Covid-, grippe, bronchiolite: le point sur la triple épidémie
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
mesdames et messieurs il est important pour moi de prendre le temps ce soir pour parler de la santé l'hiver nous expose particulièrement au virus respiratoires cet hiver ne fait pas exception bien au contraire depuis plusieurs semaines nous observons la circulation précoce et simultanée de trois épidémies sur notre territoire la bronchiolite le covid et la grippe je vais donc ce soir partager en toute transparence avec vous un point précis sur la situation nous avons beaucoup appris depuis presque 3 ans nous avons beaucoup appris dans des circonstances absolument exceptionnelles vous le savez j'étais au front en Moselle en mars 2020 au moment où l'épidémie de covid a commencé sa diffusion en France je n'oublierai jamais à ce moment-là nous ne savions quasiment rien au plan scientifique de ce virus ni des conduites à tenir nous n'avions ni traitement spécifique ni vaccin aujourd'hui nous sommes armés pour mieux comprendre et pour mieux réagir alors oui heureusement la situation a largement évolué et cette conférence de presse ne s'organise pas dans les mêmes circonstances que nombre de conférences avant elle mon travail est de protéger la santé des Français quel que soit leur âge leurs conditions leur lieu de vie leur revenu combattre toutes les inégalités d'accès à la santé et faire de notre société une société de la prévention en santé sont les deux objectifs principaux que m'a confié la première ministre dans ce contexte j'ai tenu à ce rendez-vous pour deux raisons la première c'est que je sais que les Français veulent comprendre la situation et que je dois leur apporter une information claire et transparente la seconde c'est que nous devons capitaliser sur ce que nous avons appris au plus dur de la crise pour mieux agir plus efficacement d'abord garder ces gestes réflexes simples qui nous protègent contre la maladie je suis sûr que nous partageons tous cet objectif à fortiori à l'approche des fêtes de fin d'année et des retrouvailles avec tous ceux qui nous sont chers prévenir voilà l'une des clés de notre avenir en bonne santé une clé pour éviter des affections graves une clé pour lutter contre les inégalités une clé pour limiter les effets des virus de l'hiver ensuite gardez la confiance et le respect envers tous les soignants en ville comme à l'hôpital qui en semaine comme le week-end deux jours comme de nuit sont présents au service des Français alors que notre système de santé est traversé en France comme dans nombre de nos pays voisins par des difficultés très importantes nous devons tout faire pour le préserver préserver nos soignants et soyez en sûr ma détermination à ce sujet reste sans faille je remercie mon collègue Jean-Christophe combe ministre des Solidarités de l'autonomie et des personnes handicapées le professeur Brigitte Autrand président du Comité de Veille d'anticipation des risques sanitaires ainsi que le professeur romain basmassi pédiatre à l'hôpital Louis Mourier de leur participation à cet exercice de pédagogie et de mobilisation collective quelle est la situation sanitaire aujourd'hui si le covid a ses dernières années a fait Billie la circulation des autres virus hivernaux et constitué notre principal front ce n'est plus le cas désormais nous faisons face je l'ai dit à une triple épidémie qui de surcroît est plus précoce qu'habituellement la Neuvième Vague covid tout d'abord cette situation de reprise épidémique n'est pas propre à la France elle est également observée chez nos voisins européens la souche vécu A1 qui circule chez nous et par ailleurs connue elle fait partie des sous variantes des enfants oser de la famille au micro-ondes et à 5 qui circule depuis le printemps dernier et qui sont associés à une forte transmissibilité certaines journées ont cette semaine enregistrées jusqu'à plus de 100 000 Français contractant la maladie en dépit de la moindre de gravité de ce variant par rapport aux premières souches du virus il n'est pas sans risque pour les personnes les plus fragiles plus de 1000 personnes sont désormais hospitalisées pour covid dans les services de soins critiques et les projections de l'Institut Pasteur montrent que le nombre de hospitalisations continuera d'augmenter dans les jours qui viennent et pourrait atteindre un niveau supérieur à celui de cet été même si l'épidémie aujourd'hui ne montre pas de signes d'emballement la grippe ensuite mesdames et messieurs la grippe n'est pas un gros rhume chaque année elle tue et en deuil des familles elle provoque des complications lourdes voire invalidantes notamment chez les personnes les plus fragiles et nos aînés les mêmes qui sont les plus sensibles au covid elle circule cette année sur notre territoire de façon précoce et très active 9 régions métropolitaines et trois territoires d'outre-mer sont déjà impactés fortement quatre régions sont en cours rien que la semaine dernière on a pu constater un doublement des passages aux urgences et des hospitalisations pour grippe particulièrement marquée chez les plus de 65 ans ce panorama s'ajoute la circulation active de la bronchiolite depuis plusieurs semaines la bronchiolite est aussi une maladie virale respiratoire qui affecte principalement les nourrissons et les jeunes enfants de moins de 2 ans ce virus génère depuis début octobre influe inédit de passage aux urgences et un nombre important d'admission de nourrissons et de jeunes enfants à l'hôpital mettant en forte tension notre système de santé les services de soins critiques pédiatriques sont à ce jour occupés à quasi pleine capacité ce qui nous a d'ailleurs conduit à