De la guerre en Ukraine à la guerre des étoiles | Ici l'Europe
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:01OuverteRéponse directe
Comment la Croatie soutient-elle l'Ukraine politiquement, économiquement et militairement ?
- 4:00FerméeRéponse directe
La Croatie est-elle prête à envoyer des troupes au sol en Ukraine après un cessez-le-feu ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Les Européens doivent-ils lever les sanctions contre la Russie ?
- 8:00OuverteRéponse directe
La Croatie soutient-elle la préférence européenne pour la défense ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Une adhésion rapide de l'Ukraine à l'UE réglerait-elle des problèmes de sécurité ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Les tensions entre la Croatie et la Serbie menacent-elles la stabilité des Balkans ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
France 24 LCP public Sénap présente. [Musique] Bonjour à tous, merci de nous rejoindre pour ici l'Europe. L'Union européenne veut peser dans le monde, vous le savez, et se cherche des alliés pour partager ses vaseurs et sa vision géopolitique.
Elle offre des perspectives d'adhésion au club européens, non seulement à l'Ukraine, mais aussi aux balcans occidentaux. Et un pays aspire à être un pont entre l'Union européenne et ses pays candidats. Il s'agit de la Croatie, pays balcanique de 3900000 habitants qui est membre du club des 27 L depuis 12 ans, de l'euro depuis 2 ans.
Nous avons le plaisir de recevoir aujourd'hui son premier ministre Andre Plenkovic. Bonjour. Euh je rappelle que vous vous êtes depuis plus de 8 ans à la tête de ce pays.
Record de longévité pour le parti de l'Union démocratique croite. C'est la droite qui siège au Parti populaire européen pour ce qui est du niveau européen. Euh vous avez été d'ailleurs eurodéputé en ce qui vous concerne et maintenant vous êtes plutôt dans une cohabitation dure avec un socialiste, Zoran Milanovic qui est reconduit président depuis le début de l'année.
Alors, on va parler évidemment d'abord de l'Ukraine. Votre pays fait partie de la fameuse coalition des volontaires. Vous soutenez l'Ukraine beaucoup jusqu'au bout, mais par quel moyen et à quel point ?
La Croatie a une expérience très riche d'être une victime de l'agression. C'était l'agression de la politique de à l'époque président de la de la Yougoslavie et la Serbie Slobodan Milochevic qui a agressé la Croatie, qui a occupé notre territoire. Les dernières parties qui étaient occupées étaient libérées seulement 7 ans après le début de la guerre.
Alors, notre expérience est unique. Pour cette raison, nous avons soutenu la l'Ukraine politiquement d'une manière économique, financière, technique, humanitaire et aussi militaire. On a adopté 12 paquets de l'aide militaire à l'Ukraine et normalement avec les 3 ans qui sont derrière nous, nous sommes un des pays qui aimerait bien voir la paix, la paix en Ukraine, mais nous aimerons bien que cette paix soit juste et durable.
Certains des pays sont prêts de envoyer ces soldats euh en Ukraine après une décision de cesser le feu, une processus de paix, hein, plan de paix. La Croatie n'est pas prêt. On a toujours dit que alors vous êtes pas prêt pour diverses raisons.
En terme de troupe au sol, vous avez le président dont je vous parlais, monsieur Milanovic qui est le chef des armées et donc doit contigner leur envoi refuse de le faire. Pour être clair, euh il y avait euh dans le passé récent deux situations. Un, c'était la mission Eumam, c'était une mission militaire de l'Union européenne.
L'autre, c'était la mission de l'OTAN, ENS et président et l'opposition ne voulaient même pas que la les soldats croates participent au cette deux missions qui étaient une participation légère, je dirais. Mais on n' jamais proposé comme gouvernement que le militaire croate que la force militaire croate participe au sol ukrainien une fois que le la paix est établie. Alors ici c'était une position très claire de mon gouvernement mais la coalition de volontaires signifie que chaque pays qui était aujourd'hui autour de la table peut trouver une niche une mode de participation qui serait toujours pertinent pour achever les buts de cette initiative.
Alors euh la Russie demande l'arrêt de sanctions agricoles financières. Est-ce que les Européens doivent finalement lever des sanctions ? Je dirais d'abord la nouvelle administration de président Trump, sa 2e administration, il a une objectif clair.
