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interviewC à vous· 13 novembre 2025 60 min

Geluck, Salvatore... et Le Chat - C à Vous l’intégrale - 13/11/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

...

Lorrain a failli oublier qu'on était là. Pierre et Emilie sont là aussi. En cuisine, c'est D.Accettulli. - E.Tran Nguyen: Je suis en train de compter les raviolis.

Il y en a une cinquantaine. Je l'ai vu les préparer un à un à la main. Ils sont tout frais. - D.Accettulli: Et la farce, je l'ai commencée ce matin, tôt.

Elle a cuit 4 heures. C'est à l'osso-buco. - A.-E.Lemoine: On est 7 à dîner ce soir.

Qui peut faire 50 divisé par 7? Merci à tous les 2. A tout à l'heure pour le dîner.

C'est un auteur-compositeur-interprète qui demeure l'un des rares artistes francophones à avoir conquis tous les continents. Il revient tout juste du Chili, reste une star adulée au Japon, chante en 8 langues, se prépare à une nouvelle tournée partout en France et sort à 82 ans son 27e album. Comme un défi au temps qui passe et à sa belle jeunesse qui le nargue en chanson. - Ne me nargue pas de ton arrogance.

J'ai gardé de quoi te surprendre encore. Si tu restes en moi, si j'ai cette chance, nous la trouverons, notre île aux trésors. Attends-moi, ralentis ton pas.

Je peux servir encore et t'apprendre des choses que tu ne sais pas. - A.-E.Lemoine: La jeunesse est prévenue, S.Adamo a bien l'intention de lui tenir tête.

Il est ce soir notre invité. Le baisemain ne se fait plus, c'est regrettable. C'est toujours un immense plaisir de vous recevoir.

Cette fois, c'est à l'occasion de ce très bel album. "Des nèfles et des groseilles" sera disponible à partir de demain. On vient d'entendre ce titre, "Ma belle jeunesse".

Vous l'apostrophez, mais vous restez poli. Moi, je suis moins élégante, je dirais que vous lui faites un sacré beau bras d'honneur, à cette jeunesse. - S.Adamo: Je n'ai pas mis le mot dans la chanson, je n'y ai pas pensé. - A.-E.Lemoine: Vous lui faites un bras d'honneur parce que cette jeunesse s'éloigne, c'est un fait, ça nous concerne tous.

Mais ça ne vous empêchera pas de chanter encore et de vous produire sur scène tant que ce sera possible. - S.Adamo: Oui, il va falloir que l'on me pousse dehors.

Si jamais je devenais pénible à écouter ou à regarder...

Mais Pierre sera là. - A.-E.Lemoine: En vrai, il faut vraiment vous faire sortir de scène, parce que vous y restez 2 heures, 2 heures 30...

Et encore, vous dites que vous êtes raisonnable, mais pas du tout. - S.Adamo: J'ai l'immense chance d'avoir une quinzaine de chansons dont je sais que peut-être une partie du public se déplace pour les entendre.

Après, entre-temps, j'écris des chansons, il faut bien que j'en mette une douzaine. Donc ça fait 27 ou 28, ça fait 2 heures 20. - P.Lescure: On arrive très vite à 50! - A.-E.Lemoine: Il faut interdire les applaudissements pour gagner du temps!

Là, il y a à nouveau beaucoup de chansons. Il y a 2 disques. Ca fait 25 titres.

Vous êtes tout le temps inspiré. Limite, c'est une prison, cette inspiration. Ca vous réveille la nuit.

Vous en êtes prisonnier. - S.Adamo: C'est ma façon d'exister, en fait.

Je respire en sortant des chansons. J'ai presque une centaine de chansons, encore, en réserve. Je me suis dit: "Il ne faut plus en écrire parce que tu n'auras pas le temps de les chanter." Donc je vais me coucher avec ça, et les chansons me réveillent.

Elles viennent de je ne sais où. J'ai mon petit enregistreur au pied du lit. Le lendemain matin, j'écoute. "C'est pour ça que tu t'es réveillé?" Des fois, ça valait la peine. - A.-E.Lemoine: Sur votre petit enregistreur, fin septembre, il y avait 13 000 débuts de chansons.

On en est à combien, là? - S.Adamo: 14 000.

Vous êtes bien renseignée! Est-ce que vous savez qu'il m'est arrivé d'être choqué de voler une chanson? - A.-E.Lemoine: A qui? - S.Adamo: Gare du Nord, il y a des pianos et des gens de passage jouent.

Il y avait un trio, un jour. Je me suis arrêté. C'était une belle chanson.

Et je l'ai retenue, je l'ai travaillée. Mais c'était un rêve. J'avais rêvé que j'assistais à une chanson du trio.

Et je l'ai retenue! - A.-E.Lemoine: C'est incroyable.

Donc vous n'avez rien volé, en fait. - S.Adamo: Je plaisantais. - A.-E.Lemoine: Autre pied de nez au temps qui passe: la fidélité de votre public, qui vous suit depuis 60 ans.

Là, on vous voit à 22 ans. Vous êtes acclamé sur la scène de l'Olympia avec "Vous permettez, monsieur?" 50 ans plus tard, dans "A bout portant", vous expliquiez au journaliste qui vous interrogeait que ça n'allait pas durer. - Si le public est lassé de moi, c'est moi qui m'en irai.

Mais ce sera le public qui fera le premier pas vers l'oubli. - A.-E.Lemoine: Vous n'êtes pas madame Soleil, Salvatore. - S.Adamo: Tant mieux.

Ca me bouleverse encore. Un jour, je suis allé voir R.Cocciante à Liège.

J'étais dans la salle. Il a chanté "Marguerite" et j'ai fondu. C'est peut-être l'effet que certaines chansons font sur le public, ça doit les ramener à leur jeunesse, à un bon moment de leur vie.

J'ai eu cet honneur de pouvoir en faire quelques-unes qui, peut-être, réveilleront de bons souvenirs. - A.-E.Lemoine: Votre carrière est tout à fait exceptionnelle.

Tout a commencé par un radio-crochet à Mons, en Belgique. - E.Tran Nguyen: Vous avez gagné avec cette chanson: "Si j'osais".

Puis il y a eu votre tout premier gros succès, "Sans toi ma mie", que vous avez chanté le 1er juillet 1963. - Il faut que je vous présente mon filleul: S.Adamo.

Je savais qu'il n'était pas loin! Vous allez nous présenter une chanson. Le titre? - S.Adamo: "Sans toi ma mie".

