Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 10 mai 2024 24 min

Policiers agressés dans un commissariat, QR code à Paris, sécurité durant les JO... Le "8h30 franceinfo" de Laurent Nuñez

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Laurent Nuñez

Bonjour Laurent Nunez, hier soir deux policiers ont été grièvement blessés par balle par un homme dans le commissariat du 13ème arrondissement de Paris. Vous vous êtes rendu sur place ce matin, que peut-on dire de ce qui s'est passé dans la nuit ?

0:16
Locuteur non identifié

D'abord ce qui s'est passé dans la nuit c'est une intervention des effectifs du commissariat du 13ème arrondissement sur une agression extrêmement violente d'une dame, d'une femme qui a été commise par un individu occulteur, d'une agression très violente dont la dame est ressortie grièvement blessée sans que heureusement maintenant son pronostic vital soit engagé.

Les équipages sont intervenus sur un homme qui était manifestement très excité, ils ont dû utiliser le taser pour l'interpeller à plusieurs reprises et quand ils l'ont ramené au commissariat, donc les faits se déroulent vers l'interpellation vers 22h, il est ramené au commissariat à peu près immédiatement après et au moment de sa prise en charge, c'est-à-dire avant même qu'il soit placé en garde à vue, enfin avant sa prise en charge, il y avait la fouille et puis au moment où il soufflait, allait-il au test puisqu'il avait l'air manifestement excité, peut-être sous l'emprise d'alcool, il a réussi à subtiliser l'arme d'un effectif et à en faire usage et il a été immédiatement neutralisé par les dix effectifs et évidemment par les effectifs du commissariat.

Voilà ce qui s'est passé.

1:20
Laurent Nuñez

Ce qu'on a du mal à comprendre, c'est que ces armes, elles ont des sécurités, elles doivent être dans un étui ? Oui, bien sûr. On comprend un peu l'enchaînement des faits ?

1:29
Locuteur non identifié

Non, tout ça, c'est l'enquête, il y a une enquête en cours qui est ouverte et qui est sous l'autorité de la Procureur de la République de Paris, donc il y a à la fois la direction de la police judiciaire de la préfecture de police qui est saisie et puis l'IGPN pour l'usage d'armes par les fonctionnaires et c'est évidemment normal, donc on fera évidemment toute la lumière là-dessus. De base, en vrai, ça commence quand même par un individu qui dérobe l'arme d'un policier et qui tire dessus. Il ne faut peut-être pas oublier, il ne faut pas non plus inverser les choses et c'est comme ça que les choses se sont passées.

Moi, je veux saluer la réactivité de tous les effectifs du commissariat qui étaient très nombreux. Certains sont revenus hier suite, après les faits, pour être auprès de leurs camarades et nous y étions avec la Procureur de la République. Il y a évidemment beaucoup de tristesse, beaucoup de peine, d'émotion et pour ce qui est de nos deux fonctionnaires, il y en a encore un qui ce matin, il y en a dont le pronostic vital est toujours engagé ce matin. Donc évidemment, nous continuons à être très inquiets, à penser à eux, à penser à leur famille.

2:23
Présentateur

Laurent Nunez, qu'est-ce qu'on sait du profil de l'agresseur ? Vous dites qu'il avait agressé une femme au cutter d'abord chez elle, c'est ça ?

2:30
Locuteur non identifié

Absolument, oui.

2:31
Présentateur

Il connaissait cette femme ?

2:32
Locuteur non identifié

On ne sait pas, c'est l'enquête qui le dira. Ce que je peux vous dire, c'est que nous, les effectifs sont requis pour une agression extrêmement grave. Au cutter, par un individu dont on ne sait pas grand-chose à ce stade, dont on ne sait pas s'il connaissait la victime. Ce que l'on sait quand même, c'est que cet individu rentre chez cette personne et la serre à coup de cutter. Et mes effectifs ont été obligés de défoncer la porte. Ils sont intervenus immédiatement, comprenant la gravité de la situation, pour mettre hors de danger cette femme. C'est ce qu'ils ont réussi à faire, mais c'est ce qu'ils font tous les jours dans la capitale et dans l'agglomération parisienne.

Je vais encore une fois les saluer.

3:03
Présentateur

Il est trop tôt pour écarter totalement un motif terroriste ?

3:07
Locuteur non identifié

Il est à la fois trop tôt, Agathe Lambret, et puis ça n'est pas de mon ressort. Voilà, la procureure de la République de Paris avec qui j'étais hier, et que je remercie d'ailleurs de s'être rendue auprès des policiers. Je crois qu'ils l'ont vraiment apprécié. Hier soir, au commissariat du 13e, la procureure de la République communiquera là-dessus. Moi, je ne peux pas en dire plus que ce que m'ont dit les effectifs primo-intervenants.

