Christopher Weissberg - Le Barbier du matin du 12/02/24
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:06OuverteRéponse partielle
Christophe Weisberg, bonjour.
- 0:15OuverteRéponse partielle
On va parler politique, international, et de deux otages libérés.
- 0:24OuverteRéponse directe
Est-ce que les otages sont une priorité pour le gouvernement israélien ?
- 0:40OuverteRéponse partielle
La France appelle-t-elle à un cessez-le-feu ?
- 1:21OuverteRéponse partielle
La solution à deux États domine-t-elle aux États-Unis ?
- 1:55OuverteRéponse directe
Vous avez travaillé sur la CPI, est-ce qu'Israël risque d'être condamné ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24InvitéFait
« depuis le début, on avait peur que les otages soient laissés pour compte, et finalement on voit régulièrement que ça reste une priorité pour le gouvernement israélien »
- 0:52InvitéFait
« Joe Biden, il est résolument évidemment pro-israélien, et pour autant il essaye d'avoir des positions qui sont nuancées »
- 1:21PrésentateurFait
« Avec une idée de deux Etats à terme comme solution politique, c'est cette idée-là qui domine aussi aux Etats-Unis ? »
- 2:01PrésentateurFait
« L'Afrique du Sud y a déféré Israël. Est-ce que selon vous ça tient ? »
- 2:05InvitéFait
« Non, je ne crois pas. »
- 3:17PrésentateurFait
« L'actualité, c'est aussi l'annonce par Gérald Darmanin de la fin du droit du sol à Mayotte. »
- 3:48InvitéChiffre
« Il y a 747 habitants par kilomètre carré à Mayotte. Là où il y en a 40 en Corse, il y a une personne sur deux qui est étrangère. »
- 4:50PrésentateurFait
« Il y a aussi un problème d'immigration là-bas. C'est au cœur de leur campagne présidentielle. »
- 5:17InvitéFait
« Le maire de New York, New York qui était une sorte de ville sanctuaire, est en train de changer un petit peu sa politique par rapport aux demandeurs d'asile. »
- 5:52PrésentateurFait
« Quelle est la situation du match présidentiel Biden-Trump ? »
- 6:16InvitéFait
« Joe Biden, il a toujours été amateur de petits lapsus. On le moquait déjà en 2016. »
- 7:40PrésentateurFait
« Quand Trump dit qu'on sortira de l'OTAN ou en gros, on laissera les Européens qui ne payent pas se débrouiller face à la Russie »
- 8:30PrésentateurFait
« Hier, pendant le Super Bowl, a été diffusé un spot dénonçant l'antisémitisme. »
- 9:55PrésentateurFait
« Gabriel Attal s'est exprimé dans Le Parisien hier pour agir, agir et agir. »
- 12:24PrésentateurFait
« Il a annoncé que le leasing pour les voitures électriques, la fameuse voiture électrique à 100 euros par mois, est en train d'exploser. »
- 12:55PrésentateurFait
« Vous êtes le suppléant de Roland Lescure. »
Temps de parole
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Christophe Weisberg, bonjour. Bonjour Christophe Weisberg. Alors, c'est vrai que nous sommes à un horaire qui facilite d'habitude des activités autres, mais on va parler politique, on va parler international, on va parler peut-être d'une bonne nouvelle, ces deux otages libérés, dans une offensive qui est contestée, l'offensive de l'armée israélienne Arafa, mais qui apparemment est efficace.
Écoutez, depuis le début, on avait peur que les otages soient laissés pour compte, et finalement on voit régulièrement que ça reste une priorité pour le gouvernement israélien, et ça évidemment c'est un espoir incroyable, donc il faut continuer, il faut poursuivre.
La France dit qu'il faut que les combats cèsent quand même, la France continue à appeler un cessez-le-feu. Bon, c'est une posture diplomatique, on ne sait plus trop quelle attitude stratégique avoir.
Vous savez, moi je pense que c'est comme ce qui se passe aux Etats-Unis. Joe Biden, il est résolument évidemment pro-israélien, et pour autant il essaye d'avoir des positions qui sont nuancées pour qu'Israël, alors qu'elle est en train de répliquer, et quand même des positions humanitaires de base au moment où elle fait ses offensives. Et en France c'est pareil, en France la position de départ est un peu différente, mais il y a toujours cette volonté de nuancer les choses, et je trouve que ça c'est quelque chose d'assez positif.
Avec une idée de deux Etats à terme comme solution politique, c'est cette idée-là qui domine aussi aux Etats-Unis ?
Je crois qu'après les années Trump avec les accords d'Abraham, il y avait cette idée qu'au fond ça ne servait plus à rien, et que la seule solution c'était la sécurité des frontières d'Israël, qui reste évidemment une priorité, mais on ne peut pas simplement omettre le sort de ces millions de gens qui habitent de l'autre côté de la frontière. Et donc je crois qu'in fine, on ne peut pas juste se passer de cette solution, et de trouver une solution avec deux Etats.