transférer de jeunes enfants à 72 reprises vers une autre région pour assurer leur prise en charge je mesure pleinement ce que cela veut dire pour les familles et pour les équipes soignantes et je remercie les équipes du Samu qui réalisent ces transferts pour la cinquième semaine consécutive la moitié des hospitalisations après un passage aux urgences chez les enfants de moins de 2 ans le sont pour bronchiolite cette situation de tension concerne aujourd'hui l'ensemble du territoire national y compris d'outre-mer nos voisins européens connaissent également un pic de spitalisation lié à ce virus respiratoire sans que nous puissions pleinement expliquer cette forte prévalence c'est notamment le cas de l'Allemagne de la Belgique mesdames et messieurs à l'approche des fêtes de fin d'année les épidémies hivernales sont donc particulièrement fortes dans notre pays elle touche tout le territoire national avec l'ensemble des classes d'âge elles peuvent créer de fortes inquiétudes chez nos concitoyens les plus fragiles en raison de leur âge ou de leur situation de santé comme chez leurs proches et leurs familles nous devons l'entendre elles mettent aussi encore une fois à rue des preuves notre système de santé à la ville comme à l'hôpital système de santé dont je veux saluer ici la mobilisation nous devons l'entendre également pour lutter contre les épidémies notre arsenal est à la fois connue accessible et efficace il peut se résumer en trois axes la vaccination les gestes barrières les traitements la vaccination tout d'abord il existe et disponible contre le covid et contre la grippe elle devrait l'être d'ici un an un an et demi contre la bronchiolite c'est un grand espoir pour les enfants la vaccination reste de trame de protection massive les études scientifiques les seuls qui comptent dans la santé ont largement démontré l'intérêt de cette vaccination contre le covid contre la grippe la vaccination réduit de façon importante les risques d'infection et empêchent de développer les formes graves de la maladie la France rappelons-le alors que nous avons célébré dans quelques jours les 200 ans de la naissance de Louis Pasteur et le pays qui a inventé la vaccination pourtant à l'heure où je vous parle trop peu de personnes sont vaccinées même si je constate des chiffres meilleurs ces derniers jours contre le covid la vaccination est ouverte depuis le 3 octobre dernier avec des vaccins dit adaptés tenant compte de plusieurs souches du virus pour plus d'efficacité mais ce sont seulement 2,8 millions de personnes qui se sont fait vacciner depuis début octobre c'est beaucoup moins que lors de nos campagnes précédentes et bien moins que nos voisins européens un quart seulement de nos concitoyens de plus de 80 ans sont protégés contre le covid c'est même un petit peu moins encore de nos aînés vivants en maison de retraite alors qu'ils sont parmi les plus exposés au risque de la maladie cette situation n'est pas acceptable avec mon collègue Jean-Christophe combe qui aura l'occasion d'y revenir nous en appelons solennellement à la responsabilité des directeurs d'établissements en ce qui concerne la grippe la vaccination se situe un niveau plus bas par rapport à la campagne de l'année dernière de 5%. même si les cartes tant à se réduire de façon importante ces derniers jours nous étions à 10% en début de semaine à ce sujet je tiens quand même à rappeler que l'Organisation Mondiale de la Santé recommande la vaccination de 75% d'une population pour se protéger efficacement c'est donc une réalité les Français sont moins bien protégés cette année face au risque d'épidémie qui circulent une majeure partie de nos compatriotes les plus fragiles sont donc directement exposés au virus mesdames et messieurs j'en appelle solennellement à un sursaut de vaccination pas pour faire plaisir au ministre de la santé et de la prévention pour protéger protéger alors permettez-moi de prendre quelques minutes pour rappeler quelques principes simples là où j'entends parfois des interrogations et des confusions la vaccination contre la grippe et contre le covid est ouverte à tous et je ne peux qu'encourager chacun à se faire vacciner à l'approche des fêtes j'ai toute confiance en nos professionnels de santé de ville pour répondre à cette demande la vaccination est plus que recommandée elle est nécessaire pour les personnes de plus de 60 ans parmi lesquels les personnes qui résident en EHPAD pour les personnes avec des facteurs de risque porteurs de maladies chroniques l'hypertension le diabète par exemple mais aussi des personnes en situation d'obésité pour les femmes enceintes pour les soignants et tous les aidants et tous ceux qui vivent au travail dans l'environnement de toutes ces personnes fragiles vous pouvez vous faire vacciner en pharmacie auprès de votre médecin les infirmiers les sages-femmes peuvent également vous vacciner le site vaccin.fr recense tous les lieux de vaccination possible c'est maintenant avant les fêtes qu'il faut vous faire vacciner la protection est rapide la vaccination contre la grippe et la vaccination contre le covid peuvent se faire en même temps pour plus de simplicité aucun délai mais en tout cas respecter entre ces deux injections si vous avez des difficultés à organiser votre vaccination pour vous ou pour un proche un numéro vert est toujours disponible le 0 800 730 957 0 800 730 957 j'ajoute que pour les personnes les plus fragiles celles pour lesquelles la vaccination ne marche pas le gouvernement s'est mobilisé pour mettre à disposition des traitements contre le covid qui sont efficaces s'ils sont pris dès les premiers jours des symptômes je pense en particulier au paxlovid le recours à ce