Sans toi ma mie, le temps est si long, les heures et les jours sans espoir... - E.Tran Nguyen: A cette époque, dans les années 60, vous étiez le 2e plus gros vendeur de disques au monde, derrière les Beatles. - S.Adamo: Je l'ai appris 10 ans plus tard, seulement.

Je n'en étais pas conscient. - E.Tran Nguyen: Incroyable. - A.-E.Lemoine: Mais J.Lennon était furax!

Lui, il le savait. - E.Tran Nguyen: Vous êtes allé 38 fois au Japon où "Tombe la neige" est encore aujourd'hui présent dans tous les karaokés.

Qu'est-ce que ça vous fait? - S.Adamo: Il m'est même arrivé d'être dans un avion entre Tokyo et Sapporo, où j'entends une jolie version instrumentale de "Tombe la neige".

J'appelle l'hôtesse et je lui demande ce que l'on entend. Elle va se renseigner et me dit: "Traditional Japanese song". J'ai été annexé au folklore japonais.

C'est un grand honneur. Mais avant "Tombe la neige", c'est "Sans toi ma mie" qui m'a ouvert les portes du Japon. Mon directeur artistique de l'époque l'avait envoyée au manager de la chanteuse japonaise la plus populaire.

Elle en a fait un énorme succès et m'a fait venir au Japon pour la première fois pour une télévision dont elle était l'animatrice. - A.-E.Lemoine: Et au Chili, c'est la folie.

La première fois que vous y êtes allé, 60 000 personnes vous attendaient à l'aéroport. Vous vouliez monter dans une voiture. Qu'est-ce qu'ils ont fait? - S.Adamo: Ils ont soulevé la voiture avec moi dedans!

Je ne sais plus si j'en ai rêvé. Non, je sais que je l'ai vécu. Mon hôtel était sur une grand-place.

Et la grand-place ne désemplissait pas. Il y avait des milliers de fans qui criaient et toutes les 10 minutes, j'allais faire signe à la fenêtre. Ca a duré jusqu'à 1h du matin.

Quelqu'un est allé à ma place se cacher derrière le rideau et a salué la foule! - L.Sénéchal: Vous êtes un chanteur romantique et vous êtes aussi engagé, avec la chanson "Inch'Allah" écrite lors d'un voyage en Israël en 1966, quelques mois seulement avant le déclenchement de la guerre des Six Jours. - S.Adamo: Dieu de l'enfer, Dieu du ciel, toi qui te trouve où bon te semble sur cette terre d'Israël... - L.Sénéchal: Vous avez changé les paroles en 1993.

Vous dites désormais "En Palestine et en Israël, il y a des enfants qui tremblent." C'est encore d'actualité aujourd'hui, en 2025. - S.Adamo: Malheureusement.

Je l'ai chantée il y a quelques années en regrettant qu'elle soit d'actualité. A un moment donné, on a eu l'impression que les choses allaient s'arranger. J'en avais fait une version avec Maurane, un peu utopique.

Mais on a très vite déchanté. - A.-E.Lemoine: Et dans cet album, c'est la situation des migrants que vous abordez, avec un texte poignant que vous nous chantez à la première personne.

Dans votre voix, on sent poindre de la colère. - S.Adamo: Oui, parce que j'ai compris qu'il y a des gens qui s'en fichaient un peu que tous les jours meurent des dizaines de migrants dans la mer.

Je ne peux pas oublier que mes propres parents étaient des migrants. Ils n'avaient pas la mort aux trousses mais bien la misère. C'est une chanson qui n'avait pour but que de réclamer un peu plus d'humanité et de ne pas oublier ces pauvres gens. - A.-E.Lemoine: "Des nèfles et des groseilles", c'est un très bel album, un peu nostalgique, qui fait référence à la jeunesse et à l'insouciance, qui retrace un peu tout votre parcours.

On ne peut que le recommander à tous les aficionados de S.Adamo, en attendant les 14 000 titres qui attendent au chaud! - S.Adamo: Départs de chanson! - P.Cohen: Sous la table de nuit! - A.-E.Lemoine: Vous restez avec nous jusqu'à 21h.

Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: On part en Amérique.

Qu'ont en commun ces Américains désespérés qui ont faim et plus un sou pendant la crise de 29, P.Fonda sur sa moto...

En 1930, 1960, 1980, ils sont toutes et tous sur la route 66. ...

Après le formidable "Rock'n'roll Trip", ils continuent de raconter l'Amérique à travers les chansons. Cette fois-ci, les 2 passionnés prennent cette route mythique qui, à partir de 1926, a relié le lac Michigan à l'océan Pacifique, Chicago à Los Angeles. Et qui dit Chicago dit bien sûr le blues venu du Sud. - Chicago est une destination pour beaucoup de Noirs du Sud qui vivent dans la précarité, dans un environnement post-plantation.

Ils aspirent à une vie meilleure. De proche en proche, il y a plein de gens du Mississippi et de l'Arkansas qui se retrouvent à Chicago et emportent leurs guitares et leurs connaissances musicales. Ce blues du Mississippi devient le blues de Chicago. - P.Lescure: Presque à mi-chemin des 4000 km de la route 66, il y a Tulsa.

Elle a été un extraordinaire carrefour mondial de la musique. - Au tournant des années 60-70, à Tulsa, naît un courant original, à la croisée du blues, de la country et du rock, porté par des figures emblématiques, comme JJ Cale et, étonnamment, un Britannique qui s'entoure des meilleurs musiciens de Tulsa pour partir en tournée, E.Clapton. - P.Lescure: Personne n'a jamais raconté la route 66 d'ouest en est.

L'histoire de l'Amérique, c'est toujours de l'est vers l'ouest. C'est là que que les Beach Boys ont chanté le surf avant de tout chanter. - Le paradoxe, c'est qu'il n'y en a aucun qui fait du surf, à part le batteur.

Ce ne sont pas vraiment des surfeurs. En plus, ils font du surf rock pendant assez peu de temps. Et pourtant, c'est eux qui représentent le plus cet idéal du début des années 60 où la Californie est un peu l'horizon indépassable des Etats-Unis. - P.Lescure: "La Route 66, voyage au coeur de l'Amérique", en musique, avec des chants des centaines de chansons compilées par les 2 auteurs.

