Mgr Matthieu Rougé : malgré «toutes ses polémiques la grâce de Noël finit toujours par l'empor
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous aussi, Mathieu Rouger, vous sentez que Noël est en danger ?
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Vous soignez ces polémiques par le mépris et peut-être que vous avez raison. Cependant, vous parlez du centre de la défense. Il y a quelques semaines, Europain est allé faire un reportage justement sur ce parvis de la défense où il y avait un marché de Noël sur lequel il y avait des produits halal. Est-ce que vous ne diriez pas que par rapport à 2004 la menace sur Noël est différente et qu'elle vient d'autres communautés ?
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Qu'est-ce qui s'est passé en Europe pour qu'on en soit là ?
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Est-ce qu'on arrive à le faire comprendre, en tout cas l'expliquer sagement Monseigneur Rouger à une communauté qui dernier sondage IfOP montre que par exemple 57 % des jeunes musulmans de 15 à 24 heures en France mettent les lois de l'islam avant les lois de la République.
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C'est-à-dire que Noël n'est plus simplement quelque chose de de religieux, c'est quelque chose au-delà de la la qui symbolise finalement une appartenance à une communauté nationale qui est un petit peu en train de se disloquer. C'est la scène Saint-Denis. Euh alors pas vraiment mais c'est Sarcelle mais c'est juste à côté de la scène Saint-Dis. Mais donc c'est c'est le diocèse de c'est le diocèse de Versailles officien soit votre j' dire confrère ou collègue confrère bien sûr mon frère l'excellente éc de Ptoise donc je voudrais dire plusieurs choses par rapport à ce que vous dites d'abord c'est vrai qu'il y a un durcissement communautaire en France de différentes communautés d'ailleurs et quand il y a un langage très antiical qui s'exerce autour de Noël paradoxalement et bien ça contribue à ce durcissement communautaire. Donc ça c'est là où dans le Noël Bachig, il y a quand même une responsabilité collective très importante que de ne pas participer par anticléicalisme à un durcissement des oppositions communautaires. Donc là, il y a vraiment un sujet très important. Après ça, euh je pense que globalement dans l'enseignement catholique, on donne place à Noël. Il se trouve que je suis aussi l'évêque en charge d'enseignement catholique comme président du conseil pour l'enseignement catholique de la conférence des évêques. Mais vous l'avez bien entendu ces dernières semaines, il y a eu de la part d'un certain nombre d'autorités politiques une remise en cause du caractère propre des écoles catholiques et parfois certains chefs d'établissement ont peur d'enfreindre ce qui est légitime en donnant la place normale à la célébration d'une grande fête comme Noël dans un établissement dans ces mots catholiques. Je suis heureux de pouvoir profiter de votre question et de votre invitation pour dire au chef établissement et je le dis en tant qu'évêque chargé d'enseignement catholique en France, n'ayez pas peur d'exercer paisiblement le caractère propre qui fait partie de l'enseignement catholique. Il il a il a des règles qu'il faut respecter mais soyons soyons heureux de de de célébrer et de vivre Noël dans l'établissement. C'est peut-être le paisiblement qui est difficile à faire aujourd'hui. Exactement. Mais vous savez ça, je crois que c'est très important et c'est vraiment le message que je reçois du pape Léon X qui depuis sa première apparition parle de la paix, la paix désarmée et désarmante. Si on est solide, on n pas besoin d'être violent. Et bien je crois être solide avec beaucoup de frères et sœurs dans la foi, dans ma foi au Christ, né à Bethléhem, mort et ressuscité, Seigneur et Sauveur. Et cette paix profonde fait que on peut tenir des positions, affirmer des choses clairement. Nous avons eu par exemple avec les pouvoirs publics une discussion assez forte sur le mode d'inspection d'établissement scolaire euh il y a quelques quelques semaines, mais on peut être serein, paisible, tout en étant déterminé. La la violence est toujours un aveu de fragilité.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Mathieu RougéFait