Vous avez travaillé comme parlementaire sur la Cour pénale internationale et les sanctions, leur application. L'Afrique du Sud y a déféré Israël. Est-ce que selon vous ça tient ? Est-ce qu'il y a un risque pour Israël d'être condamné ?
Non, je ne crois pas. Vous savez, j'avais eu la chance lors de ce rapport de rencontrer Robert Badinter, qui était, en plus de tout ce qu'on a pu lire sur lui, un fervent et un des créateurs de cette Cour pénale internationale. Il avait conscience que c'était à la fois un idéal difficile à atteindre, mais qu'évidemment, la justice internationale, elle ne pouvait pas se pallier au système international actuel. Donc je ne crois pas du tout en ces cours qui rendent finalement des jugements qui n'ont d'autre intérêt que de mettre une responsabilité pénale, mais en dehors du cadre de la Cour pénale internationale.
Et moi, je crois, comme Robert Badinter y croyait, beaucoup dans cette justice pénale internationale avec ce traité de la haie qui est fondamental.
Pourvu qu'elle ne soit pas dévoyée, qu'elle ne devienne pas une sorte d'instrument, de rapports géopolitiques.
Exactement, et c'est ce dont Robert Badinter prévenait. Il faut éviter une politisation. Il faut réussir à rester dans le traité de la haie qui est ratifié par certains pays, pas par d'autres. Mais il faut, et c'est la France, et c'est le rôle de la France qui est l'initiatrice sur ce traité de la haie, de vraiment revenir aux fondamentaux de la justice internationale sur des critères qui sont dans le traité.
L'actualité, c'est aussi l'annonce par Gérald Darmanin de la fin du droit du sol à Mayotte. Certains y voient un précédent dangereux parce que c'est une entorse, évidemment, à la règle de la République.
Alors, vous savez, moi, je suis plutôt un... Je l'ai exprimé, je me suis abstenu sur la loi immigration. Donc, je crois, évidemment, qu'il faut qu'on soit fidèle à nos principes. Mais Mayotte, j'ai découvert... Je connaissais très mal la situation en étant député avec certains de nos collègues, comme Estelle Moussoufa, qui est élu de là-bas. Et évidemment, ce n'est pas le même territoire. C'est un cas à part, complètement à part. C'est un cas totalement spécifique. Il y a 747 habitants par kilomètre carré à Mayotte. Là où il y en a 40 en Corse, il y a une personne sur deux qui est étrangère. À Mayotte. Donc, il y a évidemment un contexte très spécifique.
Et ce qu'a dit Gérald Darmanin, c'est qu'il fallait qu'au fond de la Constitution, elle puisse reconnaître cette spécificité en revenant sur le droit du sol. Ça ne change rien à nos principes généraux en droit constitutionnel français, si ce n'est qu'il y aurait une exception pour Mayotte
sur le droit du sol. C'est pas ce que disent la droite et l'extrême droite ce matin. Elles disent qu'il faut le droit du sol partout. Il faut le supprimer partout pour venir au droit du sang.
Alors là, je suis résolument contre. Je pense qu'évidemment, le contexte constitutionnel permettra d'avoir une spécificité pour Mayotte. De la même manière que la Nouvelle-Calédonie, que la Corse, peuvent avoir des statuts qui diffèrent un peu du reste des règles qui s'appliquent à la France. Et le danger absolu, c'est de faire des liens entre des situations géographiques qui n'ont rien à voir.
Vous revenez des Etats-Unis. Il y a aussi un problème d'immigration là-bas. C'est au cœur de leur campagne présidentielle.
Absolument. Moi, j'étais à New York il y a quelques jours justement pour voir ces demandeurs d'asile qui viennent en fait d'un peu partout. Ils viennent notamment d'Afrique et d'Afrique francophone. J'ai vu beaucoup de gens qui viennent de Guinée et qui partent aux Etats-Unis alors que le parcours, jadis, c'était plutôt de venir en Europe. Et au fond, bien sûr que ça crée un contexte migratoire qui est d'une pression absolue. Et le maire de New York, New York qui était une sorte de ville sanctuaire, est en train de changer un petit peu sa politique par rapport aux demandeurs d'asile. Parce qu'ils ne peuvent plus l'accueillir. Parce qu'ils ne peuvent plus l'accueillir.
Et c'est vrai que c'est particulier quand on se retrouve à Manhattan, on voit des centaines de personnes qui sont dans des parcs, qui en fait vivent grâce à la générosité de quelques ONG. Et c'est vrai que ça ne fait pas une politique à la fin. Donc il faut à la fois être assez dur sur les principes des frontières. C'est un peu ce qu'on a fait dans le projet de loi sur l'immigration qu'on a vu avant Noël. Et c'est un peu la même situation aux Etats-Unis.