Je vous offre le livre, cher Salvatore. Avec une petite carte postale, une route bien de chez nous, celle que vous avez dû prendre depuis la Belgique pour rallier votre famille en Italie, la Nationale 7. Rendez-vous avec Trenet. - La Nationale 7, il faut la prendre qu'on aille à Rome, à Sète.

Qu'on soit 2, 3, 4, 5, 6 ou 7. C'est une route qui fait recette. - S.Adamo: Je vois un gars au piano.

C'était L.Russom. Le plus beau train qui roule, c'est lui. - A.-E.Lemoine: Je pense qu'on a raté le début de votre conversation. - P.Lescure: L.Russom dont nous parlait un des auteurs parce que c'était un des musiciens qui a fait des grands trucs à Tulsa, joue sur l'une des chansons de Salvatore. - S.Adamo: Je ne savais pas que c'était lui. - P.Lescure: Il avait des cheveux gris comme vous maintenant, mais très long, aux épaules. - A.-E.Lemoine: Merci pour toutes ces précisions et ces souvenirs.

Dans un instant, un ami de 40 ans à vos côtés, belge aussi, qui dessine des chats, un en particulier, P.Geluck. D'ici là, V.Karsenti, dans la loge d'Elsa et Erwan. - Pardon, Valérie.

Que faites-vous? - J'en étais sûr. C'est chiant.

Vous venez de me demander de vous montrer comment je voyage dans le passé. C'est tout con. Il suffit de retenir sa respiration.

Je le fais, mais vous ne pouvez pas vous en souvenir parce que vous ne l'avez pas encore demandé. - Je ne comprends pas ce que vous dites. Je suis à 2 doigts de n'en avoir rien à foutre.

On a cette discussion dans le futur? - Voilà. Ce n'est pas le futur lointain, pas le "futur".

Je peux remonter le temps de quelques secondes. Quelqu'un va vous proposer un café. - Qui dit café?

Pour le sucre, vous vous démerdez. Je ne m'appelle pas Benjamin Millebras. - Vous ne pourriez pas empêcher une catastrophe? - Non, mais je peux la spoiler 2 secondes avant. - Ce n'est pas incroyable, comme pouvoir. - Au début, comme vous, je trouvais que ça ne cassait pas 3 pattes à un canard.

Au final, c'est pas mal. Je me goure de réplique, hop, je corrige. - Ce pouvoir, vous l'avez depuis longtemps? - Ca a commencé à la piscine.

J'ai mis la tête sous l'eau...

Vous faites quoi? Ce n'est pas comme ça. Vous allez juste réussir à vous boucher les oreilles. - Vous ne pouvez pas nous montrer? - Je viens de ce futur.

Je ne vais pas me retaper les explications. - Qui a dit café? Pour le sucre, vous vous démerdez.

Je ne m'appelle pas Benjamin Millebras. - Non. - Et puis, c'est Nico.

Il n'a pas tous les fils qui se touchent. - Maintenant, bonne chance pour transmettre le bordel. - Qui dit café? - A.-E.Lemoine: Tout de suite, ça pope avec Emilie. - E.Tran Nguyen: Ce qui pope en ce moment, c'est le sous-vêtement masculin.

Avant, quand on pensait sous-vêtements, on pensait plutôt sous-vêtements de femmes, les campagnes Aubade ou Wonderbra. Regardez-moi dans les yeux. Il y a le défilé Etam, désormais devenu culte.

Dans ce monde moderne, post-MeToo, on va voir les sous-vêtements pour hommes. Toutes les stars posent en sous-vêtements. ...

Après, il y a débat. Caleçon ou slip? Figurez-vous que le slip était un incontournable dans les années 70-80.

Le jeune journaliste D.Pujadas le portait fièrement pour les besoins d'un reportage pour vérifier la tolérance du torse nu dans les rues d'une station balnéaire, l'été. - Oubliant tout complexe, nous avons tenté l'expérience.

La réaction a été rapide. - Mettez quelque chose sur le dos. Ca sera plus décent. - Et si je n'ai rien? - Vous retournez d'où vous venez. - E.Tran Nguyen: On était en 1989.

Après ça, je ne sais pas si D.Pujadas y est pour quelque chose, mais le slip a été mis au placard. - A.-E.Lemoine: Il y a un effet. - E.Tran Nguyen: Comme une vieille pièce historique.

La preuve, il y a même eu un musée du slip à Paris pour conserver sa mémoire. - Très connu en Belgique pour ses facéties provocantes, le Bruxellois J.Bucquoy inaugure aujourd'hui la branche parisienne de son musée du slip. - La règle, c'est qu'on soit connu.

Il y a un travail sur la hiérarchie, en disant qu'on est tous égaux devant les slips, même les gens les plus prestigieux et les plus connus, qui donnent leur slip. Ils admettent qu'on est tous égaux. Je travaille sur l'égalité. - E.Tran Nguyen: Depuis, le musée a fermé et les slips sont bel et bien vivants.

Ils sont hyper tendance. On a doublé les ventes entre 2020 et 2022, selon le fondateur du Garçon Français, une marque de lingerie pour hommes française. Actuellement, elles sont en hausse de 30 %.

Le produit est parti pour s'installer dans le temps. Aux Etats-Unis, CNN y consacre un papier. Au Royaume-Uni, c'est D.Beckham qui nous donne envie d'en acheter...

Enfin, quand on est un homme. Notre préféré, c'est un slip belge il est aux couleurs du pays. Elles ont certains avantages.

Le premier, c'est d'annoncer la sortie du 25e album du "Chat" de P.Geluck, mais pas seulement. - P.Geluck: Le slip belge, aux couleurs nationales, noir-jaune-rouge, vous pourrez le porter très bientôt, comme je le porte moi-même.

Le Chat nous donne la véritable explication de l'origine de ce slip. "Le slip belge, le seul sur lequel les traces de pipi ne se voient pas." Astucieux.

Malheureusement pour eux, les Français ne peuvent pas en dire autant. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, P.Geluck. - P.Geluck: Bonsoir, Babeth. - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous accueillir. - S.Adamo: Bonsoir. - P.Geluck: Salvatore! - S.Adamo: Comment s'est passée ton exposition? - A.-E.Lemoine: On va en parler. - P.Geluck: Je ne savais pas du tout que vous alliez en parler, mais...

Je ne sais pas à qui l'offrir. Il existe, il est en coton. - A.-E.Lemoine: C'est quelle taille?

