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interviewLe Média· 12 mai 2026 26 min

REJETÉ AU SAHEL, MACRON TENTE DE RECYCLER LA FRANÇAFRIQUE AU KENYA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Macron, il sera à la retraite à 49 ans l'année prochaine quand même. Ça va être pile l'âge pour se faire dépister le colon. Il y a des chances que ce soit positif.

Ah, je l'ai. Colon. Colon.

Ouais. Maon. Colon.

Ouais, le colon. Et puis être un colon. Ouais.

H bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le mardi 12 mai et Tintin est arrivé au Kenya. Oui.

Bah, vous l'avez compris hein, Emmanuel Macron a foulé de sainte semelle le continent africain. Depuis hier, le président français est à Nairobi au Kenya à l'occasion d'un sommet franco-africain nommé Africa Forward. sur le papier, bah sommet organisé par la France he quand même, disons-le, vise à je cite illustrer la richesse et le dynamisme des relations entre le continent africain et donc l'hexagone.

Alors, de bien vieilles relations, hein, comme chacun le sait, particulièrement chargé d'histoire. Et d'ailleurs à ce sujet, il y a rien qui vous qui vous fait là dans ce que je viens de vous dire plutôt qu'il vous saute aux oreilles. Bah oui, le Kenya, c'est l'Afrique anglophone.

Et ce petit détail, bah il est loin d'être anodin. Bah ouais, il en dit long quand même sur l'état des relations entre la France et ses anciennes colonies. Emmanuel Macron n'y est pas tout à fait en odeur de sainteté hein, particulièrement au Sahel, au Mali, au Burkina Faso et au Niger.

La rupture avec la France est devenue à la fois politique mais aussi militaire et puis très symbolique. Évidemment, après près d'une décennie d'intervention contre des groupes djihadistes, Paris est désormais accusé par les régimes militaires au pouvoir mais aussi par une partie croissante des populations, il faut le dire, d'avoir échoué à rétablir la sécurité tout en maintenant une forme de tutelle héritée de la France-Afrique. Évidemment, les retraits successifs des forces françaises, les manifestations dites antifrançaises et le rapprochement assumé de ces états avec la Russie traduisent évidemment une bascule profonde dans les équilibres régionaux, hein.

Ce rejet de la France, il dépasse évidemment la seule question militaire. Il exprime aussi une défiance envers l'influence politique, économique et diplomatique française. Et évidemment, on l'a dit, le tableau ne s'arrête pas au Sahel.

Sur une bonne partie de l'Afrique francophone, la France n'est plus dans la position confortable du partenaire naturel. L'époque où Paris pouvait s'appuyer sans trop d'effort sur ses réseaux historiques et ses réflexes d'influence, bah elle est clairement derrière nous. Alors, partout euh la France tente de reconquérir une légitimité via des partenariats notamment économiques et culturels, tout en naviguant euh comme elle le peut hein dans les méandres de l'encombrant héritage colonial.

Emmanuel Macron avait promis de refonder la relation entre la France et l'Afrique sur des bases plus équilibrées, mais son mandat coïncide finalement plutôt avec l'un des reculs les plus marquants de l'influence française depuis les indépendances. Alors, si Emmanuel Macron choisit le Kenya pour son sommet, hein, ce n'est donc pas qu'un hasard géographique ou un simple élargissement de partenariat. C'est finalement un aveu politique, celui d'une France qui n'arrive plus à faire fonctionner son modèle historique dans son ancien espace d'influence.

Le rapport de force a clairement changé. L'Afrique francophone n'est plus le précarré de la France. C'est pour ça qu'elle a décidé de mettre cap sur d'autres contrées anglophones cette fois comme le Kenya et Macron s'est chargé pour pas changer de ripoliner la façade.

C'est un continent que je ne veux plus que la France regarde d'un côté comme étant un précarré où les dirigeants euh d'entreprise auraient en quelque sorte tous les droits ou tous les contrats qui leur seraient garantis parce que c'était l'Afrique francophone où parfois certains considéraient que la France donnait une forme d'assurance garantie quoi qu'il advienne en étant là à faire ou défaire les gouvernements. C'est fini depuis 2017. C'est terminé cette époque.

Entre la France et l'Afrique francophone, ce serait fini la relation toxique de domination. Place à l'amour sincère et égalitaire grâce à Emmanuel Macron. Ça, c'est la fable qu'il nous raconte et dont il veut nous faire croire qu'elle est en place depuis son arrivée en 2017.