Paix au moins en Moyen-Orient, paix en Ukraine. Il se il pense qu'il y a un fais de paix. Le président Trump et c'est une position légitime.
Il utilise le pouvoir de des États-Unis à l'échelle euh global pour euh obtenir cet objectif. Et ça c'est tout à fait clair et nous respectons ça parce que tout le monde est pour pour la paix. En même temps, il faut voir quel type de paix est-ce que c'est une type de paix où nous aurons d'abord un cess de feu, une un process de négociation et un plan de paix qui peut-être euh laissera les territoires occupés de la Russie et ce sont des territoires ukrainiens de rester comme une partie constitutive de ordre constitutionnel russe Pour nous, ça c'est inacceptable parce que comme ça, on va complètement effacer tous les principes de droit international.
Ça c'est le premer point. 2e point, quel est l'objectif de la Russie ? D'abord créer une division entre les membres de l'OTAN, créer une disunité entre les membres de l'Union européenne et utiliser le processus de négociation sur la paix en Ukraine pour réétablir le dialogue avec les États-Unis. et troisièmement réhabiliter la position russe au niveau international.
Ça c'est complètement clair de ce qui arrive bien d'un certain point de vue. Regardez si on prend le club européen des 27 Victor Orban, maintenant il ne signe plus les conclusions sur une aide immédiate et tout de suite à l'Ukraine et à court terme donc un soutien inébranlable. Il y avait plusieurs occasions qu'on a une des conclusions du du conseil qui était 27-1.
Alors 26 d'un côté et un pays de l'autre côté parce que premier ministre il pense d'une stratégie complètement différent. Il est tout à fait aligné avec la ligne d'abord, je dirais de cette nouvelle euh page qui était ouvert avec l'administration Trump 2 et il n'est pas d'accord ni avec les modèles de sanctions. Il n'est pas d'accord avec beaucoup de décisions de l'aide militaire que les autres pays de l'Union européenne ont déjà prises pour aider l'Ukraine.
Mais euh les autres alors 26, il était toujours pour l'Ukraine. Nous allons continuer dans votre pays la Croatie, je le rappelais le socialiste, donc parti adverse du vôtre, Zoran Milanovic, a été réélu le 12 janvier avec 74 % des souffrages. Il a certes condamné l'invasion de l'Ukraine par la Russie, mais il a régulièrement dénoncé l'Union européenne et le soutien occidental à l'Ukraine.
Est-ce que votre population croate puisqu'il a elle a voté pour lui s'interroge sur ce soutien ? Je dirais que sa position et la position du gouvernement sont complètement différents. Euh alors, je peux dire que moi j'étais élu 3e fois pour être le premier ministre de la Croatie, c'est-à-dire que une grande partie de la population croate soutient la ligne politique que nous, le gouvernement de centre-droite ont eu vis-à-vis tous les grands questions internationales. il était élu, je respecte son élection mais il y a des dossiers internationals où on est on trouve pas un accord.
Moi, je trouve que la Croatie était aujourd'hui jusque où il devait être, c'est-à-dire à la table où on décide de l'architecture nouvelle de la sécurité en Europe, où on décide comment aider l'Ukraine, où on décide comment respecter le droit international. Il y a tellement d'autres choses vous achetez pas mal de d'armes européennes aussi notons le 12 avions de d'assaut et cetera des chars aussi que pour remplacer des chars allemands pour remplacer ceux que vous avez cédé à l'Ukraine et cetera. Vous êtes d'ailleurs favorable au principe de préférence européenne pour construire une défense européenne et des capacités sur toute production ?
Alors la politique de mes trois gouvernements était très claire. Il faut remplacer l'ancienne technologie militaire de le bloc de l'Est avec la technologie occidentale complètement compatible avec l'OTAN et l'Union européenne. C'est pour ça qu'on a acheté des rafales 12 avions multicombat français les plus modernes.
Le 12e, il doit arriver pendant le mois d'avril. Les 11 sont déjà à Zagreb. Alors ça nous donne un poids que nous n'avons jamais vu de point de vue des forces aériennes.
On a acheté les char allemandes léopard qu'ils sont les plus modernes. On a acheté le système antimissile français, on a acheté les drones turcs, on a acheté des Haars euh américaines. Alors, notre objectif c'est qu'on doit regarder le contexte global qui est en train de se changer et il faut nous sommes certains, travailler sur le concept de la autonomie stratégique de l'Europe, y compris par rapport aux États-Unis.