Pour savoir si c'est pour Lorrain ou plutôt pour Pierre? Si c'est un M, c'est pour Pierre. - P.Lescure: Avec plaisir. - P.Geluck: Je ne savais pas que vous parleriez de ça.

J'en ai toujours un sur moi. - A.-E.Lemoine: Je pensais que le Chat ne portait que des slips léopard. - P.Geluck: Jusqu'à présent.

Vous savez que le léopard est en danger. On en chasse trop. Il a adopté le slip belge, fabriqué entièrement en Belgique, avec des tissus belges, cousus par des Belges.

C'est local. - A.-E.Lemoine: 25e album des aventures du Chat.

On l'apprend avec délice, il a eu une vie avant d'arriver dans la vôtre et dans celles de vos lecteurs. C'était un petit chaton unique, fils de chats très courageux. - P.Geluck: Il est né dans une famille de chats, forcément.

Il était enfant unique. Sa maman était siamoise, très attachée à sa soeur. Elles ont été séparées à un moment.

Je le fais grandir. - A.-E.Lemoine: Son papa s'occupe des gouttières. - P.Geluck: C'est son métier.

Il va grandir, aller à l'école, essayer de faire rire les copains. Ca ne marche pas vraiment. Il a, tout à coup, l'ambition de devenir héros de BD.

Il va tout faire pour y arriver. - A.-E.Lemoine: C'est-à-dire en se cherchant un bon dessinateur.

Vous n'étiez pas son premier choix. - P.Geluck: Pas du tout. qui l'envoie bouler.

Il a été voir Peyo. - A.-E.Lemoine: Et?

Sans trop spoiler, il se dit qu'il lui faut Hergé. - P.Geluck: Il se dit qu'il faut aller trouver le meilleur et va voir Hergé.

Il va le rencontrer. Par un hasard de la vie, nous allons nous rencontrer, lui et moi. Il va devenir mon modèle.

Je l'ai fait poser dans mon atelier, selon les poses que je lui demande, et je le dessine. - A.-E.Lemoine: On découvre à quoi le Chat ressemblait au tout début, la même tête, mais un corps plus élancé et svelte.

Vous vous dessinez aussi jeune, au moment de cette rencontre avec le Chat. - P.Geluck: J'avais des cheveux, je sais. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas beaucoup changé.

Vous reconnaissez vous-même que votre trait de crayon était plus maladroit au début du Chat? - P.Geluck: Avant d'inventer le Chat, je dessinais déjà.

J'ai fait des expositions en galerie d'art. Je dessinais plutôt bien. Pour le journal, j'ai fait régresser mon style pour arriver à me caler dans les petites cases qu'on m'accordait.

Après, ils ont compris qu'il fallait agrandir les dessins. Je me suis perfectionné. Au début, ce n'était pas terrible. - A.-E.Lemoine: Dans cet album, on apprend aussi que le mardi, la qualité de vos gags n'est jamais bonne.

Il ne faut pas que vous travailliez le mardi. Vous êtes nul. - P.Geluck: Vous dites des choses très désagréables sur moi, sur mon rythme dans ma semaine.

C'est une invention. Ce n'est pas la vérité. - A.-E.Lemoine: Vous êtes bon 7 jours sur 7? - P.Geluck: Oui, sauf le dimanche, où ma femme m'oblige à jouer au Scrabble. - L.Sénéchal: L'exposition ouvre demain pour le grand public, au musée Chaillol... - P.Geluck: Vous l'avez fait exprès? - A.-E.Lemoine: Bien sûr, il ne fait que des mauvaises blagues le jeudi. - L.Sénéchal: C'est au musée Maillol.

Il y a des dessins cultes, des objets de jeunesse, des objets improbables, des sculptures du Chat à lunettes. Ce n'est pas la première exposition du Chat, ni la vôtre. En 2003, il était plus question de vous que du Chat. - P.Geluck: Bienvenue dans ma vie.

Saviez-vous que j'avais été le premier bébé né sous accouchement sans douleur en Belgique? Je vous jure que c'est vrai. La preuve est ici.

J'ai eu ma photo dans le journal le lendemain de ma naissance. Je vous garantis que c'est vrai. J'ai toujours détesté faire souffrir les femmes.

Ceci est la preuve que j'ai eu des cheveux. J'avais 18 ans. Ne riez pas.

Ils étaient comme les vôtres. - L.Sénéchal: On parlait tout à l'heure de l'origine du Chat.

Comme vous, il a commencé à faire du rire très tôt. Votre premier gag conscient était à 4 ans, paraît-il. - P.Geluck: De mémoire, ça concernait le Chat...

Il y en a 2 qui ont été répertoriés. Le chat de la maison s'appelait Passe-Partout. Un jour, je le vois, il n'arrive pas à passer dans une porte.

Je dis: "Il s'appelle Passe-Partout et ne passe nulle part." Ma tante norvégienne parlait avec une amie. Elles parlaient norvégien toutes les deux.

Je me tourne vers les parents et je dis: "Est-ce qu'on est certains qu'elles se comprennent?" - L.Sénéchal: Le dessin est venu un peu plus tard.

J'ai entendu parler d'une histoire de pistolet vers 10 ans. - P.Geluck: J'ai fait ma première BD à 9 ans.

C'était un personnage que j'avais appelé Auguste. J'expose l'exemplaire dans l'exposition au musée Maillol. Je préviens mes enfants en disant: "Faites gaffe, si vous inventez un personnage jeune, 60 ans après, vous pourriez lui ressembler." Le mec est chauve et ressemble un peu à Pierre. - P.Lescure: Il y a une chanson du Chat, critique du Chat.

C'est une chanson choc. - Je n'aime pas les chats, c'est des trouducs. A part le Chat de P.Geluck.

Je n'aime pas mon chat, c'est qu'un faux-cul. Il pisse dans les chaussures et après, se met dans le fauteuil. C'est un sadique, un chat méchant, un tueur en série capable de s'arracher une dent pour faire venir la petite souris. - P.Lescure: C'est tiré d'une émission belge.

C'est devenu viral, en quelques heures. Il y a plusieurs millions de vues sur TikTok et Instagram. - P.Geluck: C'est incroyable.

Ce salaud a fait beaucoup plus de vues que moi... - A.-E.Lemoine: Quel est votre meilleur souvenir à la télévision?

Ce n'était pas à la télévision belge, cet extrait, mais française. Est-ce que ça pourrait être une rencontre avec N.Campbell, plutôt sympa? - P.Geluck: C'était chez Ardisson, pendant une coupure clope et maquillage.