traitement doit encore progresser je profite de cette audience pour en rappeler l'existence au patient à leur famille et aux professionnels j'ai pris plusieurs mesures pour faciliter le recours à ce médicament dès demain des ordonnances pourront être faites par les médecins traitants de façon préventive pour une durée de trois mois pour faciliter la prise rapide du médicament des personnes les plus fragiles si elles sont contaminées par le virus c'est ce que l'on appelle des ordonnances conditionnelles un service d'appui téléphonique et aussi ouvert aux professionnels de santé qui auraient des questions particulières sur ce traitement je vais maintenant laisser la parole au professeur Brigitte au 30 président du Comité de Veille d'anticipation des risques sanitaires pour préciser l'enjeu de cette réponse vaccinale et thérapeutique dans la situation épidémique que nous connaissons merci Monsieur le Ministre messieurs les ministres et madame messieurs effectivement comme vous l'a dit Monsieur le Ministre les vaccins protègent les vaccins protègent contre la covid et contre la grippe il protège contre les formes graves il protègent contre les décès et les dernières analyses scientifiques montrent que un rappel qui date de moins de six mois protège jusqu'à 90% contre le risque de mortalité contre le risque d'hospitalisation pour des formes graves et donc c'est une raison majeure de réaliser ce geste de vaccination qui est un geste extrêmement simple et qui peut être fait en même temps contre les deux virus qui sont les vaccins sont faits dans chacun des bras et les douleurs la tolérance de ces double vaccination est tout à fait bonne ces deux vaccins contiennent des antigènes des produits qui sont adaptés au virus qui circulent aujourd'hui monsieur le ministre vous a dit que le virus qui circule pour le la covid est un virus qu'on appelle Bécu 1 qui est un tout petit peu moins sensible aux premières générations de vaccins mais qui reste sensible néanmoins pour protéger contre les formes graves et puis ce virus Bécu 1 se variant reste totalement sensible à ce médicament dont monsieur le ministre vous a parlé qui est le PACS le vide donc les personnes qui répond mal au vaccin du fait de leur déficit immunitaire parce qu'elles n'ont pas la capacité de répondre reste sensible à l'efficacité de ce médicament parfaitement actif encore sur ce variant pour ce qui est de la grippe le virus qui circule aujourd'hui il y a plusieurs souches de virus qui circulent mais il y a une souche dominante qui s'appelle H3N2 il se trouve que le vaccin que nous avons et parfaitement cohérent avec cette souche H3N2 et donc ce vaccin protège particulièrement bien cette année contre les formes graves contre le risque d'hospitalisation contre le risque de décès et donc il ne faut pas passer à côté de ces deux chances qui sont absolument formidables de ne pas aller à l'hôpital et de ne pas risquer de mourir pour ce qui est de la broncholite effectivement nous n'avons pas encore de vaccin mais nous accumulons chacun de nous nous accumulons des défenses immunitaires chaque année en rencontrant le virus de la bronchiolite c'est vrai que dans les deux dernières années avec les gestes barrières nous avons rencontré moins de virus et certains ont parlé de dettes immunitaire ce n'est pas un bon terme il n'y a pas de dette on ne doit rien au virus on n'est pas en dette vis-à-vis de ce virus notre système immunitaire est simplement moins stimulé et par exemple les mamans qui étaient enceintes l'année dernière n'ont pas rencontré au moins rencontré le virus de la bronchiolite ont moins transmis à travers l'utérus des anticorps à leur bébé qui sont nés depuis l'année dernière et qui de ce fait se défendre moins bien cette année même si non évidemment pas porter le masque l'année dernière donc c'est cela c'est le retard à l'immunisation c'est le manque de stimulation il n'y a pas de dette on ne doit rien au virus notre système immunitaire est toujours capable de répondre mais il répond de façon adaptée aux rencontres avec ces différents virus voilà donc un système immunitaire qui marche et capable de nous aider à nous protéger contre ces virus grâce au vaccin et puis il faut aider le système immunitaire en se protégeant soi-même et en protégeant les autres grâce au masque voilà merci professeur vous en parliez au-delà de la vaccination si nous faisons tous un effort avec ses petits gestes du quotidien digeste barrière nous allons réduire significativement la circulation des virus en France la bronchiolite la grippe le covid et sans doute bientôt la gastro-entérite ces gestes qui ont pu lasser certains d'entre nous protègent et sauve des vies la France doit devenir une nation de la prévention comme c'est le cas dans nombre de nos pays voisins le gain pour notre santé sera immense restez en bonne santé avant de se faire soigner c'est l'ambition que je porte c'est le projet que je veux partager car c'est un levier extrêmement puissant pour faire reculer les virus et les maladies contre toutes les épidémies hivernales de bonnes habitudes peuvent changer beaucoup de choses nous avons adopté ces comportements en pleine crise covid nous avons réussi à vivre avec et le plus souvent à bien vivre avec revenons-y le temps de cet hiver je sais que c'est possible les malades les plus fragiles les soignants attendent cela de nous ces bonnes habitudes sont au fond peu nombreuses se laver les mains aérer les pièces régulièrement porter le masque dans les lieux clos ou la promiscuité est de mise en particulier alors que les fêtes vont conduire à de très importants brassage de population il faut mettre votre masque dans les transports en commun