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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 17 avril 2023 41 min

Macron a-t-il convaincu ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on va recevoir sur ce plateau dans un court instant des experts politologues sondeurs spécialiste en communication mais d'abord ce qu'il faut retenir des annonces présidentielles avec Hugo Lemonnier après trois mois d'une mobilisation historique contre la réforme des retraites le président de la République a choisi de s'adresser aux Français dans une allocution sans contradiction avec un premier message la réforme des retraites était nécessaire en effet alors que le nombre de retraités augmente que notre espérance de vie s'allonge la réponse ne pouvait pas être de baisser les pensions elle ne pouvait pas être non plus d'augmenter les cotisations de ceux qui travaillent et ne pouvait pas être comme je l'ai beaucoup entendu de ne rien faire car c'était alors laissé les déficits s'accumuler et notre dette augmentée pour les générations futures faute d'abandonner le report de l'âge légal à 64 ans Emmanuel Macron fait un constat le gouvernement n'a pas su convaincre cette réforme est-elle acceptée à l'évidence non et malgré les mois de concertation un consensus n'a pas pu être trouvé et je le regrette nous devons en tirer tous les enseignements vivement critiqués par les organisations syndicales depuis la promulgation de la réforme quelques heures seulement après la décision du Conseil constitutionnel le président appelle maintenant à une reprise du dialogue social et cela afin d'ouvrir sans aucune limite sans aucun tabou une série de négociations sur des sujets essentiels améliorer les revenus des salariés faire progresser les carrières mieux partager la richesse améliorer les conditions de travail trouver des solutions à l'usure professionnelle accroître l'emploi des seniors et aider aux reconversions le chef de l'État adresse par ailleurs une liste de trois grands chantiers d'abord le travail puis la justice l'immigration la réforme des institutions le progrès je veux que chacun d'entre vous retrouve la certitude que nos enfants pourront bâtir une vie meilleure et ce sont nos services publics qui devront porter cette espérance de la petite enfance au grand âge un nouveau discours de la méthode plutôt qu'un programme et enfin un calendrier le président se donne 100 jours et fixe un rendez-vous avec les Français le 14 juillet pour dresser un premier bilan de son action allez je vous présente tout de suite les invités de ce second débat Florent radio bonsoir bienvenue vous êtes président du sing tank du cercle de réflexion l'été riz et enseignant à Sciences Po pyradrien Bartoli bonsoir bienvenue à vous directeur des études politiques chez Harris interactif Pascal Perino bonsoir bonsoir bienvenue Pascal vous êtes politologue et professeur à Sciences Po et vous attendez un stylo donc je passe le message en régie si on pouvait trouver un stylo pour Pascal Perino ce serait vraiment sympa Émilie Émilie appelle ski spécialiste en communication politique est resté à mes côtés merci Émilie peut-être une première intervention on a beaucoup parlé du fond avec nos invités politiques dans la première partie de cette édition spéciale peut-être sur la forme euh je commence avec vous Florent vas-y ok qu'est-ce qui vous a frappé dans le ton du président de la République ce soir par rapport à sa précédente intervention par exemple j'ai trouvé que le Président de la République était beaucoup plus dans un ton maîtrisé dans un ton beaucoup plus neutre j'avais eu l'occasion de dire sur votre plateau que la précédente intervention était à mes yeux un peu orgueilleuse ça n'était pas le cas ce soir on retrouvait finalement le Emmanuel Macron donc on est toujours en train de chercher quel Emmanuel Macron quelle saison on a perdu en quelque sorte mais il était finalement dans un temps assez maîtrisé assez serein présidentiel en réalité c'est l'exercice qui le requierait parce que il n'avait pas d'aller dans la locution sur la neige dans un cadre assez connu avec finalement un séquencement de la vie politique qui était assez classique c'est-à-dire une crise politique durable donc une allocution présidentielle courte il faut le noter très courte même la 13 minutes 30 oui mais la chute était presque surprenante heureusement qu'il y a la Marseillaise parfois et donc c'est finalement un élément assez classique qui me fait penser à ce que Brigitte ghaïti appelle la sortie charismatique de crise c'est-à-dire que le Président de la République il a des connaissances mais visiblement il y a pas assez d'histoires c'est à dire que à chaque fois qu'il est une crise ben le président de la République fait une sortie pour essayer de temporiser de calmer là le président de la République a fait une sortie je ne suis pas sûr qu'il est ni temporisé ni calmé ni offert des perspectives Pascal perrineo il y a eu plusieurs temps dans le depuis six ans maintenant qu'il est au pouvoir heureusement et des occasions quand même Emmanuel Macron dans la forme a su réinventer un peu le discours présidentiel là c'était pas le cas mais c'était pas les c'était pas le cadre non plus on était dans la locution sur la neige en tête quoi c'était pas le cas de c'était pas le moment non plus les Français en effet comme il répétait je ne sais combien de reprise sont en colère et il s'agissait pas de tenter d'innover dans la forme il fallait faire dans le classique