J'étais allé la voir en me présentant. Je lui dis en anglais: "Ca serait bien que, quand j'arrive, vous fassiez semblant qu'on se connaît." Elle me regarde comme si j'étais une merde.

Je me suis dit que ce n'était pas gagné. A la reprise, J.Moreau sort du plateau et me fait la bise.

J'arrive et je dis bonjour à Naomi. Elle ouvre les bras et me dit: "Philippe!" Après, elle a fait toute l'émission en me regardant, en disant... "Pourquoi vous ne faites pas comme il demande?" Elle répondait qu'elle regardait mes yeux. - A.-E.Lemoine: Elle a été notre invitée.

Ce soir-là, c'était F.Luchini à côté d'elle, en plateau. Il n'a pas eu le droit au même accueil que vous.

N.Campbell est ce soir notre invitée. - F.Luchini: C'est énorme.

Je deviens régional. Vous ne savez pas qui je suis. - A.-E.Lemoine: Bienvenue. - F.Luchini: Je me mets où?

Je suis complètement éjecté. - F.Luchini: Elle ne sait pas du tout qui je suis. - A.-E.Lemoine: Il était très vexé. - P.Geluck: Bien fait pour lui. - A.-E.Lemoine: On l'embrasse.

C'est un fidèle de l'émission. C'est en regardant la télévision, un dictionnaire à la main, que la jeune femme qui va nous rejoindre dans un instant, débarquée de Russie à 23 ans, a appris à perfectionner son français. Elle le maîtrise à la perfection, au point d'être devenue humoriste.

Son spectacle, "Ca valait le coup", se joue depuis 2023 à guichets fermés. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, E.Nagapetyan.

On est ravis de vous recevoir. On adore votre humour. Le titre de votre spectacle, "Ca valait le coup", dit beaucoup des risques, payants, que vous avez pris, parce qu'il y a 4 ans encore, vous étiez assistante de direction. - E.Nagapetyan: C'est vrai.

Il y a 8 ans aussi, j'étais assistante. - A.-E.Lemoine: Et il y a 10 ans, vous débarquiez à peine en France. - E.Nagapetyan: Je suis venue en France il y a 15 ans.

J'ai appris le français en arrivant. - A.-E.Lemoine: En regardant C.Cordula et P.Etchebest? - E.Nagapetyan: Entre autres!

Je prenais des cours de français la journée, et le soir, je regardais des émissions comme "Cauchemar en cuisine" ou "Les Reines du shopping". - A.-E.Lemoine: Vous trouvez que les insultes en français sont "sexy". - E.Nagapetyan: Par rapport aux insultes en russe, un peu, oui. - A.-E.Lemoine: Il n'y en a pas une que vous pouvez dénoncer, là? - E.Nagapetyan: Mais non...

P.Geluck dit une phrase en russe. - P.Geluck: Ca veut dire: "Je ne parle pas russe." - A.-E.Lemoine: En France, vous avez pris l'habitude de dire que vous êtes russe, alors qu'en réalité, vous êtes d'origine arménienne, née en Ouzbékistan.

Mais dire qu'on est russe, c'est la garantie qu'on n'aura pas de problèmes? - E.Nagapetyan: Entre autres.

Je suis mélangée. Mon père est arménien, ma mère est arménienne, russe et un peu ukrainienne, et je suis née en Ouzbékistan. Dès le début, c'était compliqué.

En France, en arrivant, je ne voulais pas déballer toute mon histoire. Quand tu dis que tu es russe, tu ne te fais pas embêter. - A.-E.Lemoine: Les gens ont la trouille! - E.Nagapetyan: Exactement. - A.-E.Lemoine: Ils ont peur de se retrouver dans un coffre de voiture. - E.Nagapetyan: Vous êtes super bien renseignée. - A.-E.Lemoine: On a regardé votre spectacle.

Vous avez eu 1000 vies. Votre parcours est incroyable. Il est difficile à résumer.

Avant d'être humoriste, vous êtes partie de chez vous à 13 ans, vous avez travaillé dans une boulangerie, vous avez été prothésiste ongulaire...

J'adore ce terme! - E.Nagapetyan: Oui, prothésiste ongulaire, puis assistante dans une famille d'oligarques à Monaco, assistante personnelle, et ensuite, j'ai travaillé dans une boîte de communication, qui gérait les communications de crise en France pour de grosses sociétés. - A.-E.Lemoine: Et vous êtes devenue maman.

Une maman divorcée, ce qui a nourri vos 1res blagues. Vous les avez testées dans des bars. Pour la 1re blague, il était question du camion de votre fils, qui n'avait plus de piles.

Il faut nous raconter ça! - E.Nagapetyan: Je vous raconte avec grand plaisir.

Il avait 3 ans, à peu près. Il n'avait plus de jouets. Je ne sais pas si vous avez des enfants...

Il fallait absolument trouver des piles. On était dimanche, 20h. Tout est fermé.

J'ai trouvé des piles dans mon sextoy! Rires. Je les ai sorties de mon sextoy.

Je les ai mises dans le petit camion. J'étais dégoûtée de voir le camion passer comme ça! Au moins, j'avais la paix. - E.Tran Nguyen: La maternité, en tout cas, est le thème central de votre spectacle.

Vous racontez le quotidien avec votre fils, dont vous vous occupez en garde alternée. Vous ne cachez pas les inconvénients, d'ailleurs, d'être mère, comme ce vendredi soir de 2023. - E.Tran Nguyen: Cette vidéo a fait le buzz.

Plus d'un million de vues. Vous avez reçu des "merci" de maman. - E.Nagapetyan: J'ai reçu beaucoup de "merci" mais aussi des "il fallait pas faire d'enfant!" Je dis des choses qu'on rêverait de dire mais qu'on n'ose pas dire. - E.Tran Nguyen: Vous n'avez pas de tabous.

Vous le dites, comme le fait d'avoir zéro intimité aux toilettes depuis quelques années, mais aussi les escapades au parc. - E.Nagapetyan: Oui.

Si on a eu la chance de sortir la veille, le lendemain, il faut aller au parc, c'est un peu compliqué. Ca m'est déjà arrivé de m'endormir sur le banc. Rires. - A.-E.Lemoine: Il est bien surveillé, votre fils... - E.Nagapetyan: Il ne faut pas que son papa regarde l'émission ce soir! - P.Lescure: Vous aimez aussi beaucoup l'impro.