3:25
Laurent Nuñez

Laurent Nunez, c'est l'ouverture aujourd'hui du site internet qui permettra d'obtenir un QR code pour accéder aux zones de protection pour les piétons ou les non-piétons en vigueur le 18 juillet. On parle évidemment de la sécurisation des zones des Jeux Olympiques, notamment autour de la scène. Expliquez-nous, comment ça va se passer ? Il faut s'inscrire, on aura un QR code et c'est grâce à ça qu'on pourra circuler dans Paris ?

3:46
Locuteur non identifié

Oui, alors il y a deux choses. Il faut bien comprendre qu'il y a deux choses. Vous avez, pendant les Jeux Olympiques, autour des sites Olympiques, uniquement autour des sites Olympiques, vous allez avoir un périmètre d'interdiction de circulation motorisée. Les piétons pourront circuler librement dans ces zones d'interdiction de circulation, les vélos, les trottinettes, mais en circulation motorisée, ce sera interdit. Pas de voiture, pas de moto. Attendez, pourquoi ? Juste autour des sites Olympiques. Pourquoi ? Il faut que vos téléspectateurs ou auditeurs comprennent bien.

C'est que ce sont des zones où vous allez avoir des flux de spectateurs continu qui vont se dérouler, qui vont se rendre aux épreuves. Et la cohabitation avec une circulation motorisée est évidemment dangereuse. Donc c'est une règle de sécurité basique. Comme les Jeux Olympiques durent deux fois quinze jours, on a prévu de nombreuses dérogations pour les riverains, pour les hôteliers. Il y avait une représentante de la profession sur votre antenne il y a quelques minutes. Les riverains, les professionnels, les restaurateurs, les hôteliers, les prestataires de services, les médecins doivent pouvoir entrer en véhicule dans ces zones où la règle est l'interdiction. Il bénéficie de dérogations.

Et c'est pour la gestion de ces dérogations motorisées que nous avons instauré effectivement un passe-jeu qui sera un QR code ou une attestation numérique. Et donc c'est pour obtenir une dérogation de circulation motorisée.

4:54
Présentateur

Et c'est-à-dire que les gens qui vont travailler le matin devront avoir un QR code pour accéder à leur lieu de travail.

5:00
Locuteur non identifié

Voilà, s'ils veulent se rendre dans une zone rouge, uniquement dans une zone rouge, j'insiste.

5:05
Présentateur

Mais la zone est assez étendue.

5:06
Locuteur non identifié

Non, là vous confondez avec la cérémonie d'ouverture. Autour du site olympique, nous avons un périmètre autour du site qui n'est pas très large. Ce sont les fameux périmètres rouges dont on connaît la carte maintenant sur toute la région Île-de-France. Et là, pour se rendre en véhicule dans ces zones, il faudra un, bénéficier d'une dérogation. C'est-à-dire avoir une bonne raison d'y aller. Quand on est un riverain, on a un parking. Quand on est un livreur, on doit livrer un restaurateur. Voilà, il faut avoir une bonne raison de s'y rendre. On demande une dérogation sur le site numérique en produisant le justificatif. Et puis, on obtient un QR code qui permet d'accéder en véhicule.

Les médecins aussi ? Les médecins, par exemple, pourront faire...

5:39
Présentateur

Toutes les professions, il n'y aura pas d'exception à la règle.

5:42
Locuteur non identifié

Pourront rentrer... Alors, il y a toute une liste de dérogations qui est mise en ligne d'ores et déjà sur le site de la préfecture de police et qui le sera à nouveau aujourd'hui. Et voilà, on a prévu des dérogations très larges. Tout ça s'est fait après une très large concertation avec les professionnels. D'ailleurs, je me félicite de constater que c'est ce qu'a dit la représentante, la présidente du groupement des hôteliers ce matin sur votre antenne. On a vraiment travaillé avec les professionnels pour être le plus large possible dans la prise en compte des situations.

6:07
Présentateur

Quelles informations il y aura sur ce QR code ?

6:09
Locuteur non identifié

Alors, deuxième situation, si vous le permettez. C'est peut-être un peu long, mais il faut être pédagogique. Il y a deux types de QR code. Le premier, c'est donc une dérogation pour la circulation motorisée. Et ça n'est que ça, j'insiste. Parce qu'on peut lire ici ou là sur les sites complotistes qu'on ne pourra pas marcher dans Paris sans QR code. C'est faux. Ça, c'est pendant les Jeux. Et puis, pour la cérémonie d'ouverture et pour la période qui précède du 18 juillet au 26 juillet, là, c'est autre chose. Parce que là, c'est la cérémonie d'ouverture. C'est une parade à l'air libre.

