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interviewBFMTV· 1 septembre 2025 14 min

Vote de confiance, budget 2026, portable à l'école... L'interview en intégralité de Valérie Pécresse

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonsoir Madame Pécresse. Bonsoir. On va parler de l'élève François Bayrou dans quelques instants. Vous nous direz s'il peut encore avoir la moyenne lundi prochain à son épreuve du vote de confiance, puisque c'est la rentrée scolaire aujourd'hui et que les régions ont la responsabilité des lycées. Une question tout d'abord, si vous le permettez, qui intéresse tous les parents et pas mal d'élèves également, c'est l'interdiction des écrans. Vous avez lancé l'an dernier l'opération zéro portable en cours dans une centaine de lycées d'Île-de-France. Vous souhaitez la généraliser cette année. Les portables au lycée, ça suffit ? C'est ça le mot d'ordre ?

0:29
Valérie Pécresse

Je crois que l'expérimentation qu'on a menée l'année dernière a été pour moi très convaincante. En fait, c'est la communauté éducative, une partie de la communauté éducative, qui est venue me voir en me disant que depuis le Covid, les portables étaient devenus une source de déconcentration des élèves, mais aussi potentiellement une source de perturbation des cours, parce qu'on peut enregistrer, on peut filmer, on peut photographier. Ils sont censés rester dans les cartables, mais dans les faits, ils nuisent aussi...

0:55
Présentateur

C'est facile de les sortir.

0:56
Valérie Pécresse

Oui, et puis ils nuisent aussi aux apprentissages. Et donc, dans 100 lycées, la région a financé des boîtes pour mettre les portables. Vous rentrez dans la classe, vous mettez vos téléphones dans la boîte, vous les avez, vous les récupérez à la récréation, mais pendant le cours, on ne fait que le cours.

1:15
Présentateur

Mais ça reste à la base du volontariat, c'est-à-dire que vous financez...

1:17
Valérie Pécresse

Je ne suis pas ministre de l'Éducation nationale, M. Fauvel, je ne suis qu'une modeste présidente de région qui ne peut que proposer, inciter, mais c'est pire que ça, les portables. Moi, je crois qu'il y a un enjeu de santé publique pour nos adolescents. 70% des lycéens font leur devoir portable allumé.

1:35
Présentateur

D'autant plus, Valérie Pécresse, que certains établissements proposent des manuels numériques. Attendez, on va y venir.

1:43
Valérie Pécresse

70% des lycéens dorment avec leur portable allumé. Donc, évidemment, on dit manque de sommeil, on dit irritabilité, on dit décontratation, on dit mal-être et santé mentale. Mais vous croyez que c'est bon de dormir avec un portable qui vous envoie des notifications toute l'année, mais personne ne peut survivre à ça. Oui, mais s'ils sont adultes, je n'en ai pas la charge.

2:10
Présentateur

Vous pensez, par exemple, que les manuels numériques, c'est une mauvaise idée à l'école.

2:13
Valérie Pécresse

Alors, rien à voir, rien à voir.

2:15
Présentateur

Ce sont aussi des écrans.

2:18
Valérie Pécresse

C'est sur des ordinateurs. Rien à voir. D'abord, la région Île-de-France a une politique en matière de manuels scolaires qui est la plus généreuse de France. On a tout payé, tout gratuit. Donc, ça nous a coûté 100 millions d'euros. Nous avons proposé, il y a 5 ans, au lycée, quand il y a eu la réforme des manuels scolaires, on a proposé au lycée de choisir. Est-ce qu'ils voulaient garder des manuels papiers ou est-ce qu'ils voulaient prendre des manuels numériques ? On a la moitié des lycées qui ont demandé de garder des manuels papiers. On leur a tout payé. Ils ont aujourd'hui des manuels papiers. La moitié des lycées de l'île-de-France ont des manuels papiers.