et là il a fait dans le classique à la fois dans le ton dans le lieu dans le contenu du message pour vous même en creux non en creux oui entre les lignes on peut lire mais à coule pas quand il dit au fond voilà c'est très fort mais non accepté j'allais dire oui il a accepté il est peut-être pour quelque chose voilà mais voilà il faut vraiment lire entre les lignes mais il y a pas eu de mea culpa affiché il manquait un tout petit peu dans l'intervention présidentielle j'allais dire d'affect les Français réagissent dans la rue avec beaucoup d'affaires il y a beaucoup de passions parfois de passion triste parfois de passion moins triste et le président de la République en effet reste en effet vous le disiez d'un calme d'une sérénité absolue alors que tout de même ça énormément tangué et on ne sentait pas si vous voulez que le président en haut du système a pris conscience de l'ampleur du tangage que la France a traversé et devenu peut-être à traverser on verra ça le 1er mai la deuxième élément aussi il n'y a pas de nouveautés pas de nouveautés dans la forme mais pas de nouveauté aussi au fond tous les grands dossiers qu'il annonce sont des dossiers qui sont déjà en cours alors ça on y reviendra un peu plus tard si vous voulez le côté voilà bref mais bref aussi dans l'évaluation quand il dit voilà le 14 juillet on fait dans son jour on fait le bilan je veux dire attention d'ailleurs dans l'histoire de France les 100 jours vous voyez c'est napoléonien mais ça lui a pas finalement de l'oublions jamais comment vous analysez l'intervention présidentielle pierre Adrien Bartoli par rapport à aussi le qu'il cherchait à toucher parce que c'est aussi ce qu'on vient chercher dans votre expertise évidemment je pense qu'on comprend bien la locution quand on réfléchit au cible et notamment à aux personnes à qui parler en premier c'est-à-dire c'est sympathisant pour les agrégés autour de lui et éventuellement cette deuxième cible c'est sympathisant des républicains qui sont pas si éloignés de lui et dont il va avoir besoin vu que son aile gauche disons ces gens de centre gauche qui l'oubliez plutôt d'un bon œil au début du mandat commence un petit peu à l'abandonner là-dessus c'est plutôt bien réussi c'est-à-dire qu'il prend un ton neutre il reste dans le cadre assez classique de l'intervention présidentielle et surtout à aucun moment ni sur le fond on y reviendra ni sur la forme il cherche à convaincre parce que quand il cherche à convaincre il Clive la base de la discussion à portée de baffes presque président de la République qui l'aime on le sait et qui était pas du tout le format une interview c'est une allocution et qui était surtout quelque chose qui parfois le dessert parce que l'emmène dans ses travers donc on a vu un président assez calme assez neutre assez en retenue sans affect ce que disait parce qu'elle fait qu'il y a pas d'affect et donc pas vraiment d'empathie vis-à-vis des Français et ça c'est un problème parce que on aurait pu s'attendre un président qui allait dire après toute la séquence on est en désaccord sur le fond on est d'accord mais je vous ai compris et en fait toute la séquence et toute la locution visent plutôt à dire vous ne m'avez pas compris ce qui à mon avis est compliqué pour recréer du lien effectivement le mode confiance ça va être un mot très important dans les dans les prochains jours et dans les prochaines semaines notamment dans sa dans sa façon de convaincre les syndicats à revenir autour d'une table de négociation c'est vraiment l'enjeu ce sera pas avant le 1er dans la bien compris de toute façon mais après ça va être quand même très compliqué ça peut être intéressant Emily de comparer on a commencé à le faire là mais vraiment cette intervention avec l'interview télévisée du 22 mars dans les dans les trésors de TF1 et France 2 on est dans deux formes différentes mais c'est vraiment intéressant de les comprendre l'horaire était différente beaucoup plus solennel c'est vrai beaucoup plus classique mais c'est vrai qu'on a eu un Emmanuel Macron parmi des multiples facettes beaucoup moins provocateur on a eu quelqu'un quand même de beaucoup plus ouvert il y a eu le jeu il y a eu le nous il y a eu beaucoup de mots sur les un mea culpa je pense quand même en creux quand il l'a dit il n'y a pas eu d'accepte pas eu d'acceptation de la réforme pas de consensus il faudra en tirer les enseignements mais on sait pas très bien ce que ça veut dire derrière il reconnaît aussi la colère et pas du tout de la même façon que le 22 mars à 13h puisqu'il avait parlé des factieux des factions là il dit ce sont des manifestations pour l'immense majorité qui sont tenus dans le calme et même il ajoute dans le respect des institutions alors personne n'est surtout pas moi ne peut rester sourd voilà mais l'anticipe les critiques de des oppositions sur le thème il reste sur toi que je reconnais la colère mais je ne sais pas quels enseignements on peut en tirer donc il reste assez nébuleux là-dessus on le voit aussi ben on l'a dit entre l'urgence et l'apaisement c'est-à-dire à la fois je prends acte de cette non acceptation mais je vais vite au chantier et puis je m'évite la date du 14 juillet fête nationale en parlant de l'indépendance nationale il a dit il a parlé beaucoup de ça et il est revenu enfin sur cette fameuse date des 100 jours moi j'ai l'impression qu'il a pas forcément la même façon de de communiquer son émotion ou en tout cas de ressentir les choses parce que j'ai senti des séquences