Je préfère que les États-Unis soient avec nous parce que cette partenariat transatlantique, cette coalition, cette alliance que nous avons avec les États-Unis, nous sommes membres de l'OTAN depuis 2008 est très important pour notre sécurité et notre liberté mais en même temps, il faut que l'Europe soit beaucoup plus fort et qu'il peut garantir sa propre sécurité. C'est pour ça que moi au mon niveau au niveau de la Croatie, j'ai fait un investissement incroyable. Quand il s'agit de budget pour la défense, on est déjà au-dessus de 2 %.
Je vais augmenter le budget pour la défense entre 2016 quand c'était mon première année comme premier ministre à 2027 fois. Alors parlons de l'élargissement du club des 27 he qui évidemment est un grand sujet. Euh est-ce qu'une adhésion rapide de l'Ukraine au club européen serait en mesure de régler un certain nombre de ces problèmes euh de euh de sécurité, d'avenir aussi ?
Moi je trouve que il y a une nouvelle volonté politique au sein de l'Union européenne. Le deuxème mandat de Ours la Fonder Derleen est est clairement beaucoup plus ouvert vis-à-vis de l'élargissement parce que la Croatie est pour le moment les dernières arrivées et les dernièr les dernières arrivées il y a déjà 12 ans. Les pays de l'Europe de le Sud-Est alors de notre voisinage sont là les premièr en ligne pour entrer.
Nous les soutenons tous, notamment la Bosnia Segovine où les croates sont un peuple constitutif avec les Serbes et les Bosniac et il faut que tous nos voisins, tous nos amis remplir les critères. Il y a aussi eu finalement une un positionnement des six pays des balcans occidentaux qui est très différent. Euh il y a clairement une Russie qui drague activement la Serbie, le Montenegro en en Bosniaz égovine aussi certains éléments.
Est-ce que ça c'est euh de nature à vous diviser, à vous inquiéter ? Les prochains Conseil européens, il faut qu'on discute sur la situation au Balcans occidentaux, notamment en Bosnia Segovine avec les tensions qu'on a vu dernièrement, la situation en Serbie, la situation en Kosovo, la situation à Montenegro, Albanie, la la Macédoine du Nord parce que tous les six pays sont prêts de accélérer le chemin vers l'Union européenne, mais il y a une situation politique et les tension où l'Europe doit d'abord faire attention et agir Agir pour la stabilité, agir pour soutenir les forces politiques qui sont pour la stabilité et le chemin européen et les réformes qui vont au profit des gens et de la société. La Croatie et la Serbie étaient autrefois en guerre au moment de l'éclatement de la la Yougoslavie dans les années 90, vous l'avez rappelé.
Mais ils ont signé un accord de coopération militaire en 2010. Mais les rapports se tendent, on sent bien avec la Serbie qui a un discours parfois très prusse. Le jour arrivera quand la Serbie doit choisir est-ce que elle est dans le siège de l'Europe ou est-ce qu'elle est dans le siège de la Russie ?
Je crois que cette politique qui est un peu multiv, c'est-à-dire un peu avec l'Europe, un peu avec les États-Unis, un peu avec la Russie, un peu un peu avec la Turquie, un peu avec la Chine, je la comprends. C'est ça que c'est une position spécifique. Mais s'il y a une volonté vraie d'être un pays au sein de l'Union européenne, il faut faire des choix des choix stratégiques.
Par exemple, la Croatie et son société Yanaf, c'est une société qui est là pour transporter le pétrole. Et le seul fournisseur 95 % de pétrole vient à la Serbie de Port Croate est très important. C'est un signal de bon voisinage mais on aimerait bien aussi qu'on règle touses les questions quand il s'agit de minorité Croate en Serbie.
Nous soutenons la minorité serbe en Croatie et la minorité croate en Serbie et aussi tous les questions qui restent qui ont resté ouverts pendant le temps de l'agression de la Serbie vis-à-vis de la Croatie il y a 30 ans. On parlait de de cette Serbie voisine. La mort de 15 personnes dans l'effondrement d'un novare de Novissade, 2e ville du pays, a déclenché des manifestations monstres qui font d'ailleurs vaciller euh Alexander Vuc, le nationaliste qui est au pouvoir depuis 2000 2014.