L'autre moitié des lycées a dit, nous, ils ont voté dans les lycées, ils ont dit, nous, on veut des manuels numériques parce que ça correspond à des pédagogies plus innovantes. On aura des vidéos, on aura des cœurs en 3D, on aura des témoignages des survivants de la Shoah, on aura le discours du général de Gaulle, on l'entendra. Bref, ils trouvaient que c'était plus moderne et plus attractif pour les élèves. Donc, la moitié a des manuels numériques. Depuis, de quoi est-ce qu'on s'est aperçu ? On s'est aperçu que les manuels traditionnels n'étaient pas ouverts. 75% des manuels que nous avons payés n'ont jamais été ouverts. On le sait, puis c'est des licences numériques.

Donc, qu'est-ce qu'on a décidé de faire ? Avec l'éducation nationale, on a décidé de faire quelque chose de totalement innovant, de faire des manuels nouveaux, d'un nouveau genre. Des manuels libres de droit, gratuits, et des manuels avec beaucoup d'exercices, beaucoup de pédagogie, de l'IA pour pouvoir s'auto-évaluer. Par exemple, vous apprenez Napoléon, et bien à la fin, vous pouvez vous faire un petit questionnaire pour savoir si vous avez bien retenu votre leçon. Donc, oui, on innove en matière pédagogique en Ile-de-France. J'en suis très fière, ça n'a rien à voir avec le portable. C'est sur des ordinateurs, et ça fait partie des enseignements.

4:05
Présentateur

Alors, on ne va pas parler de Napoléon. On va parler de François Bayrou, maintenant. J'aimerais essayer de comprendre la position des Républicains.

4:09
Valérie Pécresse

Je pense que ce n'est pas tout à fait les mêmes caractères.

4:11
Présentateur

Je ne me permettrai pas la position des Républicains sur le vote de confiance de lundi dernier. Le patron du parti, Bruno Retailleau, dit « Il faut voter la confiance, même si on n'est pas d'accord avec le budget. » Laurent Wauquiez, qui est le chef de file des députés, lui dit « Il faut consulter les adhérents. Que dites-vous, vous ? »

4:26
Valérie Pécresse

Ce que je dis, moi, c'est qu'on est aujourd'hui en situation d'hyper-responsabilité. Parce qu'on est un parti charnière, et on est au gouvernement.

4:36
Présentateur

Donc, vos électeurs ne comprendraient pas que vous ne votiez pas la confiance, c'est ça ?

4:39
Valérie Pécresse

Ce n'est pas une question seulement de mes électeurs, monsieur. Non, non, non. Il y a trop de gens qui pensent aujourd'hui qu'à leurs électeurs.

4:44
Présentateur

Ce n'est pas une insulte quand on fait de la politique de penser à ces électeurs. Ce sont eux qui nous élisent.

4:49
Valérie Pécresse

Oui, mais il faut aussi un peu penser à la France. Parce qu'effectivement, peut-être que les électeurs de droite, ils en ont marre de Bayrou, et peut-être qu'ils aimeraient bien changer de Premier ministre. Mais moi, je suis une femme politique d'expérience. Ça fait plus de 20 ans que je fais de la politique. Je sais ce que c'est qu'une crise financière. Quand j'étais ministre du Budget, j'ai géré la crise des dettes souveraines. Je sais ce qui peut arriver si la France n'a pas de budget en décembre.

5:12
Présentateur

Oui, mais pardon, mais quand Xavier Bertrand, qui est président de la région Hauts-de-France, dit que si ça ne bouge pas sur le budget, il ne faut pas voter la confiance, ce n'est pas responsable de sa part. C'est ce que vous nous dites.

5:20
Valérie Pécresse

Je pense qu'il a tort. Ce budget n'est pas un bon budget, soyons clairs. Ce budget n'est pas un bon budget. Je comprends les états d'âme de Xavier Bertrand. Je comprends les états d'âme de tous les députés qui se disent que ce n'est pas un budget de droite. Il n'y a que des hausses d'impôts. La gauche le dit, c'est un budget de droite. Il y a travaillé plus pour ne pas gagner plus. Il n'y a pas de baisse de dépense en réalité dans ce budget. Il n'y a pas des vraies réformes structurelles, celles qu'on aimerait. Moins de doublons.