émotions qui m'ont fait penser aux vœux aussi alors il y a pas que quand il a parlé d'autres dames il a dit jour pour jour c'est le moment où Notre-Dame et je vous promettais que j'allais rebâtir enfin je vous je disais qu'on allait rebâtir notre Dame c'était un peu la séquence l'arme à l'oeil et je pense que pour lui ça veut dire beaucoup et pour nous peut-être un peu moins donc c'était cette idée de refaire cet élan les bâtisseurs il avait parlé pendant ses vœux de la génération de bâtisseurs que nous étions les Français et les Français je pense que quand les bâtisseurs sont plutôt en train de compter leurs sous c'est pas tout à fait les mêmes soucis et ça fait pas écho aux mêmes émotions je pense il a dit aussi je nous fais confiance il y a eu beaucoup un ces mots on l'a dit d'associer de mieux associer les corps intermédiaires mais toujours pas la méthode toujours pas les preuves d'amour que on aurait pu imaginer là-dedans de solliciter les forces que ça soit par des coalitions ou des alliances donc on a senti cette ma rendu mais malheureusement on voit pas tellement de gens en face de cette main tendue beaucoup plus de calme un élan l'envie de faire un élan à la fin il a terminé je pense que c'était d'ailleurs à propos de Notre-Dame sur l'élan provoqué et que l'élan et les trois chantiers qui devaient nous rassembler voilà donc c'était beaucoup de beaucoup plus de calme en tout cas que le 22 mars à 13h mais un président peut-être pas assez concret sur les préoccupations du quotidien beaucoup de promesses mais pas forcément de preuve réelle merci Émilie pour ce résumé sur la forme alors il y a évidemment ce qui nous a tous frappé les 100 jours on l'a déjà évoqué mais on va pouvoir en débattre un peu plus longuement y conclut en disant son jour d'apaisement d'unité d'ambition et d'action et écouter le moment où il donne finalement dans cette feuille de route aussi un calendrier les 100 jours le 14 juillet prochain doit nous permettre de faire un premier bilan nous avons devant nous 100 jours d'apaisement d'unités d'ambition et d'action au service de la France c'est notre devoir et je vous fais confiance je nous fais confiance pour y arriver Florent Vaillot c'est c'est effectivement l'a dit dans notre premier débat politique mais c'est en général un discours qu'on entend chez un nouveau président fraîchement élu qui se dit j'ai 100 jours pour faire les grandes réformes allons-y c'est alors évidemment Emmanuel Macron quand il choisit ses cette expression et il sait qu'on a tous cette référence en tête lui aussi il l'a en tête qu'est-ce que ça veut dire pour vous parce que depuis une semaine on on a montré les tiraillements qui pouvaient y avoir au sein de l'exécutif enfin entre le apaiser de d'Elizabeth borne et le accélérer d'Emmanuel Macron moi je 100 jours j'entends accélérer forcément et vous moi j'entends trois messages convergent le premier c'est que c'est presque l'espérance de vie d'Elizabeth borne parce que le premier bilan ça sera aussi celui d'Elisabeth borne pour l'instant c'est un échec depuis le cap fixé le 22 mars elle devait élargir elle devait apaiser elle devait convaincre mais là j'ai la musique de Mission Impossible qui qui je pense qu'elle l'avait elle aussi cette musique donc il y a ces premiers 100 jours le deuxième élément c'est que à force de toujours prendre un calendrier une scénarisation de la vie politique en fait on est dans une scénarisation de la vie politique ça montre que on ne maîtrise pas le temps politique parce que le Président de la République essaie de reprendre la main sur un agenda politique dont il a perdu l'initiative parce que désormais ce sont les manifestations qui rythme cet agenda politique les prises de parole de Laurent Berger donc on est vraiment sur une dynamique ou la majorité n'a plus la main et le troisième élément c'est à mon sens qu'il connaît parfaitement le calendrier évidemment parlementaire qui est le sien et c'est 100 premiers jours en réalité il n'y aura de travail ni sur la question du travail précisément puisqu'elle vient plus tard en juillet il n'y aura pas sur la rénovation écologique puisque une partie des annonces a déjà été faites on voit pas ce que la première ministre va annoncer en revanche au Parlement il y a une loi très importante qui est la loi de programmation militaire et donc avec les 413 milliards d'euros dont la plupart est après 2027 mais c'est néanmoins un effet d'annonce le président de la République va jouer l'indépendance nationale terme qui est revenu très souvent presque étonnamment souvent l'indépendance nationale les sujets consensuels parce que va-t-on se déchirer sur les questions militaires et puis le président de la République qui préside donc finalement il a annoncé un calendrier une scénarisation dans laquelle il maîtrise tout de même quelques-uns des ressorts principaux pour sa narration alors il y a deux aspects sur lequel je veux bien qu'on rebondisse c'est effectivement la question du maître des horloges et puis je reprends le tout début de votre intervention sur finalement l'avenir d'Elizabeth borne Pascal perrineo il n'y a pas eu beaucoup de mots gentils pour Isabelle ni le 22 mars ni ce soir non non il a beauté pour la prêt en disant voilà ça manque peut-être un peu de concret si on lisait entre les lignes mais pour le concret vous verrez avec madame la Première ministre feuille de route la feuille de route la semaine prochaine donc Madame Elizabeth borne va se mettre au travail pour mettre