Intentions de vote pour Valérie Pécresse, différences avec les autres candidats... Le "8h30 franceinfo" de Geoffroy Didier
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Bonjour à tous, bienvenue dans le 8.30 politique de France Info. Bonjour Myriam Ancawa.
Bonjour Ercine, bonjour à tous.
Notre invité ce matin, eurodéputé Les Républicains, il dirige la communication de Valérie Pécresse, Geoffroy Didier. Bonjour à vous. Bonjour. D'abord, comment va votre candidate Valérie Pécresse tester positive au Covid ?
Bien, quelques légers symptômes comme les millions de Français qui ont dû affronter le Covid. Mais elle va bien, elle est combative et elle est surtout déterminée à porter un projet présidentiel pour la France. Et à l'isolement, donc. Et à l'isolement pour les quelques jours en attendant un test négatif.
Jusqu'à quand ? Elle devait être très présente sur le terrain, notamment à Marseille, dans le Vaucluse, à Aix ce week-end ? Elle va tout faire à distance ?
Oui, avec un grand zoom avec les Français qui aura lieu dimanche à 18h et auquel j'invite tous ceux qui veulent l'écouter. Mais ce sera une e-rencontre et dès qu'elle sera testée négative, elle sera de retour sur le terrain, je l'espère, en début de semaine. En tout cas, encore une fois, elle est déterminée, elle est offensive, elle est impatiente de retrouver les Français parce qu'elle est convaincue qu'il faut aujourd'hui reconstruire ce pays, réformer la France. Et donc, elle va s'atteler dans les 15 prochains jours, c'est-à-dire les 15 prochains jours qui nous séparent de l'élection.
On peut encore sauver une campagne en 15 jours, même si le sort un peu s'acharne contre vous. Regardez le dernier sondage, Ipsos Soprasteria pour France Info, le Parisien, aujourd'hui en France. Valérie Pécresse était cinquième à 10% des intentions de vote, derrière Éric Zemmour, derrière Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi sa campagne n'arrive plus vraiment à décoller ?
Il y a d'autres sondages où elle est troisième, d'autres où elle est quatrième, voire cinquième. Je veux dire, 0% des Français se sont exprimés dans les urnes. Et je crois que les quelques jours qui nous séparent de l'élection vont compter double ou vont compter triple. Mais ce que nous déplorons en revanche, c'est qu'il n'y ait pas de débat et de véritable confrontation entre les candidats. Nous demandons depuis le départ que le président sortant accepte l'idée même de débattre face à Valérie Pécresse et face aux autres candidats. Pourquoi ?
Parce qu'il doit pouvoir répondre de son bilan, qui selon moi n'est pas bon, et il doit répondre de son projet, comme Valérie Pécresse veut pouvoir s'exprimer sereinement sur son projet qu'elle porte pour les Français.
Il refuse et ça m'a l'air catégorique jusqu'à la fin le président candidat. Pour reprendre ses arguments, il dit qu'il n'y a aucun précédent et que ça tournerait à la foire d'emboine. Mais simplement une phrase.
C'est pas vrai. D'abord parce qu'il peut y avoir un débat tout à fait respectueux, serein, en étant offensif. Pour l'instant, les débats qu'on a vus ne sont pas tout à fait dans cette ligne. Je ne suis pas d'accord avec vous. Le débat qu'il y a eu entre Marion Maréchal, Le Pen et Valérie Pécresse à la télévision cette semaine était sans concession, mais tout à fait respectueux. Je ne crois pas que ce soit forcément la foire d'emboine. Et le débat fait partie de l'âme de la France. Le débat, c'est sain en démocratie. Et le débat, c'est nécessaire, voire une exigence, lorsqu'on est face à l'élection la plus structurante de la vie politique française, c'est-à-dire l'élection présidentielle.