Bah bien sûr. Et puis quoi encore ? Hier sur le plateau de Toujours Debout, mon collègue Cyril Lemba recevait Camille le Safre, chargé de campagne pour Survie, une association qui lutte justement contre le néocolonialisme français en Afrique.

Et notre invité, elle est revenue sur ce qu'elle estime au contraire être une vulgaire tentative de relooking plutôt habituel d'ailleurs de la relation entre la France et l'Afrique. Je cite "Qui demeure éminemment asymétrique et néocolonial On l'écoute. C'est typique effectivement.

Il y a le style macronique typique, très paternaliste qui peut être à la fois très miéelleux mais en même temps assez violent et agressif et et éminemment méprisant. Euh mais je pense que ce qui est intéressant, c'est de prendre un peu plus de recul euh et de pas uniquement se focaliser sur la personnalité de Macron qui s'est euh illustré avec euh voilà beaucoup de sorties de propos qui ont été mal vécus par euh les les autorités euh africaines. notamment, il mentionnait donc l'ancien l'ancien sommet en 2021 à Montpellier où il avait invité donc la société civile et ça avait été assez mal vécu par pas mal de de de d'autorités de de politiques africains.

Au-delà de ça, le discours d'Emmanuel Macron, il incarne en fait tout ce qui s'est passé pendant la 5e République autour de cette question de la France-Afrique et donc des relations entre la France et l'Afrique. Avec donc toujours ces annonces de rupture, de renouveau. À chaque fois qu'il y a des échéances institutionnelles, officielles autour de ces questions-là, on nous annonce la mort de la France-Afrique à chaque fois comme si le fait de le répéter, ça allait donner une dimension de vérité à ces annonces là.

Et en fait, c'est juste tout ce qui s'est passé depuis les indépendances juridiques. À chaque fois, on essaie de de relooker, c'est une éème tentative de relooker ces ces relations qui demeurent éminemment asymétriques, néocolonial. Et d'ailleurs, Macron peut bien relooker ce qu'il veut, hein, comme toujours avec lui, chasser le naturel.

Il revient au galot hier, au premier jour du sommet au Kenya. Bah, ce ne sont pas ces grandes déclarations à la tribune he qui ont fait le tour du monde, mais c'est cette intervention. Excuse me everybody.

Hey, hey, hey. I'm sorry guys, but it's impossible to speak about culture to have people like that super inspired coming here making a speech with such a noise. So, this is a total lack of respect.

I suest ifateral speak about le président français a jugé donc pertinent de monter sur scène comme ça là pour faire la leçon au public qu'il trouvait trop dissipé vraisemblablement un peu comme un un prof Brigitte qui a dû lui apprendre ça. Alors en plus il s'est pas arrêté là parce qu'il a remis ça un peu plus tard alors qu'il devait cette fois officiellement prendre la parole. Là on lui avait demandé quelque chose et en l'occurrence il a refusé de commencer son allocution tant que le silence n'était pas total dans l'assistance.

Le silence fait généralement taire le bruit, a-t-il même lancé avec un sourire avant de finalement commencer son intervention. Une intervention donc résolucement paternaliste qui a fait beaucoup réagir notamment sur les réseaux sociaux. La députée de la France insoumise Daniel Obonau a commenté sur X.

C'est plus fort que lui dès qu'il met le pied sur le continent africain, il ne peut pas s'empêcher de se comporter en colon. Et ce n'est pas notre invité d'hier dans Toujours Debout Camille Leafre qui l'a contredite. La France-Afrique, c'est un système de domination qui est fondé sur une alliance stratégique et asymétrique entre les élites françaises et une partie de leurs homologues africaines.

Donc c'est vrai qu'il y a une convergence d'intérêt de classe entre les dirigeants, mais on voit que le racisme et particulièrement la négrophobie fait qu'en fait le naturel revient au galot très vite et que le mépris revient dans le cadre de ces relations-là. Et là, ça s'exprime en particulier envers le public le public africain. Euh et c'est vrai que on voit pas le président Emmanuel Macron euh offensé euh par d'autres d'autres sujets qui pourraient être un peu plus pris euh euh pris à bras le corps en ce moment.

Donc notamment la guerre au Soudan, euh le la situation en RDC, enfin il y avait beaucoup de de thématiques aussi qui auraient pu être qui auraient pu être euh le l'objet de l'indignation d'Emmanuel Macron à l'occasion de cet examen des relations entre la France et l'Afrique et et c'est pas le cas quoi. Mais on voit qu' il se sent chez lui et qu'il y a vraiment une naturalisation de cette présence du président français en terre africaine. Et n'allez pas croire que nous avons faire là à une banale erreur de communication ou un vulgaire dérapage parce que le président français est tout à fait coutumier du fait.