C'est un mouvement de jeunesse transpartisan. C'est c'est peut-être un petit peu confirmer une certaine vivacité démocratique et et la possibilité de faire des manifes finalement à travers les Balcans occidentaux. Je dirais que c'est un peu plus que la vivacité démocratique.
Malheureusement, c'est une grande tragédie où le 15 personnes étaient morts de cet effondrement à la gare de Novissade. Mais il y a une mécontentement apparemment dans la société serbe qui s'est articulé par ces démonstrations qui ont commencé par les étudiants et après on a vu qu'il y avait beaucoup d'autres je dirais parties de la société SARP qui ont participé même président W je crois qu'il a reconnu qu'il y a un souci qu'il y a un problème. Euh nous sommes toujours pour la stabilité un processus démocratique.
Je trouve que ces démonstration euh on a vu une différents groupes de la société serp qui était très hétérogène. Il n'y a pas un leader alternatif qui a dit voilà c'est moi et que tout le monde est derrière lui ça se voit pas. Nous attendons une nouvelle gouvernement sard parce que il a démissionné et je crois que c'est la la balle est maintenant dans le camp de président Vouic de proposer quelqu'un d'autre et de chercher de recréer la stabilité en Serbie.
Vous savez que les élections sont toujours prématurées. Alors, ils nous sommes pour la stabilité et les processus démocratiques. Alors, vous regardez toujours de près évidemment ce qui se passe en Bosniè Zeggovine.
Vous vous le disiez, un mandat d'arrêt internationale a été émis le 27 mars contre Mirolad d'Odic, le président du parlement de la République Serbska qui est l'entité serbe de de Bosnie, non reconnu. Son son premier ministre aussi hein donc est poursuivi. Ils sont soupçonnés de ne pas avoir respecté les accords d'après-guerre justement dans les Balcans et aurait quitté le pays illégalement.
Oui, nous sommes très concernés avec la situation en Bosnia Segovin. Nous sommes les premières qui ont un intérêt que la qu'il y a une stabilité politique, stabilité institutionnelle, un dialogue franc et constructif entre tous les trois peuples constitutifs et entre les deux entités, la République SSka et la Fédération de la Bosnia Hercegovine, y compris les autorités centrales. La madame qui est le premier ministre, président de conseil des ministres est une croite.
Elle vient de notre partie sœur en Bosnia Segovine, madame Christo. Nous la soutenons 100 % tous les processus de réforme, tout ce qu'il faut faire pour ouvrir ouvrir les négociations d'adhésion avec l'Union. Alors, notre objectif politique, c'est être de stabilité, calmer les discours, calmer les narratives et essayer de respecter les institution et le droit euh de Bosnia Segovine.
Dans ce contexte-là, euh j'appelle tous les forces politiques, tous les leadres d'être respectueux de ordre juridique à Bosnia Segovine. Merci Andre Piankovic d'avoir été notre invité aujourd'hui. Merci à vous de nous avoir suivi.
Nous partons tout de suite en direction de l'espace beaucoup plus loin bien sûr puisque nous allons nous projeter dans l'espace la conquête spatiale avec notre débat en compagnie de la chaîne parlementaire. C'est tout de suite au Parlement européen. [Musique] Bienvenue au Parlement européen avec ceux qui regardent en direction des étoiles.
Depuis quelques années, le spatial n'est plus seulement une aventure inspirante mais aussi un champ de bataille de souveraineté. avec des implications militaires bien réelles. Le rôle vital que joue pour la défense de l'Ukraine, le réseau américain de communication par internet Starling d'Elon Musk interroge les Européens sur leur propre capacité.
Certes, l'Union européenne vient de lancer son programme Iris de 300 satellites, mais il n'en reste pas moins qu'il sera opérationnel en 2030. Et en ce mois de mars, l'Europe se félicite aussi du premier lancement commercial réussi d'Arian 6, la fusée de l'agence spatiale européenne qui va lui permettre de retrouver son autonomie par rapport à l'Américain SpaceX notamment. En attendant, le déficit d'investissement public se fait ressentir.
Les Européens consacrent à peine 15 milliards d'euros par an à l'espace. Les Américains dépensent 70 milliards de l'ordre de six fois plus. Pour la première fois, il y a cependant un commissaire européen avec le mot espace dans son intitulé.
Il s'appelle Andreus Cubilius. Écoutez-le. Si nous n'agissons pas, notre industrie spatiale européenne risque le déclin par rapport à ses concurrences.