Encore une fois, je ne comprends pas pourquoi Emmanuel Macron s'obstine à refuser à débattre avec ses concurrents. Ce ne sont pas des ennemis, ce sont des concurrents. Et en démocratie, c'est exactement ce qui se passe. Et je me souviens d'ailleurs que lorsque Valérie Pécresse s'est représentée, alors qu'elle était président sortante du conseil régional d'Île-de-France, et qu'elle s'est présentée aux élections régionales de 2021, elle s'est prêtée à tous les débats. Ce n'est pas la présidence de la République.
Ce matin, vous avez...
Mais c'est le principe d'une démocratie. D'accord. Et pourquoi voudriez-vous qu'on puisse et on accepte de débattre lorsqu'on est président de la première région d'Europe, et que le président sortant de la République française s'obstine à refuser à le faire ? Je ne vois pas au nom de quel raisonnement intellectuel il faudrait pouvoir le justifier.
Ce matin, vous appelez à un débat courtois et respectueux, mais dans la campagne, Valérie Pécresse...
Un débat de vérité, surtout.
Très bien. Elle a cette phrase qui peut étonner. Ne vous laissez pas voler l'élection, répète-t-elle depuis quelques jours. C'est l'argument de François Fillon en 2017. Qui vole l'élection ? Les mots sont très forts. Still the vote, c'était ce que disait Donald Trump également.
Oui. Valérie Pécresse n'a rien de Trumpiste. En revanche, ne pas se laisser voler l'élection, ça veut dire quoi ? Ça veut dire ne pas se laisser dicter sa conduite par les sondages, qui sont une photographie à l'instant T, mais qui ne sont en rien la réalité du vote. Ne pas se laisser voler l'élection, c'est justement dire, attention, il doit y avoir un débat, il doit y avoir des explications, il doit y avoir un éclairage sur le bilan d'Emmanuel Macron. Et ne pas se laisser voler l'élection, c'est réveiller les esprits à 15 jours d'une élection majeure, parce que ce qui se passe en Ukraine ne fait qu'ajouter les problèmes à la France. Elle ne les efface pas.
Et toutes les urgences nationales restent malheureusement prégnantes.
On va en parler dans un instant. Est-ce qu'elle est suffisamment soutenue aussi en interne ? Quand vous voyez que des collègues comme Guillaume Larivé, député Les Républicains, tend la main très clairement à Emmanuel Macron, et déjà dans l'après, parle de convergence avec le président candidat, et même de coalition, de majorité. Est-ce que vous avez l'impression qu'il n'y a pas déjà une forme de chronique annoncée de l'enterrement des Républicains ?
Je ne crois pas. Guillaume est un ami, donc je ne le critiquerai pas. Et c'est un excellent député de Lyon. En revanche, je n'approuve pas son choix politique. Et je crois qu'il a tort de croire qu'il puisse y avoir des convergences, comme si le projet d'Emmanuel Macron était similaire à celui de Valérie Pécresse. Ils sont radicalement différents. Et je crois que Valérie Pécresse et Emmanuel Macron ne sont pas faits du même bois. Qu'Emmanuel Macron aime plaire, il aime parler, alors que Valérie Pécresse, elle aime faire, et c'est exactement ce qu'elle a fait lorsque différentes missions ou mandats lui ont été confiés, lorsqu'elle était ministre de l'enseignement supérieur.
Elle a tenu, face aux militants qui étaient totalement contre sa réforme de l'autonomie des universités, il a tenu neuf mois. Quand elle était ministre du budget, en plein milieu de la crise des dettes souveraines, son budget est le seul, depuis 1945, qui est à l'équilibre. Et lorsqu'elle est devenue présidente du Conseil régional d'Ile-de-France, elle a par exemple innové en créant la charte de la laïcité, la première en France, c'est-à-dire plus un euro d'argent public aux associations qui défient les valeurs de la République.
Vous disiez la semaine dernière, elle fait, elle oeuvre, et encore une fois, mais j'espère qu'on va en parler après le flash info, qui s'annonce, semble-t-il, les différences entre le prétendu projet d'Emmanuel Macron et le projet fort de Valérie Pécresse sont majeures. Pourtant, vous l'accusiez d'avoir copié. Non, non. Si ? Non, non. Et maintenant, vous dites que c'est différent. Quand il copie, il ne s'y prend manifestement pas bien, parce qu'il n'a jamais le courage d'aller jusqu'au bout. Donc, un exemple, sur le RSA, il dit qu'il faut 15 heures d'activité en échange du RSA.