« Je me souviens en 2004 par exemple, il y avait une polémique assez vigoureuse contre la présence de sapin de Noël dans la cour de l'Églisée, dans la cour de certains ministères, le ministère de l'éducation nationale par exemple. »
- 10:00Mathieu RougéFait
« Je suis passé dans mon diocèse au centre commercial de la défense aujourd'hui que j'avais rarement vu au si bondé. »
- 15:00Mathieu RougéChiffre
« 57 % des jeunes musulmans de 15 à 24 heures en France mettent les lois de l'islam avant les lois de la République. »
- 20:00Mathieu RougéFait
« Il y a eu de la part d'un certain nombre d'autorités politiques une remise en cause du caractère propre des écoles catholiques. »
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Europ soir 19h 21h [musique] Pierre de Villau et pour m'accompagner jusqu'à 21h Vincent Roy bonsoir bonsoir écriva un consultant bonsoir rock enseignante et chroniqueuse. Bonsoir Mathieu Rouget, merci d'être avec nous. Évêque de Nant et pour commencer cette discussion que nous aurons pendant un quart d'heure avec vous jusqu'à 20h30 Monseigneur, je voudrais qu'on écoute François Xavier Bellami.
Le l'Eurodéputé était l'invité de Sonia Brook le 1er décembre dernier et à propos de Noël, voici ce qu'il disait. Je crois qu'aujourd'hui nous devons sauver Noël parce que c'est précisément la clé pour rappeler justement cette référence commune qui fait que par notre héritage et notamment par cet héritage chrétien, par cette tradition judéo-chrétienne, nous sommes le continent de la liberté de conscience. Défendre Noël, ça n'est pas euh pour les chrétiens, c'est pour toute notre société et c'est pour tout notre pays.
Défendre aujourd'hui euh ce qui fait l'identité de nos pays, c'est défendre la condition pour pouvoir lutter contre les pressions islamistes qui s'exercent sur la société. Est-ce que vous aussi, euh Mathieu Rouger, vous sentez que Noël est en danger ? Alors, j'entends bien ce que dit François Bami.
D'ailleurs, je l'ai entendu une fois ou l'autre dire que il s'agissait moins de sauver Noël que de découvrir que c'est Noël qui nous sauve. Je suis frappé de voir que chaque année à Noël depuis au moins 25 ans reviennent des polémiques sur les crèche sur les sapins. Je me souviens en 2004 par exemple, il y avait une polémique assez vigoureuse contre la présence de sapin de Noël dans la cour de l'Églisée, dans la cour de certains ministères, le ministère de l'éducation nationale par exemple.
Et puis euh finalement, en dépit de toutes ces polémiques, la grâce de Noël finit toujours par l'emporter. Et je suis frappé de voir qu'aujourd'hui notre société française s'apprête à à célébrer Noël. Parfois, c'est un peu trop le Noël de l'hyperconsommation.
Je suis passé dans mon diocèse au centre commercial de la défense aujourd'hui que j'avais rarement vu au si bondé. Euh ce n'est ce n'est qu'un indice un peu faible de la grâce de Noël évidemment, mais ça veut dire que nos concitoyens, croyants ou non, chrétiens ou pas, veulent se retrouver en famille, veulent exprimer par des cadeaux leur affection mutuelle et Noël, c'est beaucoup plus que ça. Et déjà, je vois que les polémiques visant à remettre en cause la légitimité de cette célébration populaire et bien finissent par s'effacer derrière la grâce de Noël.
Vous soignez ces polémiques par le mépris et peut-être que vous avez raison. Cependant, vous parlez du centre de la défense. Il y a quelques semaines, Europain est allé faire un reportage justement sur ce parvis de la défense où il y avait un marché de Noël sur lequel il y avait des produits àal.