On n'est plus seulement sur des règles de circulation motorisées, mais on est sur des règles qui sont plus strictes. Je le dis, qui sont évidemment plus strictes. Autour de la Seine et sur la première rangée d'immeubles qui sont en visuel sur la Seine, nous instaurons un périmètre de protection antiterroriste. Parce qu'il va se dérouler une parade qui va mettre en scène de nombreux athlètes, des chefs d'État, des chefs de gouvernement. Donc, on a un périmètre qui est beaucoup plus large. Et pour lequel, pour y rentrer, il faudra avoir une autorisation dans le cadre d'une réglementation qui est prévue.

Ça s'appelle, c'est le décret grand événement, donc la loi JO et puis un périmètre de protection que je vais prendre. Et là, il faudra effectivement aussi s'inscrire sur une plateforme, obtenir une autorisation. Mais là, ça concerne tout le monde, piétons, véhicules motorisés et autres.

7:19
Présentateur

Et quelle information il faudra donner juste sur ce QR code ?

7:21
Locuteur non identifié

Il faudra justifier qu'on a une bonne raison de se rendre dans cette zone parce qu'on y arrivera un, parce qu'on est client d'un hôtel, parce qu'on a réservé un appartement, par exemple en plaçant un...

7:29
Présentateur

Vous allez cribler les profils avant de raccorder le...

7:31
Locuteur non identifié

Il faudra s'enregistrer sur la plateforme, de justifier qu'ils doivent y rentrer. Il faudra produire son justificatif de domicile, sa réservation hôtelière, son contrat de bail d'un appartement, justifier qu'on est, par exemple, rêverin. Et donc, une fois que vous avez justifié que vous avez quelque chose à faire dans cette zone et que vous pouvez y rentrer, il faut s'inscrire sur la plateforme et ensuite, on délivrera un QR code. Vous avez raison, Agathe Lambrette, souligner que dans ce deuxième cas, donc indépendamment des zones rouges, dans ce deuxième cas, oui, il y a une enquête administrative. Qui est faite en amont.

Voilà, il y a une enquête administrative qui sera faite pour tout le monde. C'est une enquête de sécurité qui nous permettra de nous assurer que la personne ne représente pas une menace pour la sécurité et la sûreté nationale.

8:12
Laurent Nuñez

Laurent Nunez, préfet de police de Paris. On va revenir sur toutes les questions de sécurisation autour des Jeux Olympiques, grâce à vous, de ces zones rouges, de ces zones grises, dont les cartes, effectivement, sont disponibles, notamment sur le site de la préfecture de police de Paris.

8:23
Invité

Le 830 France Info, Agathe Lambrette, Jean-Rémi Baudot.

8:28
Présentateur

Toujours avec Laurent Nunez, préfet de police de Paris. Un dernier mot sur ce QR code dont on parlait, qui sera nécessaire pour circuler dans certaines zones de Paris pendant les Jeux Olympiques. Comment obtenir ce QR code ? Est-ce qu'on peut, dès aujourd'hui, anticiper ?

8:43
Locuteur non identifié

Oui, alors la plateforme, comme l'a demandé le ministre de l'Intérieur, la plateforme numérique sur laquelle on peut s'en demander ce QR code, elle sera mise en ligne dans la journée. Et dès lundi, l'inscription sera ouverte. Donc on se donne deux, trois jours pour que les personnes puissent se familiariser avec les règles qui sont, que je viens d'énoncer, mais qui sont évidemment beaucoup plus détaillées sur la plateforme, de manière extrêmement pédagogique, et les personnes pourront s'inscrire. On va commencer par la cérémonie d'ouverture, donc par la zone, la période, pardon, du 18 juillet au 26 juillet, et sur cette période qui borde la Seine. Donc dans un premier temps, c'est ça.

Et puis dans les jours qui viennent, ce seront ensuite les zones rouges, les périmètres autour des sites qui seront ouverts pour la plateforme. Étant entendu que dans le premier cas, comme il y a une enquête administrative, il y aura quelques jours avant la délivrance du QR code. Pour les périmètres rouges, dérogation de circulation, ça ira évidemment beaucoup plus vite, et ce sera quasiment instantané.