Nous, c'est ce que nous disons depuis longtemps, au nom de l'équilibre des droits et des devoirs, mais nous le disons, c'est obligatoire. Lui dit que c'est facultatif. Mais surtout, les différences sont majeures. Les différences entre Valérie Pécresse et Emmanuel Macron sont majeures, ne serait-ce que sur le rapport à la France. Parce que nous ne disons pas, contrairement à Emmanuel Macron, qu'il faut déconstruire l'histoire de France. Nous, nous ne disons pas, contrairement à Emmanuel Macron, que la colonisation était un crime contre l'humanité.
Nous, nous ne disons pas, contrairement à Emmanuel Macron, qu'il faut emmerder certains Français, que d'autres sont des analphabètes, et que d'autres sont des gens qui ne sont rien. C'est un rapport à la France qui est radicalement différente. Mais elles sont majeures. On a bien compris. Et j'aimerais qu'on aille, si possible, dans le fond.
Mais nous allons le faire. Nous allons le faire juste après le fil info que voici, avec Martin Choc, puisqu'il est 9h moins 20.
L'État porte plainte contre Orpea. Décision annoncée ce matin sur France Inter par la ministre déléguée à l'autonomie. Brigitte Bourguignon dénonce des manquements humains, organisationnels et financiers. L'État demande également au groupe d'EHPAD privé la restitution des dotations publiques présumées détournées de leur faim. La France va mener une opération humanitaire d'évacuation à Mariupol, conjointement avec la Turquie et la Grèce, détaillait hier soir Emmanuel Macron. Le chef de l'État selon qu'il reste 150 000 habitants sur les 400 000 vivant actuellement dans la cité portuaire.
Il doit s'entretenir avec Vladimir Poutine dans les prochains jours pour définir les modalités de l'opération. Les États de l'Union européenne chargent la Commission de faire des achats groupés de gaz. Comme pour les vaccins anti-Covid-19, l'objectif est d'obtenir un meilleur prix. Les 27 sont également engagés à reconstituer au plus vite leurs réserves de gaz pour affronter l'hiver prochain. La Commission devra aussi leur faire des nouvelles propositions pour une réforme de la fixation des prix d'ici le mois de mai. Et puis l'Équipe de France de football arrache la victoire en amicale contre la Côte d'Ivoire.
Deux buts à un grâce à une réalisation dans les dernières secondes d'Aurélien Chouameni. Olivier Giroud a également marqué côté français. Il se rapproche du record de 51 buts en équipe de France détenue par Thierry Henry. France Info, l'info juste.
C'est Geoffroy Didier qui dirige la communication de Valérie Pécresse, qui est l'invité du 8.30 France Info ce matin. Myriam Ancawa.
Oui, vous pointiez les différences avec Emmanuel Macron. On va parler d'Éric Zemmour à présent, qui veut rassembler 50 000 partisans, place du Trocadéro dimanche, et autant de drapeaux tricolores, on l'imagine. La droite Trocadéro, c'était celle de François Fillon en 2017. Est-ce que c'est celle d'Éric Zemmour aujourd'hui ?
Non, c'est un détournement de l'histoire de la droite. Et Éric Zemmour n'a rien d'un François Fillon ou d'un Nicolas Sarkozy. Il a plus de l'extrémisme de Jean-Marie Le Pen. Parce que ce qui me choque au fond chez Éric Zemmour, c'est sa brutalité. Sa brutalité à l'égard des personnes âgées, de nos aînés, à qui nous devons tant et que lui considère comme capricieux. Sa brutalité à l'égard des familles monoparentales, qu'il considère, je ne sens que ses mots, comme une plaie. A l'égard des handicapés, dont il refuse le principe de l'inclusion dans la société française.
