en relation. Voilà, donc ça c'est de manière très formelle, c'est de la mise en relation. Par contre, on n'intervient jamais dans la négociation.

On n'intervient jamais. Et et peut-être la deuxième chose aussi qui est importante, c'est que je pense que ce sont ça a été dit et je voudrais appuyer sur ça, ce sont de deux mondes qui ont pu à des moments donné se regarder un petit peu en chien de faillance et je pense aujourd'hui que on a un travail à mener pour approcher ces deux mondes. C'est pour ça que nous par exemple, on fait beaucoup des opérations de relation publique sur différents événements dont j'ai parlé et chaque fois qu'on fait une opération de relation publique, j'insiste pour qu'on ait à la fois des producteurs, des fabricants, mais aussi des distributeurs.

Je pense que c'est deux mondes qu'il faut rapprocher parce que ces deux mondes sont indispensables. Très bien. Alors, on a une question de notre collègue Laurence qui doit nous quitter.

Donc, merci madame la présidente, madame la rapporteur. Non, c'était juste pour rebondir monsieur sur ce que vous disiez. la territorialité fait vendre et je voulais savoir à quelle échelle vous situez la territorialité parce que bon vaste sujet hein mais qui doit j'imagine vous préoccuper y compris dans vos relations avec les distributeurs.

Quand on achète du poulet ukrainien, on peut se dire que l'habitant de 7 est peut-être content de manger un Queen breton ou bien pas du tout. Est-ce que vous voyez il cherche du typique territorial ou est-ce qu'il cherche du ça vient de chez moi, c'est mon territoire ? C'est c'est une c'est une vraie question.

C'est une vraie question et qui nous interroge beaucoup parce que euh la question de la territorialité sur les produits régionaux par exemple que l'on trouve des produits d'oxitanie en Occitanie, ça me paraît une une évidence. Par contre, moi ce que j'ai envie, c'est pour ça qu'on travaille beaucoup avec les touristes, c'est que on retrouve en Bretagne, on retrouve on puisse manger des tielles cétoises en Bretagne qui sont excitant sud-de France. Alors, il y a il y a certaines enseignes qui envisagent même de d'avoir des produits qui des rayonnages qui pourraient être rayonnage saveur de France ou saveur des territoires de France ou ce genre de choses.

Je pense que ce qui est très important à mon sens, c'est d'arriver à faire circuler les produits. Je pense que je suis très favorable bien sûr au local, j'en ai parlé, mais il faut aussi qu'on arrive à faire circuler les produits. Moi, j'explique l'autre fois, j'ai rencontré les producteurs d'oignons doux des Sven.

Je leur dis si vous vendez que les oignons doux dans les C à un moment donné ça va pas le faire quoi. Voilà. Et donc il y a ce travail- là et là la grande distribution peut être aussi un acteur qui nous aide par rapport à ça.

C'est-à-dire que nous on est très favorable. Moi je demande pas quand je discute avec eux, je leur dis pas il faut qu'il y ait que des produits d'oxyitanie. Donc qui a des produits d'oxygens et c'est normal mais il faut qu'on arrive je pense à bien faire circuler.

C'est pour ça que d'ailleurs on a eu une réunion pendant le salon de l'agriculture. L'area a réuni les marques régionales. Moi je pense qu'il y a beaucoup de choses à faire dans la coordination entre les marques régionales justement pour travailler pour faire circuler ces produits.

Madame la rapporteure. Oui, tout à fait. Il y a peut-être un début de coordination nationale à avoir parce que la question est très pertinente effectivement.

En tout cas, voilà, quand on a peu de production, quoi que le fabric à Paris existe quand même, mais on a moins d'agriculteurs, il existe et c'est estampillé également. Il y a une marque fabriquée à Paris. Tout à fait, mais euh j'ai c'est pas tout à fait la même chose.

Donc je suis sûre qu'il y a plein de Parisiens qui seraient qui sont contents de savoir qu'ils mangent véritablement des produits locaux et estampillés et garanti de Bretagne, d'oxitanide, Normandie [grognement] et autres. de Côte d'Or bien sûr. Alors moi je voudrais savoir puisque là vous avez quand même évoqué un sujet qui est la question des volumes.

Moi j'avais une question c'est est-ce que en fait à quel obstacle vous vous heurtez puisque'en réalité vous faites un j'allais dire vous faites un travail dans l'autre sens en fait normalement la grande distribution elle a voulu des grandes marques, des grands volumes, des marques propres pour pouvoir avoir les prix les plus bas et cetera. Donc en fait, elle a pas tellement donné de place à ces marques locales. Donc vous arrivez une fois que le marché s'est déjà créé et cetera.

Donc je voulais savoir quel quels sont les principaux obstacles. Alors il y a la question des volumes, vous en avez parlé. Est-ce qu'il y a d'autres éléments ?

Peut-être vous redonner la parole pour une fois. Je suis pas tout à fait d'accord avec ce que vous dites. Allez.

Ah bah très bien. Ben vous pourrez le dire alors ça tombe bien. Allez-y.

Non mais allez-y parce que c'est ça c'est ça l'intérêt pour nous hein. C'est comprendre. Il y a il y a deux choses.