dans les trains vous y croisez des nourrissons des personnes âgées des personnes malades soyons solidaires faire un autotest ils sont disponibles en pharmacie avant les rassemblements familiaux de fin d'année pour passer des fêtes sereinement et en cas de doute ou si votre médecin traitant n'est pas joignable contactez le 15 le SAMU qui vous orientera au mieux et pas toujours vers un service d'urgence la responsabilité c'est ce que les Français appellent de leurs vœux il est temps grand temps de faire la démonstration que le bon sens et le respect peuvent triompher de la réglementation et des amendes c'est la voie de l'avenir c'est la seule voie possible pour bâtir une société de la prévention c'est ma conviction profonde je vais maintenant passer la parole au professeur romain basmassi pour nous expliquer précisément dans le cas particulier des virus pédiatriques les conduites à tenir pour protéger les plus jeunes de nos concitoyens merci Monsieur ministre mesdames Messieurs nos prochaines je suis secrétaire général de la Société française de pédiatrie et donc je vous remercie de pouvoir parler de la bronchiolite aujourd'hui la bronchiolite c'est une maladie virale c'est une maladie qui vient tous les hivers qui est particulièrement intense et sévère cette année comme l'a dit Monsieur le Ministre tout à l'heure c'est une maladie donc qui est virale qui est très contagieuse qui touche surtout les nourrissons de moins d'un an et qui peut donner des formes graves même si la majorité des cas cette infection est bénigne et Gary spontanément en une semaine ou 10 jours mais malheureusement elle peut conduire à des hospitalisations voire des hospitalisations règne nation et surtout pour les plus petits les enfants de moins de 3 mois alors les premiers signes c'est surtout un rhume initialement puis un petit peu de fièvre et de la toux spécialement une toux sèche puis une toux grasse et enfin une gêne respiratoire une détresse respiratoire où les enfants vont se mettre à respirer très vite ou alors beaucoup trop lentement faire beaucoup d'efforts pour respirer et donc être fatigué avec cette respiration qui leur demande des efforts et avoir des difficultés à s'alimenter alors il y a pas de traitement spécifique c'est une maladie virale et donc les seuls moyens de lutter contre cette maladie c'est d'essayer d'aider le nourrisson à respirer et à s'alimenter et donc pour cela quelques moyens simples laver le nez laver le nez aussi souvent que nécessaire océan physiologique et surtout avant chaque repas pour les aider à s'alimenter la deuxième chose c'est pour les alimenter c'est fractionner l'alimentation c'est à dire des quantités plus faibles mais plus souvent dans la journée malgré ça certains enfants nécessiteront une hospitalisation et pour avoir un support nutritionnel ou respiratoire alors il y a quelques gestes qui vont permettre de prévenir ces infections ce qui n'a pas de traitement en dehors de ces traitements symptomatiques il faut essayer de prévenir et d'éviter notamment les plus petits s'infecte avec ces virus respiratoires et donc la première chose c'est se laver les mains se laver les mains avant de toucher un nourrisson avant de s'occuper de son bébé il faut se laver les mains quand on est malade on se lave les mains on essaye de moins en moins toucher les bébés surtout quand on dans les périodes de famille on essaie de ne pas faire passer les bébés de bras les nourrissons de bras en bras dans les dans les regroupements familiaux et on évite de les de les embrasser on évite d'avoir un bébé lorsqu'on a lorsqu'on est en rugby ensuite il faut éviter de fréquenter les endroits surpeuplés c'est sûr que les transports en commun les centres commerciaux les magasins de Noël il va y avoir beaucoup beaucoup de monde et vous allez rencontrer des gens malades et donc il faut éviter d'exploser les tout-petits les nourrissons les nouveaux nés de moins d'un mois de moins de trois mois assez à ces endroits qui sont qui sont très à risque aérer les pièces et puis éviter de fumer en présence des bébés et enfin nettoyer les objets les virus vont rester très longtemps sur les surfaces autour des bébés et donc il faut essayer de désinfecter régulièrement les surfaces et éviter de d'échanger les jouets ou les tétines notamment entre les enfants donc voilà les principaux messages lavez-vous les mains essayez de ne pas embrasser le bébé lorsque vous êtes malade et ne passez pas de bras en bras pendant les fêtes voilà merci professeur pour ces explications très claires et ces conseils adressés aux familles mobilisons-nous pour les plus petits mobilisons-nous aussi pour les plus âgés d'entre nous sachant Christophe merci mesdames et messieurs quelques éléments simplement pour compléter les propos de mon collègue François Brown sur cette situation qui expose plus particulièrement les personnes âgées les personnes en situation de handicap et les nourrissons face à cette triple épidémie nous avons besoin d'un triple sursaut de vaccination de gestes barrières mais aussi de soutien vis-à-vis des professionnels engagés premièrement nous devons améliorer le taux de vaccination en EHPAD et à domicile le taux de protection François Brune l'a dit contrôle le covid est trop faible en EHPAD comme dans la population générale de l'ordre de 21 et 23% pour les plus de 80 ans j'invite donc à recevoir la dose de rappel mais aussi à se faire vacciner contre la grippe c'est une responsabilité individuelle mais aussi collective chacun a un rôle à jouer pour informer et encourager ses proches à se faire vacciner enfin j'invite les professionnels qui accompagnent ces personnes à risque en établissement ou à domicile à se