Prise de parole d'Emmanuel Macron : "Le clap de fin d’un règne qui n’a jamais commencé"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:05OuverteÉludée
Le déni et l'impuissance : Emmanuel Macron explique que tout ne va pas si mal, que les Français ont une vision trop pessimiste, et qu'il n'est pas responsable des lois.
- 3:01OuverteRéponse directe
Vous avez dit que vous ne manquiez pas de respect à Emmanuel Macron, mais que vous lui parliez avec franchise. Pourquoi cette franchise ?
- 4:21RelanceÉludée
Le problème d'Emmanuel Macron, c'est qu'il pense que la parole suffit. Est-ce que c'est vrai ?
- 6:11OuverteÉludée
Le déni, c'est quoi exactement chez Emmanuel Macron ?
- 6:55OuverteÉludée
Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il dit 'vous avez raison' sur le droit du maire ?
- 9:38OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pouvez ajouter à ce désastre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16PrésentateurFait
« Emmanuel Macron affirme qu'il ne fait pas les lois, qu'il n'est pas un homme orchestre, qu'il n'est pas responsable de 40 ans de dérive. »
- 0:30PrésentateurFait
« Il aura instillé l'idée qu'on ne peut rien faire, rien changer, rien bouger, qu'on ne peut pas agir sur le réel. »
- 8:28PrésentateurChiffre
« Il a repris le chiffre de 500 000 entrées légales en France. »
- 9:43InvitéFait
« C'est le clap de fin d'un règne dont on a l'impression qu'il n'a jamais commencé. »
- 11:58PrésentateurFait
« Emmanuel Macron aura instillé l'idée qu'on ne peut rien faire parce qu'il refuse de renverser la table. »
- 16:15InvitéFait
« Moi, hier, j'ai vu un monarque déchu, un monarque effectivement impuissant. »
- 16:56InvitéFait
« Il n'y a plus aucune autorité dans le discours présidentiel. »
Temps de parole
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Bonjour à tous et bienvenue sur Europe 1 à l'heure des pros 9h30 et sur ces news jusqu'à 10h30. Le déni et l'impuissance. Le déni parce qu'Emmanuel Macron explique que tout ne va pas si mal, que les français ont une propension à voir la vie en gris, que les autres pays ne font pas mieux. L'impuissance parce qu'Emmanuel Macron affirme qu'il ne fait pas les lois, qu'il n'est pas un homme orchestre, qu'il n'est pas responsable de 40 ans de dérive, etc. C'est peut-être d'ailleurs le plus dramatique de la présidence Macron. Il aura instillé l'idée qu'on ne peut rien faire, rien changer, rien bouger, qu'on ne peut pas agir sur le réel. C'est à la fois vrai et faux.
C'est vrai sous une présidence Macron qui considère que seule la parole résout les problèmes. Quand Agnès Verdier-Molinier et Robert Ménard sont venus sur le plateau pour la première fois en 8 ans, j'ai vu Emmanuel Macron sonner, comme Agnès et Robert Ménard le malmener en direct. C'était d'autant plus cruel que le maire de Béziers n'était pas agressif, qu'il n'avait aucune joie mauvaise à égrener les faillites d'Emmanuel Macron, qu'au fond il était triste du bilan. Mais vous êtes président, que diable, depuis 8 ans ! Voici ce qu'il lui disait et ce qu'Emmanuel Macron n'entendait pas. Oui, pour la première fois, Emmanuel Macron était grogui.
J'ai eu le sentiment qu'il devinait que la parole ne suffirait plus, que ces deux années seront un chemin de croix, que le bilan est terrible, que la curée a commencé et qu'il sortira lessivé d'un mandat marqué par un bilan globalement négatif. Et comme Agnès Verdier-Molinier et Robert Ménard sans doute, ce naufrage nous accable parce qu'il est d'abord celui de la France. Et donc la vedette du soir avec le président Macron. Alors vous, vous êtes très relax quand vous interrogez le président de la République, vous dites des mots qu'on entend dans la rue, pourquoi pas ? Certains peuvent trouver ça, non pas déplacé d'ailleurs, mais un peu trivial, vous dites connard, connerie, etc.