Enfin, nous le constat qu'on fait avec la grande distribution, il est clair. Ils ont besoin de nos produits parce que sur nos produits, il tirent de la marge. Une meilleure marge parce que effectivement on a on vend mieux nous sur les produits mais eux sont aussi contents parce qu'ils ont un autre produit qui correspond à une demande concernant les volumes.

Vraiment que vous nous l'explicitiez ça monsieur. En quoi ? En quoi plus de marge sur les produits c'estd que on va pas avoir de discussion comme il peut y avoir en national justement donc c'est vous qui l'avez la marche c'est pas eux si si non non non non ils ont la même marg enfin c'estàd que la négociation du prix n'est pas fait de la même manière ouais quand vous êtes en négociation nationale vous avez un volume qui est en face de vous enfin vous avez la possibilité d'avoir un volume et donc en contrepartie du volume, vous devez Voilà.

Mais pour com ça au niveau au niveau régional, on n'est pas dans le même schéma. On est dans un schéma où ils ont besoin de nos produits parce que le magasin d'à côté a le produit et que ils veulent ils s'aperçoivent que le produit fonctionne et que la concurrence se joue et cetera. Donc la négociation que nous allons avoir avec les magasins est pas la même.

Les marges arrières ou les remises arrière que peut communiquer au au auprès des distributeurs ne sont pas les mêmes. Donc du coup nous nous vendons mieux nos produits et eux vendent aussi mieux nos produits. qui reprennent de la marche sur moi je je vais vous traduire mes surrayance parce que j'ai discuté un peu des gens de Mar Côte d'Or des producteur de lait voilà qui me disent effectivement j'arrive avec mon prix et en général il me prend mon prix mais pour autant est-ce que le prix qui est affiché en rayon dans la GMS il est beaucoup plus élevé c'est pour ça que je je rebondis sur est-ce que le distributeur lui-même fait beaucoup plus de marche est-ce que il privilégie pas l'attractivité d'avoir un produit marqué territorialement ou mais est-ce que votre vie, il fait de la marche, c'est pas forcément le sentiment que j'avais.

Ben, je peux vous dire qu'il fait les deux les deux font les deux améliorent, d'accord, leur rentabilité. Alors, ça c'est très vertueux parce que ça va à contre-courant total de ce qui se passe aujourd'hui avec une guerre des prix qui d'une manière générale dans les GMS tire les prix vers le bois. C'est pour ça que c'est intéressant.

Voilà, c'est pour ça qu'on a cette table ronde parce que justement vous échappez à cette espèce de règle aujourd'hui qui veut que ce soit sur ces produits parce qu'ils ont le distributeur, il a il a nécessairement en face de lui un concurrent, un Intermarché, un Lecler et cetera. Son objectif c'est pas de se mettre en concurrence complète sur les produits parce que de toute façon en règle générale il va avoir des produ il y a un certain nombre de producteurs et le producteur va être quand même dans une position plus favorable à négocier à ne pas avoir à négocier son tri c'est tout enfin je veux dire c'est c'est simple et donc les obstacles les obstacl quels sont les obstacles que vous avez rencontrés c'est souvent les problèmes de logistiqu vous c'est la logistique D'accord. Souvent souvent c'est les problèmes logistiques parce que le problème c'est que les quand on a des tout petits volumes, les coûts logistiques sont tels que des fois on a plus de transport que de chiffre d'affaires.

Et ça vous vous pensez y répondre dans le cadre de vos organisations ou pas ? Vous faites des plots ? On essaye.

C'est en fait c'est excessivement difficile. Enfin nous sur la Normandie, on a essayé de travailler sur ce point-là. Euh c'est excessivement compliqué parce que le territoire est grand et que entre Charbour et Diep, bah faire du ramassage entre les deux, c'est excessivement compliqué et on n' pas trouvé aujourd'hui de solution de de de terroralisation de de de on la trouve au niveau national.

Très bien la conducteur, je voulais compléter sur les volumes parce qu'effectivement on parle de la grande distribution de camion complet l'imaginaire de la grande distribution 33 palettes d'un coup certains petits producteurs qui font 500 pots de miel, ça leur paraissait complètement délirant. Sauf qu'aujourd'hui, la grande distribution c'est ouvrir un camion complet et c'est aussi recevoir quand bien même il y a pas trop de difficultés logistique 50 pots de miel parce que c'est ce que le producteur est capable de produire. h et pour rejoindre ce que vous disiez, c'est que effectivement il y a moins de négociation de prix.

Les petits producteurs passent pas nécessairement dans les boxes, mais c'est plutôt parfois du gré à gré dans le magasin ou même avec des directions régionales. Je pense à Carrefour parce que c'était le cas hier et la discussion était là hier. Euh et Carrefour par exemple a des contrats hyper locaux où il négocie pas le prix et il paye à 7 jours.