en musique la partition présidentielle mais là on est dans la répartition des rôles relativement classiques sous la profiter de cette allocution pour marquer un soutien plus fort pour marquer un soutien et là on est bien dans un Emmanuel Macron qui a beaucoup de mal à accorder de la place à la fonction primo ministérielle c'était déjà le cas pour les deux premiers ministres précédents mais c'était déjà le cas pour les deux présidents précédents aussi certainement et les tempéraments aussi peut-être mais là j'allais dire c'est peut-être porté avec Emmanuel Macron à son point d'orgue on se disait tiens l'hyper Président c'est Nicolas Sarkozy qui l'a inventé mais quelque part c'est peut-être Emmanuel Macron qui est en train de la réaliser parce que tout de même dans ce dans cette courte intervention j'allais dire il commence j'allais dire en assumant totalement le scénario qui s'est passé il nous dit voilà la loi sur les retraites a été votée elle est conforme à la Constitution elle est marquée par certes elle vous demande un effort mais les marquée par la justice et troisièmement elle était nécessaire et puis ensuite une fois que ça a été bien cadré bon maintenant parlons parlons de la suite vous allez être un peu plus raisonnable vous allez peut-être revenir et je vais vous donner quelques bonnes raisons de revenir à la table des négociations donc c'est tout même un homme qui reste droit dans ses bottes pour reprendre une très vieille expression et là ça manque peut-être j'allais presque d'une habilité parce que on peut dire voilà maintenant ça y est les choses sont faites ça c'est déjà de dire toujours passer comme ça dans la réforme des retraites la loi est votée dans une atmosphère où personne n'est ou bien le parfois ça se passe par la voie réglementaire aussi et personne n'est d'accord et puis après on reprend le cours des choses mais mais là étant donné l'intensité de l'opposition qu'il a reconnu c'est une réforme non acceptée là les termes sont lourds parce que c'est très fort mais elle a été toi-même acceptée voilà oui il y avait une diabète quand même un tiers des Français qui qui qui sont électorat à lui oui mais par rapport à Perrineau par rapport au précédentes réforme des retraite qui certes était un populaire là il y a la dimension de la méthode gouvernementale et parlementaire qui qui rajoute c'est presque ça rajoute alors moi je sais pas s'il faut employer le terme crise démocratique mais en tout cas questionnement sur le fonctionnement de démocratie et sur l'exercice du pouvoir donc c'est c'est un cran supplémentaire je trouve supplémentaire parce que ça s'est passé dans un contexte de brutalisation assez intense les instruments utilisés alors chaque instrument en tant que tel ça pose pas de problème mais le cumulation le cumul des instruments du parlementarisme rationalisé utilisé dans une certaine fièvre ça crée un certain climbré mais le Conseil constitutionnel a dit c'est bon voilà et c'est là où il se permet de juger un peu l'opportunité de la réforme mais on sait que le Conseil constitutionnel voilà il juge le droit et juridiquement en effet voilà il a constaté qu'il n'y avait pas ce point de détail qui n'avait pas de problème majeurs mais là on est au cœur de ce qui se passe depuis un an parce que au fond c'est une situation radicalement nouvelle gouvernée avec un déficit de de 40 à 45 c'est une situation tout à fait nouvelle comment vous faites pour gouverner ou bien vous passez un accord c'est ce qu'on le bruit qu'on entend aujourd'hui vous passez un accord avec une force qui est une force d'opposition c'est le fameux y aura-t-il un jour ou non un accord avec les LR combien de LR etc ou bien vous faites ça et vous arrivez à gouverner j'allais dire relativement pas pacifiquement ou bien vous brutalisez à la fois les oppositions et votre majorité et c'est ce qui s'est passé et je ne vois pas très bien une troisième solution alors justement je viens vers vous pierre Adrien Bartoli parce que dans les options et que vous avez testé évidemment auprès de l'opinion publique il y a le l'option des solutions l'option remaniement et je reviens à la au destin d'isabet de bord l'option le changement de Premier ministre qu'est-ce qui qu'est-ce qui domine d'une certaine façon dans les souhaits des Français elle a dissolution mais ça Emmanuel Macron va pas y aller on a bien compris mais c'est un peu le problème c'est que toutes les options sont un peu sans issues c'est-à-dire que si on teste l'option de la dissolution évidemment on peut pas s'empêcher de faire des intentions de vote on prend avec prudence mais attention de vote elle nous disent quelque chose de très clair c'est que la majorité sera encore moins importante pour Emmanuel Macron au s'il devait dissoudre il voire même il pourrait ne pas l'avoir du tout si on prend la question du changement de Premier ministre oui on a potentiellement une impulsion qui serait différente mais est-ce que ça élargit la majorité au sein de l'assemblée a priori non en tout cas pas dans les dans l'équilibre actuel des forces est-ce que ça remobilise son camp qui aurait perdu confiance dans la première ministre alors qu'ils sont toujours derrière le président de la République pas vraiment Isabelle borne elle a pas un problème au sein des des sympathisants Renaissance il la critique pas plus que ça elle fait le job pour eux le problème c'est qu'elle élargit pas elle va pas chercher ailleurs et ça pour le coup c'est pas quelque chose qui pourrait être