En fin de spectacle, vous gardez une quinzaine de minutes pour dialoguer avec le public et ça donne des scènes assez étonnantes, comme ces 2 demandes en mariage. Cris. - P.Lescure: Un jour, un monsieur vous a offert un t-shirt où il s'était exposé. - E.Nagapetyan: C'est une manière très classe de dire qu'il était à poil sur ce t-shirt!

C'est un monsieur qui me suit dans tous mes spectacles en Suisse. J'en ai d'autres qui me suivent au nord de la France. Ca dépend des régions.

J'en ai un peu partout. - A.-E.Lemoine: Votre spectacle, "Ca valait le coup", est en tournée dans toute la France.

Vous serez les 16 et 17 mai 2026 à l'Olympia. C'est déjà complet. - E.Nagapetyan: Ce n'est pas encore complet à l'Olympia, mais j'espère qu'après l'émission de ce soir, ça le sera!

On vient d'annoncer l'Olympia. Ca fait 2 jours seulement. On part en tournée Des Zénith à partir de janvier.

Mais les Folies-Bergère, effectivement, c'est complet. - A.-E.Lemoine: Voici Le Bonus de Lorrain. - L.Sénéchal: On parle de ce que c'est que d'être belge, ce soir.

D'abord, il y a un trait de caractère qui a été résumé sur ce plateau par V.Efira. - V.Efira: C'est un pays qui ne permet pas, par sa construction même, par le fait d'être un petit pays à côté du grand pays, la France, Louis XIV, Proust, machin...

Quand on parle de carrière, les gens ont envie de rigoler. - Après, à force de trop dire qu'on ne se prend pas au sérieux, on commence à se prendre au sérieux. - V.Efira: J'ai fait une émission de télé sur les Belges.

On commençait tous à dire qu'on était très modestes. On se vantait de notre modestie! - L.Sénéchal: La modestie belge, par opposition à l'arrogance française, avec nos blagues qui ridiculisent nos voisins.

On a fini par vous vexer, alors parfois, vous vous vengez. - Vous savez pourquoi le lion de Waterloo est tourné vers l'Angleterre? Pour montrer son cul aux Français. - Est-ce que vous savez pourquoi il n'y a pas d'éclairage sur l'autoroute?

Parce que les Français se prennent tous pour des lumières. - C'est un Belge qui se promène et qui voit un Français avec un suppositoire pendu autour du cou. Il lui demande pourquoi il se promène avec ça. "C'est le médecin qui m'a dit de suspendre mon traitement." - L.Sénéchal: En même temps, les blagues sur les Belges ne viennent pas non plus de nulle part.

Regardez comment vous jouez à la pétanque. - Elles ne tournent pas rond et c'est là tout leur charme. Les boules de pétanque en cubes font de ce championnat de Belgique une compétition carrément surréaliste. - On ne sait pas évaluer si la boule tombera sur un coin ou une tranche. - Ils jouent au 421 rond et ça dure depuis un millénaire! - L.Sénéchal: B.Poelvoorde donne finalement la meilleure définition de ce qu'est être belge.

Il nous emmène dans un bistro en fin de matinée. - B.Poelvoorde: Ce sont des bars où tu t'assois, la bière est là, il n'y a aucune raison de te fâcher.

Tu es seul, il est midi, tu as démarré à 8h...

Personne ne dit rien! Le barman laisse tourner. "C'est un imbécile." Personne ne lui a jamais répondu, donc on lui a dit: "Peut-être." - A.-E.Lemoine: Bienvenue à notre table pour déguster ces bottoni à l'osso buco, des pâtes fraîches maison préparées pour vous par D.Accettulli, un maître pastier qui nous régale depuis le début de la semaine.

Il y a beaucoup de talent chez les Belges. Il y a l'élégance de Salvatore et l'humour de B.Poelvoorde et de P.Geluck. - P.Geluck: On a tout pour nous. - A.-E.Lemoine: Dans les années 70-80, Philippe, vous animiez des émissions pour enfants.

Des programmes humoristiques. Dans un sketch, vous assuriez même le journal télé. - Il est 15h.

Voici notre bulletin d'information. A Beyrouth, une voiture piégée a explosé. 12 morts. - C'est toujours la même chose, dans ces journaux. - A.-E.Lemoine: Le journal papier 3D, une idée de génie! - P.Geluck: On a eu une série de sketchs qui s'appelait "Un peu de tout".

D'ailleurs, au musée Maillol, nous proposons quelques sketchs de l'époque qui sont parfois d'un goût un peu limite, mais ça vous plaira. - E.Nagapetyan: J'en suis certaine. - A.-E.Lemoine: Vous pourriez remplacer L.Salamé. - P.Geluck: Je ne bafouillerai pas comme vous! - A.-E.Lemoine: Vous portez un slip belge, ce soir? - P.Geluck: C'est ma beauté intérieure. - P.Lescure: Salvatore a de l'humour, et il aime rire, de toute manière.

Preuve en est: une autre archive. Vous êtes à la télévision belge et vous faites croire à votre ami de l'époque, J.Colin, que les Daft Punk, depuis le début, c'était vous, avec un acolyte surprenant. - Mon Dieu! - Il fait chaud, là-dessous.

Ce casque a relancé mon couple. Souvent, je garde le casque. Rires. - P.Lescure: La chute de Michel.

Il paraît qu'il vous a interviewé un jour, en 64, sur un terrain de foot célèbre à Bruxelles. - S.Adamo: Oui.

On était à l'entraînement de l'équipe d'Anderlecht. Il y avait un joueur français, Herbet. J'ai eu l'occasion de jouer avec eux.

J'ai même fait un entraînement à Barcelone. C'était avec Rivelino. - A.-E.Lemoine: Lorrain a un quiz.

C'est sa spécialité. - L.Sénéchal: Dans votre album du Chat, vous faites beaucoup de jeux de mots.

Je vous donne le début de la phrase et vous essayez de trouver la fin. Si on met la veille au lendemain, ça tombe pile... - P.Geluck: Aujourd'hui. - L.Sénéchal: Qu'est-ce qui devient moche quand on le regarde? - E.Nagapetyan: Ton ex! - P.Geluck: La vraie phrase, je la connais.

C'est un miroir. Enfin, c'est dans mon cas. - L.Sénéchal: Là, il y a tous les "con", le concubin, le compatissant, le confraternel, le compact...