Ce qu'il y a un paiement à 7 jours en grande distribution effectivement c'est quand même quelque chose qui est c'est pas évident et ça ça permet à des petits producteurs qui ont 50 pots de miel ou euh de moutarde ou du cassis ou je ne sais quoi de pouvoir livrer et d'être rassuré de dire je vais pas tout vider mon stock pour livrer la la grande distribution et en plus d'être payé bien et plutôt rapidement. Oui, oui, sur la dernière partie de la question sur effectivement la ramasse en ce qui concerne la marque savoir-faire 100 % code d'or, euh le logo, voilà, c'est le début d'une démarche. La démarche du conseil départemental avec ses partenaires, c'est de à partir de ce logo, de cette marque, d'organiser la filière et notamment de pouvoir organiser les agriculteurs entre eux, de pouvoir développer des plateformes de distribution et surtout de pouvoir faire un circuit de ramassage sur l'ensemble du département.

Donc il y a déjà euh effectivement des partenaires qui travaillent et qui œuvrent dans dans le domaine. On a la charrette par exemple, mais le but c'est que nous continuons à l'organiser, à le renforcer surtout pour sécuriser parce qu'un agriculteur ou un artisan ne peut pas passer 2 he sur la route. Pendant ce temps-là, il ne produit pas ou il ne crée pas.

Pardon plusieurs plusieurs remarques. Je vais revenir sur ce qui a été dit. Oui, effectivement la grande distribution, ils sont comme tous les commerçants, ils cherchent aussi le prix mais pas que le prix, ils cherchent aussi les produits différenciants.

Et donc, ils ont compris que les produits différentiants sur les produits des producteurs locaux, ils arrivaient à avoir des bons produits et je partage totalement cette analyse, ils sont même quelquefois très bien payés, hein, les les produits. Après, la logique, la logistique du dernier kilomètre, effectivement, c'est un c'est un secteur pour lequel c'est très difficile de trouver des solutions. Nous, on travaille beaucoup sur de l'ingénierie logistique. parlera peut-être de l'évolution des marques, mais c'est peut-être un secteur que l'on souhaite creuser, notamment à l'export.

C'est-à-dire que quand on travaille sur plus de 20 filière aujourd'hui, il y a peut-être de l'ingénierie logistique à amener, [grognement] mais plutôt dans la logique de l'export. Là, quand on parle de la logique du dernier kilomètre, c'est très difficile à régler. Après, ça dépend si c'est un kilomètre en montagne, en ville, enfin, c'est un petit peu compliqué.

Je voudrais insister peut-être moi sur un point pour les marques régionales et notamment pour cette relation avec la grande distribution, c'est la logique des réseaux. C'est-à-dire que nous, on n'intervient jamais dans la discussion commerciale et dans la négociation commerciale pour plein de raisons, essentiellement parce qu'on est une collectivité territoriale. On n surtout pas envie de rentrer là-dedans.

Par contre, nous ce qu'on fait c'est que on met les gens en réseau, c'est-à-dire que les adhérents, ils se parlent entre eux et ils essayent de se de se partager les bonnes expériences et c'est à eux de trouver est-ce que c'est plus intéressant pour eux d'aller dans la grande distribution et il y a les comment avec quel packaging, avec quel type de négociation ? Et donc ça c'est peut-être un avantage aussi des marques territoriales, c'est de créer du réseau et de l'échange d'expérience. Et ce qui fait qu'aujourd'hui les producteurs ne sont plus seuls, ce qui est souvent un gros problème, c'est qu'ils sont moins isolés, ils sont moins seuls et c'est à mon avis un des gros avantages des marques territoriales.

Tout à fait. Alors euh effectivement, on peut voir déjà plusieurs niveaux. D'abord, quand vous dites quelles sont les difficultés, on peut regarder plusieurs choses sur un produit.

Derrière le produit, il y a une entreprise et ces entreprises, elles sont de taille géométrie très variable. Vous avez la petite entreprise agroalimentaire 4 5 6 salariés là effectivement qui va pouvoir négocier en direct magasin par magasin sur des territoire plus réduit et nous on a des très grandes marques rayonnement national voire international une que vous connaissez très bien qui est paysan breton et donc forcément voilà les référencements leurs négociation leurs forces commerciales ou des marques comme brets par exemple qui font pas du tout être les mêmes choses alors nous à produit en Bretagne c'est quoi les difficultés nous déjà on agit ag énormément sur de la communication, de la sensibilisation. On est très connu en dehors de la Bretagne, c'est 75 % à Paris, c'est plus de 50 % en dehors de de Paris sur le reste de la France.

On adorait déployer encore plus d'actions collectives commerciales, où vous retrouvez éventuellement des gros corners dans des magasins. C'est des choses qu'on a fait en France, qu'on a testé chez Carrefour, en région parisienne et cetera. C'est des choses qu'on a réussi à faire. mais en fait qui sont complexes à périniser pour des aspects purement logistiques en fait.

Voilà, c'est la première difficulté. Elle est véritablement logistique. Logistique des équipes aussi des sujets d'équipe commerciale parce que ça s'organise aussi.

On peut pas y aller seul hein. On prodier en Bretagne ce sont 10 salariés donc voilà on on nira pas déployer très largement et la tente est forte quand on a 2/3 du chied d'affaires qui est réalisé effectivement hors de Bretagne on est attendu aussi pour pouvoir renforcer cette cette promotion là. Mais pour ça, on a besoin effectivement de dépasser parce que la Bretagne est quand même un peu à son originalité géographique et euh et aussi les forces commerciales qui qui qui nous manquent en fait pour pouvoir déployer.