5:48
Présentateur

Donc vous dites, on vote la confiance. On doit voter la confiance lundi. Et ensuite, on fait pression sur François Bayrou s'il reste.

5:53
Valérie Pécresse

Je n'aime pas ce mot confiance parce qu'évidemment, il va au-delà de ce que je pense. Mais le sujet, c'est qu'on ne peut pas faire tomber ce gouvernement, j'allais dire, de manière irréfléchie. On doit essayer de trouver un chemin pour un budget.

6:08
Présentateur

Vous avez vu l'interview de François Bayrou sur les chaînes d'info hier soir. Est-ce qu'il n'y a pas chez lui aujourd'hui une forme de déni ? On ne va pas rappeler encore une fois tous les chiffres ici même, mais il manque des dizaines, peut-être même plus d'une centaine de voix à l'Assemblée pour qu'il reste à Matignon. Il est dans le déni, François Bayrou, aujourd'hui ?

6:24
Valérie Pécresse

Ce n'est pas tout à fait la même question. Vous m'avez dit que doivent faire les Républicains. Moi, je vous dis, les Républicains, pour moi, c'est le parti de la responsabilité. Ce n'est pas le parti du désordre, ce n'est pas le parti de la faillite, ce n'est pas le parti du chaos, ce n'est pas le parti du pire. Donc, ça nous conduit malheureusement à une position de responsabilité, le 8. Mais, malheureusement, parce que ce n'est pas un budget qu'on aurait voulu. Ensuite, la question, c'est est-ce que François Bayrou va réussir sur son chemin de crête à trouver une majorité ? Je pense qu'il y a très, très peu de choses.

6:56
Présentateur

Mais pourquoi il fait semblant, alors ? Pourquoi il nous dit, je ne suis pas en train de dire au revoir aux Français, j'y crois, je travaille au budget à la fin du mois ? Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'il fait ?

7:06
Valérie Pécresse

Moi, je ne suis pas psychiatre ni psychanalyste, je n'arrive pas forcément toujours à décrypter les décisions. La vérité, c'est que la situation dans laquelle nous nous trouvons, elle est la conséquence d'une décision qui, elle-même, était insensée, qui était la dissolution au lendemain des Européennes. Au lendemain des Européennes, Emmanuel Macron avait une majorité, il suffisait de tendre la main au LR et de tendre la main à M. Glucksmann et de dire, on y va tous, on n'avait pas besoin de revoter. Donc, on a eu une décision, la dissolution, qui était une décision insensée. Là, aujourd'hui, je ne sais pas pourquoi ce vote de confiance a été mis sur la table.

7:41
Présentateur

Vous n'avez pas compris ce qui s'est passé ? Vous n'avez pas compris pourquoi il a appuyé sur ce vote ?

7:43
Valérie Pécresse

Mais non, je n'ai pas compris, parce qu'il suffisait de faire un débat avec vote. Je n'ai pas obligé d'engager la responsabilité de son gouvernement, il suffisait de débattre. Et on aurait eu un débat avec vote, on aurait peut-être pu faire émerger un petit chemin de consensus. Parce que le sujet, c'est qu'il nous faut, aujourd'hui, un accord de non-censure à l'Assemblée nationale.

8:04
Présentateur

Alors, c'est ce que je voulais vous demander. Il est fort probable que lundi prochain, à cette même heure, on soit en train de commenter la démission de François Bayrou après le vote de confiance qu'il aura perdu. Qu'est-ce qui doit se passer après, Valérie Pécresse ? Quel est le parti, le bloc, qui doit revendiquer Matinouet ? Est-ce qu'il doit rester dans votre camp, par exemple ?