Est-ce que vous ne diriez pas que par rapport à 2004 la menace sur Noël est différente et qu'elle vient d'autres communautés ? Alors, je ne traite sûrement pas les menaces par le mépris. Je crois que le mépris est une mauvaise attitude dans tous les domaines de la vie en société et j'entends aussi la ce qui peut s'exprimer de de peur et puis ce qui se cache derrière un anticéicalisme plus ou moins viscéral.
Cela dit, j'ai été étonné par ce reportage que j'ai entendu parce que euh quoi qu'il en soit de la variété des propositions culinaires au marché de Noël de la défense, ce qui est frappant c'est qu'il y a une allée entière où l'on vend des crèches et des entreprises provençales qui viennent en nombre et j'étais frappé au contraire en me promenant dans ce marché qu'il m'est arrivé d'inaugurer avec le président du département et bien de voir à quel point la le Noël des centons et des crèches était présent. Ça n'empêche pas que juste à côté, il y avait euh euh des produits alimentaires à l'all et c'est vrai que euh ce reportage qui était reportage sur Cyril de la morinerie montrait à quel point à la fois euh les euh vendeurs de 100 ton dont vous parlez et euh les passants étaient euh très étonnés de voir ça. Vincent Roi.
Oui, une chose m'a frappé Monseigneur cette semaine si pour ceux qui sont attentifs à l'Italie par exemple il y a une vidéo tournée par madame Mélonie euh une vidéo assez longue qui rappelle qui nous rappelle et qui rappelle notamment aux Italiens le le l'importance de la crèche et ce qu'est la crèche. Alors, j'ai écouté cette vidéo que vous que que les auditeurs peuvent retrouver sur internet. Il s'agit de taper Mélanie la crèche et vous avez tout un discours de Je me suis dit mais euh comment se fait-il qu'en Europe euh un responsable politique éminent comme madame Mélonie pour l'Italie soit obligé de nous faire un quart d'heure sur le rôle de la crèche ?
Qu'est-ce qui s'est passé en Europe pour qu'on en soit là ? Mais on est dans une phase de sécularisation assez forte depuis des 10 décennies. Donc on ne le découvre pas aujourd'hui.
Mais moi ce que je trouve plutôt, voyez, de manière positive, c'est que en dépit de toutes les polémiques depuis des années, en dépit d'une transformation culturelle effectivement très forte, et bien qu'est-ce qui est le grand événement de cette semaine ? C'est Noël et pour tout le monde, quelle que soit l'appartenance religieuse ou l'absence d'appartenance religieuse. Vraiment vraiment Mathieu Rouget.
Ah ben je pense qu'aujourd'hui tout notre temps est rythmé par les vacances de Noël, par des fêtes de famille, euh par euh le désir d'offrir des cadeaux et de de quelque chose. La notre vous diriez que toutes les communautés religieuses de France aujourd'hui célèbrent Noël, en tout cas euh euh célèbre la fête de de Noël telle qu'on l'imagine dans la tradition et dans le patrimoine français de manière évidemment diversifiée. En général, la fête de Noël coïncide d'ailleurs avec Ranoua et c'est l'occasion de de redire combien je veux être solidaire de la communauté juive qui a été meurtri en pleine fête de Hanoua à Céis comme nous le savons.
Mais après ça, même si beaucoup de personnes ne célèbrent pas Noël comme une fête religieuse, ils célèbrent Noël comme une fête de la fraternité, de la famille, de la rencontre des enfants. Et et tout cela, même si ce n'est pas la plénitude de ce que nous les catholiques nous célébrons à Noël, c'est déjà quelque chose de très fort et de très beau. Et moi, je suis je suis frappé de voir en que nous allons avoir encore des églises extrêmement pleines.