Alors, on travaille comme en Occitanie, le réseau en fait et les partages de bonnes pratiques pour faire en sorte que bah on mutualise parfois des outils de transport où on mutualise aussi des bah sous une même bannière qui est produit en Bretagne, la possibilité de mettre peut-être un peu moins de produits en volume mais de d'être présent malgré tout en dehors de la Bretagne. Et on on réfléchit aussi parfois à mutualiser sur des actions conjointes même les forces commerciales mais de nos adhérents et pas des nôtres. Et pareil, il faut trouver effectivement le bon ongle.

Donc c'est souvent des sujets logistiques. Ouais, absolument. Alors, notre collègue Yve Blondven qui avait une question.

Oui, bonjour Y Blondven, sénateur du Morbillant. [raclement de gorge] C'était pas une question, c'était un témoignage de soutien euh à toutes ces associations parce que je trouve que ces démarches sont bonnes et elles apportent de la valeur ajoutée. Puis un petit clin d'œil parce que produit en Bretagne, j'ai été membre de ce conseil d'administration au tout début, au début des années 90.

C'est une association qui a plus de 30 ans et qui aujourd'hui moi je résume sur trois points. Le premier euh le sujet génial de l'époque c'est d'avoir trouvé un objectif dans les statuts d'intérêt général au territoire et c'est ce qui a permis de fédérer, développer l'emploi en Bretagne, développer notre économie bretonne. C'est ce qui a permis de fédérer.

Et [raclement de gorge] pendant ce temps-là, on parlait pas trop de prix et c'était quand même un mariage assez baroque de l'époque. Rappelez-vous, en 90, c'était encore l'époque où on créait des supermarchés pratiquement tous les jours en France dans dans les communes. C'était assez hard comme relation avec la grande distribution et avoir réussi ce paris là, c'est quand même génial.

Le deuxème point, même si vous avez tous juré de dire que vous n'êtes pas des organisations pour organiser la discussion entre les partenaires, n'empêche que vous créez les conditions d'une discussion un tout petit peu différente que l'ambiance des boxes de négociation. Et puis ce qui est assez intéressant, c'est le paradoxe d'un côté, une Lego qui devient de plus en plus internationale européenne et puis une discussion qui reste locale. Et cette discussion locale, ça ramène parfois les esprits à des choses parce que des crises, il y en a régulièrement et de temps en temps, c'est dans les couloirs de ces rencontres là qu'on arrive à calmer un peu les esprits.

Et puis la la troisième chose, c'est les belles histoires économiques. On oublie de le dire, grâce à ces réseaux-là, on a des superbes histoires économiques en Bretagne puisque je connais moins les autres régions. Peut prendre l'exemple de Bretz, sans produit en Bretagne, BR Bretz n'aurait pas la part de marché qu'il a aujourd'hui dans les chips en France et ça c'est dû à produit en Bretagne.

En tout cas, pour tout ça, bah moi je ne peux qu'appuyer et soutenir ces démarches parce que en parallèle des nég difficiles avec de la grande distribution, bah ça aide sérieusement à à amortir les discussions un peu compliquées. Raison pour laquelle on a on a tenu à cette table ronde. Alors moi j'aimerais savoir si votre stratégie de marque a été contestée notamment juridiquement sur le fondement du droit de la concurrence.

Est-ce que ça a été vous avez eu ce genre de chose ou absolument pas ? Non. Notre seul problème ça a été à un moment donné pour saveur de Normandie.

Le problème de Normandie avec les IGP. Et oui. Et vous vous avez aussi eu un problème à Sud de France he quand même ?

Ah oui, excusez-moi, je réponds à votre question. Est-ce qu'on a été euh si la deuxième question c'est est-ce qu'on a par moment rencontré des problèmes ? Là la réponse est oui.

Vous vous pilotez pas une marque pendant autant de temps sans avoir des problèmes et on peut y revenir dans le détail si vous le voulez. Mais la réponse à votre question, c'est-à-dire est-ce qu'on a été en problème sur la problématique de la concurrence ? Non, pas sur ce chapitre là, mais on a eu d'autres problèmes sur les réglementations et je suis prêt à échanger avec vous làdessus.

Bon après vous avez quand même eu à un moment donné un problème de marque sur le non sud de France qui était déjà utilisé par la région d'à côté tout ça vous avez quand même c'est pas tellement c'est c'est pas tellement sur ça. On a un problème aujourd'hui [raclement de gorge] si je peux me permettre de Oui. Oui.

Non mais dites-nous je pense je pense qu'aujourd'hui le commerce est en train d'évoluer de manière très très forte. Le commerce national et le commerce international avec des nouvelles règles qui se mettent en place. La question qu'on doit se poser aujourd'hui, c'est est-ce que les règles qui ont fait le commerce pendant les 20 dernières années seront des règles qui sont applicables dans les 20 prochaines années ?

Nous le problème que l'on a eu sur l'étiquage des bouteilles, je vous ai donné le chiffre tout à l'heure, là on parle d'une activité qui est une activité extrêmement importante à l'international c'est les trois/4 du chiffre d'affaires se fait à l'international et on a un problème de réglementation parce que le le service de répression des faudes et l'INAO considère que Sud- de France est une indication qui n'est pas suffisamment précise. Voilà. Et donc il y avait une réglementation européenne qui date depuis longtemps.