8:21
Valérie Pécresse

Ce que je crois, c'est que si on veut éviter le retour aux urnes, parce qu'à un moment donné, si le pays est complètement bloqué, si on va dans le mur et qu'on n'a pas de budget, il y aura forcément une nécessité de revenir aux urnes. Mais si on veut éviter ça, c'est le scénario du pire, si on veut l'éviter, il faut changer complètement de méthode.

8:40
Présentateur

C'est-à-dire ? Changer complètement de méthode. Ce que dit Elbron Pivet ce matin, la présidente de l'Assemblée, on enferme, enfin, elle ne dit pas comme ça, elle dit on met tous les partis dans la même pièce, comme pour l'élection d'un pape, et on attend qu'ils se mettent d'accord sur un programme de non-censure commun. C'est ça, votre solution ?

8:54
Valérie Pécresse

Moi, je ne crois pas à la politique sans chef. Je ne crois pas à la politique sans chef. Je ne suis pas de cette culture-là. Vous savez, moi, je n'ai pas fait mes classes chez les écologistes. Donc je ne crois pas qu'en mettant dix personnes dans une salle, on arrive à trouver un programme. Je suis d'une culture gaulliste. Donc je pense qu'il faut que le président de la République, c'est son rôle, nomme une nouvelle personne, un nouveau potentiel pour les ministres. C'est l'horizon politique, de quelle couleur politique ? J'y viens. Mais au lieu que, dès le lendemain, il se mette à faire un casting de 40 personnes, avec une organisation de 40 personnes, en fait, ça, c'est très secondaire.

Je pense qu'il faut inverser le process. Il faut que ce Premier ministre travaille sur une feuille de route politique et budgétaire. une feuille de route politique et budgétaire, avec un certain nombre de mesures, qu'il s'engage à prendre ou pas, et qu'il aille voir chaque président de groupe à l'Assemblée, ou chaque chef de parti, et qu'il essaye de négocier avec eux un accord de non-censure, sur une ligne politique. C'est ce qu'on aurait dû faire depuis le début, avec François Bayrou.

9:57
Présentateur

Ce Premier ministre, ou cette Première ministre, elle peut venir de la droite, de la gauche, du centre ?

10:02
Valérie Pécresse

À mon sens, aujourd'hui, le Parti Socialiste, malheureusement, en ce moment, les propositions qu'il met sur la table, c'est-à-dire on renonce à la moitié des efforts, on renonce à remettre des caires... Le discrédit pour le poste, c'est ça que vous voulez dire ? À ce stade, c'est pas quelque chose que nous, la droite, on pourrait voter. Donc il faut trouver quelqu'un qui soit suffisamment déconnecté, ou en tout cas un peu atypique dans le paysage, pour pouvoir à la fois recueillir un non-opposition du PS et une non-opposition de la droite.

10:38
Présentateur

Est-ce que ça pourrait être quelqu'un qui préside une région, par exemple ?

10:42
Valérie Pécresse

Ça pourrait être quelqu'un qui préside un grand exécutif local.

10:45
Présentateur

Une région avec le mot I, la lettre I en premier, et France en dernier. Est-ce que vous, je vous la pose autrement, est-ce que vous êtes candidate au poste ?

10:50
Valérie Pécresse

Je crois malheureusement avoir fait des propositions très audacieuses de réforme pour la France et de baisse des dépenses budgétaires, parce que je vous rappelle qu'en 2022, non, non, ça veut dire... Laissez-moi finir ma phrase ! En 2022, vous savez que j'avais dit qu'ils avaient cramé la caisse. La vérité, c'est que je n'ai pas été beaucoup écouté, pas beaucoup entendu. Mais j'aurais préféré qu'on m'entende davantage, parce que ça nous aurait évité trois ans de glissades successives.