Euh vous savez que les les cathécumaines adultes sont de plus en plus nombreux et les sont en croissance chaque année et s'apprête à célébrer Noël avec l'émerveillement des premières fois. Je constate aussi que tout ce qui se vide de solidaire autour de Noël, encore une fois avec des croyants et des moins croyants euh pour veiller ce que les personnes ne soient pas seules, c'est une fête qui met euh le mystère de la dignité humaine au cœur de la société et cela c'est vraiment extraordinaire et toutes les polémiques ne parviendront pas à éteindre la grâce de Noël. Est-ce qu'on arrive à le faire comprendre, en tout cas l'expliquer sagement Monseigneur Rouger à une communauté qui dernier sondage IfOP montre que par exemple 57 % des jeunes musulmans de 15 à 24 heures en France mettent les lois de l'islam avant les lois de la République.
Alors, c'est un peu un autre sujet, mais euh je pense que beaucoup de musulmans vous vous mettez pas les lois de la de du catholique avant les lois de la République, vous mélangez pas tout. Alors, c'est un c'est un ce mot loi et cette questionlà est un mériterait d'être précisée. D'ailleurs, c'est un un des sujets de de livres sur lequel auquel je réfléchis parce que dans le christianisme, il n'y a pas de loi.
C'est ça euh cétendant à l'organisation de la société. Il y a pas il y a pas un truc qui ressemble à la charia par l'équivalent de la charia question la question qui est souvent posée vous catholique est-ce que vous mettez les lois publiques ou les lois religieuses à la première question oui cette question elle est souvent posée y compris par les responsables politiques et la question c'est dire que nous n'avons pas de loi destinée à l'organisation concrète de la cité donc le mot loi attendez vous êtes en train de m'expliquer que si on en avait une on la mettrait avant la loi de la République non mais parce que c'est parce que ça fait pas partie de notre compréhension de de l'expérience chrétienne. Les chrétiens vivent leur foi.
Ils vivent leur foi dans la cité. Ils respectent les lois et en même temps, ils exercent leur liberté de conscience pour pour les les respecter en en homme et en femme de de étant des êtres éthiques profondément. Mais mais c'est pas on n'est pas dans une même logique.
Donc il il s'agit pas de de tout mélanger. Ça veut dire ça veut dire que la religion musulmane a d'une certaine manière une incompatibilité parce que il y a cette loi qui est d'une certaine manière plus forte. que des loises ou italiennes ou espagnoles ou polonais ou alors je ne dirai pas cela.
Je crois que il y a un rapport différent à la réalité politique dans l'islam et dans le christianisme. Et donc c'est une réalité sur lequelle beaucoup de musulmans s'interrogent, réfléchissent. Mais euh je pour autant euh la pour autant des musulmans aujourd'hui vont célébrer Noël non pas comme une fête religieuse mais comme une fête qui peut les toucher parce que c'est une fête de traditionnelle. pas uniquement traditionnel, c'est une fête de la de la fraternité, des enfants, de la solité, de la famille.
Il y a beaucoup de choses essentielles. Oui. Par exemple, euh beaucoup de gens aujourd'hui en France, même des gens qui vont pas aller à la messe de minuit, même si je les encourage à aller participer aux nombreuses messes de Noël qui vont être célébrées partout en France.
C'est pas toujours à minuit hein parce que euh voilà, il y en a on en fait on en fait surtout mais surtout on en fait énormément parce qu'il nous faut multiplier les messes pour accueillir tous ceux qui qui souhaitent y participer. Moi moi-même je célébrerai plusieurs messes le 24 décembre mais même ceux qui n'iront pas vont aller souvent rendre visite à une personne âgée malade à un parent un ami en fin de vie. Et voyez, pour moi qui suis très engagé aussi sur cette question de la fin de vie qui reste au cœur de des débats politiques, je trouve que le mystère de Noël nous remet devant la dignité de toute personne humaine, des personnes fragiles en particulier.