Il y avait une dérogation. C'est le ministre monsieur Fenou qui a mis faire à cette à cette dérogation. Le dossier a été porté au Conseil d'État.

Le Conseil d'État a validé. Nous avions fait c'était en plein au moment où Trump faisait lancer les nouvelles taxes. Nous y avons demandé un moratoire sur 3 ou 4 ans pour permettre de se retourner.

Le moratoire n'a pas été accepté. IGIGP. Ah oui, mais sû de France au niveau du vin, il y a que des IGP ou des AOP, c'est que des signes.

Les le vin pour être aujourd'hui doit être office obligatoirement sous signe officiel de qualité. Bon, ça c'est une ça c'est une obligation. C'est un problème technique mais qui est très très important et qui nous pose nous vraiment un souci majeur.

Donc aujourd'hui, on a produit un plan B qui est aujourd'hui en discussion auprès de l'INAO et auprès du service de la répression des fraudes parce que là on parle quand même de volume financier extrêmement important et il faut qu'il y ait des décisions rapides. On a fait un courrier d'accompagnement au niveau du ministère aussi que la présidente Carole Delga a signé pour qu'on ait des réponses assez rapides parce qu'aujourd'hui les gens vont faire de l'étiquetage pour les prochaines productions et il faut qu'on ait des réponses rapides. de manière globale.

Je pense que la la question qui nous est posée aujourd'hui, c'est la question des règles du jeu dans lesquelles on fait du commerce et notamment le commerce international aujourd'hui si on veut garder de la compétitivité dans certaines filières et pour nous bon la je beaucoup parler de la filière viticol parce que celle-là elle est très très importante pour nous aujourd'hui on pense que les règles du jeu pourraient être facilité pour qu'on ait beaucoup plus de facilité à l'export en tout cas c'est ce que demandent les viticulteurs dans leur grande majorité dans leur très très grande majorité. Très bien. Merci.

Oui, puisque vous évoquez effectivement les problématiques de démarrage de la marque, moi je voudrais voquer notre cas pour la marque savoir-faire 100 % Code d'or qui a la particularité d'être portée par un département, donc par une collectivité. Euh c'est vrai queon aurait pu penser qu'au départ c'était un projet politique donc voir un projet partisan. Euh je peux vous rassurer que étant donné que il y a pas que le département qui est pas puisque nous avons des partenaires que sont la chambre d'agriculture, les chambres de commerce, les chambres d'artisanat, euh ces doutes se sont très vite dissipés et euh l'ensemble des des partenaires et l'ensemble enfin des des demandeurs, des bénéficiaires se sont rendu compte qu'en fait c'était une question d'échelle et que le département correspondait en fait à l'échelle pour porter au niveau du territoire cette marque chez dans chaque ville et village. de notre département.

Donc il y a aucun sens partisan de cette marque. Elle a vraiment été pensée ben pour le territoire, pour nos acteurs et avec eux parce que au-delà aujourd'hui, c'est pas moi, c'est pas mes collègues qui sont les meilleurs VRP de la marque, ce sont nos producteurs. OK.

Pas d'autres ? Oui. Oui.

Peut-être un complément aussi peut-être intéressant sur la segmentation de la marque qui nous nous a posé à un moment donné de la difficulté quand on a commencé à rassembler beaucoup de filières. Euh on a pris un choix qui était un choix de sur la segmentation, c'est-à-dire euh Occitan Sud-De-Fance avec des produits génériques qui répondent bien sûr à des cahiers des charges mais des productions génériques. Un deuxème la pas label mais un deuxème un deuxième intitulé sur les produits avec signe officiel de qualité qu'on a appelé origine donc c'est Occitan Sud-de France origine que l'on décline. et un troisième sur le bio où on a un on a une identification spécifique avec le même logo mais en rajoutant bio.

Cette segmentation de marche nous cette segmentation nous était très demandée par les producteurs et aussi par les distributeurs et c'est ce qu'on a mis en place et qui a eu un effet très très important après sur les sur les adhésions parce que les producteurs avaient besoin de se différencier et ça ça a été très utile dans l'évolution de la marque. D'accord. Ce qui n'est pas votre cas.

Vous n'avez pas des déclinaisons. Oui. Oui.

Si nous on vient de décliner aujourd'hui une un nouveau logo, enfin une déclinaison de notre logo. C'estàd on a un logo quadri destiné uniquement à la grande distribution et on a un logo noir et or qui est là pour le coup destiné uniquement au circuit spécialisé. Ben justement, c'est ma question suivante.

Je voulais savoir si vous estimiez que pour les marques que vous défendez ou que vous réunissez, d'autres modes de distribution peuvent être plus intéressants que la grande distribution. Est-ce que la distribution spécialisée est plus favorable ? Est-ce que d'autres formes de distribution, circuit court, magasin de producteurs et cetera sont plus à même de distribuer vos produits ?

Quel est votre ressenti là sur c'est complémentaire. simplement, je vais dire c'est complémentaire. les deux réseaux de distribution travaillent ensemble et d'ailleurs on a nous des producteurs qui travaillent sur les deux réseaux de distribution qui n'ont pas souhaité prendre le logo noir et or sur une distribution spécialisée.

