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ChroniqueC à vous (sur YouTube)· 2 mai 2024 4 minPortrait personnelCulture, médias & sport

Paul Auster : New York et la France le pleurent - C à vous - 02/05/2024

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Il y a évidemment pas qu'à New York qu'on pleure Paul Oster l'écrivain parti mardi à 77 ans d'un cancer des poumons qu'il rongeait déjà depuis deux grosses années son New York qui nous a fait tant aimer nous les français qui nous l'avons qui l'avons tant lu je suppose vous aussi Philipp lu et vu au cinéma et oui évidemment dans deux trois films qu'on a adoré comme smoke qui avont grandi nous et et mûri avec lui c'était fou tous les messages hier sur les réseaux qui disaient la tristesse de d'innombrabl les anonymes femmes et hommes il parlait si bien le français Paul Auster lui qui a vécu chez nous dans les années 70 ce qui m'a attiré beaucoup à Paris de de venir quand j'avais 23 ans je crois c'était la poésie française et Paris et la France était euh logique pour moi alors j'ai resté comme ça je n'avais pas l'intention mais 4 ans passé et qui traduisez-vous en américain euh j'ai traduit euh un livre de Maurice Blanchot un livre de Sartre son dernier situation 10 oui oui euh aussi Joseph Jubert un grand écrivain du 18e 19e siècle oui et aussi à malarmé un peu on connaît sa trilogie new yorkaise et tous les autres jusqu'à son dernier bom Gartner qu'il a écrit déjà très malade la mort n'a aucune imagination écrivait ce matin Éric neuf dans le Figaro Paul euster a dû la guêter comme on attend la chute d'un mauvais roman lui qui aimait les coïncidences les rebondissements et ce hasard maître de notre existence je crois comme tout le monde les choses non prévues qui arrivent les choses qu'on ne peut pas contrôler à c'est-à-dire la plupart de la vie on essaie de contrôler les choses mais on arrive très rarement de le faire et je crois la la plupart de mes livres se passe entre cet espace euh entre le la la volonté et le le hasard et c'est la réalité c'est le monde en 2018 à plus de 70 ans il expliquait à Augustin traapenard qu'il écrivait alors plus avec son corps qu'avec sa tête comme au début l'écriture devient quelque chose qui ne vient pas de la tête mais du corps et c'est je crois ça prend des années à à arriver à ce ce stade et si au début on est très conscient de soi on est nerveux on ne sait pas exactement comment exprimer quelque chose il faut beaucoup de pratique à beaucoup d'exercices de arriver à un moment où ça devient plus ou moins naturel c'est-à-dire du corps ainsi sa femme l'écrivaine Siri usfed ne donnera plus des nouvelles sur Instagram depuis cancerlande comme elle le faisait depuis déjà de nombreux mois on se souviendra de son regard et de sa voix de son humour aussi quand il évoquait avec Bernard Pivot une scène de son livre La Cité de verre j'ai beaucoup imaginé cette situation si quelqu'un est dans la rue en lisant mon livre et là elle elle ne le prend pas au sérieux et je crois les écrivains ne doivent pas prendre eux-même au sérieux trop hein il y a beaucoup d'autres choses dans la vie qui sont plus importantes quand même que que les mots que que que les livres quelques lignes de pauluster dans Moon Palace nous voilà au moment difficiles les fins les adieux et les fameux derniers mots si vous ne m'entendez plus souvent souvenez-vous que vous êtes dans mes pensées et ça c'est un extrait de Moon Palace 4 3 21 son roman il y a apparu il y a 6 ans qui est le grand livre du hasard et du destin d'une destinée c'est un bouquin formidable on peut commencer par ça c'est bien si on l'a pas encore lu