C'est un candidat antisocial pour vous ?
Brutal. Et animé par un esprit de division. Et puis au fond, j'ai été, je vous avoue, humainement, très choqué, lorsque j'ai vu qu'il tournait le dos à la tradition chrétienne et à la tradition républicaine aussi, d'accueil des réfugiés de guerre. Et au fond, il s'est quand même disqualifié. Disqualifié pour incarner un jour le peuple français, lorsqu'il a démontré toute sa complicité avec le dictateur russe Vladimir Poutine, avec ce qu'il a dit sur Vladimir Poutine, c'est-à-dire Poutine n'est pas l'agresseur mais l'agressé, il faut un grand Poutine à la France. Tout ça le discrédite fondamentalement.
Il ne s'écroule pas pourtant dans les intentions de loi. Ça veut dire que son discours continue à parler un certain nombre de Français.
Je respecte les Français qui sont apparemment séduits par le discours civilisationnel d'Éric Zemmour. Mais je leur dis avec respect que Éric Zemmour est un homme qui ne va déclencher que des risques de guerre civile et qui, par son inhumanité et sa brutalité que je viens de vous démontrer, n'est pas du tout la solution pour la France.
Est-ce que vous imaginez, Geoffroy Didier, qu'Éric Zemmour puisse faire un score supérieur à celui de Valérie Pécresse au premier tour de la présidentielle ?
Je fais confiance aux Français et leur choix sera le bon. Ce que je veux vous dire, c'est qu'il est en train, observez-le, Éric Zemmour, de devenir la caricature de lui-même. Son ministère des Remigrations était écœurant. Écœurant pourquoi ? Parce que je ne crois pas du tout à l'immigration zéro. Je pense qu'il faut limiter l'immigration, qu'il faut la maîtriser, qu'il faut la choisir. Et c'est exactement le projet de Valérie Pécresse avec sa proposition de quota migratoire qui permettra de contrôler chaque année le nombre d'autorisations de séjour en fonction, par exemple, des métiers qu'il recrute. Mais l'idée même d'une immigration zéro, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'on n'accueillera plus jamais un étudiant étranger qui viendra se former en France et faire profiter de ce qu'il aura appris en France dans son pays d'origine. Ça veut dire que si demain quelqu'un qui nous écoute ou qui nous regarde aujourd'hui tombe amoureux d'une personne étrangère, il ne pourra pas la faire venir en France. Mais qu'est-ce que c'est que cette France fermée, recroquevillée, repliée ? Les réfugiés, justement, ça nous emmène limiter et maîtriser. Mais l'immigration zéro n'existe pas et surtout elle n'est pas souhaitable. La guerre en Ukraine.
On va parler des réfugiés. On a bien compris que Valérie Pécresse, dans ce moment fondamental où on redécouvre la guerre en Europe, n'avait pas envie de critiquer le chef de l'État. Simplement, elle fait une proposition originale. Est-ce qu'elle est faisable ? Elle propose que la réquisition des biens des oligarques russes pour accueillir les réfugiés ukrainiens, ça aurait du panache, dit-elle. Est-ce que c'est possible ? Ouvrir l'échalette Courchevel sur la côte d'Azur aussi pour éloger les réfugiés ?
Cette proposition est le symbole de l'usage que nous pouvons faire des biens des oligarques qui méritent d'être confisqués et qui méritent d'être redonnés à la collectivité et dont pourraient profiter les réfugiés ukrainiens. Ne tentons pas de caricaturer cette proposition. Mais il faut le faire. Mais bien sûr, mais bien sûr qu'il faut le faire. Mais bien sûr qu'il faut le faire. Mais bien sûr qu'il faut le faire. D'accord. J'observe une chose, je le dis en tant que député au Parlement européen.