Vous parlez comme on parle finalement le français dans la rue. et j'ai trouvé cet échange d'une cruauté terrible. Parce que, d'abord je vous ai trouvé excellent, mais il n'y avait pas, ce que je dis, là il n'y avait pas une volonté de faire mal, vous êtes triste au fond, mais vous lui avez dit, mais enfin vous êtes là depuis 8 ans. Et j'ai eu l'impression que lui-même, alors ça ce n'est que de l'impression, non pas qu'il découvrait, mais que la parole ne suffisait plus, que c'était fini, que c'était terminé. Et même à la fin je me suis dit, mais pourquoi est-ce qu'il ne part pas ? Pourquoi est-ce qu'il ne démissionne pas au fond ? C'est fini.
Les 8 ans sont terminés, il ne peut plus rien faire. Et le bilan il est, mais effrayant, et c'est ce que vous lui dites pendant les 20 minutes ou 30 minutes. Et je ne veux pas dire que j'avais de la peine pour Emmanuel Macron, ça n'aurait pas de sens de dire ça. J'ai surtout de la peine pour la France, parce que l'échec est à la hauteur de l'espoir qu'il avait levé.
D'abord, je ne crois pas lui avoir manqué de respect. Non, je ne dis pas ça. Je ne voulais pas ça. Je n'ai pas dit ça. J'ai dit, vous êtes relax quand vous interrogez le président de l'arrivée. Vous savez, je suis venu, j'avais mes notes dans la poche, et je me suis dit, je ne vais pas les sortir, parce que je vais juste lui dire ce que j'ai sur le cœur, ce que je vois tous les jours. Et autant, honnêtement, il est à l'aise sur les chiffres, sur la politique internationale et tout, et puis il a des succès dans ce domaine-là, sur la politique internationale, honnêtement, mais il y a des choses où j'applaudis tout.
Autant, dès qu'on en arrive au quotidien des gens, je pense que c'est un autre univers que pour lui. Vous avez compris, j'ai eu l'impression qu'il était un peu là des choses. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire. Comme s'il avait l'impression qu'il y a encore deux ans, là, il ne va pas partir avant, parce que ce n'est pas le genre de, me semble-t-il, il ne va pas, je ne crois pas qu'il va démissionner, il a envie d'être au centre des choses. Mais je crois qu'il y a une partie de la France, de ce que vivent les gens, qui lui échappent. Peut-être que quand...
Attendez, je ne donne pas des leçons, peut-être que quand tu es à l'Elysée depuis huit ans et que les types autour de toi, ils pensent que tu es un génie de l'humanité du matin au soir, peut-être que moi, je deviendrai exactement pareil que lui. Donc je fais attention. Voilà, j'ai essayé de lui dire... Vous avez eu un échange après avec lui ? Non, non, ni avant, ni après.
Bon, alors, moi, le problème d'Emmanuel Macron, on psychologise tout, le problème. En tout cas, la clé d'entrée, je pense que depuis toujours, il pense que la parole suffit. Toute sa vie, ça a été ça, et toute sa vie, ça a marché. Et il y a quelque chose qui illustre ça. Il vous a dit hier que jamais il n'avait parlé de sentiments d'insécurité. Mais c'est faux. Bien sûr que c'est faux. Donc je vais vous le faire écouter. Je vais vous faire écouter ce qu'il a dit hier, mais il en a parlé régulièrement. Il a dit dans sa bouche, il y a un sentiment d'insécurité. Donc il dit hier, vous ne m'entendrez pas, moi, avoir dit ça, mais c'est faux en fait.
Et c'est ça qui est troublant chez Emmanuel Macron. Je pense qu'il est sincère quand il dit hier, parce qu'une parole oublie une autre parole qui oublie une autre parole qui oublie une autre parole qui oublie une autre parole. Je pense qu'il a des sincérités successives.
Je suis d'accord avec vous. Moi, je pense que quand il me le dit hier, je ne l'ai pas repris parce que je me suis déjà...
Alors écoutez ce qu'il a dit hier et vous allez écouter ce qu'on va entendre deux fois. On a passé en 2021.
Ce que notre nation vit, c'est un sentiment d'insécurité, mais où en quelque sorte tout rentre en harmonique. C'est-à-dire, c'est l'inquiétude sur est-ce qu'on va réussir à financer ceci, cela. C'est l'inquiétude sur le sujet climatique. C'est l'inquiétude face aux faits migratoires. Une dame, d'ailleurs, a fait miroiter les deux sujets. C'est l'inquiétude culturelle. Et c'est l'inquiétude... Attends, ils nous ont fait la même coup, je l'ai dit hier, avec l'immigration. Quand on venait dans des plateaux de télévision, enfin moi, on s'est croisés assez souvent depuis la semaine d'années, t'étais le facho de service.