Quelle est la situation du match présidentiel Biden-Trump ? Est-ce que Biden, c'est l'amnésique qu'évoquait Nicolas dans sa chronique ?
C'était très drôle. Et j'ai aimé que vous me fassiez presque passer pour Arnold Schwarzenegger. Malheureusement, je ne suis qu'un petit... Johnny Weissberg. Johnny Weissberg. Non, je suis plus rassurant que ce qu'on peut entendre un peu partout. Bien sûr que... Vous savez, Joe Biden, il a toujours été amateur de petits lapsus. On le moquait déjà en 2016. Évidemment, c'est un homme de presque 80 ans, plus de 80 ans. Mais moi, au contraire, ce que me disent les stratèges du Parti démocrate, c'est que la radicalisation du Parti républicain autour de Donald Trump suscite un espoir d'avoir un élargissement de la base électorale de Joe Biden.
Et ces 20% de républicains qui ne voteront pas Trump iront pratiquement automatiquement sur Joe Biden. Et donc, quand on voit les derniers résultats électoraux, les partiels qui ont eu lieu l'année dernière, et parfois sur des petits territoires, on se rend compte que les démocrates sont en dynamique favorable, malgré le fait que Joe Biden n'est pas le candidat que Barack Obama suscitait un énorme espoir. C'est un peu une victoire par défaut. C'est un peu une victoire par défaut. Il faut apprendre à vivre avec. C'est le nouveau contexte politique qu'il y a à peu près partout. Il y a d'un côté des nationalistes extrêmement dangereux.
On a comme entendu Trump revenir encore sur la question de l'OTAN. Ça, c'est un problème de sénilité qui va beaucoup plus loin. Alors qu'évidemment, Joe Biden, il est fidèle à nos principes. Et ça, c'est quelque chose qui va s'appliquer. Il faut réussir à faire barrage, le barrage républicain, le barrage démocratique face à une puissance et une radicalité d'un nationalisme qui veut revenir sur tous nos principes.
Quand Trump dit qu'on sortira de l'OTAN ou en gros, on laissera les Européens qui ne payent pas se débrouiller face à la Russie, est-ce que ça touche les Américains ou est-ce qu'ils sont dans l'indifférence par rapport à ce qui pourrait arriver en Europe ?
Attendez, les Américains, ils votent pour des situations de politique nationale. Ils s'intéressent beaucoup moins à l'international que les Français ou les Européens. Cela dit, ce que ça représente, c'est la fin d'un consensus démocratique, ces positions-là. Et ça, ça peut évidemment réveiller une forme de retour à ce qu'a pu être d'ailleurs la guerre froide, c'est-à-dire se dire qu'on est fort sur notre modèle, il ne faut pas que notre modèle disparaisse. Et ça, je pense que même les Américains en ont conscience et que finalement, cette vision délétère qu'essaye de susciter Donald Trump peut réveiller un instinct démocratique aux États-Unis pour ceux qui se proposent à Donald Trump.
Hier, pendant le Super Bowl, a été diffusé un spot dénonçant l'antisémitisme. On a vu depuis le 7 octobre ce débat s'enflammer aux États-Unis avec un fort courant contre Israël. Est-ce que vous le sentez quand vous êtes là-bas ?
Oui, on avait eu l'occasion d'en parler à la fois que j'étais venu vous voir. Très clairement, la communauté juive aux États-Unis est très préoccupée par ce qui se passe, notamment sur les campus américains. Mais vous l'avez vu, c'est un très beau clip. D'ailleurs, j'invite nos auditeurs à le regarder. Très touchant. Ça montre au fond que la responsabilité de cet antisémitisme est sur tous les Américains. Tout le monde doit lutter. Tout le monde doit lutter. Et c'est le sens de ce clip. Et c'est beaucoup sur quoi je crois sur toutes les discriminations. Au fond, il ne faut rien laisser passer. Et c'est la responsabilité de tous de s'engager contre l'antisémitisme.
Et il n'y a pas une extrême-gauche ultra-démocrate qui devient antisioniste comme on peut avoir nous et les filles ?
Oui. Évidemment, on le voit sur les campus avec ces présidents d'universités qui ont dû arrêter leurs fonctions avec des propos ambigus qui étaient assez provoquants et scandaleux. Cela dit, là aussi, la grande majorité des démocrates, ce n'est pas les quelques progressistes un peu délirants qu'on peut trouver. C'est un peu comme LFI, si vous voulez. Oui, il y a une LFI qui se radicalise. Est-ce qu'elle représente vraiment l'ensemble des Français ? Je ne crois pas. Et c'est la même chose aux États-Unis avec ces jeunes démocrates qui, au fond, sont quand même assez décalés par rapport à l'ensemble du pays.