Si je vous montre celui-ci? - P.Geluck: C'est le concierge.

Il y a une bougie qui brûle. - L.Sénéchal: Cette fois-ci, sans tricher.

C'est le "con"... - P.Geluck: Fraternel. - L.Sénéchal: On a le temps pour un dernier?

Le "con"... - E.Nagapetyan: Ducteur. - L.Sénéchal: C'était pas bête. - P.Geluck: C'était le conciliabule.

Il souffle dans un ballon. - L.Sénéchal: Non, c'était le "contrôlé". - P.Geluck: Il doit souffler dans un ballon... - A.-E.Lemoine: Vous découvrez vos propres blagues. - P.Geluck: J'en fais tellement! - A.-E.Lemoine: Ca fait 40 ans que vous faites des blagues. - S.Adamo: On parlait des blagues belges, tout à l'heure.

A l'époque, Coluche les avait relancées. Il devait passer à L'Ancienne Belgique et avait décidé de n'en raconter aucune. A la fin de son tour, les Belges se sont levés et en ont réclamé. - A.-E.Lemoine: Pourtant, il créait un peu la polémique avec ses blagues belges.

Ca lui était reproché par certains. - P.Geluck: Ca devenait trop.

Au départ, on adore rire de nous, mais j'ai connu des Belges qui se sont fait jeter des cailloux sur leur voiture en traversant la France parce que ça devenait presque raciste. A un moment donné, on a dit: "Ca va." On est arrivés avec B.Poelvoorde, A.Nothomb, Maurane, et ça s'est calmé. - A.-E.Lemoine: "L'Origine du chat" vous dit: "Merci, papa." Ne lui dites surtout pas merci, à lui. - P.Geluck: Non.

C'est lui qui me doit tout. - A.-E.Lemoine: J'offre ça de votre part à Elena, ainsi que le magnifique album de S.Adamo, "Des nèfles et des groseilles".

Vos chansons nous accompagnent depuis longtemps. Ces nouvelles chansons n'y manqueront pas. - S.Adamo: Merci. - P.Geluck: Le 1er disque que j'ai acheté dans ma vie était un disque de Salvatore.

Le dernier, c'est son nouveau. - A.-E.Lemoine: Il ne vous l'a pas offert? - P.Geluck: Non.

Il est comme ça. Mais je l'invite au musée Maillol. - A.-E.Lemoine: Vous, vous l'invitez. - P.Geluck: Tu viendras au musée Maillol? - S.Adamo: Absolument. - A.-E.Lemoine: Je rappelle que pour l'Olympia d'Elena, il y a encore des places.

Vous venez d'ouvrir les dates. - E.Nagapetyan: Personne ne va venir parce qu'ils vont penser que c'est complet.

Ce n'est pas grave, tout va bien. - S.Adamo: Le 22 mars aussi, à l'Olympia, une fois!

Je l'aurai dit. - A.-E.Lemoine: L'Olympia le 22 mars 2026 et partout en France à partir de la Saint-Valentin, le 14 février. - P.Geluck: Le 22 mars, je serai encore au musée Maillol. - A.-E.Lemoine: On s'arrête quand, les gars?

Dans un instant, la découverte du royaume maya dans la soirée Science grand format, mais tout de suite, Les Actualités de Bertrand. Bonsoir. - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes 10 ans après. Voici l'image du jour. 2 mots: ils pensaient.

Les terroristes pensaient mettre un pays à terre et ont provoqué le contraire. 10 ans après, il se passe quoi, ce soir, à Paris? Des gens boivent des verres en terrasse.

D'autres assistent à un concert, puisqu'il y a du rock à l'Elysée Montmartre. Certains applaudissent les Bleus au stade. 10 ans après, notre bougie ressemble à ça.

Tout n'a pas changé depuis 10 ans. Je me suis replongé dans le 20h de France 2 du 13 novembre 2015, avant ce qu'on connaît. Les sujets du moment étaient ceux-là. - Il est 20h.

Bonsoir à tous. Voici les titres. Le sommet sur le climat se prépare.

L'ancien ministre de l'Intérieur, C.Guéant, a été condamné à 7 ans d'interdiction de toute fonction publique, mais également à 2 ans de prison avec sursis. Rendez-vous demain à 13h et à 20h.

Parmi les invités du week-end... - B.Chameroy: Tiens, P.Geluck! 10 ans plus tard, la même date.

L.Delahousse présente toujours les JT du week-end. Un homme de droite a eu des démêlés avec la justice.

Une COP est organisée. Et P.Geluck est l'invité de notre plateau.

Tout n'a pas changé en 10 ans. Si, un truc. On a un peu perdu en innocence.

J'ai aussi regardé le début du "C à vous" du 13 novembre 2015, avant que les attentats ne se produisent. Clairement, vous, nous, nous ne pouvions pas imaginer ce qui allait se passer 2 heures plus tard. - A.-E.Lemoine: Vous allez bien? - A.-S.Lapix: Oui, comme tous les jours.

On pourrait presque continuer le week-end. On est prêts à être là. - P.Lescure: On va être contents que ça s'arrête. - B.Chameroy: Si seulement...

A la une de ce jeudi, les commémorations des 10 ans des attentats du 13-Novembre. A chacun ses invités. Il y a les médias qui ont convié ceux qui ont joué un rôle ces jours-ci. - Elle est pour quelques mois la maire de Paris, une capitale meurtrie et sans doute changée à jamais.

Bonjour et bienvenue, A.Hidalgo. - Bonjour. - Bonjour, F.Molins. - Bonjour, M.Valls. - B.Chameroy: Il y a aussi CNews et son grand entretien. - Bonjour et bienvenue, R.Ménard.

Merci d'être avec nous. - B.Chameroy: Pourquoi s'en priver?

S'il fallait une définition de la France, il fallait regarder les JT régionaux aujourd'hui, qui nous offrent la meilleure illustration, et merci à eux, de la vie qui continue. - On a vu les conditions...

Le ciel est bleu, la mer est parfaite. C'est incroyable! - Vu la météo, c'était incroyable. - On profite. - Plein soleil en novembre, c'est formidable. - Comme il fait beau, on peut faire une balade en roller. - On profite du temps, du cadre. - On prend l'apéro.

On est bien. - Manger en terrasse en novembre, c'est exceptionnel. - Il fait beau.

On va enlever les blousons. On est plutôt bien pour déjeuner. - Le matin, tu te lèves, il fait beau, tu manges un poisson sur la plage et voilà. - B.Chameroy: Merci à vous, mais vous n'êtes pas obligés d'en faire des caisses.