En 2017 déjà hein, le jeune président élu s'était fait remarquer lors de son premier déplacement au Burkina Faso. Alors pourtant là encore, il avait bien ripolé la façade coloniale en déclarant que la France donneuse de leçon s'en était allée à l'Afrique de prendre son destin en main, avait-il ajouté, puisqu'il n'y a plus de politique africaine de la France. Voilà, ça c'était ces mots hein, mais ces belles déclarations, c'était très vite heurté à ça.

Mais moi je ne veux pas m'occuper de l'électricité dans les universités au Burkina Fasso. C'est le travail, c'est le travail du président. Alors par contre Alors par contre je vous rassure du coup il s'en va reste là.

Du coup il est parti réparer la climatisation. Bon et puis ça n'a jamais vraiment changé hein le 6 janvier 2025 encore lors de la réception annuelle des ambassadrices et des ambassadeur français à l'Élysée. Souvenez-vous le président Macron a estimé que l'Afrique avait oublié de dire merci.

Merci en l'occurrence à la France pour la lutte contre le terrorisme au Sahel. Encore une belle occasion de ster raté et de se mettre à dos surtout une bonne partie du continent africain qui n'a évidemment pas apprécié hein ses propos et les a jugé paternalistes et méprisants encore une fois. Alors à écouter Macron, la relation de la France avec l'Afrique n'est plus qu'amour et bon sentiment, on l'a dit.

C'est pas vraiment nouveau d'ailleurs, hein, parce que d'autres avant lui ont tenté hein, cette ficelle un peu grossière quand même pour pouvoir continuer évidemment à tirer profit du continent tout en effaçant euh la violence de la colonisation. C'est d'ailleurs ce que pointe le journaliste Thomas Deltombe dans Afrique 21. Il met en avant une longue tradition de discours politique français cherchant à adoucir voire à réécrire la mémoire coloniale en mobilisant un imaginaire justement autour du métissage des échanges humains ou des liens affectifs supposés entre les peuples.

Tout ça évidemment pour transformer une relation fondamentalement asymétrique en une belle histoire d'amour saine et égalitaire. Alors bon euh pour que ça passe, que la pilule passe, tout ceci repose évidemment sur un récit fantasmé hein du passé colonial où les relations entre les colonisateurs et les colonisés seraient de belles interactions humaines et culturelles et certainement pas des rapports de force, de domination, d'exploitation fondé sur la hiérarchisation raciale qui ont traumatisé des générations entières forcément. Alors finalement toutes ces histoires d'amour que racontent les dirigeants français comme Macron, c'est évidemment juste que de la poudre aux yeux hein pour ne rien changer à la relation initiale.

Autrement dit, on change pas la structure de la relation, on ne répare pas ce qu'on a brisé. On continue d'ailleurs volontiers de dominer mais on change juste la manière de de la raconter cette belle histoire avec des petits cœurs partout autour pour que ça passe mieux. La France change bel et bien de vocabulaire, même de terrain en allant au Kenya.

Mais ce qu'il faut retenir, c'est que la France ne sort pas de sa relation de domination avec l'Afrique. Elle la réorganise tout au plus et change de porte d'entrée. Derrière le discours enamouré sur les partenariats équilibrés, on retrouve évidemment les mêmes logiques de fond.

On l'orgne sur les ressources, sur l'implantation des entreprises françaises, la conquête de nouveaux marchés notamment dans l'énergie he on le sait, mais aussi les infrastructures ou le numérique. Le vocabulaire, il change peut-être mais pas la finalité. La recherche de domination et de profit, elle elle reste intacte.

Ce glissement géographique, hein, vers l'Afrique anglophone n'est pas une rupture, c'est simplement une adaptation hein, parce que quand l'ancien dispositif se grippe, bah la France, elle en cherche un autre. Et dans cette recomposition, l'Afrique, elle continue d'être pensée moins comme un partenaire égal que comme un espace de projection économique et stratégique et de domination. Donc on l'a dit, la tendresse diplomatique n'est qu'un habillage.

La mécanique, elle elle reste intacte. Et on fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité. Si vous aimez le recap, que vous avez envie qu'on discute ensemble de connaître les coulisses de l'émission ou même de choisir et de proposer des sujets, je vous attends sur le canal de discussion Instagram.

Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'info. Et puis vous le savez hein, sans vous pas de récap, pas de médias. Non plus.

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Merci à vous. Et on poursuit ce récap avec un petit point d'étape sur l'actualité politique. Hier, le Parlement a définitivement adopté la proposition de loi renforçant l'accès aux soins palliatifs.

Le texte a reçu un ultime feu vert du Sénat 3 mois après avoir été voté à l'unanimité par les députés. Son adoption définitive permettra la création de maisons d'accompagnement et de soins palliatifs. Ces structures intermédiaire, elles accueilleront des malades dont l'État n'est plus compatible avec le maintien à domicile, mais qui ne nécessitent pas encore une prise en charge lourde en unité de soins palliatifs géré par des organismes publics ou privés à but non lucratif.

Elles pourront aussi permettre des séjours pour soulager provisoirement les proches aidants. Concernant l'aide à mourir, les sénateurs ont été beaucoup plus divisés. Pour la seconde fois, le texte porté par le député modè Olivier Falorni a été vidé substance avec de nombreux amendements.

Comme en première lecture, la droite menée par Retaillot s'est formément opposé à l'article 2 he du texte. C'est lui qui définit les contours d'une procédure d'aide à mourir et les situations auxquelles elle s'appliquerait. Alors que 600 amendements sont encore à examiner jusqu'à demain, les divergences au Sénat semblent pour l'heure insurmontable, en tout cas pour une adoption rapide.

Le gouvernement pourrait donc renvoyer le texte à l'Assemblée pour une adoption avant l'été. Et pour ne rien manquer des enjeux qui entourent ce texte fortement débattu, on ne peut que vous conseiller de regarder le dernier épisode de notre émission Symptômes critiques mené par notre journaliste et Éloïse vonbajou qui décortique justement les questions de santé. Depuis les travaux de la convention citoyenne sur la fin de vie de 2023, la question de la fin de vie et du droit à mourir s'impose en effet au cœur du débat public, notamment autour de la notion de dignité et de liberté.

Le gouvernement a engagé un processus législatif visant à faire évoluer le cadre actuel de la loi Clay Leonetti de 2016 jugé par tous insuffisante. Le texte adopté en deuxème lecture à l'Assemblée après de nombreuses modifications est désormais entre les mains du Sénat. Alors derrière cette nécessité d'évolution des questions fondamentales de meur comment concilier liberté de mourir des patients et la protection des plus vulnérables ?

Préserver le rôle des soignants et une éthique médicale et enfin quelle place pour la vie qui reste et le deuil dans ce débat. Pour éclairer ces enjeux, nous avons choisi de croiser trois regards : celui du vécu, celui du regard médico-judiciaire et celui de la réflexion éthique et déontologique. 2895 € par an pour une inscription en licence contre 178 € aujourd'hui. 3941 € pour une année de master au lieu des 254 € actuels.

Voilà ce qui pourrait rapidement changer pour les étudiants étrangers qui suivent actuellement leurs études en France alors que ces droits d'inscription différencié pour les étrangers existent déjà depuis 2019. Ils étaient jusqu'ici peu appliqués par les universités. C'est sans compter sur le projet de décret de l'actuel ministre de l'enseignement supérieur Philippe Baptiste qui prévoit justement de rendre obligatoire cette augmentation de ses frais à destination des étudiants étrangers.

Ce mardi, des syndicats d'enseignants et d'étudiants se sont rassemblés un peu partout en France pour protester contre cette mesure. À Paris, plusieurs centaines de personnes ont manifesté jusque devant les bâtiments du ministère de l'enseignement. Notre journaliste Andre Manivit était sur place. combat gag que moi à là-bas j'avais choisi Paris spécialement parce que je savais que c'était une FA qui n'appliquait pas justement bienvenu en France que la présidence avait pris l'adition de ne pas l'appliquer et là du coup bah ça me fait complètement reconsidérer mon choix d'étude supérieure quoi.

Moi je pas les moyens en fait de payer 3000 € pour l'année de licence. Déjà que je suis je galère en ce moment avec mon logement, mon alimentation et cetera. J'ai pas du tout les moyens financiers.

Euh même si je prenais un travail à côté, c'est pas possible. Et mes parents ne peuvent pas m'aider financièrement avec ça. Du coup, 3000 € je peux pas.

Donc ça me ferait obligé d'arrêter ma scolarité quoi. On a une variable d'ajustement euh s'il y a il y a plein de problèmes. Euh OK, il peut avoir des problèmes de budget et cetera, mais ça attaque directement sur les étudiants étrangers.