faire vacciner également rappelle contre le covid et vaccin contre la grippe qui peuvent être réalisés en même temps par un professionnel de santé deuxièmement nous devons redoubler de vigueur de rigueur dans l'application des gestes barrières en établissement d'abord c'est le sens du courrier que nous avons adressé cette semaine pour recomber le port du masque en EHPAD je rappelle que les directeurs peuvent rendre le port du masque obligatoire si cela est nécessaire notamment en cas de cluster à domicile pour les professionnels des services de soins et d'aide à domicile pour les visiteurs que j'appelle une fois encore à respecter les gestes barrières notamment le lavage des mains le port du masque lorsque vous allez au domicile d'une personne vulnérable ou dans la chambre d'un résident enfin l'application des gestes barrières pour les parents de nourrisson le professeur basmassi l'a dit la bronchiolite et cette année plus précoce et plus intense et elle peut conduire en réanimation notamment les bébés de moins de 3 mois donc je lance un appel à la responsabilité collective et parentale nettoyer régulièrement le nez de votre enfant lorsqu'il est enrhumé par ailleurs et je sais que c'est difficile mais si vous êtes malade il faut porter des masques il faut même à la maison et il faut éviter le plus possible de trop prendre son enfant dans les bras ou de l'embrasser les mêmes règles s'appliquent à votre entourage ne mettez pas vos bébés en contact avec des personnes malades je mesure évidemment la dureté de ses propos mais parce que la protection de nos enfants et le cœur de notre politique des 1000 premiers jours nous devons tout faire pour éviter que nos enfants et nos bébés ne se retrouvent dans des services de réanimation alors protégeons les et enfin troisièmement nous devons soutenir les professionnels qui interviennent auprès des personnes âgées auprès des personnes en situation de handicap auprès des plus petits ce sont des professionnels engagés souvent depuis longtemps et en particulier ces deux dernières années j'étais hier d'ailleurs avec des directeurs d'Ehpad j'étais ce matin opéré sur Marne dans un établissement et je veux redire ici tout notre engagement à leur côté ce soutien c'est celui évidemment des agences régionales de santé mais c'est aussi celui de leur famille et je veux redire ici toute notre reconnaissance l'objectif de ce triple sursaut est simple protéger les plus vulnérables et maintenir le lien social nous voulons que dans 15 jours les familles puissent se retrouver pour fêter Noël et nous voulons que les EHPAD restent ouverts que le droit des résidents à recevoir des visites soit impérativement maintenu alors vaccinons-nous et protégeons-nous c'est notre objectif et nous l'atteindrons c'est le sens de ce triple sursaut auquel nous appelons maintenant depuis plusieurs jours je vous remercie merci Jean-Christophe mesdames et messieurs la situation vous le comprenez bien et sérieuse elle justifie que nous nous mobilisions au maximum ces prochains jours ces prochaines semaines à ce titre je souhaite terminer mon propos en ayant une pensée sincère et déterminée pour nos professionnels de santé qui traversent avec courage et abnégation les épreuves qui se succèdent dans un contexte que je sais marqué par de très importantes difficultés je ne serai pas je ne suis pas le ministre qui n'ira ses difficultés il y a deux ans et demi nous les applaudissions tous les soirs et il le mérite encore aujourd'hui bien sûr mais ce soir je vous demande de les aider en vous vaccinant en respectant les gestes barrières dans ces circonstances j'ai eu l'occasion d'annoncer récemment d'importantes mesures de soutien pour la ville et l'hôpital des mesures de soutien aux soins urgent pour se tenir la mobilisation conjointe de la vie d'aide et de l'hôpital des mesures permettant une meilleure reconnaissance du travail de nuit ont également été prolongés pour six mois la technicité la spécificité du travail dans les services de soins critiques a également été reconnu par l'extension de cette prime de soins critiques à tous les professionnels soignants qui travaillent au-delà des crises des épidémies je veux redire la détermination qui est la mienne pour rénover et moderniser notre système de santé au service de nos concitoyens je vais redire aussi que nous ne réussirons que si nous faisons tous alliances bloc au service des Français comme nous avons réussi à le faire pendant la crise du covid et comme nous avons réussi à le faire cet été à ce titre j'ai lancé cette semaine les assises de la pédiatrie et de la santé de l'enfant avec le concours du professeur Christelle gras Le Guen et d'Adrien taquet ces assises seront l'occasion par une feuille de route ambitieuse construite avec l'ensemble des parties prenantes d'ici le printemps d'apporter une réponse structurelle aux problèmes actuels de la santé de l'enfant tous les sujets seront abordés sans tabou je lui dis mercredi en installant le comité d'orientation des assises la crise que nous traversons est historique mais l'opportunité qui s'offre à nous de refonder en profondeur les filières de prise en charge des enfants et plus globalement d'investir sur la santé de nos enfants les tout autant avec mes collègues du gouvernement je sais pouvoir compter sur l'ensemble des professionnels de la pédiatrie et de la santé de l'enfant sur les familles et leur représentants pour se saisir de ce moment unique plus généralement c'est une refonte globale de notre système de santé territoire par territoire que je souhaite porter le Conseil national de la refondation en santé lancé par le Président de la République en septembre dernier porte déjà ses