Au moment du Covid, le Parlement européen a été fermé aux députés, mais ouvert comme centre de vaccination et comme lieu pour nourrir les médecins, les infirmiers qui étaient épuisés par leur travail à l'hôpital. J'observe aussi que lorsque Valérie Pécresse a vendu le siège du Conseil Régional d'Île-de-France dans le 7e arrondissement de Paris pour s'installer en Seine-Saint-Denis et traverser le périphérique, elle a fait en sorte que le centre du 7e arrondissement soit ouvert aux femmes battues. Donc oui, nous pouvons trouver un nouvel usage intelligent des biens qui sont soit cédés, soit en l'espèce... Vous souhaitez les saisir, là, ces biens. Là, pour l'instant, c'est gelé.
Mais bien sûr qu'il faut les saisir. Mais vous voudriez que les oligarques russes, complices du dictateur russe Poutine, puissent retrouver leur chalet à Courchevel ? Le gouvernement gèle. Et leurs hôtels particuliers à Paris ? Pour l'instant, c'est la phase d'un gel de tous les avoirs. On n'en est pas passé encore à la saisie systématique. Eh bien, il va falloir le faire. Et il va falloir oser le faire. Et vous disiez tout à l'heure que Valérie Pécresse ne critique pas Emmanuel Macron. Oui, elle ne critique pas par esprit de responsabilité, puisque nous avons une guerre en Europe. Et oui, effectivement, il faut maintenir la diplomatie.
Mais j'observe quand même que la diplomatie d'Emmanuel Macron ne produit aucun effet à ce stade, à tel point d'ailleurs qu'après avoir eu plusieurs heures Vladimir Poutine, Emmanuel Macron nous annonce que le pire est à venir. Et j'observe aussi qu'Emmanuel Macron met en scène de manière décalée, déplacée, sa diplomatie sur les réseaux sociaux, avec des images qui ne sont quand même pas dignes de l'enjeu et du défi que nous avons à relever, c'est-à-dire de trouver un cessez-feu.
Il y a une forme d'indécence, selon vous, à faire ça ?
En tout cas, je trouve ça déplacé, je vous le dis franchement. Sur les entreprises, pour qu'on ait besoin d'aborder tous les fusions. Je dis aussi, parce qu'il y a une différence entre Emmanuel Macron et Valérie Pécresse, c'est que Valérie Pécresse a toujours dit, depuis de nombreux mois, qu'il aurait fallu maintenir un lien avec Vladimir Poutine, alors qu'Emmanuel Macron, en tant que président de la République, a fait le choix de ne pas voir Vladimir Poutine pendant trois ans, ce qui était une faute, dont nous payons aujourd'hui les conséquences, vu la difficulté avec laquelle, aujourd'hui, il échange avec le dictateur russe.
On va parler des entreprises russes. À l'instant, vous avez vu la position d'Emmanuel Macron. Il les laisse libre de leurs choix. Est-ce que c'est la bonne ligne ?
Vous observez que les choix sont différents selon les groupes. Renault a décidé de suspendre son usine de production à Moscou. Le roi Merlin a fait le choix de rester en Russie. C'est un choix difficile à juger de manière hâtive et définitive. Pourquoi ? Parce que les conséquences pour chacun des groupes sont soit celui des profits, soit celui de l'image. On l'a vu, par exemple, avec des clients de le roi Merlin qui commencent à se plaindre, voire à insulter, malheureusement, des emplois. Mais le politique se doit à la règle ? Non, je crois que c'est difficile d'avoir un jugement définitif là-dessus. J'apprécie le fait que Renault ait suspendu son usine de production.
Mais on sait aussi que les conséquences peuvent aussi avoir lieu sur l'emploi en Russie, mais aussi par ricochet en France, si un groupe abandonne ses activités en Russie. Donc, difficile de condamner. Lorsque j'ai vu que Yannick Jadot disait que Total commettait des crimes de guerre, « Non, celui qui fait la guerre, ce n'est pas Total, c'est Poutine. »
Geoffroy Didier, invité du 8.30 France Info, on reprend cette discussion après le fil-info. Martin Choc, 9h moins 10.