résolu donc les options sur la table sont quand même très très limitées là ce qui fait pour l'instant c'est un petit peu contrôle en bon français c'est à dire qu'il va parler à sa cible en lui disant il le dites sur toute la fin de l'intervention je suis le président que vous connaissez c'est ça toute la fin l'intervention Notre-Dame c'est je vous l'avais dit je l'ai fait donc vous pouvez me l'avons fait d'ailleurs oui nous l'avons fait c'est nous il y a le jeu pour donner l'impulsion et le nous pour réussir à tenir les défis des quatre ou cinq ans il le dit aussi quand il parle du covid d'ailleurs c'était un moment on était tous ensemble tous réunis j'ai mis la France au centre de les intérêts et je vous ai quelque part pris sur mon dos et on est tous partis retrouver l'esprit de responsabilité de la période covid absolument et toute cette partie là du discours c'est ça c'est faisons bloc déjà entre nous parce que la capacité d'élargir que soit dans l'opinion avec ces trois grands pôles qui quand même désormais sont assez stables dans toutes nos enquêtes ou à l'Assemblée où on voit très bien que la possibilité d'élargir les majorités et peu probable en tout cas à ce stade ça bloque un peu alors justement ça bloque un peu pour débloquer Emmanuel Macron se retrouve certains y verront une ironie obligé d'ouvrir la porte et de et de de s'appuyer sur les corps intermédiaires et notamment les syndicats l'intersyndical particulièrement unie depuis trois mois je vous propose deux réactions tout de suite d'abord celle de Sophie Binet la secrétaire générale de la CGT qui nous parle d'un Emmanuel Macron sourd et désincarné Sophie Binet ça doit être prêt vous voyez c'est en régie il faut que le magnéto c'était une expression de mon époque il y a plus de Magnéto mais c'est pas grave on va faire comme s'il y avait un magnéto et que il était en train de tourner et que donc le son de Sophie Binet est prêt voilà question qu'on se pose c'est sur quelle planète vit Emmanuel Macron cette allocution aurait pu être faite par tchat JPY il y avait un côté très désincarné et on se demande depuis trois mois dans quel pays il vit parce qu'on a le sentiment qu'il n'a pas entendu ce que lui ont dit est répété les millions de manifestants et de manifestants les millions de salariés grévistes les toutes les organisations syndicales qui lui ont dit cette réforme est violente injustifiée et on peut faire autrement puisque au début de son allocution il a recommencé à expliquer qu'il n'y avait pas d'autres solutions que c'était indispensable etc chose qu'on a expliqué sur tous les tons en faisant des propositions alternatives qui n'ont pas été examinées autre réaction celle de Laurent Berger cette fois-ci pour la CFDT un vide dans l'intervention voilà ce qu'il me dit il y a un espèce de vide dans l'intervention du président de la République il y a rien dedans qui est une forme de considération à tous ces travailleurs et travailleuses qui sont touchés parce qu'ils vont devoir travailler deux années de plus donc on attendait autre chose évidemment et quand on perspectives qui sont données c'est un peu un discours de la méthode pour une dixième fois mais rien de concret Florent a dit au ce qui est intéressant dans les réactions de des leaders chefs de fil de l'opposition des opposition de gauche c'est que et c'est le vrai aussi d'ailleurs le syndicat et c'est logique c'est qu'il renvoie tous vers le 1er mai là aujourd'hui on a l'impression que de toute façon il y a une situation figée qui peut rien se passer avant cette démonstration de force du 1er mai mais si on essaye de se projeter un peu après un Laurent Berger il va finir par par peut-être saisir l'opportunité d'une négociation quand même effectivement je pense qu'il n'a pas d'autre choix parce que il y a une inter syndicale mais ça n'empêche pas les syndicats d'être rivaux néanmoins alors certes les élections professionnelles ne sont pas lointaines donc les échéances viendront mais la CFDT elle a une base extrêmement réformiste et donc sur la durée en dehors de l'épisode de réforme des retraites je pense que ça serait compliqué de maintenir une position de fermeture totale alors que des acquis sociaux pourraient être arrachés et que c'est d'ailleurs l'obligation désormais du président de la République puisque les républicains comme les syndicats demandent des acquis sociaux alors pas nécessairement les mêmes enfin dans tous les cas il faudra qu'il y ait un bilan social puisque tout le monde se rallie à ce sujet là donc Laurent Berger il est condamné et il le sait il est condamné à retourner à la table des négociations il a d'ailleurs dans les déclarations récentes malgré un contexte de tension il n'a pas du tout évacué le fait qu'il retournerait à la table des négociations ce qui n'est pas le cas de ces de ces autres partenaires de la on va pas tirer des pensions à Gwen mais imaginez que cette union syndicale très solide jusqu'à présent va finir par se fissurer un jour ou l'autre quoi dans la stratégie pas forcément ça veut pas forcément dire ça non je pense que il y a un intérêt à ce que l'Inter syndical poursuivre un combat symbolique lancinant sur la réforme des retraites et que à chaque fois qu'il y a une négociation le préalable ça soit de remettre sur le tapis la réforme des traites parce que c'est un catalyseur et que les syndicats en ont besoin ils n'ont jamais été aussi utile que dans la période qui vient de s'écouler donc ça sera un peu leur moto que de dire que