N'est pas acceptable. L'espace, c'est le futur. Qui contrôle l'espace contrôle le futur.
L'Europe doit maintenir un leadership dans l'espace. Nous ne pouvons pas laisser l'espace à l'axe des puissances agressives et autoritaires. Si nous voulons que l'espace soit source de biens, l'Europe doit rester une puissance spatiale.
Alors pour parler de ce sujet assez passionnant quand même, François Calfond, eurodéputé socialiste, vice-président du fameux intergroupe au Parlement Ciel et Espace. Euh vous êtes aussi membre de ce groupe àitao, eurodéputés des conservateurs et et réformistes. Euh la NVA qui est au pouvoir euh en Belgique.
Et nous sommes aussi aujourd'hui en en compagnie de Philippe Michel. Euh vous vous occupez de stratégie à la direction de la navigation, monsieur Michel, de l'agence spatiale européenne. Les a été créé en en 1975. expliquez-nous en en un mot euh peut-être en quoi cela consiste.
Alors effectivement, l'agence spatiale européenne, donc autrement appelé les a été créé il y a 50 ans et c'est un organisme intergouvernemental, c'est-à-dire que c'est un organisme qui travaille pour le compte donc de ses Étatsmembres et aujourd'hui il y a donc 23 Étatsmembres. Euh l'objectif de l'Agence spatiale européenne, c'est donc de proposer à ses Étatsmembres euh des activités donc spatiales. Donc les programmes que l'on connaît, ce sont les programmes Arian, donc la fusée euh européenne.
Ce sont aussi donc des programmes scientifiques, des satellites qui explorent l'univers, des programmes donc d'exploration, les astronautes européens, les rovers qui vont sur Mars, mais aussi l'agence spatiale européenne travaille en étroite collaboration avec d'autres organismes et depuis maintenant une vingtaine d'années, notamment avec l'Union européenne parce que l'espace après une telle dimension qu'il est important effectivement de connecter la compétence technique de l'agence spatiale européenne avec la compétence politique de l'Union européenne pour des projets donc d'envergure et des projets phares. On va y revenir je suppose un peu plus tard. Voilà, un modèle européen assez singulier, on y reviendra peut-être.
Mais d'abord François Calfond, on entend que l'ambiance a changé autour de la conquête spatiale. On rêvait de Mars, on rêvait des étoiles, on en rêve toujours. Mais il y a aussi des questions très concrètes qui se posent à nous, notamment depuis la guerre en Ukraine.
La question de la défense, de la sécurité, des télécommunications, c'est un réveil un peu tardif, non ? Bah écoutez, l'ambiance a changé. Je vais prendre le titre d'un film bien connu, la guerre des étoiles.
Et et ça n'est pas une vue fantasmée. Ce sont des choses extrêmement concrètes. On parlait de Galileo à l'instant.
Galileo sert en Ukraine au guidage des missiles ukrainiens sur la Russie. C'est très concret. On sait qu'en 2021, les Russes avec un missile ont détruit un satellite en orbite géostationnaire.
Et puis nous avons euh la photo euh d'Arienne. Pour nous, ce sont les usages civils. Mais quand vous allez au mureau, je révèle un secret qui n'en est pas un, vous avez la partie civile qui s'appelle Ariane et la partie militaire dans la même usine qui construit euh les missiles nucléaires français M51, sa version M52.
Donc vous voyez la question de la défense, elle est intimement liée aux applicatifs de Mais pour l'instant l'Ukraine, c'est Starlink qui opère. Alors, l'Ukraine, c'est Starling. Depuis euh que monsieur euh Musk par son réseau social X a insulté le ministre polonais qui finançait pour 50 millions euh de dollars Starling, et bien progressivement euh Dieu merci, euh nous avons euh euh une alternative européenne qui le permet, même s'il n'y a que 600 satellites à l'espace par rapport aux 6000, mais qui peut prendre le relais.
Et la question qui est devant nous, c'est de retrouver l'autonomie stratégique sur les constellations de satellite où nous avons pris un retard énorme. Oui. Alors justement madame Kanco, on est on est quand même un peu partagé sur cette sur cette affaire des LongBs.