Et pas seulement avec les hommes politiques, avec une bonne partie des journalistes. Si tu dises... Et alors, si t'avais le malheur de dire, par exemple, peut-être qu'il y a un rapport entre une immigration qu'on ne contrôle pas et l'insécurité, alors là, t'étais l'extrême droite personnifiée.
Le déni, c'est quoi ? Plusieurs fois, il le dit. Il dit, il y a huit ans, la situation n'était pas la même qu'aujourd'hui. Mais c'est pas vrai. Mais évidemment que c'est pas vrai. Puisque la France orange mécanique de Laurent Auberton, ça date de je ne sais combien de temps. C'est ça qui est fou. Ce qu'il dit n'est pas vrai. Donc c'est ça le déni. Puisqu'il te dit, mais je pense qu'il est sincère, il y a huit ans, il pensait que ça n'existait pas. Et c'est ce qu'il dit. C'est son premier argument. Donc c'est effrayant, en fait. Parce que tu dis, il est déconnecté.
Vous l'avez vu ?
Le président qui est déconnecté.
Chaque fois, c'est son argument. Moi, j'avais l'impression hier, parce qu'en plus, sur un certain nombre de choses, il me donne raison et il dit... Mais il me donne complètement raison. Et ce qui est sublérant, c'est que tu lui dis, mais pourquoi vous ne l'avez pas fait avant ? Je dis, moi, il y a des années que je le dis,
comme s'il a l'impression de découvrir ça aujourd'hui. Alors, il y a un échange qui est formidable, et je le dis pour Marine, c'était le dernier passage que je voulais vous montrer. C'est le droit du maire. Il vous dit, vous avez raison. Mais enfin, il est président de la République. On va l'écouter, ce passager. Il dit, vous avez complètement raison. C'est vous qui avez raison de ne pas marier cet EQTF.
Alors, qu'est-ce qu'ils attendent ? Vous vous rendez compte que je peux être déclaré demain inéligible ? On est à la veille des municipales parce que je refuse juste de marier un type qui est indélinquant, qui est en situation illégale.
Alors, écoutons cet échange, parce que c'est là que je trouve qu'il était grogui, vraiment sonné, comme un boxeur. Parce qu'il dit, vous avez raison. Le droit, au bout de 8 ans, vient pour la première fois une expression, c'est peut-être la première fois qu'il l'utilise, bon sens. Au bout de 8 ans. Bon sens, c'est le bon sens. C'était une expression qu'il fallait vouer aux gémonies. C'était un truc de vieille grand-mère.
Le bon sens. Mais c'est sûr que ça existe, le bon sens. Il y a des choses raisonnables et des choses qui ne le sont pas. Et moi, j'ai juste essayé hier, je vous dis, je suis rentré, je me suis dit, je vais juste lui parler de deux ou trois choses que je connais. Et surtout ne pas aller, vous savez, dans les statistiques, parce que sinon, ils m'auraient dit, ah mais c'était pas mieux avant. En quoi il a raison, de toute façon, c'était pas mieux, que ce soit avant, ils n'ont pas fait mieux que lui. Voilà, j'espère que ça servira à quelque chose. Ma seule crainte de tout ça, c'est que ce soit, comme vous le disiez, Pascal, que des mots. Et qu'il n'y ait rien derrière.
Il a repris le chiffre de 500 000 entrées légales en France, c'est lui qui le met dans sa bouche, alors que nous, CNews, et moi en particulier, nous sommes passés devant l'Arcom parce qu'on nous reprocessait d'utiliser ce chiffre de 500 000. Je lui ai dit, c'est la ville de Toulouse. C'est la ville de Toulouse. Mais il l'a repris dans sa bouche, le président de la République. Donc je préviens l'Arcom qu'Emmanuel Macron doit passer devant l'Arcom. Parce que nous, mais attendez, vous rigolez, nous on nous a fait... Alors bon, visiblement, on a pu convaincre que ce chiffre de 500 000 était une réalité. C'est ce que... C'est même légèrement su.