la réforme des traites la réforme des traîtres en revanche une fois que ce préalable aura été acquis je pense que pour la CFDT il y aura la volonté décrocher des acquis sociaux et de pouvoir valoriser son bilan de syndicats réformiste ce qui n'est pas du tout l'optique des deux autres syndicats qui composent l'Inter syndicale donc je crois que chacun jouera sa partition tout en étant respectueux de cette insert syndicale qui en termes de capacité de mobilisation a clairement mis les syndicats sur demande la scène c'est et puis quand même sortir de cette séquence mal au sens large j'englobe dedans les futurs négociations en disant voilà ce qu'on a obtenu pas simplement pour les syndicats sortir sur un concept malheureusement la réforme des retraites elle a été votée pour humiliée et finalement appliquée Émilie vouliez intervenir on a l'impression je reviens sur le mot parallèle c'est pas la première fois que Sophie Binet utilise ça de la CGT elle parlait de réalité parallèle vivait le gouvernement et c'est vrai qu'on a l'impression qu'il y a deux mots interrompre Jean-Luc Mélenchon irréel Macron complètement hors de la réalité revient souvent mais parce qu'ils ont même pas le même timing pas le même temps du tout les syndicats sont bloqués en effet sur le 1er mai et sur cette réforme des retraites 64 ans on l'entend quand même même si Laurent Berger éventuellement serait prêt à négocier on l'entend bloquer là-dessus dans les propos que vous avez reporté là alors qu'on a un Emmanuel Macron qui se projette et qui insiste beaucoup sur l'indépendance nationale puisque c'est ce qu'il dit aussi à l'international sur l'Europe cette vision beaucoup plus globale en gros je porte ça contre vents et marées et même contre vous tous parce que c'est pour le bien de la Nation pour un projet ce sont destin en fait c'est de réhabiliter la France parmi les puissances pour le bien-être des gens et je pense qu'il est dans un monde comme ça parallèle sur ça parallèle ou pas en tout cas c'est son monde à l'heure actuelle et on sent presque des des accents de garage Schroeder de sacrifices en fait pour des réformes qui modifieraient tellement le pays qu'il irait beaucoup mieux il y a vraiment deux dialogues qui peuvent pas en tout cas de partie qui peuvent pas pour l'instant se parler tant que c'est pas purger la réforme des retraites 100 jours mais déjà 15 jours de moins quoi parce que puisqu'il faut attendre début dans ce constat de réalité c'est sûr et je rebondis c'est que ces deux réalités parallèles c'est le terme est bon en tout cas c'est aussi deux positionnements qui sont très très différents quand on compare l'intervention d'aujourd'hui non pas celle de dire un mois mais celle de 2018 de 10 décembre 2018 on est un mois après le début des gilets jaunes et c'est le moment Emmanuel Macron reprend la main le l'intervention est complètement différente là Emmanuel Macron il laisse un espace parce qu'il va pas au contact en 2018 lors d'intervention il fait finalement sur ce format là il fait premièrement à miracule pas très fort on n'est pas allé assez vite et assez fort sur les réformes c'est ma faute mais les choses vont changer c'est des mesures concrètes qu'on n'a pas eu ce soir parce que il nous a envoyé le premier ministre c'est les 100 euros pour les personnes qui sont au SMIC à l'époque et puis c'est le grand débat national où il dit moi je vais me déplacer et je vais rencontrer les gens ce qui est pas du tout ce qu'on a vu là parce qu'il a se positionnement effectivement un peu en surplomb du président de la République qui disent j'ai une vision je fixe le cap on utilise l'expression en permanence ces temps-ci et le reste du gouvernement ensuite mènera les réformes en faisant ça il montre il est en surplomb et qu'il a une vision à long terme en revanche il laisse le champ libre à son gouvernement c'est sûrement très bien mais aussi aux oppositions alors je rappelle qu'il il y a trois grands chantiers qui sont qui ont été lancés par le Président de la République le chantier du travail avec le nouveau pacte de la vie au travail le chantier de la justice et de l'ordre républicain et on va écouter l'extrait d'Emmanuel Macron sur ce thème dans un cours instant et puis il y a le chantier des services publics que le Président de la République décrit en disant le progrès pour mieux vivre ou là il lance il rappelle ce qui a déjà été fait à la fois dans les collection nationale et la santé en annonçant de futures mesures on va faire un focus ensemble si vous voulez bien sûr cette question de justice et ordre républicain parce que c'est intéressant sur le clin d'oeil aux parties on écoute Emmanuel Macron sur ce thème deuxième chantier et celui de la justice et de l'ordre républicain et démocratique l'État de droit et notre socle et il n'y a pas de liberté sans loi ni sans sanction envers ceux qui transgresse le droit des autres dans ce but nous continuerons à recruter plus de 10 000 magistrats et agents continueront d'améliorer le fonctionnement de notre justice et nous sommes en train de créer 200 brigades de gendarmerie dans nos campagnes alors on avait sur ce plateau dans la première partie de l'émission le sénateur LR Stéphane lauretulier qui qui disait finalement j'ai eu un discours de droite quoi il était aussi cash que que ça je vais vous poser la même question à tous les deux je commence avec vous pierre Adrien Bartoli et est-ce que c'était un discours de droite ou en tout cas est-ce que le CLIN d'œil était