D'ailleurs, la droite et la droite de la droite se demande si c'est oui ou non un danger pour nos démocraties et d'ailleurs la droite italienne avait ce grand projet de lui acheter pour 1,5 milliards d'euros justement ces réseaux Starling et pas le l'européen et investir moins dans l'Européen, c'est un vrai c'est un vrai débat ouvert en Europe. Oui. Je pense que le plus important c'est d'être équipé et parfois ben on ne va pas regarder on va pas faire les yeux doux à au vendeurs ou bien regarder qui il est avant de le faire.
Il faut qu'on soit équipé et on doit être réaliste. On n' pas les capacités euh qu'ils ont et qu'on peut acheter. Donc c'est pas un choix pour Elon M, c'est un choix pour Starling.
Mais on voit qu'il y a une discussion et je trouve aussi que la discussion elle est légitime parce que évidemment qu'il faut protéger la démocratie et le pouvoir de décision. Quand on a des opinions politiques, il faut alors rééquilibrer les choses. Il faut que la conversation ait lieu.
Il faut qu'on sache qui va contrôler euh euh notre pouvoir quand on aura fait ce genre d'achat. Et les Canadiens se posent également la question. Je trouve que c'est des questions légitimes.
Ça ne veut pas dire que l'intention n'est pas tout autant légitime. Donc aujourd'hui, il y a une discussion et cette discussion va avoir lieu. En Belgique, on l'a aussi.
Euh mais on doit mettre ça en parallèle avec autre chose et c'est pour ça que dans l'intergroupe euh si je c'est pour ça que dans l'Intergroupe où on on est tous les deux vice-président de l'intergroupe Sky and Space, c'est qu'on doit mettre on doit contribuer à rendre l'Europe ambitieux sur ce domaine-là parce qu'on en est aujourd'hui à se poser la question qu'est-ce qu'on achète et qu'est-ce qu'on nachète pas mais on devrait arriver à à se poser la question qu'est-ce que qu'est-ce que les gens vont nous acheter à nous et c'est c'est là qu'on on doit arriver une nuance en réalité c'est pas une nuance c'est vraiment un désaccord le En matière militaire, le plus important n'est pas d'être équipé, c'est d'être souverain. Si vous êtes équipé, si vous êtes équipé de monsieur par Starling, de monsieur Musk pour vos applicatifs de défense, vous êtes entièrement dépendant de ce qu'il fera de ces applicatifs de défense. Et je constate que le débat, il a eu lieu en Italie.
Le président Matarella l'opposition italienne s'est opposée à ce contrat entre finalement monsieur Musk et madame Méloni qui lui était tombé dans les bras. On se souvient de cette image là. Je constate que l'Italie est en train de faire machine arrière et c'est vrai que les solutions européennes euh Iris 2 euh Starle euh telat ne sont pas du même niveau puisque on est en J'aimerais surtout venir à bout de mon raisonnement parce que j'ai pas pu euh dire ce que SAT nous avons 600 satellites euh à l'espace qui est l'alternative à peu près disponible et qui a pris le relais des gens en Ukraine tandis que celle de monsieur Me Starling 6000 satellites à l'espace donc oui il y a un retard oui il faut le combler mais faut pas faire n'importe quoi pour le combler ass sur la souveraineté, je pense euh j'ai dit qu'il faut qu'on soit équipé euh non seulement en achèant ce qu'il faut, c'est pour ça qu'on doit investir dans notre défense, mais aussi en investissant dans notre propre capacité à produire.
Maintenant, je dis aussi que les questions qu'il faut se poser sur la souveraineté sont extrêmement importantes et c'était mon deuxième point que je voulais faire et ça concerne pas seulement les États-Unis, ça concerne pas seulement Elon Masque, on peut aussi parler de Lok Martins, on peut parler de de plein de situations, mais il y a aussi la Chine, il y a aussi la Russie, il y a par exemple le fait que il y a un pouvoir étranger sur des investissements autre que Starling par autre que ça, mais dans nos entreprises ou dans nos ports qui peuvent aussi constituer un risque opération. et j'ai travaillé sur le sujet en ce et donc je crois que en ce qui concerne la situation technologique de l'Europe, on a besoin d'investir massivement et on a besoin d'avoir les conversations qu'il faut mais on n pas les moyens de tourner le dos à Starling. On doit juste avoir les garanties qu'il faut et c'est important d'avoir cette discussion là.
Moi j'ai pas de préférence, je veux juste que l'Europe soit protégé. Philippe Michel sur ce projet Iris, alors c'est vrai que l'Europe est bien placé dans certains domaines spatiaux. On pense euh aux orbites hautes, à Galileo, aux GPS.
