Eric Zemmour : Je vous montre comment l’État détruit votre argent.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Chers compatriotes, chers contribuables, chers amis, comme tous les 16 de chaque mois, je viens vous parler de votre argent, de votre pouvoir d'achat. Parce que c'est le 16 de chaque mois que vous cessez de travailler pour vous et que vous commencez à travailler pour l'État et les impôts que vous lui devez. Je viens donc vous parler de la manière proprement ahurissante dont l'État détruit la richesse que vous créez. Accrochez-vous car comme on dit, vous n'allez pas en revenir. Depuis des années, vous vous posez la même question, où va notre argent ?
Comme vous êtes soigneusement désinformé par le pouvoir, les médias et les partis politiques, vous imaginez que cet argent, votre argent, existe encore, qu'il a été investi ici ou là, qu'il a été prêté et qu'il va finir par revenir, qu'il est en vacances dans la poche d'un ministre ou dans un paradis fiscal. J'ai une très mauvaise nouvelle à vous annoncer, votre argent a disparu. Volatilisé, il ne reviendra jamais. Comprenez bien qu'il est totalement inutile de dire au pouvoir « rendez l'argent » car cet argent, ils ne pourront jamais vous le rendre. Ils l'ont détruit à tout jamais.
Oui, ils ont anéanti pour toujours les centaines de milliards d'euros que vous avez créés à la sueur de vos fronts. Ils ont anéanti pour toujours les centaines de milliards d'euros que vous méritiez de garder, d'économiser ou de dépenser tout cet argent, votre argent, que vous destiniez à acheter une maison, à partir en vacances ou à rendre vos vieux jours meilleurs. Mais alors, vous allez me demander, comment font-ils pour détruire à ce point la richesse ? Par quel tour de magie, par quel miracle à l'envers, parviennent-ils à réduire en fumée, année après année, la gigantesque richesse produite par tout un peuple ? La réponse tient en un mot, gaspillage. Un exemple.
Quand la Caisse des dépôts et consignations a célébré l'anniversaire de ses 200 ans, en 2016, elle a organisé une petite fête pour ses amis, technocrates, et elle a dépensé pour cette fête, vous êtes prêts, 2 millions 6 d'euros. Parmi ces 2 millions 6 d'euros, elle a acheté pour 700 000 euros de petits fours. Vous m'avez bien entendu. 700 000 euros, rien qu'en amuse-bouche. Elle a offert les milliardistes les plus chers au monde à ces chefs technocrates qui les ont avalés par poignée entière. Ils se sont gavés de boucher au saumon et au foie gras en buvant un champagne très haut de gamme. Et tout a été payé par vous, par l'argent de vos impôts, l'argent de votre travail.
Bon appétit messieurs, ô ministres intègres. Ils ont mâché vos salaires et ils les ont digérés. La richesse créée par vous, et par vous seul, a été littéralement anéantie par leur tube digestif. Ah, si seulement vous aviez été invité à cet anniversaire, mais on n'invite pas les gens comme vous à l'anniversaire de la Caisse des dépôts et consignations. On n'invite pas les travailleurs, on n'invite pas les payeurs. On n'invite que les dépenseurs, qui ne se lâchent jamais d'entretenir leur obésité étatique. Et ce n'est pas fini hélas, car ils vont bientôt vous expliquer que vous ne payez pas assez. Pour vous apprendre à vivre, il vous faut encore un impôt de plus. Encore une taxe.
Et quand ils sont de gauche, ils oseront même vous traiter de radin. Car le peuple est pingre, son nom est arpagon, le peuple est mal éduqué, il n'a pas l'immense générosité du socialisme. On va donc rééduquer le peuple à coup de prélèvements obligatoires. L'État glouton va vous apprendre à maigrir. Voilà, chers amis, la loi du gaspillage. L'appétit de la bureaucratie est infini. Et si des agriculteurs et des chefs d'entreprise se suicident parce qu'ils sont écrasés par le fisc, qu'importe. La caisse des dépôts s'amuse, elle rigole, elle danse, et c'est tout ce qui lui importe. Vous voulez d'autres exemples ? La mairie de Paris a dépensé 40 000 euros pour installer des urinoirs solaires.
Vous ne savez pas ce que c'est, mais figurez-vous quand même qu'ils n'ont jamais fonctionné. Devinez pourquoi ? Elle les avait installés à l'ombre. Oui, oui, du grand, du très grand Anne Hidalgo. Écoutez-les, ces gens qui dilapident votre argent. On a décidé de l'emplacement des urinoirs en février. Il n'y avait alors pas une feuille sur les arbres. Maintenant, il y a un platane et c'est beaucoup moins ensoleillé. Vous en voulez encore ? Le service d'information du gouvernement a attribué un marché public à trois entreprises, dont deux étrangères, pour, écoutez bien, mesurer les préoccupations et les attentes des internautes. Tarif, 3 millions d'euros. Utilité, zéro pointé.
Plus croustillant encore ? J'ai ce qu'il vous faut. Le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, touche un salaire de 17 000 euros par mois. Un salaire plus élevé, donc, que celui du président de la République. On voit qui est le vrai patron. À quoi il faut ajouter ces pensions d'anciens hauts fonctionnaires, d'anciens députés, d'anciens maires et d'anciens premiers ministres. Pour toucher autant d'argent dans le secteur privé, il aurait été obligé d'être un génie. Dans le secteur public, inutile d'être un génie. Il suffit d'avoir aidé François Mitterrand à ruiner la France. Et il n'y a pas que la bureaucratie du haut, il y a celle du bas aussi.
Les employés de la SNCF bénéficient de réductions sur les billets de train, qui représentent un coût pour l'État, pour vous, de 100 millions d'euros. Et ils osent se mettre en grève quand vous voulez emmener vos enfants en vacances. Ben, vous voyez. Un petit dernier pour la route. Le projet de centralisation de la paye dans la fonction publique a été lancé en 2007. Il a été abandonné en 2014. Il n'a jamais fonctionné. Mais il a tout de même réussi à coûter 346 millions d'euros. Un exploit à inscrire dans la déjà très longue anthologie des idées grotesques de François Hollande. Ces exemples ne sont malheureusement que des exemples.
Je vais vous en livrer bien davantage, reconquête et mobiliser pour dénoncer toutes les aberrations qui détruisent votre argent, toutes les unes après les autres. Parce que c'est une priorité si nous voulons libérer l'économie française et la sortir de l'état d'esclavage où vous vous trouvez. Seul un peuple libre peut faire une grande nation. Et cela passe également par l'économie. Je vous donne rendez-vous le 16 du mois prochain. On n'a pas d'encourage. Je suis à vos côtés. Je suis à vos côtés.