Et je crois qu'on est passé devant l'Arcom sur ce sujet hier ou avant-hier. C'est Gérald Brise-Viray qui m'a rapporté ça. C'est formidable. Donc moi, vous vous rendez compte où on en est ? Je dis chiffre de 500 000. Il y a eu des... Comment ça s'appelle ? Des saisies. On passe devant l'Arcom. On arrive à gagner, entre guillemets, à les convaincre. Président de la République reprend le chiffre. C'est le président qui le dit. Émigration légale. Émigration légale. Il le dit, c'est l'émigration qui le parlait. Vous avez le droit encore à 3 minutes, paraît-il, Après, c'est fini. C'est l'Arcom qui a décidé aussi. Éric, alors, taisez-vous. Taisez-vous, parce qu'il ne vous reste que 2 minutes.
Mais Éric Nolot va parler.
Qu'est-ce que je peux ajouter à ce désastre ? C'est le clap de fin d'un règne dont on a l'impression qu'il n'a jamais commencé. Ça fait 8 ans qu'Emmanuel Macron est en marche. On ne sait jamais vers quelle destination. On ne sait toujours pas où il veut mener cette marche. Il n'y a toujours pas de vision. On ne sait toujours pas ce que c'est que le macronisme ou alors on ne le sait que trop.
Si maintenant, le discours, je vais vous dire, le discours qui se met en place, c'est vous ne comprenez rien, ce pays est fragile et on ne peut rien faire. C'est ça le nouveau discours de l'Élysée. Vous ne vous rendez pas compte c'est Chiracien, ce pays est trop fragile. Emmanuel Macron aura au contraire su le préserver. Ça, c'est l'infra-discours. C'est ce qui va se mettre en place les deux prochaines années. C'est très fragile, les gens veulent quelque chose, mais ce sont les injonctions contradictoires, etc.
Ça va être ça le discours. Ça, c'est vrai que c'est très Chiracien, ça ne nous a pas porté bonheur parce qu'on est dans une forme globale et même le petit suspense sur un référendum possible, tout ça, a fait pchit. Donc, écoutez, moi, j'avais qu'une seule pensée en écoutant les échanges, parfois brillants, en effet, c'est encore deux ans. Je me disais, encore deux ans de perdus. Mais qu'est-ce que devrait faire le président de la République ? Pardon, mais il ne va rien se passer. Qu'est-ce que devrait faire ?
Si il pensait à la France et qu'il ne peut rien se passer, il pourrait dire, écoutez...
Pascal, ce n'est pas que lui. Avant lui aussi, on avait un éloge de l'impossibilité de faire des choses. Moi, je suis sidéré de ça. Chaque fois... Quand je suis arrivé, je suis devenu maire. Moi, c'est un tout petit niveau. Vous savez ce qu'on me disait ? La réponse que j'entendais tout le temps. Ah, monsieur le maire, on a tout essayé. Oui, c'est ça. Ah, monsieur le maire, mais vous pensez bien qu'on ne vous a pas attendu pour ça. Ah, monsieur le maire, ce n'est pas possible. Ah, monsieur le maire, les règles d'urbanisme, ça le rend impossible. Monsieur le maire, il faudrait que vous demandiez l'autorisation du préfet. Monsieur le maire, vous ignorez la loi. Tout le temps, tout le temps.
Les gens... Moi, je le dis tout le temps, qu'on arrête de nous casser les bonbons avec, vous savez, la démocratie participative et tout ça. Les gens, ils ne demandent pas ça. Ils ne nous demandent pas ça. Ils nous demandent de faire des choses. Or, le discours, aujourd'hui, c'est un discours... Tu ne peux rien faire. Tu es bloqué. Mais c'est ce qu'il dit. C'est un discours de résignation quand on attend un discours de rupture. Hier, c'était ça. Tu n'as pas envie... Sinon, pourquoi tu fais de la politique ? Sinon, il n'a qu'à arrêter tout. Et il n'a qu'à dire...
Ce que vous venez de dire et vous n'avez plus le droit de parler pour le prendre parole, c'est l'essentiel. C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron aura instillé l'idée qu'on ne peut rien faire parce qu'il refuse de renverser la table. Et quand on discute, nous, à l'Élysée, il nous dit c'est impossible de renverser la table. Les yaka-foucons, il y en a marre. Eh bien, moi, je dis oui, yaka-foucons. Et je dis oui aux yaka-foucons. Je leur dis oui. Allez-y, les yaka-foucons. Bien sûr. Très bon slogan. Allez-y, les yaka-foucons. Allez-y, croyez-y. Ils l'ont réussi parce qu'ils pensaient... C'est quoi la formule ? Parce qu'ils savaient que c'était impossible. Voilà. Et là, vous avez un président.
En fait, c'est... Un intellectuel assis va moins loin qu'un con qui marche.