Entre 15 et 18 centimes par litre de remise à la pompe dès vendredi prochain. Une différence qui s'explique par le niveau de TVA, détaillait hier soir le gouvernement. En métropole, avec une TVA de 20% sur les produits pétroliers, la ristourne sera de 18 centimes. En Outre-mer, elle sera de 15 centimes, car il n'y a pas de TVA. L'État va réclamer à Orpea la restitution des dotations publiques. Décision accompagnée d'un dépôt de plainte contre le groupe d'EHPAD privé. La ministre déléguée chargée de l'autonomie fait ses annonces ce matin sur France Inter. Brigitte Bourguignon dénonce des dysfonctionnements graves, signalés dans le rapport d'enquête administratif.
En Arabie Saoudite, des attaques rebelles yéménites en marge du Grand Prix de Formule 1. 16 attaques menées hier soir dans le sud du pays ainsi qu'à Jeddah contre des infrastructures dont une centrale électrique sans faire de victime. Un gigantesque incendie s'est déclaré dans un site pétrolier à Jeddah, proche du circuit de Formule 1 où se tenaient les essais libres du Grand Prix prévu dimanche. Course maintenue à ce stade. L'équipe de France de football s'impose face à la Côte d'Ivoire. Victoire 2 buts à 1 hier soir au Stade Vélodrome de Marseille. Olivier Giroud a marqué son 47e but en bleu. L'attaquant de 35 ans est à 4 réalisations du record de Thierry Henry. France Info.
Geoffroy Didier, l'invité du 8.30 France Info ce matin, qui dirige la communication de Valérie Pécresse. Néria Mankawa.
Oui, le pouvoir d'achat est de loin la grande priorité des Français. Alors le décret de Matignon l'a précisé hier, ce n'est pas 15 centimes mais finalement 18 centimes de remise sur le litre d'essence dont vont bénéficier les automobilistes pour faire face à la hausse, à la flambée des prêts du carburant. Bonne mesure, vous la saluez ?
Insuffisante. J'aimerais que l'État rende tout l'argent. L'essence a augmenté et donc les taxes sur l'essence ont augmenté. Et l'État s'est donc enrichi de l'augmentation du prix de l'essence. J'aimerais d'abord que nous sachions tous collectivement de combien l'État s'est enrichi et qu'il rende tout cet argent. J'estime quand même que c'est la moindre des choses. Et une fois c'est 15 centimes, une fois c'est 18 centimes, il se pourrait, mais j'attends la transparence de la part du gouvernement, que l'État se soit enrichi de 25 centimes par litre d'essence.
Si c'est le cas, et je vois d'ailleurs que ce chiffre n'a jamais été démenti par le gouvernement à ce stade, il doit rendre les 25 centimes aux Français.
Mais comment vous voulez faire ? Parce que Marine Le Pen, elle est claire, elle veut toucher à la fiscalité sur le carrément. Je suis claire aussi. Mais une fois que vous avez la transparence, vous redistribuez comment cet argent ?
Mais l'État peut le faire de différentes façons. Vous savez, il y a plusieurs manières de protéger le pouvoir d'achat des Français qui, contrairement à ce que pense Emmanuel Macron, n'est pas préservé aujourd'hui. Valérie Pécresse est très claire depuis le départ, et elle est la première à avoir mis le sujet du pouvoir d'achat sur la table il y a de nombreux mois. Elle a dit, certes, il peut y avoir des chèques, carburants provisoires, mais il faut surtout augmenter les salaires des Français. Parce que les Français n'attendent pas des subventions, ils veulent vivre mieux de leur travail. Et donc, elle propose une augmentation de 10% des salaires nets hors inflation. En 5 ans ?
En commençant par une augmentation de 3% dès cet été, par une baisse des cotisations VIS salariales, et ensuite, par un échange et par un donnant-donnant avec les entreprises qui n'attendent que cela. Vous le poserez en exigence ? Mais bien sûr. Pour les entreprises ? C'est toujours sur la base du volontariat. Mais pourquoi ? Parce que nous donnons les moyens de le faire. Parce que lorsque Valérie Pécresse diminuera les impôts de production de 10 milliards d'euros, elle donnera aux entreprises les moyens d'augmenter leur salaire, dont les dirigeants dans leur immense majorité attendent et ne veulent que cela, que leur salarié puisse mieux vivre. Un engagement par un donnant-donnant.