Alors que bah nous à la base, on est venu aussi pour faire des études, pour apprendre, pour participer aussi à la société. Il y a plein d'étudiants étrangers qui au final s'installent en France et contribuent en quelque sorte à l'économie. Mais là, on est considéré comme bah l'avarable de justement.

On veut pas de nous ici. On nous met dans les frais d'intrécir. Alors que bah déjà faudrait mettre plus d'argent au final dans l'éducation, faudrait mettre plus d'argent dans l'université, plus d'argent dans la fac et c'est pas normal que bah on soit la varie d'ajustement, qu'on soit vu comme quelque chose à gérer et pour faire des rentrées quoi.

Vous pourrez retrouver ce reportage dans son intégralité dans l'émission du journal des luttes qui sera diffusé samedi prochain sur le média. Vendredi dernier, près de 2000 personnes étaient rassemblées à Saint-Nazer en Loire Atlantique près de Nant pour une mobilisation antimilitariste. Ils étaient réunis pour dire non à la marche vers la guerre, à la militarisation de la société et surtout au projet de porte-avion nouvelle génération he France libre comme il doit s'appeler qui doit donc bientôt voir le jour dans les chantiers navals de Saint-Nazer.

Cette première manifestation a été secouée par une charge policière particulièrement violente pour confisquer notamment une marionnette à l'effigie d'Emmanuel Macron et c'est terminé par l'immolation d'une maquette d'un porte-avion nommé France l'hyperticide. Notre journaliste Théopéron était présent sur place. Israël assassin pour nous ne voulons pas être complice de génocides de crimes de guerre parce que les actionnaires de l'industrie de l'armement ne visent qu'à ramasser des dividendes et son des profiteurs de guerre protégés par Macron et ses gouvernements.

Macron a annoncé en grande pompe une fausse annonce hein, d'ailleurs du porte-avion nouvelle génération, mais ça participe ça participe aussi à la militarisation des esprit et à faire à laisser penser que il y a pas d'autres alternative que la marche à la guerre. Et ça ça lui va bien parce que lui il est euh voilà, il fait partie des impérialistes et dans la logique impérialiste, il a raison. Nous, on pense que y compris sur l'histoire de défense nationale, mais on n'est pas sur une défense nationale, on est encore une fois sur une défense des intérêts capitalistes.

Et le porte-avion, on a beau l'appeler France libre, il a des capitaux mondiaux, internationaux. La paix pour laquelle nous nous battons, c'est une paix qui est révolutionnaire, une paix qui passe par le démantellèlement du complexe militar-industriel et l'autodéfense populaire. Pas de justice, pas de paix, pas de pas de Palestine libre, pas de paix, pas de Congo libre, pas de paix, pas de Soudan libre, pas de paix, pas d'Iran libre, pas de paix en fait.

Vous pouvez également retrouver ce reportage dans son intégralité sur notre chaîne YouTube. Et on termine ce récap avec l'actualité internationale. Hier, l'Union européenne est parvenue à se mettre d'accord pour sanctionner des colons extrémistes israéliens coupables de violence contre les Palestiniens et les Palestiniennes en 6 Jordanie.

Ces sanctions étaient bloquées depuis des mois par un véto Hongrie de Victor Orbane. Alors, la récente victoire de Peter Magillar aux élections législatives hongroises a enfin permis d'obtenir un accord politique. Les sanctions prévoient un gel des avoirs dans l'Union européenne et une interdiction d'entrer dans l'Ulie pour se colons israéli.

Elle vise également 12 responsables du Hamas ayant pris part aux attentats du 7 octobre en Israël. Ces sanctions font également suite à 2 mois de violence continue à l'encontre des Palestiniens et alors qu'Israël a récemment introduit des mesures visant à renforcer son contrôle sur le territoire de la Sif Jordanie, alors même que toutes les colonies sont considérées comme illégales en vertu du droit international. L'UE examine actuellement d'autres options comme une interdiction commerciale des produits provenant des colonies ou des droits de douane sur les importations.

Bon nombre de ces mesures restent difficiles à adopter car elles nécessiteraient un accord unanime ou une majorité qualifiée parmi les Étatsmembres de l'UE. Selon les derniers chiffres de l'UNICEF publié ce jour, un enfant palestinien est tué en moyenne chaque semaine depuis janvier 2025 en 6 Jordanie occupée. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap.

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