Je pense que il faut pas on n pas à vouloir segmenter. C'est un choix du producteur, c'est un choix de de la façon dont il souhaite aborder son commerce et je dirait on donne des opportunités en général sur nous chez nous dans dans ce qu'on voit dans le logo Noir et or, c'est en fait c'est souvent des petits producteurs qui qui commercialisent plus sur des réseaux très particuliers et qui ça leur permet de se différencier par rapport à la grande distribution. Très bien.

Merci. Mais juste peut-être pour est-ce que vous avez des éléments plus fins en terme de volume ou en terme de valeur, est-ce qu'il y a quand même des réseaux sur lesquels il se dirige plus massivement et où là où il y a de la plus de valeur ? Enfin voilà, est-ce que vous pouvez affiner ?

Non, vous avez pas on n pas enf nous le logo noir et or aujourd'hui il a à peine 2 ans donc il n' pas encore suffisamment de recul par rapport à ça. D'accord. Je sais pas s'il y en a parmi vous qui en ont des éléments plus fin Ouais.

Pardon, pardon madame la présidente. Oui, il y a une notion qu' faut pas oublier, c'est aujourd'hui nos marques, enfin notre marque permet au producteurs d'avoir la liberté de choisir où il produit. Euh c'est important cette liberté de pouvoir Certains savent très bien que la grande distribution est pas forcément adaptée parce que il y a aussi une alculturation sur certains de types de produits.

Des fois vous avez des sirops de sur apprendre aussi à faire redécouvrir le goût au consommateur. Donc on les met pas directement dans la grande distribution. Il y a beaucoup de goûts, je vous citerai pas là que auquels je ne pense pas.

Mais cette notion de liberté du producteur de pouvoir valoriser son produit de la manière dont il a choisi. Donc la marque ne l'oblige pas, elle lui rend, elle lui donne la possibilité de choisir. Hm hm.

Mais est-ce que vous avez des tendances quand même d'insister ? Est-ce que vous vous en fait nous la question c'est de savoir sur ce sujet-là, est-ce que vous vous rendez compte que la marque pour le coup a apporté une plus-value une fois encore en volume en valeur ? Est-ce que ça vous l'avez mesuré ou euh pas cette date ?

Pas encore. Et en fait, je pense qu'il faut pas mettre en opposition ces deux. Non, mais sans ce soit opposé.

Non, non, c'est juste connaître l'état en fait des des sans opposer parce que je crois qu'on a tous bien compris que tout est très difficile de de de pouvoir le chiffrer, de l'exprimer parce que de toute façon le producteur qui a une toute petite production, il va surtout pas dire ce qu'il fait. Et là du coup on est vraiment dans le secret des affaires. Le vous l'avez euh enfin si je peux me permettre vous l'avez précisé tout à enfin vous avez échangé puisque nous avions donné les coordonnées d'une productrice laitière en côte d'or.

En tout cas le prix du la du prix du litre de lait a fortement évolué pour eux et aujourd'hui ils ont une rentabilité de leur travail là où ils étaient déficitaires parfois. Donc effectivement, la marque a eu euh cette cet avantage-là, mais au-delà c'est la reconnaissance, c'est l'identification. Je suis pas sûr que l'ensemble des des producteurs ou des artisans cherchent plus de volume parce que ils ont Mais c'est l'objet de notre commission.

C'est pour ça que nous on est dans une approche un peu je dirais accompagnement plusvalue économique de ça ne remet pas du tout en cause l'objectif de vos démarches bien évidemment mais nous en fait dans cette commission on essaie de voir comment on peut accompagner et mieux soutenir ces activités des petits producteurs. Et donc c'est ça c'est l'idée c'est d'essayer de voir est-ce que finalement et moi effectivement quand j'ai consulté elle me dit j'ai sanctuarisé mes volumes alors qu'avant j'étais confrontée à des fluctuations de volume. Là, j'ai sanctuarisé mes volumes quelque part.

J'ai sanctuarisé mon mon prix d'achat. Donc, c'est vrai que pour moi, j'ai un peu conforté en fait ma ma ma mes mes rentrées, mes recettes économiques. Voilà, c'est c'est aussi ces éléments là qui nous permettent de dire même si c'est pas votre objectif, en fait, ça contribue quand même à sécuriser dans un contexte où on a beaucoup de jeunes agriculteurs qui disent "Oh là là, est-ce que je vais me lancer ?

Il y a une prise de risque. Voilà, ça contribue finalement à sécuriser le parcours. C'est c'est ça pas de jugement et je ne sais pas.

C'est pour ça que voilà pour dans cet élément de réponse pour certains les volumes oui. Pour d'autres effectivement le prix de vente a pu enfin certainement être conforté avec des artisans qui aussi comme objectif ben de pouvoir non plus f user à la tâche mais de pouvoir vendre et vivre de leurs produits. Voilà.

Je peut-être peut-être monsieur. Oui. Oui.

Donc moi en tant que conseiller régional et en tant que chargé de démarque territorial, je siège aussi bien sûr à la commission agriculture. Forcément, on travaille beaucoup sur ces problématiques là. Donc ce que vous pointez du doigt, c'est une vraie problématique notamment de la rentabilité, de la production et on le voit, nous on a énormément de filières.