Question ? Non, non, non, c'est très important. Rapidement, on a quelques autres sujets à évoquer avec vous, et je choisis mon propos, notamment celui des EHPAD. Oui, bien sûr, qui est aussi un défi de société majeure. Une augmentation de 10% des salaires nets d'ici 5 ans, c'est une révolution salariale que propose Valérie Pécresse, qui est consciente, depuis encore une fois, de très nombreux mois, que le pouvoir d'achat serait le centre de cette élection présidentielle.
Alors, les EHPAD, suite au livre de Victor Castaner, Les Fossoyeurs, le gouvernement annonce ce matin qu'il va déposer plainte contre le groupe Orpea, et qu'il va également demander des remboursements d'argent qui a été attribué à ces EHPAD. Qu'en pensez-vous ? Est-ce que vous pensez qu'il faut aller encore plus loin sur ce sujet ? Pourquoi ?
Le livre sur ce scandale a été publié il y a de nombreuses semaines. Pourquoi est-ce qu'à chaque fois, le gouvernement attend 15 jours avant l'élection pour faire semblant d'agir ? Je ne comprends pas.
Il y avait deux enquêtes qui ont précédé cette plainte, une enquête administrative, une enquête financière. Il aurait fallu porter plainte plus tôt ?
Mais bien, il aurait fallu agir plus tôt. Pour saisir les documents d'Orpea, les ordinateurs ? Il aurait fallu agir plus tôt. Et à chaque fois, le gouvernement tarde à agir. C'est exactement comme sur le sujet précédent dont on vient de parler. les 18 centimes, c'est le 1er avril. Pourquoi le 1er avril ? Alors qu'on sait tous depuis de nombreuses semaines que les Français sont aujourd'hui trop taxés à la pompe et ponctionnés dans leur pouvoir d'achat. Pourquoi à chaque fois attendre les 15 derniers jours avant l'élection pour faire semblant d'agir ne serait-ce que provisoirement ? Avec quand même, je vous le dis une chose, un agenda caché du gouvernement qui me choque.
Parce que j'ai vu que le gouvernement, contrairement à son engagement, avait décidé de ne pas, et là aussi je le dis en tant que député au Parlement européen, de ne pas transmettre à Bruxelles son programme de stabilité financière. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en réalité, le gouvernement et Emmanuel Macron fait des chèques pendant les quelques jours qui nous séparent de l'élection présidentielle et fera payer l'addition aux Français après l'élection présidentielle.
Il a promis de ne pas augmenter les impôts.
Oui, il a promis, mais vous savez, il avait promis beaucoup de choses.
Donc vous pensez qu'un agenda caché, c'est-à-dire que s'il est réélu, il va faire le contraire sur le plan fiscal ? Mais vous savez, ce n'est pas la première fois
qu'il ferait le contraire de ce qu'il a dit. Il a fermé Fessenheim et aujourd'hui, il parle de revenir sur le nucléaire. Très honnêtement, j'ai du mal à croire le président Macron lorsqu'il s'exprime.
Il nous reste 30 secondes, Geoffroy Didier. Le soutien de Nicolas Sarkozy à Valérie Pécresse, il n'arrive pas. Vous vous en passerez, ce n'est pas grave ?
Valérie Pécresse est une femme libre qui n'est pas là par hasard, qui a mérité d'être candidate à la présidence de la République par l'action qu'elle a menée jusqu'ici, notamment au service des franciliens, par le fait qu'elle a gagné la primaire des Républicains, par la force de son projet. Donc, elle trace son sillon droit et j'ai envie de dire qu'il aime la suivre.
Merci beaucoup, Geoffroy Didier. Merci à vous. Vous dirigez la communication de Valérie Pécresse. Vous étiez l'invité du 8.30 France Info ce matin.
Valérie Pécresse