Le problème, c'est que les mesures que j'ai proposées, qui sont des mesures, j'allais dire, fortes, indexées, là je dépare en retraite, sur l'espérance de vie, automatiquement, parce que plus on vit longtemps, plus on va devoir travailler longtemps. Faire des choses un peu de bon sens comme ça, ouvrir la capitalisation, avoir plus de doublons, un responsable unique, une collectivité en charge, d'une politique décentralisée et déléguée, tout ce qui n'est pas protégé, éduqué, soigné pour l'État, par exemple. Supprimer toutes les agences. Bref, toutes ces propositions-là. Il n'y a pas de majorité aujourd'hui au Parlement pour y adhérer, M. Fauvel. Et moi, je ne vais pas me renier.

Je ne vais pas me renier parce qu'à un moment donné, j'ai la conviction...

11:59
Présentateur

Alors, qui, dans votre camp, est prêt à renier une partie de ses convictions pour aller faire le job ?

12:03
Valérie Pécresse

Mais peut-être que d'autres à droite... Est-ce que vous en voyez ?

12:05
Présentateur

Vous avez sans doute vu les discours de Gérald Darmanin ce week-end, a adressé des clins d'œil assez appuyés au PS en disant que c'est un grand parti de gouvernement. Est-ce que Gérald Darmanin peut être l'homme qui va voir tous les partis politiques et tente de trouver un minimum commun ?

12:18
Valérie Pécresse

Peut-être que d'autres à droite ont envie de trouver, de bâtir ce compromis à partir d'une ligne politique qui serait la leur, qui serait un peu différente de la mienne. Moi, ce que je crois, c'est que les propositions que j'ai mises sur la table sur ces réductions de dépenses, sur le fait qu'on devait gagner plus avec son travail, mais du coup baisser les charges sur le travail, toutes ces propositions-là, un jour, on sera obligés de les faire. Parce qu'un jour, elles apparaîtront comme nécessaires. Mais ce ne sera pas vous et aujourd'hui. Je pense que ce n'est pas le jour aujourd'hui, enfin avec cette majorité-là. Je reviens sur le futur Premier ministre.

Il est possible aussi qu'on n'y arrive pas à cet accord d'annoncement. Et dans ce cas-là, une solution ? Dans ce cas-là, retour aux urnes. Mais là, retour aux urnes...

12:59
Présentateur

Vous le souhaitez ou pas ? Si on n'y arrive pas, il n'y aura pas d'autre solution, c'est ça ? En quelques mots, s'il vous plaît.

13:04
Valérie Pécresse

On n'est pas condamnés à l'instabilité gouvernementale. Mais s'il y a un retour aux urnes... Certains disent nouvelle dissolution. Moi, je n'ai absolument pas le sentiment qu'une dissolution, qui était une erreur, si on la reproduit une deuxième fois, ça résolve les problèmes. Je ne crois pas qu'une deuxième dissolution apporte la stabilité au pays. Je ne crois pas qu'elle lutte contre le fractionnement politique. Je ne crois pas qu'elle nous apporte la stabilité dont nous avons besoin. Je crois que s'il y avait retour aux urnes, ce serait la décision du président. Mais je crois que c'est une élection présidentielle anticipée qui serait souhaitable.

13:36
Présentateur

Une élection présidentielle anticipée ?

13:37
Valérie Pécresse

Si nous n'arrivons pas... Si il n'y a pas de... Si nous n'arrivons pas à trouver cet accord de non-censure de gouvernement...

13:42
Présentateur

En gros, ce que vous dites, c'est s'il n'y a pas de gouvernement dans quelques jours ou quelques semaines, Emmanuel Macron doit partir.

13:45
Valérie Pécresse

Dans quelques mois ? Je ne dis pas qu'il doit partir. Je dis que sa décision sera de convoquer les Français aux urnes et que la dissolution, à mon sens, serait un deuxième échec.

13:56
Présentateur

Merci beaucoup Valérie Pécresse d'avoir été avec nous ce soir sur le plateau de 60 Minutes.