Et le président est un intellectuel assis. Je ne sais pas si que ce soit très gentil, ça. Non, je me manque. Non, mais bon. Je me manque. Le président est un intellectuel.
Là, si. Alors, je ne dis pas qu'il faut pour le pays un con qui marche. Je ne dis pas ça. Je vais vous dire quelque chose. On n'a besoin ni
de quelqu'un d'intelligent. On n'a besoin ni de quelqu'un de cultiver. Non, c'est une erreur. Tous les intellectuels, tous les hommes politiques qui veulent avoir écrit des bouquins pour montrer qu'ils sont mûrs. On n'a pas besoin de ça. On a juste besoin d'un type qui dise je ne sais pas tout. Je ne vais pas tout faire parce que ce n'est pas vrai. C'est une preuve d'intelligence. C'est une preuve d'intelligence. Je vais prendre, tu vois, deux ou trois questions et je vais m'occuper de ça. Je vais juste m'occuper de ça. Je ne suis pas capable de répondre à toutes les questions. Il y a des choses que je ne sais pas. J'ai dit des conneries. Je lui ai dit hier. J'ai dit des conneries.
Je le reconnais. Tu leur arraches la gueule avant qu'ils te disent je me suis trompé.
Bruno. Bruno. Pourquoi je vous appelle Bruno ? Je vous appelle Bruno. Je pensais à Bruno Retailleau. Tout le monde s'appelle Bruno. Robert. Vous avez reçu plein de messages depuis hier. Oui, beaucoup. Une tonne de messages.
Il n'a plus le droit à la parole. Qu'est-ce qui est éloquent ?
Non, mais une tonne de messages. J'imagine quand on sort comme ça et tout le monde vous a dit bravo. C'était plutôt genre. Oui, parce que en plus, oui, mais ce qui est important J'étais inquiet avant quand même. Non, mais ce qui est important
Robert, c'est la forme.
De ne pas paraître ou irrespectueux comme vous l'avez dit ou haineux ou c'est ça qui est important.
Mais je n'ai pas... Attendez... Et vous avez réussi. Je vais vous le dire, Pascal. Et c'est très important. Je ne rêve que d'une chose. Je l'ai dit d'autres fois quand je l'ai vu à Bézé. Mais pourquoi il ne vous a pas mis ministre ? Je l'en savais, je m'en fous. Mais il aurait dû. Non, je l'ai dit mille fois
mais moi je l'ai dit... Ça, c'était renverser la table de vous mettre ministre. Chaque fois... Vous voyez ? Pardon. C'est ça l'audace. C'était de dire Robert Ménard, c'est un homme de bonne volonté, il ne vient pas de mon camp mais je lui donne un ministre. Parce que vous croyez
qu'il l'aurait laissé faire ?
Oui.
Parce qu'il a mis Bruno Retailleau,
il ne le laisse pas vraiment... Oui, mais Bruno Retailleau, il n'a pas eu le choix. Ah mais... Pardonnez-moi, il n'a pas eu le choix. Parce que l'audace, c'était ça. Il n'aurait rien à faire. En fait, l'audace, c'est de mettre des gens de bonne volonté. Il faut leur laisser après le champ libre. Mais non, il n'aurait rien à faire. Mais vous ne voulez pas... Vous ne voulez pas renverser la table. Vous êtes des petits hommes mais vous ne voulez pas renverser la table. Vous êtes des bourgeois.
Qu'est-ce qu'il lui prend ? Merci. Mais non, mais au lieu de renverser la table, vous voulez renverser juste une assiette. Non, mais il faut renverser une assiette. Non, il faut renverser toute la table. Ce n'est pas parce que Robert Ménard aurait été ministre de l'Intérieur. Ça aurait changé. Il n'aurait rien pu faire. Mais si... À chaque fois qu'il aurait essayé, il aurait dit, non, calmez-vous, ce n'est pas possible, le pays est fragile. Mais je suis sûr que... Quand on entend ça... Pour un gouvernement global... Non, mais quand on entend ça, tu finis les gens... Robert... Il faut leur donner un peu d'envie, d'espoir et tout. Moi, les gens, tu leur dis au peu rien.
C'est pas un homme qui a fait parce que j'ai dit ça. Je ne dis pas qu'il y a un homme.
Je suis sûr qu'au fond, il a de l'estime pour vous et même sans doute de l'affection. Et que je suis sûr qu'Emmanuel Macron, il se dit, si c'était à refaire, je ne referais pas la même chose.
