Réforme des retraites : "On se battra comme des chiens !", avertit Olivier Faure
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
fascinant avec ce gouvernement qui prétend chercher le compromis et qui prétend être l'artisan du dialogue social c'est qu'il a face à lui l'ensemble du monde syndical l'ensemble de la gauche qui lui explique chaque semaine qu'on ne peut pas chercher à économiser un milliard et demi par an sur les chômeurs sur les précaires sur les plus jeunes sur les femmes en avance célibataires charges d'enfant et le gouvernement cherche à passer en force l'argent qui ne prélève pas en réalité sur les super profits il a besoin de le retrouver ailleurs et donc il le cherche sur les plus vulnérables ce qui est un scandale absolu et c'est la raison pour laquelle nous allons nous battre comme des chiens pour empêcher que cette réforme opère une régression sur les droits que les travailleurs ont acquis depuis longtemps pour toutes celles et ceux qui ont des accidents de parcours et qui ne peuvent pas être en emploi il y a aussi ce test sur le RSA avec le des heures à donner en échange c'est aussi un peu provocateur finalement comme on a un président qui cherche à se rallier une majorité avec les républicains et donc avec l'ensemble de la droite parfois même allant jusqu'à l'extrême droite et qui cherche à donner des signaux et le signal c'est que le bénéfice du RSA est forcément quelqu'un qui a fait le choix d'être au RSA qui est paresseux et ça n'aura jamais rencontré un bénéficiaire du RSA pour ne pas savoir ce que ça recouvre comme réalité sociale avec des gens qui sont parfois des gens complètement brisés cassés et pour lesquels en fait ce RSA est juste le dernier filet de sécurité de sécurité pour ne pas tomber dans le vide et donc laisser penser que on aurait affaire à des feignants est une méconnaissance grave de ce qui a été de notre pays quand on sait que nous avons en France 10 millions de Françaises et de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté l'équivalent de la population du Portugal et bien on devrait quand même s'interroger et se dire comment est-ce possible comment est-ce que dans une nation aussi riche peut à notre on peut encore accepter cette situation là mais c'est pas du tout ce que pense le président lui il pense que en réalité il faut stigmatiser il faut aller mettre à expliquer que c'est eux qui ne veulent pas d'emploi alors que même ses propres services je pense à la DARES explique très calmement et d'autres manières documentée le fait que aujourd'hui les gens qui ne reviennent pas dans l'emploi ça n'est pas du tout il y a une paresse c'est lié les problèmes de mobilité c'est lié à l'époque de formation et essayer aussi parfois à l'attractivité des métiers qui sont les métiers très durs et sur lesquels en fait les gens sont très mal rémunérés et donc c'est cette panoplie là qu'il faut arriver à résoudre et non pas se mettre à stigmatiser les uns les autres sur la réforme des retraites si le gouvernement passe par un amendement il se passe quoi pour pour la gauche enfin qu'est-ce que vous allez faire parce que c'est manifestement il y aura un combat frontal là aussi je remarque à contradiction forte entre la volonté de dire je fais le Conseil national de la refondation avec tout le monde pour pouvoir dialoguer arriver à trouver des consensus et puis finalement je passe en force et donc avec cette volonté de plier le Parlement les syndicats personne n'en veut de cette réforme de retraite le monde syndical y compris les syndicats réformistes on dit qu'ils étaient totalement opposés de manière frontale toute la gauche est opposé cette réforme des retraites même la droite hésite on voit bien que il y a des hésitations en modem qui a des stations dans la majorité que c'est pas si simple et pourtant le président s'obstine est fait comme s'il avait obtenu des Français une majorité par exemple ce sens moi l'inverse s'il n'a pas majorité absolue aujourd'hui ça n'est pas complètement le fait du hasard ça c'est parce que les Français n'ont pas voulu donner le champ libre Emmanuel Macron et on considéré qu'il devait être freiné par d'autres forces qui viennent contrebalancer cette volonté jupitérienne ça veut dire que nous serons au Parlement nous serons nos bagarons jour après jour au pied à pied et que nous serons aussi avec le mouvement social avec le monde incendical dans la rue pour manifester et pour exprimer nos positions et empêcher qui nous ce qui pour nous relève en réalité de la déni démocratique parce que il n'a pas reçu mandat pour ça [Musique]
Olivier Faure