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interviewC à vous· 24 juin 2025 4 min

Conclave : François Bayrou ne veut pas se résoudre à un échec - L’édito de Patrick Cohen

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est l'adaptation au cinéma du commandant Mohamed Bida, l'homme derrière l'une des évacuations les plus spectaculaires du XXIe siècle depuis l'ambassade de France à Kaboul. Cerné par les talibans...

Ils seront nos invités aux côtés de C.Beaugrand, qui anime l'émission "Secret Story". B.Sinclar sort un nouvel EP, le 1er depuis 2013.

On commence avec l'Edito de Patrick. Pour les retraites, F.Bayrou ne se résout pas à l'échec des concertations. - P.Cohen: C'est moins un désaveu qu'un pari perdu.

Un échec prévu malgré 4 mois de discussions. Un texte de compromis qui se voulait à équidistance des uns et des autres. Un texte que les syndicats se disent prêts à signer mais que le patronat n'a pas voulu avaliser.

F.Bayrou à 7h. - F.Bayrou: Je ne peux pas accepter sans réagir qu'on se satisfasse d'échouer si près du but.

Encore moins, il suffit d'observer l'actualité, lorsque notre pays et le monde traversent des moments si dangereux. - P.Cohen: Pour ne pas échouer si près du but, pour dépasser la situation de blocage, le Premier ministre a passé une partie de sa journée à recevoir les partenaires sociaux un par un.

Démarche soutenue depuis Oslo par E.Macron. - E.Macron: La stabilité ne doit pas nous coûter l'immobilisme.

Nous devons avancer et continuer de mener la réforme pour le pays. - P.Cohen: Il le dit aux côtés de S.Lecornu, celui qui pourrait remplacer F.Bayrou...

On verra bien. - A.-E.Lemoine: "Si près du but", dit F.Bayrou. - P.Cohen: Les concessions les plus importantes étant l'acceptation par 3 syndicats réformistes du maintien de l'âge légal à 64 ans, ce qui est inédit...

Consensus pour des mesures en faveur des femmes ayant eu des enfants et des carrières hachées. Il y a eu des divergences impossibles à surmonter, dont le point qui oppose la CFDT et le patronat sur la question de l'usure professionnelle et les départs anticipés, qui pourraient résulter de la prise en compte de 3 critères de pénibilité: porter des charges lourdes, subir des vibrations mécaniques, ou d'être contraint à des postures pénibles. - Aujourd'hui, il y a des carreleurs, des caissières, des aides-soignantes qui ont des métiers pénibles et qui sont difficilement en capacité de travailler jusqu'à 62 ans.

Ce n'est pas vrai que ces salariés peuvent majoritairement bosser jusqu'à 64 ans si on ne change rien. C'est la question fondamentale posée dans la dernière ligne droite. - P.Cohen: Il privilégie la prévention ou la reconversion plutôt que des départs anticipés.

Vieille histoire. Ces 3 critères, c'est vous, E.Philippe, qui les avez retirés en juillet 2017 du compte-pénibilité créé sous le quinquennat Hollande et que vous avez rebaptisé compte professionnel de prévention. - A.-E.Lemoine: L'action d'E.Philippe évoquée par un autre acteur politique. - P.Cohen: D.de Villepin.

Il dit que vous en avez été le bourreau. - D.de Villepin: La réforme à points était une bonne idée.

Elle était sur la table. E.Philippe a saboté cette réforme.

Le rêve de porter l'âge de la retraite à 67 ans a mis à mal ce projet, qui était un bon projet pour la France. - P.Cohen: Réforme mise en pause par la crise covid en 2020 et abandonnée après des mois de grève.

Vous pourrez y revenir tout à l'heure. - A.-E.Lemoine: F.Bayrou fragilisé et visé par une motion de censure. - P.Cohen: De la part de la gauche qui réclame un retour à la retraite à 62 ans.

Un texte qui permettrait de débattre à nouveau de l'âge de départ. - B.Vallaud: Le Parlement aura-t-il le dernier mot y compris sur la mesure d'âge et sur l'équilibre du système des retraites?

Vous n'avez pas répondu cette semaine. Monsieur le Premier ministre, le respect de la parole donnée est à la base même de notre régime démocratique. Vous avez pris des engagements pas tenus sur ce sujet.

Cela nous contraint à déposer une motion de censure contre votre gouvernement. - P.Cohen: Le RN a annoncé qu'il ne voterait pas cette censure.

Le PS prend la tête du combat parce que les insoumis, qui en avaient parlé, ne peuvent plus le faire.