J'en suis convaincu. Il n'a qu'à le dire. Eh bien, il n'est pas un con. Je veux dire, tu n'es pas un con si tu dis, je n'avais pas pris la mesure de toutes les choses. Oui, mais c'est dur
parce que maintenant, tu ne peux pas... Qu'est-ce que voulez-vous qu'il fasse ? Il lui reste deux ans.
Mais tu peux... Attendez. Déjà, déjà...
Bon, c'est fini, là. Non, je me fais engueuler. Oui, alors, il faut que je... Non, mais il est 9h19. Là, ils sont en train de... Il faut que je me tire.
Je note, je note. Mais non, mais le temps de parole... Vous avez noté.
Là, il y a Thomas Baudère qui regarde. Tout le canal regarde et se fait engueuler.
Oui, dites un mot. Vous dites qu'est-ce qui va se passer maintenant, dans la suite ? Mais même s'il avait la volonté de faire une rupture, de renverser la table, il ne le pourrait plus puisqu'il n'a plus les moyens politiques. Moi, hier, j'ai vu un monarque déchu, un monarque effectivement impuissant. Et la seule chose qu'il pourrait effectivement faire pour la France, c'est de partir. C'est tout. Il ne partira pas. Ça n'a pas grandi la fonction. Ça, c'est certain. La sœur, ouais ! Non, mais la table, la table, elle est renversée. Moi, je n'ai jamais entendu un chef de l'État se faire traiter de cette façon-là.
Je n'ai jamais entendu dans une interview présidentielle qui est toujours un peu solennelle, quelqu'un parler de conneries. Et le président lui-même, terminé par une sorte de juron qui est aussi un blasphème, en disant « Bon Dieu, mais la France est belle ! » On n'a jamais vu ça. Vous ne vous rendez pas compte à quel point, dans ce dispositif de télé, la fonction a été abîmée hier. Non, mais vous confondez de ça, Vincent. Il n'y a plus aucune autorité dans le discours présidentiel. Il dit ça. Vous savez comment, c'est l'émission en disant « Il a des sincérités successives ».
Mais ça, c'est la définition même de l'acteur, de l'acteur de théâtre qui interprète tour à tour plusieurs rôles dans la semaine. Vincent, Il est cet homme. Vous confondez deux choses. Terminez, terminez. Je comprends une autre chose. Renverser la table et mettre les pieds sur la table. Non, non, mais... Ce n'est pas la même chose. Oui, non, mais... Vous jouez sur les mots. Mais non, pas du tout. Ce n'est pas la même chose. La présidence est à terre. Oui. Il n'a plus de pouvoir, même plus le pouvoir du verbe. Ça ne fait plus illusion. C'est vrai. Il y a un acteur qui fait les pieds au mur et on le regarde et on le dénigre. Moi, j'étais stiléré d'entendre la syndicaliste.
Après, notre amie Agnès Verdi-Molinet parlait d'un ton magistral à sa syndicaliste, n'écoutait rien de ce qu'il lui répondait. Ça ne servait à rien ce qu'il disait. Et ensuite, ça a été comme ça toute l'émission. Trois heures ! Mais, de cette manière, on se dit, si on est macroniste, on dit c'est très bien parce qu'à la télé, quand on se fait gronder, toute la sympathie va à celui qui est agressé. Quand ? C'est notre consolation quand on se fait engueuler par le présentateur dans une émission comme celle-ci. C'est rare. Ça n'arrive jamais. Et pourtant, c'est restant notre crédit. On devient sympathique quand on est humilié. Mais hier soir, ce n'était pas le cas.
Hier soir, c'était l'abaissement de la fonction. Ce que je vous dis, les pièces sont là. Le prince n'est rien et le principe n'est plus rien.
Moi, je me demande pourquoi il est allé dans cette émission parce que je pense que c'est une déflagration cette émission. Je pense que c'est une déflagration parce qu'elle va infuser lentement. C'est un poison lent. Là, il est sorti en guenille. Pardonnez-moi de cette expression hier. Avec une impuissance, on se dit mais pourquoi il est là ? Pourquoi il reste ? Moi, par exemple, je n'avais jamais posé cette question. Là, tu te dis mais pourquoi il reste ? C'est la dernière question, quoi. Pour les sujets internationaux. C'est la dernière question que tu te poses à la fin. C'est pourquoi ? C'est comme pourquoi tu restes ? Pourquoi tu restes ?