Et ce message et bien il garde toute son actualité et je pense que nous pouvons le faire rayonner. Ophélique, moi j'ai une une relation un petit peu enfin j'entendais avec beaucoup de d'admiration ce que vous enfin ce que vous venez de dire. J'ai souvent moi des élèves de d'origine musulmane et j'avoue que depuis 4 ou 5 ans, je sens que il y a une volonté quand même pour une partie d'entre eux justement parce que ce n'est pas leur religion de ne pas fêter Noël voire même en fait de se comment dire de ne pas prendre partie dans cette fête.
C'est-à-dire qu'il y a une volonté de refus, c'est-à-dire de dire je ne enfin voilà ce n'est pas mon prophète donc je n'ai pas à célébrer la naissance de ce prophète là. Et c'est un phénomène quand même qui m'intrigue un petit peu parce que et je ne sais pas est-ce que c'est un phénomène propagateur ? Est-ce que du coup certains élèves vont voir d'autres en disant non, tu ne devrais pas.
Oui. Puis il y a surtout leur influenceur voire même parfois maître Gims ou des des chanteurs qui écoutent beaucoup qui leur disent que ce n'est pas leur culture en fait. Et moi, c'est ça qui m'attriste un peu, c'est que j'ai le sentiment et pourtant Dieu sait que je suis au sein du j'enseigne au sein d'une d'une école catholique, vous voyez, mais que il y a même au sein de ces établissements là parfois une forme de retrait.
C'est-à-dire queon ne sait plus trop comment faire. euh pour ne pas offenser autrui. Et je voulais savoir un petit peu si vous avez des jeunes des jeunes gens alors peut-être de de toutefois qui vous parle un petit peu de de ce genre de retrait.
C'està-dire que Noël n'est plus simplement quelque chose de de religieux, c'est quelque chose au-delà de la la qui symbolise finalement une appartenance à une communauté nationale qui est un petit peu en train de se disloquer. C'est la scène Saint-Denis. Euh alors pas vraiment mais c'est Sarcelle mais c'est juste à côté de la scène Saint-Dis.
Mais donc c'est c'est le diocèse de c'est le diocèse de Versailles officien soit votre j' dire confrère ou collègue confrère bien sûr mon frère l'excellente éc de Ptoise donc je voudrais dire plusieurs choses par rapport à ce que vous dites d'abord c'est vrai qu'il y a un durcissement communautaire en France de différentes communautés d'ailleurs et quand il y a un langage très antiical qui s'exerce autour de Noël paradoxalement et bien ça contribue à ce durcissement communautaire. Donc ça c'est là où dans le Noël Bachig, il y a quand même une responsabilité collective très importante que de ne pas participer par anticléicalisme à un durcissement des oppositions communautaires. Donc là, il y a vraiment un sujet très important.
Après ça, euh je pense que globalement dans l'enseignement catholique, on donne place à Noël. Il se trouve que je suis aussi l'évêque en charge d'enseignement catholique comme président du conseil pour l'enseignement catholique de la conférence des évêques. Mais vous l'avez bien entendu ces dernières semaines, il y a eu de la part d'un certain nombre d'autorités politiques une remise en cause du caractère propre des écoles catholiques et parfois certains chefs d'établissement ont peur d'enfreindre ce qui est légitime en donnant la place normale à la célébration d'une grande fête comme Noël dans un établissement dans ces mots catholiques.
Je suis heureux de pouvoir profiter de votre question et de votre invitation pour dire au chef établissement et je le dis en tant qu'évêque chargé d'enseignement catholique en France, n'ayez pas peur d'exercer paisiblement le caractère propre qui fait partie de l'enseignement catholique. Il il a il a des règles qu'il faut respecter mais soyons soyons heureux de de de célébrer et de vivre Noël dans l'établissement. C'est peut-être le paisiblement qui est difficile à faire aujourd'hui.
Exactement. Mais vous savez ça, je crois que c'est très important et c'est vraiment le message que je reçois du pape Léon X qui depuis sa première apparition parle de la paix, la paix désarmée et désarmante. Si on est solide, on n pas besoin d'être violent.