Gabriel Attal s'est exprimé dans Le Parisien hier pour agir, agir et agir. Mais en même temps, on voit que Gérald Darmanin, on le parlait, a fait son annonce. François Bayrou a créé une petite crise. On a l'impression que la Macronie se disloque.
Je ne crois pas. Ce qui m'a plu dans l'interview, c'était le cap, l'agenda, le calendrier. Il y a les quatre saisons d'Antoine Vivaldi. Là, on a eu les quatre saisons de Gabriel Attal avec un agenda, un printemps des solutions autour de l'agriculture, le logement, un certain nombre de mesures très concrètes pour, dès maintenant, résoudre les problèmes des Français du quotidien, un été des progrès sociaux et un automne sur le travail et l'éducation. On a un chef d'orchestre, Gabriel Attal, et des ministres qui vont composer cette musique.
Et toujours pas de majorité, donc ça ne sera pas plus simple pour vous. Il faudra peut-être contourner le Parlement ?
Peut-être. Et au fond, moi, j'ai toujours considéré qu'être en majorité relative, ça voulait probablement dire qu'il fallait avoir plus de décrets, plus d'ordonnances. Ça fait un peu partie de cette majorité relative. Vous savez, aux États-Unis, les présidents, ils arrivent à gouverner avec des décrets présidentiels et s'il n'y avait pas ça, il y aurait un blocage du Parlement. Nous, on n'a, heureusement, passé ce problème-là. On arrive quand même, malgré cette majorité relative, à voter des textes et il y en a eu beaucoup et on continuera à en avoir, notamment avec des coalitions projet par projet, avec les Républicains.
Mais oui, il faut admettre que la responsabilité politique du gouvernement, c'est parfois de passer outre les blocages du Parlement.
Alors, vous portez un texte, vous, sur le fait maison. Il faut rappeler aux auditeurs que vous êtes aussi restaurateur dans votre activité. Quel sera le contenu de cette loi ?
Alors, c'est renforcer le fait maison qui date de 2014 et qui n'a pas été reçu avec autant de succès qu'on l'espérait pour le renforcer un petit peu en ajoutant parfois la mention de non-fait maison et permettre aux consommateurs de savoir ce qui, sur un menu, est fait par le restaurant. En gros, le fait maison, c'est ce qui est fait et transformé sur place et ce qui n'est pas fait maison, c'est ce qui est transformé autre part et c'est juste réchauffé dans le restaurant. Et ça, on pourra le mettre
sur les menus, ça n'est pas fait à la maison.
Vous savez, moi, je vous avais dit que j'étais restaurateur, j'essayais d'être le plus transparent possible et parfois, c'est en mettant à la fin du menu ou en bas du menu, voilà ce qui est fait dans le restaurant et voilà ce que, par exemple, le pain peut être fait par un artisan boulanger. Donc, on peut le préciser à la fin du menu, ce qui permet d'éviter le côté un peu usine à gaz d'avoir une mention sur chaque plat. Donc, on peut très bien y arriver et réussir à informer le consommateur sur ce qu'il nourrit.
Ça peut jouer sur les prix ? C'est-à-dire que les consommateurs vont aller dans les oraux peut-être plus chers mais de qualité ?
Oui, et encore une fois, il ne faut sustiger personne. C'est-à-dire que quand vous allez dans un routier, on peut très bien manger et en France, globalement, on mange mieux partout où que ce soit qu'aux Etats-Unis. Donc, ce n'est pas de forcément dire que ce qui n'est pas forcément transformé sur place c'est de mauvaise qualité mais d'inciter quand même les restaurateurs à aller sur du fait maison et ça, globalement, c'est un mouvement qui tire tout le monde vers le haut.
Vous êtes le suppléant de Roland Lescure. Il a annoncé que le leasing pour les voitures électriques, la fameuse voiture électrique à 100 euros par mois, est en train d'exploser. On va avoir un problème d'offre. Il va falloir acheter la voiture chinoise si on veut servir tout le monde.
C'est un succès. C'est exactement ce qu'a dit Roland Lescure hier, je crois, chez vos confrères de France Info. C'est au fond, il faut réussir à décarboner mais à ce que ça profite à l'économie française. Et donc, ça ne sert à rien d'arriver avec un dispositif qui fonctionne mais qui bénéficierait uniquement aux véhicules chinois ou aux autres. Il faut profiter de cette décarbonation pour réindustrialiser le pays. Et donc, on se laisse un petit peu plus de temps pour produire français. Christopher Weisberg, merci et bonne journée. Merci Christophe. Et demain, vous recevez Antoine Armand, député Renaissance de Haute-Savoie. Excellent. Merci.
Merci. Merci.