On voit qu'il y a des filières qui s'en sortent très bien, il y a des filières qui s'en sortent beaucoup moins bien. Il y a un problème d'organisation, d'évolution du modèle. Je pense que ça relève aussi plus du secteur agricole proprement dit et du travail que l'on doit mener dans les régions et au niveau national sur l'agriculture et la rentabilité des filières que sur les marques proprement dites.

Objectivement sur les marques proprement dites. Je pense que la relation avec la grande distribution a beaucoup beaucoup évolué aujourd'hui. Euh et à mon sens dans le bon sens, il y a encore des difficultés à certains endroits, mais je pense que pour une raison simple, je le répète, c'est qu'aujourd'hui les produits régionaux sont des produits attractifs, différenciants et voilà, je pense pas que ce soit pour nos beaux yeux, mais à un moment donné, c'est important quand même de le dire.

Quand ça fonctionne plutôt bien, c'est important de le dire aussi. Ajouter quelque chose ? Non, très rapidement, tout d'abord, si on parle des agriculteurs et de et des éleveurs et de la filière àamon, ce sont pas nos adhérents directement, hein, mis à part à travers les coopérative, mais du coup, les coopératives, je dirais, comme tous les transformateurs qu'on va représenter, ont leur propre stratégie commerciale.

C'est eux qui effectivement vont regarder quels sont les les meilleurs réseaux de distribution. Parfois vous allez retrouver en circuit spécialisé aussi comme dans la comme dans la grande distrie. Et nous on n' pas d'éléments de mesure contrairement à Nilsen sur la partie distribution enfin GMS en tout cas où là on a des instruments de mesure, on les a pas sur d'autres filières spécialisées ou ou pire encore puisque c'est beaucoup plus disséminé sur des magasins de producteurs et autres.

Voilà. Mais vous imaginez bien que dans leur stratégie commerciale, ils essayent tous de regarder des pur players, ils essayent tous de regarder des circuits spécialisés ou autres. Finalement, ce sont les sociétés agroalimentaires qui elles-mêmes sont le plus à même de vous dire où est-ce qu'ils ressentent euh finalement l'évolution de ces secteur là.

Et après, il y a des grandes études qui existent de toute façon aussi qui démontrent quand ces circuits vont bien, vont moins bien. Enfin, vous avez pu le voir avec des enseignes justement de la la grande distribution spécialisée qui vont pas toujours bien. Donc voilà.

Et nous nous on n' pas du tout de mesure là-dessus. Très bien. Est-ce que madame la rapporteur encore des questions ?

Alors peut-être un dernier tour de table. Est-ce que vous avez des points que vous souhaiteriez sur lesquels vous souhaitez insister et porter particulièrement à notre connaissance ? Non, très rapidement.

Mais oui, en tout cas, moi je suis je suis très heureuse d'avoir autour de la table des initiatives telles que celles qu'on qu'on a pu observer aujourd'hui parce que je crois qu'on contribue tous très concrètement aussi euh à reprendre confiance dans l'industrie euh française, dans la distribution aussi parce qu'il y a aussi beaucoup de signaux forts qu'on a entendu ce soir et chez produits en Bretagne, on est très fier de faire déguster des produits Breton au Breton par conviction. Mais on est aussi très fier de pouvoir faire connaître produits en Bretagne en dehors de la Bretagne et de faire revivre parfois des expériences bretonnes à ceux qui viennent nous découvrir dans le tourisme. Donc c'est une invitation à faire des partenariats entre vous là.

Voilà, je sens bien. Très clair. [rires] C'est ça.

Et je me permets aussi je me permets aussi d'ajouter que je pense que fondamentalement on est plutôt dans une bonne période pour les marques qu'elles soient collectives comme l'anneau territorial, régional, départemental et je regarde plusieurs choses. C'est d'abord que je pense que produit en Bretagne était la première historiquement et aujourd'hui on en voit plein. Donc ça ça témoigne aussi effectivement d'une d'une appétence et en tout cas d'une impulsion.

On voit que les consommateurs répondent. Je vous l'ai dit tout à l'heure, je vous ai donné les chiffres, il y a encore énormément de place à les prendre et je vais vous donner un indicateur qui est intéressant. Euh nous avons réuni les trois distributeurs euh indépendants pour faire un colloque il y a 2 ans et demi de ça.

Donc il y a Michel Eddouard Leclerc, Dominique Schelcher et puis euh et Thierry Cotillard. Donc je rappelle que Michel Édouard Leclerc est un breton. Tierry Cottière aussi donc ils ont une sensibilité aussi des territoires et puis Dominique Schelcher Alsace vice-champion de France champion de France avec nous peut-être sur le sur le consommer local donc ils sont très sensibles à ça et ils avaient pris l'engagement de faire logoter de plus en plus de produits à marque distributeur sauf les premiers prix puisque ça on pas avec des logos produits en Bretagne ce qu' a ce qu' a produit Intermarché et donc ça démontre bien aussi cette volonté d'aller vers les marques et des repères en tout cas territoriaux de le cavorisme.