très très marqué vis-à-vis de de LR oui très appuyé enfin pour le coup les choses sont très claires auprès des LR auprès de sa base aussi il faut pas oublier que la base Macron elle a changé si on est plus en 2017 avec deux tiers des lecteurs de gauche c'est plus ça l'électorat d'Emmanuel Macron mais oui c'était un clin d'oeiler hésitez pas le seul d'ailleurs parce que toute la partie finale sur de retour du Libéralisme après le quoi qu'il en coûte toute la partie 7 bureaucratie trop importante qu'il faut arriver à dépasser c'est un peu la même chose c'est un appel du pied c'est montrer qu'on arrive à parler la même langue qu'on a potentiellement les mêmes valeurs et pourquoi pas construire quelque chose ensemble demain Pascal Perino est-ce que le on en parle depuis des mois et vous êtes venus sur ce plateau plusieurs fois et c'était passionnant mais cette hypothèse d'un accord de gouvernement ou d'une coalition avec LR ça va être le serpent de mer de ce second quinquennat ou alors ça peut aboutir ça va être le serpent de mer parce que ça a des raisons objectives d'être le serpent parce que ou bien le président de la République arrive à reprendre l'initiative et à construire ce qu'on appelait jadis des majorités d'idées projets par projet avec la première ministre voilà qui qui arrive à faire ce qu'elle n'a pas réussi à faire sur les retraites ou bien se posera bien si l'on veut stabiliser les choses pour quatre ans parce que c'est pas un long qui reste c'est 4 ans se posera bien à un moment la possibilité d'un véritable accord de gouvernement basé sur un compromis comme le font mais j'allais dire toutes les grandes démocraties parlementaires simplement nous sommes nous dans une démocratie à forte dimension présidentielle qui rend les choses plus compliquées mais avant d'en arriver là vous voyez qu'il a envoyé dans son message et dans les trois chantiers j'allais dire il y en a un peu pour tout le monde si on veut si on veut caricaturer l'ordre pour la droite le travail pour la gauche et voilà les progrès des services publics pour tous quoi voilà et voilà on voit bien que le président cherche au plan électoral a continué à s'adresser d'ailleurs il en a parlé à un moment de son patrimoine de sa spécificité qui cherche à dépasser le clivage gauche-droite donc il reste toujours dans cette idée parce que il se rend bien compte quand il appelle à la fin à l'apaisement et à l'unité qu'il faut bien que ce pays pour fonctionner est une unité alors là il cherche un peu une unité à la base en disant cherchant à retrouver du moins dans ces 100 jours un peu d'apaisement à l'unité mais il y a toujours une relation entre le sommet la base et un jour faudra se poser le problème d'une unité partielle relative au sommet sinon je ne vois pas très bien comment ça va fonctionner pendant 4 ans on a l'impression que c'est quand même un peu un échec du en même temps parce que là finalement s'il y a une coalition avec les LR c'est une espèce de Nouvelle Droite finalement c'est c'est perdant perdant c'est à dire que LR se retrouveraient complètement fondu dans ce en même temps qui deviendrait quelque part la Nouvelle Droite donc on voit qu'il y a une limite à ce projet de 2017 qui était beau sur le papier pragmatique d'aller chercher à droite et à gauche ce qu'il y a de bien mais qui globalement sur la pratique n'a pas l'air de bien fonctionner puisque là on voit un Emmanuel Macron qui est quand même très isolé que ça soit on en a parlé sur les syndicats mais aussi sur les forces politiques et qui avance comme vous l'avez dit avec de plus en plus d'autorité parce que si on parle du régalien on a quand même une manifestation de l'autorité de plus en plus forte il y a un élément alors c'est dans le même chapitre sur justice ordre républicain on va dire dont on a finalement peu parlé en tout cas pas encore avec vous mais pas non plus dans le dans le premier mais là c'est sur le nos institutions il ouvre la porte en disant enfin voilà rendez-vous avec la présence de la doucement vous dites de l'Assemblée nationale et avec le président du Sénat pour revoir le fonctionnement de nos institutions alors je vous vois goguenar un petit peu ou dubitatif non mais ça fait partie effectivement d'un running gag qu'on connaît chez Emmanuel Macron depuis qu'il est élu puisque la première réunion du Parlement en congrès c'était sur la réforme des institutions avec exactement les mêmes anciennes qui reviennent c'est à dire le temps de la démocratie on doit aller plus vite avec plus de démocratie donc c'est franchement on reprend le discours de je crois juillet 2018 et on regarde cela c'est la même chose entre-temps il y a quand même eu quand même deux avortements constitutionnels c'est-à-dire la première tentative de réforme a échouer et la deuxième tentative vous voulez il a essayé de revenir vers Gérard Larcher à tout autant échoué donc je recherche à comprendre en réalité au-delà des gadgets grâce aux ces œufs qui se retrouvent une seconde jeunesse ou je n'ai pas cité mais il a lui cité le président et en réalité il n'a plus que ça parce que c'est bien parce que la bénévolence du CESU qui trouve un intérêt qui n'a jamais trouvé sous la 5e République en fait le Conseil économique et donc le CESU qui ne savait pas à quoi il servait sert finalement de béquilles à Emmanuel Macron parce que c'est la seule réforme des institutions qui ne coûte rien qui ne demande pas de réforme légitive et qui repose en fait sur des moyens existants donc je