Rencontre avec Omadi, maître coranique dans un bidonville de Mayotte
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous travaillez ici à Mayotte ?
Non, il ne bosse pas. Comment vous arrivez à vivre ? Il a deux sources de revenus, ses enfants qui sont à l'extérieur, qui lui envoient de temps en temps de l'argent. Et deux, comme il est maître poranique, de temps en temps, quand les gens viennent prier, les gens peuvent lui donner 50 euros. Donc il vit avec ses petits moyens, mais il n'a pas de revenus fixes.
Vous avez un travail, vous êtes maître poranique.
On ne peut pas considérer ça comme un emploi, mais c'est juste un mandat.
Et nous aussi, nous c'est pareil. Ce n'est pas un emploi, mais c'est un mandat. Donc le maître poranique, il y a des élèves qui viennent chez vous pour apprendre le Coran. Où est-ce que vous les recevez ?
À la mosquée. Donc il y a un endroit à l'aménager.
On me dit que les maîtres coraniques ont ou avaient une fonction de, pas juge, mais de médiateur. Quand il y a un conflit entre des personnes, on va voir le maître coranique et il essaye de régler ça. Il dit que c'est vrai. Est-ce que vous vous souvenez du dernier conflit que vous avez réglé comme ça ?
D'accord, il dit que c'est tous les jours. À chaque fois, quand il y a des gens à l'extérieur, notamment des jeunes, des gens qui commencent à vouloir se bagarrer, bon, lui, il vient, il dit, écoutez, allez vous arrêtez, donc il se calme.
Et vous êtes respecté parce que vous êtes maître coranique ?
Oui, il a dit oui. Je lui ai demandé, lui, en tant qu'habitant d'ici, qu'est-ce qu'il aurait souhaité que les collectivités, l'État, fassent en premier pour eux. Ce qu'il veut, c'est les routes, les équipements de base, parce que l'électricité, eau, parce que quand quelqu'un est malade ici, ou quand il y a le feu, bien sûr, c'est tout un quartier qui brûle parce que les pompiers ne peuvent pas intervenir rapidement.
Omadi, si tu étais président, tu fais quoi ?
On a dit qu'il ferait tout pour que les gens vivent dans des bonnes conditions, que la pauvreté diminue et que les gens vivent en paix. Concrètement, on fait quoi alors ? La première mesure, Omadi, président.
Blanc-Toufain, il y a un tournoi.
Madame, s'il était président ici, c'est les routes. Parce qu'avec la route, c'est un désenclavement, c'est la route où on peut amener l'eau, on peut amener les équipements de base. C'est ça. Lui, il voit que son quartier. Voilà. Et il a raison. Président du quartier, alors. C'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça.
Merci.