fruits et j'ai pu apprécier sur le terrain l'engouement autour de la démarche le pragmatisme des propositions nous travaillons déjà à l'alimentation de cette boîte à outils de solutions que je mettrai à la disposition des territoires et qui complétera les mesures prises dans la dernière loi de financement de la sécurité sociale je vous remercie et nous restons à votre disposition pour répondre à quelques questions bonsoir Monsieur le Ministre Gabriel bourrevitch pour l'agence je pense presse compte tenu la situation épidémique que vous nous avez décrite en introduction et de vos messages appuyés à remettre le masque dans les transports pourquoi ne pas rétablir l'obligation de port du masque dans les transports en commun dans les trains en particulier qui a été en vigueur pendant l'épidémie est-ce que c'est parce que finalement les indicateurs ne sont pas suffisamment inquiétant à votre sens est-ce que c'est parce que le cadre législatif ne vous le permettrait pas et alors dans ce cas là faudrait-il revenir avec une nouvelle loi pour le rétablir merci pour pour cette question je ferai pas la liste des solutions que vous proposez mais je vais revenir sur sur un deux points particuliers le premier nous avons toujours durant cette crise apporter des réponses proportionnelles à la situation du moment c'est le cas aujourd'hui je fais confiance aux Français vous le savez depuis que je suis arrivé c'est ma ligne c'est ma méthode de faire confiance aux Français et dans la vie il y a des gestes simples qui permettent de sauver des vies pourtant ils sont pas obligatoire il y a pas besoin d'un texte il y a pas besoin d'une réglementation et on les fait tous les jours traverser la rue en regardant à droite à gauche avoir des relations sexuelles protégées pour effectuer les infections sexuellement transmissibles portez le masque pour éviter de contaminer ceux qui sont autour de nous quand on est dans des circonstances comme je vous l'ai dit où on est serré les uns contre les autres et bien voilà ce que ce que je veux introduire c'est un réflexe comme on te regarde à droite à gauche quand on traverse la rue quand on rentre dans le métro dans un train en période épidémie comporte un masque bonsoir Monsieur le Ministre Anthony le boss pour BFMTV vous avez dit dans votre conférence de presse aussi sur BFM TV ce matin que tout le monde pouvait se faire vacciner en pharmacie mais les professionnels les pharmaciens disent que les consignes n'étaient pas claires on a vu dans certains reportages notamment des personnes de moins de 60 ans qui n'étaient pas les personnes à risque savoir refuser de se faire vacciner et le syndicat des pharmaciens qui appelle notamment un écrit plus clair pour pouvoir dire ok tout le monde peut se faire vacciner qu'en est-il désormais ce qu'il y aura un écrit plus clair désormais pour pour les pharmacies ont toujours été les mêmes je pense avoir été clair ce matin sur votre antenne et maintenant aujourd'hui toute personne qui le souhaite peut se faire vacciner de la grippe et du covid Philippe électrocuté question vous avez dit qu'il y avait pas d'emballement pour le covid mais est-ce que l'Institut Pasteur prévoit un pic à quel niveau deuxième question sur le pacslovide il y aura une sorte d'automédication de fait si les passions ont une ordonnance conditionnée ce que vous pensez pas qu'il y a un risque un risque de sur usage ou de ou de mauvais usage et est-ce que vous êtes vous partagez la vie de de la HAS disons que certes le vaccin protège contre les formogrammes et aussi contre le risque de se contaminer et contaminer d'autres personnes ce qui est parfois débattu dans la presse je pense que la professeur outranc vous réponde mieux que moi merci de ces questions et donc je vais prendre la dernière oui le vaccin protège le rappel protège renforce la protection contre et l'hospitalisation mais il renforce aussi un degré moindre mais il renforce aussi la protection contre l'infection et contre la transmission ce qui légitime parfaitement d'augmenter la vaccination et de rendre possible la vaccination à des personnes qui n'ont pas un risque de pornographe l'automédication de fait c'est ce que le patient va devoir prendre l'humain la décision c'est parce qu'il y a beaucoup de syndrome grippaux il risque de prendre du pack subitement pour les syndrome petit monsieur le ministre et ça n'est pas du tout ce qui est prévu ce qui est prévu c'est qu'un médecin qui suit un patient lui donne ce qu'on appelle une ordonnance conditionnelle en fonction de son état s'il est à risque de forme grave il lui fait une ordonnance et si ce patient devient à des symptômes de covid il va vite se faire un autotest et dans les trois cinq jours pouvoir bénéficier sans retourner chez le médecin donc sans retard il va pouvoir aller directement à la pharmacie avec son ordonnance et se faire prescrire du pacsloving c'est ça l'intérêt de ce qu'on appelle l'ordonnance conditionnelle accélérer l'accès au traitement parce que ce traitement je le répète est très efficace il protège de façon extrêmement efficace contre l'hospitalisation et les formes graves et les décès chez les personnes qui en sont qui en ont besoin qui sont à haut risque et qui bénéficie de ce traitement dans les trois à cinq premiers jours alors le pic on est aujourd'hui dans une vague qu'on appelle à peine une vague et qui est une resirculation très active du virus dont la dynamique est à peu près l'équivalent de ce qu'on a vu en septembre-octobre et donc il est trop tôt pour crier victoire il est possible qu'on soit pas trop loin du pic mais on est encore extrêmement prudent et voilà être sur le pic des bronchiolites professeur [Musique] donc