pense je fais un pari j'ai toujours risqué de faire des paris qu'on va avoir des conventions à n'en plus finir orchestré par le CESU parce que tout autre réforme institutionnelle échouera sauf s'il essaie à travers l'inscription de l'IVG dans la Constitution d'avoir un vecteur sur lequel il y aurait une négociation mais Gérard Larcher bien plus madré que lui là dessus et il n'a aucun intérêt à le voir à progresser là-dessus alors il y a un autre outil entre guillemets en tout cas créé par Emmanuel Macron c'est le conseil international de la refondation on écoute là-dessus celui-ci toutes les forces d'action et de bonne volonté nos mères nos élus nos forces politiques nos syndicats tous ensemble je compte mieux les associer en relançant dès le mois de mai des coalitions et alliance nouvelle sur les bases solides du conseil et national de la refondation au plus près du terrain et chacun d'entre vous avait un rôle à jouer il nous faut moins de loi moins de bureaucratie plus de liberté d'actions d'expérimentation de pouvoir d'initiative à l'échelle de nos vies oui c'est cet élan national auquel je crois le Conseil national de la refondation le l'adjectif solide et peut-être pas celui qui nous serait venu spontanément à l'esprit parce qu'elle Perino en effet étant donné le Conseil national de leur effondation le CNR des comptes d'ailleurs utile ces trois lettres c'était vraiment audacieux trop audacieux et il n'a aucune existence ce conseil national de la refondation donc là le président sort de la naphtaline cette idée du Conseil national de la refondation qui au départ avait un objectif tout à fait autre c'était de montrer une fois de plus aux institutions représentatives classiques que voilà elle jouait un rôle mais qu'elle pouvait être challenge et comment on dit aujourd'hui par ce fameux Conseil national de la refondation alors là comme on dit dans le discours de la grande distribution il positive ce conseil national de la de la refondation et il relance ça pour habiller au fond sans quoi il n'a jamais cru jusqu'à maintenant c'est à dire l'organisation des forces vives on dit des corps intermédiaires de la Nation pour aller plus loin sur des dossiers politiques mais y croit-il vraiment oui là il utilise le levier des mers quand même on peut dire de manière très communicationnelle parce que c'est une grande opération de communication mais vraiment les forces vivent les syndicats les parties les grandes associations pour le dire vulgairement c'est vraiment pas son truc alors et ça ça repose la question de la verticalité du du pouvoir regarder ce sondage sur le le côté autoritaire d'Emmanuel Macron 61% des Français qui pensent que il est plus autoritaire que en 2017 dans les traits de caractère que les Français prête de spontanément ou prioritairement Emmanuel Macron est-ce que celui-là l'autoritaire ou l'autoritarisme ou l'autorité si on essaye d'être un peu plus positif bien souvent c'est le principal c'est le premier c'est celui qui arrive en tête en même temps c'est la fonction qui veut ça non d'une certaine façon oui sauf que quand on l'applique Emmanuel Macron on est pas sûr de ce qu'on mesure réellement c'est à dire qu'est-ce qu'on mesure une forme d'autorité d'un responsable politique qui dirige le pays et en qui on a confiance ou est-ce qu'on mesure un traits de caractère ou une tendance à brusquer un petit peu ses interlocuteurs ce qui est plutôt une critique et on regarde l'étude d'opinion récente on pense plutôt de ce côté là désormais il y a un deuxième aspect qui va avec ça c'est que cette autorité c'est effectivement une verticalité mais c'est une verticalité qui n'est pas simplement une position de surplomb parce qu'il peut voir loin et anticiper ce qui arrive c'est une position où il est coupé de sa base et la première critique qui est faite Emmanuel Macron c'est justement ça c'est de ne pas comprendre ce que vivent les Français on l'a vécu tout au de la séquence tout au long de la séquence des retraites on nous a dit que on avait un exécutif a commencé par le Président de la République qui imposait une réforme sur quelque chose qui ne connaissait pas parce qu'il ne connaît pas les français d'après ce que les études qu'on fait évidemment et donc du coup ils ne peuvent pas comprendre ce que signifie pour les petites gens de travailler deux ans de plus et ça le fond du discours qui a été portrait et c'est le trait d'image qui a le plus pati de la séquence pour Emmanuel Macron c'était d'ailleurs déjà son point faible mais désormais on est moins d'un Français sur 5 qui considère qui comprend les Français quand on est président de la République ça peut être un problème oui justement je me disais qu'il y a pas beaucoup parlé de l'effet de l'inflation d'ailleurs il en a parlé un tout petit peu sur les l'augmentation des revenus mais c'est quand même le cœur des préoccupations à l'heure actuelle des Français et des Françaises et c'est vrai qu'il a fait complètement abstraction et ça c'est un signal de dire je suis pas dans les dans les préoccupations concrètes des uns et des autres c'est compliqué merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce sens public spécial allocution du Président de la République je vous dis à demain 18h pour un nouveau numéro de cette émission et puis votre prochain rendez-vous avec la politique ce sera dans la matinale Clémentine Autain député la France insoumise qui sera l'invité Dorian Mancini sera 8 heures du matin belle soirée [Musique] [Musique]