11 et 13 novembre, la France se souvient et la suspension de la réforme des retraites, un braquage
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Olivier de la gareChiffre
« 1300000 petits gars français de cette jeunesse fauchée »
- 3:00Olivier de la gareFait
« le gouvernement, le cornu qui estime qu'il n'a pas lâché suffisamment au socialistes, s'apprête à dépesser un peu plus la réforme des retraites »
- 3:30Olivier de la gareFait
« Les salaires stagnent, les loyers explosent, les services publics s'effondrent »
- 3:40Olivier de la gareChiffre
« le gouvernement ajoute 14 milliards d'impôts et suspend la réforme des retraites »
- 3:50Olivier de la gareFait
« Suspendre la réforme borne n'est pas une mesure sociale mais un braquage générationnel »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Allez, place à la revue de presse d'Europin Olivier de la gare. Dans ce 11 novembre, la France se souvient. Mes petits gars, mes petits gars chéris, mes petits gars français, écoutez-moi.
Les Prussiens sont des salots. Le 3 août 1914, ainsi débutait l'édito d'Henry Desgrange, le patron de ce qui ne s'appelait pas encore l'équipe, mais l'auto. Et ce matin, comme d'autres, le quotidien sportif en dernière page se souvient de cette guerre sans fin de ce conflit qui aura tué 1300000 petits gars français de cette jeunesse fauchée.
Et cette année, et pour être très honnête, plus que de ces poilus, la France se souvient des victimes des attentats du 13 novembre 2015, disant c'est à la fois un anniversaire plus rond et un souvenir plus sensible car plus récent que le 117e anniversaire 107e 107e pardon de l'anniversaire de l'armistice de 1918. Cela fait déjà quelques jours que vos journaux com estem mort, la Croix Lebda publie par exemple le témoignage d'Aurélie Sylvestre. Le 13 novembre 2015, son compagnon, père de ses deux enfants, fut au nombre des victimes du Pataclan. 10 ans plus tard, elle raconte comment elle survit avec le traumatisme de cette nuit-là.
Savoir que tout peut arriver tout le temps fait que je ne m'embarrasse plus de rien, raconte-t-elle. Je vis plus fort chaque instant. Les petites contrariétés du quotidien me passent au-dessus.
De ce point de vue, c'est pas mal. Mais en parallèle, je ne suis jamais vraiment tranquille. Je suis en hyper vigilance tout le temps.
Vous ne me verrez jamais assise de dos à une terrasse. Longue belle interview d'une femme dont la jeunesse a été pulvérisé un soir de novembre. C'était il y a 10 ans.
Voilà, c'est dans la croix l'bdo, hein, je le signale parce que c'est vrai que cet entretien est vraiment bouleversant. On passe à une autre jeunesse sacrifiée, Olivier. Oui, même si comparaison n'est pas raison Dimitri et ce dont nous allons parler n'a rien à voir avec le traumatisme d'une attaque terroriste.
Cependant, il faut écouter ce que nous disent les jeunes. Mais commençons par le commencement. Aujourd'hui, très peu de journaux sont en kiosque et c'est sur les sites internet qu'il faut qu' qu'il faut consulter pour s'informer.
Sur celui des échos, par exemple, on apprend que le gouvernement, le cornu qui estime qu'il n'a pas lâché suffisamment au socialistes, s'apprête à dépesser un peu plus la réforme des retraites ou ce qu'il en reste. Bref, capituler, un 11 novembre, on appréciera le symbole. Mais et c'est tout l'intérêt du web, à la fin de ce papier, les Échos nous conseillent la lecture d'une tribune qui date déjà un peu.
On clique sur le lien. Elle a été publiée le 21 octobre dernier et elle nous était passée un peu inaperçu. Cette tribune est signée par quatre jeunes engagés en politique chez Horizon, les radicaux ou un collectif plus générationnel que partisan.
Que nous disent-ils ? Que la suspension de la réforme des retraites est un braquage de la jeunesse. Les salaires stagnent, les loyers explosent, les services publics s'effondrent, écrivent-il.
Une partie de la jeunesse est condamnée à renoncer à une vie stable et digne. Et alors que nous essayons de garder la tête hors de l'eau, le gouvernement ajoute 14 milliards d'impôts et suspend la réforme des retraites. Un déni totale.
Et ces jeunes de Saint-Digners, nous cotisons en sacrifiant une part de notre avenir pour la génération la plus riche de l'histoire. Suspendre la réforme borne n'est pas une mesure sociale mais un braquage générationnel. Vous allez remettre une pièce dans la bataille générationnelle justement.
Quoi d'autre dans les journaux ce matin Olivier de la gare ? La sortie de prison de Nicolas SarkoZi. Nicolas Sarkozy recouvre la liberté sous condition titre le Figaro.
J'aurais l'occasion d'y revenir dans la revue de presse de 8h45. Et puis Vincent Trèmolette Viller qui vient de rentrer dans ce studio va nous en parler dans un instant. Mais on va terminer cette chronique en essayant de remonter un peu le moral de la jeunesse avec des entreprises qui rêvent de réaliser leurs rêves.
C'est le le nouveau truc pour garder des jeunes. Anissa, est-ce que vous avez un rêve particulier ? Ah ben j'en ai plein.
Oui, j'en ai plusieurs. Bon, alors vous travailleriez dans une entreprise qui s'appelle Kabaya qui fabrique des sacs à dos comme vous le savez. Et bien, vous pourriez glisser dans une urne un petit mot en expliquant ce qu'il y a, ce que vous, de quoi vous rêvez.
C'est ainsi que comme salarié, vous pourriez peut-être passer par exemple un weekend avec votre amoureux dans une cabane dans les arbres. Voilà des rêves plus 100 € le budget quand même faut le dire. Oui, bah c'est pas mal mais c'est pas voilà.
Non mais il y a le patron d'Europe en régie, ça peut lui donner des idées par exemple. Allez, on rajoute un zéro et c'est l'affaire l'affaire. Vous voyez on vous donne [rires] on vous donne ça.
Vous prenez tout c'est pas raisonnable Dimitri. Merci Olivier de la garde.