Et bien je crois être solide avec beaucoup de frères et sœurs dans la foi, dans ma foi au Christ, né à Bethléhem, mort et ressuscité, Seigneur et Sauveur. Et cette paix profonde fait que on peut tenir des positions, affirmer des choses clairement. Nous avons eu par exemple avec les pouvoirs publics une discussion assez forte sur le mode d'inspection d'établissement scolaire euh il y a quelques quelques semaines, mais on peut être serein, paisible, tout en étant déterminé.
La la violence est toujours un aveu de fragilité. Est-ce que c'est pas encore plus difficile aujourd'hui d'être euh catholique, d'être croyant dans les conditions actuelles de température et de pression qu'évoquait Pierre, c'est-à-dire avec euh un certain nombre de communautés qui finalement nous sont hostiles. Carrément hostiles.
Alors en fait, je pense que d'abord être vraiment catholique, oui, c'est-à-dire pas simplement d'appartenance extérieure, d'accord. Mais en essayant de construire sa vie sur l'amour à l'école du Christ, c'est de toute façon difficile. Ensuite, depuis des générations des générations, la foi catholique a toujours rencontré la contradiction.
Jésus lui-même se présente dans l'Évangile comme un signe de contradiction. Mais ce que je constate, c'est qu'aujourd'hui, il y a aussi dans le contexte de de remise en cause globale et bien un effet stimulant. Et parmi les cathéquenes, certains sont des jeunes, des moins jeunes qui se disent "Mais au fond, qui suis-je ?
Quel est le sens de ma vie ?" et qui se laissent toucher par l'Évangile et par le Christ. Et c'est magnifique.
Et donc je ne crois pas qu'il faille s'enfermer dans une sorte de morosité peureuse. Nous avons à être chrétien aujourd'hui, nous les catholiques, pleinement, joyeusement, sereinement pour partager avec tous la bonne nouvelle qui qui nous habite. Mais alors du coup, quelqu'un qui se retrouve en plein, j'allais dire réceptacle, qui se retrouve être le réceptacle du Noël bashing, qu'est-ce qu'on répond ?
Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous dites ? Qu'est-ce que justement Qu'est-ce qu'on dit à un élève qui va comme le disait très justement Ophélie à un autre bah non c'est pas mon prophète, tu devrais pas faire ça et bien être capable d'affirmer, de partager la joie de Noël et son enracinement véritable. Et je pense que tous les catholiques sont en mesure de dire c'est la loi du nombre, c'est-à-dire que plus on sera nombreux de à le faire et plus ça marchera.
Il y a la question la loi du nombre, mais il y a aussi la loi de la profondeur parce que euh la ce qui est attendu des catholiques, ce c'est pas d'abord d'être une force dans un contexte politique ou sociologique, c'est d'abord d'être les témoins d'une réalité spirituelle profonde. Et c'est cela qui porte du fruit et c'est cela qui aujourd'hui attire des cathécumaines à la fois. Et donc moi mon message aux catholiques c'est devenez plus profondément catholique pour pouvoir mieux témoigner.
Vous voyez, dans mon diocèse, nous avons inauguré euh 4 années de lecture intégrale de la Bible par le maximum de fidèle possible pour que il s'approprie davantage aux Saintes Écritures. D'ailleurs, je propose à tous ceux qui le souhaitent de télécharger l'excellente application randonnée biblique qui a déjà des milliers de téléchargements. Voyez, je crois qu'aujourd'hui la réponse n'est pas la crise passion, c'est l'approfondissement.
Merci beaucoup mon seigneur Rouget. Merci à vous et joyeux Noël à tous nos auditeurs croyant ou non et que tous découvrent la la beauté de la lumière de l'enfant de Bethleé. Merci Mathieu Rougé d'avoir été en direct