certains régions comme l'Île-de-France et le haut de France ont été touchés plus précocement que les autres et donc maintenant sur vous savez qu'après les vacances de la Toussaint il y avait comment une première baisse mais une remontée des bronchiolites quelques semaines après le retour des vacances de la Toussaint en Île-de-France heureusement que le deuxième pic était un peu moins haut que le premier on y reste quand même très élevé et il reste encore supérieur ou au moins égal au pic des années précédentes par contre dans d'autres régions et notamment dans le sud de la France il y a un décalage et donc ils sont en train de vivre leur premier pic actuel donc voilà il y a un décalage donc on est encore pas du tout sorti d'affaires dans beaucoup de régions pour pour la bronchiolite et même encore en Île-de-France on reste encore sur sur des zones très très élevées Caroline cochodor pour Mediapart c'est une question sur la bronchiolite elle a commencé tôt cette année début novembre est-ce que les messages de prévention que vous passez là ne sont pas un peu tardifs est-ce que on en fait assez sur la prévention près des femmes enceintes sur voilà les messages à passer pour protéger les petits bébés et éviter qu'ils se retrouvent dans des samues transportés à 150 km voilà alors merci pour votre question alors déjà la même commencer plutôt que ça encore elle a commencé en octobre en Île-de-France les je pense qu'il est jamais trop tard même si bien sûr il est peut-être un peu tard mais déjà trop tard pour continuer puisque comme je le disais juste avant on n'est pas sorti d'affaires on a encore sur des chiffres très très élevés de circulation de bronchiolite et des virus respiratoires dans toutes les régions de France ça c'est la première chose la deuxième chose c'est que vous avez raison les messages de prévention doivent être maintenues et reconduit tout le temps la bronchiolite c'est une maladie qui survient tous les ans c'est pas une surprise en fait la bronchiolite cette année elle est peut-être plus élevée peut-être un peu plus tôt mais on a à peu près les mêmes périodes que l'année dernière on a plus de formes graves peut-être cette année mais en tout cas c'est tous les ans la banque donc il y a pas de surprise là-dessus et donc oui il faut continuer à en parler continuer à prévenir tous les messages de prévention des repères tous les ans les refaire dès la maternité et comme on le disait les nouveaux-nés et les nourrissons de moins de 3 mois sont les plus fragiles donc oui pendant la grossesse et à la maternité il faut continuer à promouvoir tous ces conseils de protection des petits bonjour Claire mondiaux de France Télévisions j'ai deux questions est-ce que vous pourriez nous redire où on est dans où on en est dans les rappels de vaccination covid et une deuxième question vous vous incitez aujourd'hui tous les Français et toutes les Françaises à se faire vacciner pour leurs doses de rappel mais est-ce qu'il y a pas eu des lenteurs au niveau de la communication qui ont conduit les Français dans une sorte de flou à savoir s'il était éligible ou non au rappel de covid alors concernant la vaccination on s'intéressant aux personnes les plus fragiles puisque c'est là que nous surveillons d'extrêmement prêt les personnes de plus de 80 ans nous sommes aux alentours de 22% de personnes qui sont vaccinées dedans on intègre les personnes aussi qui ont fait un covid récent depuis moins de 3 mois et pour lesquels le test a été renseigné vous savez qu'on passe par cette plateforme qui nous permet d'avoir des informations en permanence pour la population entre 60 et 80 ans on est plus près de 45% de cette population qui est vaccinée c'est encore malheureusement trop peu face à cette situation en ce qui concerne les messages les messages ont été les mêmes que ceux de toutes les vagues ce que l'on constate c'est que les messages sont moins bien passés c'est-à-dire qu'ils ont moins bien été relayés aussi et ils sont moins bien passé auprès de la population c'est cette difficulté à faire passer les messages c'est aussi cette combinaison de ces trois épidémies qui m'ont poussé à faire là aujourd'hui comme je le disais cette communication pour vraiment relayer tous ces messages de la même façon vous parliez d'un message sur l'ensemble de la population versus des personnes les plus fragiles dans toutes les vagues nous avons toujours insisté sur les personnes les plus fragiles ce sont celles qui sont à risque de faire des décès des complications graves nous avons aussi toujours insisté sur les personnes à proximité de ces personnes les plus fragiles l'entourage familial les soignants bien entendu des personnels médico-sociaux mon collègue Jean-Christophe comblady donc le message a toujours été le même là je reviens insister sur ce message parce que comme vous dites il pouvait y avoir une certaine confusion mais les fêtes de fin d'année font aussi qu'on va se regrouper en famille qu'on va peut-être voir des parents âgés qu'on n'a pas vu depuis un certain temps là aussi il faut prémunir et éviter de leur apporter la maladie de les faire vacciner se faire vacciner et surtout appliquer les gestes barrières alors vous vous posez plusieurs questions en tout cas une question à plusieurs niveaux déjà de quoi parle-t-on nous parlons des infections invasives à streptocoque A je crois que c'est important de bien préciser ce terme pourquoi parce que le streptocoque A donne essentiellement des angines et c'est une bactérie ces angines il faut prendre un traitement antibiotique mais cette infection invasive n'est pas une complication de ces enjeux et je veux je veux rassurer un peu tout le monde c'est pas