Charlotte d'Ornellas : «E. Philippe revendique son propre bilan sous Macron sans même le citer»
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Oui, alors je ne m'attendais pas à voir chez Edouard Philippe la revendication de la lutte des classes, parce qu'en effet, je rejoins Mathieu, je ne suis pas sûre que ce soit le meilleur moyen de défendre les pauvres et d'être pauvre soi-même, j'ose espérer qu'il est possible de dépasser les frontières, notamment sur ce terrain-là, entre les uns et les autres, mais bref, Edouard Philippe a refusé de nommer les adversaires les plus proches, on va dire, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, qui n'ont pas du tout été cités, mais simplement, il a cité les adversaires LFI et Rassemblement National, avec un air de second tour déjà, soit avec l'un, soit avec l'autre, en les renvoyant dos à dos, ce qui est plus étonnant, vous allez me dire, chez un candidat qui se revendique de la droite, mais ce n'est pas étonnant chez Edouard Philippe en particulier, qui avait dit préférer, en effet, voter le Parti communiste que le Rassemblement National.
Alors, côté LFI, il a parlé d'un péril sur la démocratie et dans deux ans, le FMI, c'était le slogan. C'est une critique qu'on entend aussi, après dix ans, d'Emmanuel Macron, qui n'était précisément pas élu pour ça. C'est-à-dire, la menace du FMI, on l'entend dans le débat aujourd'hui. Donc, Edouard Philippe a revendiqué son propre bilan de manière absolument indépendante de celui d'Emmanuel Macron, sans même citer Emmanuel Macron. Il est évident que ça va être un peu plus compliqué pendant la campagne de passer outre cette question. Et côté Rassemblement National, c'est assez intéressant, puisqu'il va également sur le terrain économique.
Vous savez, la droite, pendant longtemps, n'a pas voulu s'associer avec le Front National, puis le Rassemblement National, sur la question migratoire. Maintenant qu'ils ont exactement le même discours, ça bascule sur le terrain économique. Et donc, avec cette phrase, sociale dans le Nord, libérale dans le Sud. Mais Edouard Philippe a aussi fait applaudir son ami Gérald Darmanin, qui lui revendique, qui vient du Nord d'ailleurs, et qui revendique très clairement la droite sociale contre la droite libérale. Générique