Au même moment, sur BFM, notre chouchou, le reporter T.Herreman était en train d'interviewer le lauréat du meilleur croissant de France. - Meilleur croissant de France, c'est pas mal...

Par qui sont-ils faits? Que fait-on ce matin? On fait quoi avec cette pâte? - On l'étale pour faire les croissants. - B.Chameroy: Mais non!

Et il insiste. - Qu'est-ce qu'on va faire avec la pâte? - Des croissants. - B.Chameroy: Il y a quelques heures, franceinfo a fait son mea culpa. - Une erreur a été faite hier dans un sondage que nous avons présenté à l'antenne, sur les intentions de vote au 1er tour de l'élection présidentielle.

Les chiffres étaient les bons, mais l'échelle du graphique n'était pas la bonne. Voici le bon graphique, avec la bonne échelle. - B.Chameroy: Toujours pas.

Les 6 % d'E.Zemmour sont au même niveau que les 2,5 de N.Dupont-Aignan.

Comme on dit, jamais 2 sans 3. Encore un PowerPoint. On file en région, avec une annonce immobilière et cette arnaque. - Depuis, la commune n'a toujours pas trouvé de remplaçant, malgré les 2 cabinets flambant neufs. - B.Chameroy: Ce n'est pas ce que j'appellerais "flambant neuf".

Le lavabo n'est pas monté et le bureau est à l'envers. Chacun sa vision du délire. Lorrain...

Savez-vous ce qu'est un aptonyme? - L.Sénéchal: C'est quand tu as le nom de ta confession. - B.Chameroy: Tu t'appellerais Lorrain Casse-Couilles.

Ou Patrick Editorialiste. Nos régions regorgent d'aptonymes. - La petite cuvée qui en est tirée est destinée à réhabiliter leur image. - B.Chameroy: Comment s'appelle le monsieur? - L'idée est de prouver... - B.Chameroy: Il s'appelle Christian Vigne.

C'est mignon. - Les terrasses se remplissent. - Les gens ont beaucoup plus le smile. - B.Chameroy: C'est Léa Boisson qui sert tout le monde.

Il y a aussi ce monsieur en Bretagne. - C'est l'occasion de présenter les formations du lycée. - Des élèves de la région ne nous connaissent pas et veulent faire des formations... - B.Chameroy: Il n'y a pas de montage.

On n'a rien fait, je vous jure! Du rugby. Le sélectionneur des Bleus, F.Galthié, donnait une conférence de presse ce matin.

Il s'est levé en se disant: "Tiens, je m'en fous, on change tout." - La parole est à l'entraîneur-sélectionneur, F.Galthié. - Bonjour à tous.

Voici la composition de l'équipe de France qui affrontera les Fidji samedi. - Ton micro, Fabien. - Pardon.

Je vais recommencer. - B.Chameroy: Ce n'est pas tant une question de prestance...

Après G.Fickou, le sélectionneur a choisi G.Alldritt comme capitaine pour affronter les Fidji.

Visiblement, à contrecoeur, mais à très contrecoeur... - O.Jegou.

G.Alldritt, capitaine. Il se racle la gorge. - B.Chameroy: Il sera là.

F.Galthié n'est pas seulement sélectionneur, il est aussi et surtout gourou de la secte équipe de France, dans la joie et la bonne humeur. - L'équipe de France...

Ensuite, la défaite fait partie de notre chemin. Comme je le dis souvent aux joueurs: la lumière est tellement forte qu'il faut être en capacité de traverser à la fois la lumière qui fait de la chaleur, chaude, comme le froid, comme le chaos...

On se remet avec joie, bonheur, plaisir. C'est l'équipe de France. On parle de l'équipe de France de rugby. - B.Chameroy: Mais oui, bien sûr.

Il avait quand même la "flemmasse". "Les journalistes, vous avez des questions?" - C'est bon? - Une petite question... - Encore une question?

Vous avez beaucoup de questions? Beaucoup de questions? - B.Chameroy: Allez...

Le reste de l'actualité, avec les discussions sur le projet de loi de finances qui reprennent dans l'Hémicycle. La ministre A.de Montchalin est remontée comme un coucou, surtout en répartie. - Il y a beaucoup d'amendements à venir.

Vous pourrez, sur chaque amendement, changer les choses. Monsieur Tanguy, ce qui ne sert à rien, c'est de dire que ça ne sert à rien. - B.Chameroy: Allez, bam!

Dans ce marathon budgétaire, les députés sont au bout, comme moi, du rouleau, comme T.Bazin. On l'aime bien, parce qu'il rigole tout seul pour rien. - Merci, madame la présidente.

Il rit. Je reste vigilant jusqu'au bout...

Ca revient presque à supprimer l'article, si je suis littéralement les choses... ...

On l'a évoqué dans un rapport...

Elle me fait coucou. ... - B.Chameroy: Elle lui a fait coucou. - A.-E.Lemoine: Oui, c'est drôle. - B.Chameroy: Il y en a un qui est tranquille.

C'est le sénateur F.Patriat. Son tour viendra.

En attendant, il était ce matin sur Public Sénat pour tenter un défi exceptionnel: s'asseoir sur la chaise sans faire un bruit de vieux. - Bonjour, F.Patriat.

Vous êtes notre invité. - B.Chameroy: C'est raté.

Le président du rassemblement des Démocrates progressistes n'était pas très bavard ce matin. - Euh...

Il faut... - B.Chameroy: Ceci dit, quand il a fallu être plus prolixe, la machine s'est enrayée.

Et là, bim, Crazy Frog a repris sa place sur le plateau. - Le 13-Novembre, c'est...

Les impôts supplémentaires...

Quand on leur demande, c'est important qu'ils disent...

C'est clair. Ce ne sont pas des mesures illusoires. Ca va rapporter tant...

C'est une incantation... - Merci beaucoup. - B.Chameroy: Merci, mon François.

On referme la rubrique en musique. ...

Il y a 10 ans, des gens étaient heureux d'écouter cette musique au Bataclan. On a l'impression que c'était hier. Demain encore, on pensera aux victimes du 13-Novembre et à leurs proches.

Paris, je t'aime. A lundi. Applaudissements.

Geluck, Salvatore... et Le Chat - C à Vous l’intégrale - 13/11/2025 — Xavier Bertrand · Pourquijevote