parce que votre enfant fait une angine qui est identifié assez facilement par un test comme une angine à streptocoque qui risque de faire une forme grave invasive cette forme grave invasive est une maladie particulière liée à cette même bactérie qui est de streptocoque A c'est une forme que l'on rencontre là aussi régulièrement ce sont 3000 cas à peu près en France d'infection invasive à méningocoque la médingo streptocoque c'est encore autre chose mais la gravité est aussi extrêmement importante on parle là aujourd'hui de 8 enfants en France qui ont été hospitalisés dans des services de réanimation de son décédé de trois adultes 1 et décédés je vais d'abord avoir une pensée pour les familles face à ces décès dans des syndromes infectieux ce qu'on appelle un choc septique extrêmement grave et extrêmement traumatisant en ce qui concerne le traitement comme je vous le disais 3000 cas par an en France nous avons assez d'antibiotiques pour répondre à ces 3000 cas y compris assez d'amoxicilline mais vous pouvez constater que les sociétés savantes la très récemment société d'infectiologie la société de pédiatrie ont publié sur leur site et d'ailleurs ce sera relayé par un message de la Direction générale de la santé en début de semaine ont relayé ce que l'on appelle des alternatives thérapeutiques c'est-à-dire les autres antibiotiques que l'on peut utiliser dans ces cas là si on ne trouve pas d'amoxicilline donc pour être pour résumer peut-être un petit peu ce sont des infections graves des affections que l'on connaît l'alerte vient de la rapidité de ces quelques décès dans ces formes graves nous sommes malheureusement habitués à des décès lors d'infection invasives à streptoca mais qui surviennent d'habitude au bout de plusieurs jours là ça a été extrêmement rapide c'est ce que relève aussi nos collègues anglais nous avons mis en place et nous avons renforcé puisqu'elle est tout le temps en place une surveillance sur bien entendu cette cette pathologie et nous sommes prêts à réagir si jamais il devait y avoir le moindre problème mais en tout cas l'intensité n'a rien à voir avec les épidémies dont nous parlons et d'ailleurs les autorités sanitaires ont pu montrer que les cannes n'avaient rien à voir entre eux c'est pas des gens qui étaient en contact entre eux je le répète majorité cas ce sont des infections bénignes pour lesquelles il faut prendre des antibiotiques mais angine ça peut aussi avoir des infections cutanées ce qu'on appelle la scarlatine où on est tout rouge ça se traite et c'est qu'à plutôt bénins ne vont pas se transformer en cas graves c'est vraiment une maladie à part simplement c'est du à la même bactérie si vous voulez compléter professeur oui je pense que on peut compléter par le fait que il y a aussi des défenses immunitaires il n'y a pas de vaccin vous le savez contre les streptocoques donc il faut vraiment porter une attention très forte à ces infections astrectocoque et les soigner par des antibiotiques quand on quand on a la preuve qu'il s'agit la preuve clinique ou biologique qu'il s'agit vraiment d'infections astre c'est très difficile de développer des vaccins contre ces bactéries et donc voilà le traitement c'est vraiment la vigilance les professionnels soignants connaissent cette maladie très bien et vous savez que c'est une maladie très ancienne la scarlatine c'était un fléau dans avant l'air des antibiotiques elle a quasiment disparu depuis les antibiotiques et donc nous avons des antibiotiques pour traiter et guérir cette maladie on va prendre une toute dernière question oui pour revenir au covid en particulier à ceux qui sont le plus à risque de formes graves les patients immunodéprimés vous avez fait un déplacement au début de semaine sur ce thème est-ce que les traitements par anticorps sont toujours aussi efficaces avec le dernier variant qui devient dominant et si ce n'est pas le cas quel autre solution de quels sont dispose ton pour les protéger en dehors du vaccin qui qui n'est pas non plus complètement efficace pour ce public spécifique merci de cette question alors effectivement c'est un sujet très important puisque les patients immunodéprimés sont ceux qui souffrent le plus de la gravité du covid et ce variant est très peu sensible aux anticorps qu'on leur injecte pour les protéger des infections à venir puisque ces patients répondent pas bien au vaccins donc d'abord il faut continuer à vacciner ces patients même s'il répondent moins bien ils répondent quand même un peu et c'est très difficile de prévoir qui va répondre ne va pas répondre donc il faut continuer à les vacciner par ailleurs il faut continuer à leur injecter des anticorps ces anticorps qui les protègent parce que effectivement le virus actuel est moins sensible mais il n'y a pas une perte complète de sensibilité donc il faut utiliser tous les moyens qu'on a en notre possession malgré l'absence de ou la faible réponse le vaccin les anticorps et puis il y a ce traitement le pacslovic qui peut être utilisé alors chez ses patients malheureusement ils peuvent avoir en plus des contre-indications à ce médicament donc ils sont vraiment fragiles et la réponse c'est vraiment le masque la réponse c'est une réponse collective solidaire vis-à-vis de ses patients vous ne savez jamais si à côté de vous il n'y a pas un patient immunodéprimé vous ne savez pas avec certitude si vous êtes infecté ou pas et donc le respect c'est un geste citoyen le respect de ces patients qui ont qui sont en situation presque d'un pasthérapeutique c'est de les protéger et de les protéger en portant le masque merci mesdames et messieurs si il devait y avoir un mot de conclusion ce serait soyons solidaire je vous remercie