Euh mais sur les orbites basses, on a pris du retard. Ce projet Iris Square euh il va arriver dans plusieurs années. Euh comment expliquer ce retard à l'allumage ?
Est-ce qu'on a les moyens d'aller plus vite ? Avant de parler peut-être de Iris Square, laissez-moi rappeler que Iris Square, c'est le 3e grand programme phare donc de l'Union européenne que l'on que l'on développe donc en partenariat donc avec l'Union européenne. Les deux premiers programmes, ce sont les programmes donc Copernicus, programme d'observation de la Terre, qui est opérationnel, qui est reconnu comme étant un des meilleurs programme d'observation de la terre donc dans le monde, qui permet d'obtenir effectivement des images de la terre pour l'agriculture, pour la sécurité civile, pour la surveillance de l'environnement et ça démontre effectivement toute la capacité européenne à mettre en œuvre ces grands programmes.
Le deuxième programme, grand programme phare évidemment, c'est le programme Galileo, le GPS européen qui d'ailleurs est trois fois meilleur que le GPS et qui effectivement permet non seulement de se positionner, de savoir où on va mais permettre permet aussi donc l'autonomie des véhicules, permet aussi donc de sauver des vies avec le le le la fonction qui s'appelle Search and Rescue. Alors Iris Square effectivement a démarré, les besoins sont apparus un peu plus récemment. Euh il faut pas il faut pas oublier que le programme s'est mis en place en relativement peu de temps, 2 3 ans entre le moment où effectivement l'Europe a décidé que il y avait un besoin et le moment où effectivement aujourd'hui donc le programme est en marche, il y a eu tout un processus effectivement politique donc et parlementaire pour mettre en place le programme, tout un processus de négociation pour mettre en place une grosse concession industrielle.
Tout ça s'est fait dans un temps tout à fait remarquable et donc maintenant le travail doit se faire pour le comment expliquer quand même des écarts de budget de 1 à 6 entre l'Europe et les États-Unis dont on a parlé le commissaire qui veut un triplement des fameux 15 milliards par an dans le prochain budget qui démarre en 2028. L'économie spatiale va d'ailleurs tripler elle-même sa taille. Est-ce que ça va suffire pour être dans la course ?
Alors comment l'expliquer ? C'est très clairement le début de notre sujet, le changement d'ambiance en Europe. En aux États-Unis, la question du spatial est intimement lié au lobby militaro industriel.
L'Europe, elle est spatiale, elle est beaucoup française parce que les Français ont l'arme atomique et ont développé des capacités balistiques très importantes. Aujourd'hui, on s'aperçoit, on veut mettre en commun, peu importe les polémiques, des moyens pour recouvrer la souveraineté européenne. Donc c'est un lanceur éventuellement réutilisable s'il y a les commandes nécessaires, hein, parce que il y a eu 134 lancements par les par les lanceurs de monsieur Musk contre un lancement avec Arian 6.
Et pourquoi ? parce que monsieur Musk a un modèle économique où il lance ses constellations de satellite qui financent finalement ses lanceurs avec 20 milliards de dollars d'argent public américain sur les 60 milliards 70 milliards de dépenses américaines en matière de défense. Donc il faut maintenant changer de paradigme et il faut le dire aussi avec netteté et sans langue de bois.
Il y a beaucoup de pays qui petit à petit se sont désintéressés du programme Arian préférant leur propres solution. Les Italiens avaient leur propre fusée. Les Allemands considérant que Arian était une affaire française.
Mais Arian est une affaire européenne et vous avez parlé tout à l'heure des avions de chasse. Il est vrai que les F35 peuvent être débranchés depuis les les États-Unis. Pour les lanceurs, pour les satellites, comme pour les avions de chasse, il faut des solutions de souveraineté européenne.
Alors on parle de ce modèle européen. C'est vrai qu'il est beaucoup plus basé du point de vue du financement sur les investissements publics par rapport aux États-Unis où le secteur privé est beaucoup plus présent. Est-ce que ce modèle est le bon ?
Est-ce qu'on ne va pas aussi avoir des problèmes de financement ? Je pense qu'on a déjà un problème de financement. Euh nous euh et en Belgique, on a l'intention de le faire, c'est non seulement même de de d'avoir une usine à Bruxelles hein pour développer certaines pièces qui sont nécessaire dans le l'industrie de la défense.