Donc moi je suis hyper positif avec ça et de la manière dont vous comment oui oui tout à fait mais je vous montre qu'il y a une une appétence en tout cas pour faire rayonner encore plus nos marques et vous l'avez entendu parfois essayer aussi de contrecarrer les grosses multinationales avec lesquelles ils sont pas forcément dans une relation hyper amicale. Donc on a vraiment nous en tout cas un rôle à jouer d'authenticité. C'est un mot que j'ai entendu tout à l'heure.

Puis c'est une histoire d'homme aussi, enfin de de d'humain puisque nous on avait rencontré Michel Bierot feu Lidl, grand frère maintenant ou à venir qui [grognement] avait envisagé lui aussi sur ses marques de distributeur de nommer l'origine des produits. Donc même dans le hard ou soft discount dépend comment on place Lidl, il y avait cette même envie de faire des contrats tripartites et de valoriser l'origine des territoires. Nous nous de notre côté en Côte d'Or, on a un point qui est important, c'est que on a voulu faire pénétrer la marque dans un autre réseau de distribution que la Grande distribution qui est la restauration collective auprès des collectivités, auprès des épades et auprès de d'un ensemble d'acteurs.

Monsieur Sordel, peut vous en parler ? Parce qu'on a un projet de légumerie et on a un projet également de pôle alimentaire. Voilà.

De pôle alimentaire complet. Oui, tout à fait. Enfin, nous sommes une jeune marque mais nous avons encore tout à écrire.

Alors effectivement, vous êtes sur une thématique dans l'audition d'aujourd'hui les liens et les rapports par rapport à la grande distribution. Euh je pense qu'on misera pas tout sur la grande distribution. On a besoin de la grande distribution, on se doit d'être accompagné.

Mais si je peux me permettre, je plus on sera enfin en tout cas attractif et sexy, si je peux utiliser le terme, voilà, plus ils auront en tout cas envie de continuer à collaborer avec nous. Le travail est énorme, il est important, c'est une réponse réelle, un besoin identitaire. Quand on voit qu'en chaque crise que l'on peut traverser, finalement on se réassure, on a l'assurance de pouvoir utiliser enfin voilà les les consommateurs en cas de crise ont besoin de revoir les possibilités du local de se pouvoir se garantir qu'il y a des produits sécurisés à leur porte.

Donc c'est de partir de ce constat, c'est de partir de quelque chose qui est peut-être négatif dans le le critère actuel, mais de renforcer toute une filière et revenir quelque part sur un bon sens euh tel qu'il existait euh voilà il y a quelques décennies où ont mis en place nos aïeux et nous irons jusqu'au bout de la démarche parce qu'effectivement un pôle alimentaire euh de proximité est en train de se construire. Nous avons acquis des terrains euh bio, une vingtaine d'hectares à côté de Dijon pour faire de l'insertion dans la production légumière d'insertion qui pourra également se retrouver en grande distribution. parce que euh voilà, aujourd'hui tout est possible et ces légumes seront transformés toujours en insertion euh dans une légumerie avec juste à côté une cuisine centrale euh donc portée par une la communauté de commune, donc de la terre à l'assiette comme on le dit souvent.

Voilà et le travail reste à faire mais c'est très enrichissant pour tout le monde. Merci beaucoup pour Normandie. Un dernier point à mettre en évidence peut-être pour conclure réaffirmer effectivement que malgré nos nos modèles ou alors justement fort de nos de nos modèles et de nos histoires très diversifiées comme vous avez pu le voir nos marques sont vraiment des outils de développement économique et durable à la fois donc pour la montricole maritime pour les entreprises agroalimentaires, pour le territoire pour les circuits de distribution et puis aussi pour les consommateurs en quête d'une alimentation tracé et responsable.

Donc elles sont vraiment porteuses de création de valeur. Nous c'est ce qu'on cherche vraiment à mettre en avant la différenciation, la création de valeurs sur les territoires. Et puis bah bien sûr, on a on a beaucoup à échanger entre nous et à s'alimenter.

Ça a été dit tout à l'heure et on va poursuivre en ce sens. Merci. Dernier mot pour D'abord, je vous remercie de nous avoir permis de de nous exprimer.

C'est vrai que le le la thématique de cette réunion était très économique. Moi, je voudrais insister sur un point qui est très important, c'est la dimension politique des marques régionales. D'abord, je trouve que les exemples qui sont ici prouvent la vitalité de ce qui se passe dans les régions françaises.

C'est un bel exemple décentralisation et d'initiative décentralisée. La deuxième chose, c'est que je pense que la dimension politique des marques régionales doit être ou territoriale, on va dire comme ça, me paraît très importante. C'est-à-dire qu'on n'est pas que dans une dimension commerciale.

En ce qui concerne l'Occitanie, moi j'ai essayé de vous présenter cette nécessité de faire région ensemble et d'utiliser aussi ces produits comme des outils d'identification à une région. Et ça, je pense que c'est très importante et de pas être uniquement focus sur cette partie commerciale. Bien sûr, on est là pour faire du commerce et pour aider nos producteurs.

C'est une mais ce n'est pas que ça une marque commerciale, c'est aussi un outil avec du sens et c'est en ça qu'on est très très investi et qu'on va continuer à être investi pour la promotion des marques territoriales. Très beaucoup euh à vous mesdames messieurs pour cet apport à à notre commission d'enquête. vraiment merci euh merci 1000 fois.