Mais au niveau de tout ce qui est space et espace et défense, il faut qu'on soit beaucoup plus ambitieux. On peut pas uniquement compter sur l'argent public, il faut que le secteur privé aussi s'emmêle. Et on a plein on a énormément de contrôle dans ce qui se passe.
Il y a des règles dans dans ce qui se passe dans le secteur privé. le secteur privé n'est pas l'ennemi du développement de de notre de notre défense. On doit les impliquer euh les impliquer là-dedans.
Euh et je pense que à ce stade-ci, on est vraiment euh on est on n'est vraiment même pas encore dans la course en terme d'investissement, euh ni dans la défense traditionnelle, ni dans tout ce qui est innovation au niveau espace. Donc, on sera réduit tout le temps à se poser la question euh euh qui peut nous contrôler ? Et ça, c'est une inquiétude qui est légitime.
Je pense quand on parle de défense, il faut éviter les polémique parce que c'est un sujet qui parle de sécurité et donc là c'est tellement c'est objectif, c'est rationnel, c'est clair et net ce qu'on doit faire et donc il faut rester concentré sur le sujet et voir ce qu'on ce qu'on peut faire. Il y a eu des beaux succès d'ailleurs en en vérité, monsieur Michel d'Arian 6 de Galiléo, vous le rappeliez. Euh est-ce qu'on peut garder confiance espoir dans notre industrie ?
Pardon ? Euh est-ce que vous voyez euh se mettre en place finalement euh une des lois spatiales plus favorables dans les dans les mois et les semaines à venir ? Est-ce que vous vous les a votre sentiment c'est que l'ambiance a changé aussi ?
Il est certain que le secteur le secteur évolue. Vous parliez tout à l'heure de l'investissement public. Euh, il faut pas oublier qu'aux États-Unis, même SpaceX, comment dire, bénéficie d'énormes financement public et d'une commande publique très importante.
Aujourd'hui, donc en Europe, on a environ 10 12 milliards en gros d'investissement public par an aux qui représente environ 10 % de l'investissement public mondial. Aux États-Unis, c'est plus de 50 %. Donc, le l'investissement public américain est massif.
Les Européens pour autant sont même avec des budgets plus faibles ont vraiment des champions. Nous avons des industriels européens donc extrêmement compétent qui font non seulement les systèmes pour l'Europe, on a parlé de Galileéo, on a parlé de Copernicus, mais qui exportent aussi dans d'autres pays et qui sont mondialement reconnus pour leur pour leurs compétences. Donc on n pas à rougir, on a un modèle qui est un petit peu différent.
L'initiative privée aussi se développe en Europe. Nous essayons d'accompagner effectivement cette initiative privée. Euh nous n'avons vraiment pas à à rougir de de la compétence européenne.
François Calfond, le mot de la fin. Le le commissaire Andrius Cubilius parle de bouclier spatial européen. Il parle d'une loi spatiale à venir dans les prochains mois.
À ce à quoi est-ce qu'il faut s'attendre ? Elle était déjà programmée cette loi spatiale mais elle était focalisée sur la destruction des déchets spatiaux. C'est des dizaines de milliers de déchets spatiaux.
Mais qui dit détruire un déchet spatial dit aussi, c'est l'applicatif militaire, détruire un satellite ennemi. On en est là, hein. Euh je vous rappelle qu'en France, on a développé euh un armement euh à côté du naval, de l'aérien de l'espace.
Il y a bien une guerre des étoiles et en Ukraine, l'avenir de la guerre des étoiles ce jour aujourd'hui. Je voulais terminer le mot de la fin par le fait qu'il y a une prise de conscience, peu importe ce qu'on a pensé par le passé et comment on s'est dévisé, une prise de conscience de la nécessité de garder une longueur d'avance dans l'espace et de reconstruire ou plutôt construire une véritable souveraineté européenne. Ce sera sans doute dans les 800 milliards d'euros annoncés par madame V Leen les 150 milliards.
Il faut qu'il y ait un volet spatial pour passer de 10 milliards 12 milliards par an à plutôt 20 ou 30 milliards. Merci à tous d'avoir bien illustré ce débat sur l'espace. Voilà, vous allez pas regarder de la même façon du côté en effet des étoiles maintenant, mais on continue de les regarder et rester fidèle à nos chaînes en attendant. [Musique]
François Kalfon