9:35
Laurent Nuñez

Laurent Nunez, effectivement, donc on rappelle que ce n'est pas sur l'ensemble de Paris que ce sont des zones très restreintes. Juste, vous parliez tout à l'heure des complotistes et de tout ce qui a circulé autour de ces QR codes, certains faisant référence à ce qui s'est passé pendant le Covid, ce n'est pas sur tout Paris, et encore une fois, l'idée est une question de sécurité avant tout ?

9:53
Locuteur non identifié

C'est uniquement une question de sécurité. Voilà, une question de gestion de circulation pour les périmètres rouges, et une question de sécurité et de sûreté nationale pour la cérémonie d'ouverture. On n'empêche pas les gens de se rendre sur le périmètre de la cérémonie d'ouverture. Simplement, il faut une autorisation, il y aura une enquête administrative. Mais la vie continue. Il n'y a aucun restaurant, il n'y a aucun hôtel qui ferme, et on a prévu les dérogations qui font que la vie économique, la vie personnelle des gens pourra continuer à fonctionner sur cette zone.

Ça n'a évidemment rien à voir avec le QR code Covid, et ceux qui assimilent les deux sont dans l'erreur, dans la polémique et dans la manipulation politique.

10:27
Présentateur

La cérémonie d'ouverture, ce sera dans deux mois et demi. 14 millions de visiteurs sont attendus cet été en Ile-de-France. Est-ce que vous êtes prêts ?

10:36
Locuteur non identifié

Oui, bien sûr, nous sommes prêts. Nous sommes maintenant à deux mois et demi de la cérémonie d'ouverture. Oui, nous sommes prêts pour la cérémonie d'ouverture, pour la sécurisation des sites, et au-delà, comme nous l'a demandé le ministre de l'Intérieur, pour la sécurisation générale partout dans Paris, sur les zones touristiques, de ces 14-15 millions de personnes qui seront présentes et qui vont visiter Paris et l'Ile-de-France à cette époque.

11:00
Présentateur

Il y a encore une incertitude sur le nombre d'agents de sécurité privée, parce que des dizaines de milliers de policiers et de gendarmes seront déployés, mais cela ne sera pas suffisant. Il en manquerait 8 000 sur les 40 000 nécessaires, ces agents de sécurité privée. Est-ce qu'il y en aura assez le jour J ?

11:17
Locuteur non identifié

Écoutez, alors moi je ne suis pas en charge de cette question, mais après je suis sur le terrain, et opérationnellement évidemment on travaille dans un continuum de sécurité avec ces agents, mais je m'en réfère à ce qu'a dit encore récemment le préfet de région, qui suit ce dossier de très près, le préfet de région Ile-de-France, qui disait que pour l'instant, voilà, les choses avancent normalement, il y a des recrutements qui se déroulent, et nous n'avons pas de raison de penser que le COJO ne sera pas rendez-vous en termes de volume d'agents de sécurité privée.

11:40
Présentateur

Mais vous avez des alternatives, est-ce que vous avez notamment constitué une réserve d'agents pour combler le manque ? Au cas où, à la dernière minute, il manque des agents ?

11:47
Locuteur non identifié

On ne constitue pas de réserve, comme j'ai eu l'occasion de le dire à de nombreuses reprises, ça arrive tous les jours dans la vraie vie, sur les grands événements, qu'une société de sécurité privée n'ait pas le nombre d'agents suffisant, qu'on considère, nous au contraire, elle peut avoir le nombre d'agents, mais que finalement la mission n'est pas accomplie comme on le souhaiterait, et ça arrive tous les jours dans la vraie vie que nous nous substituons à des agents de sécurité privée, mais ponctuellement, toujours ponctuellement. Donc voilà, là on n'a pas de raison de penser que le nombre d'agents ne sera pas au rendez-vous, donc on ne constitue pas spécialement de réserve.

12:15
Présentateur

Mais si jamais la police ou l'armée pourraient se substituer à ces agents privés, s'il n'y en a pas assez ?

12:19
Locuteur non identifié

Pour l'instant, c'est un scénario qui n'est absolument pas envisagé, le rythme de recrutement suit son cours, il n'est pas achevé, et nous avons de bon espoir que le COJO, évidemment, parvienne à recruter ses agents, et même avec le volume d'agents, j'insiste sur un événement, il peut arriver que nous nous substituons, mais vraiment très ponctuellement, à des missions de sécurité privée, parce que c'est l'intérêt général qui prime la sécurité de nos concitoyens, mais ça arrive uniquement ponctuellement.

12:41
Laurent Nuñez

Laurent Yulès, vous savez que, et vous nous le dites, vous nous le confirmez, il y aura une concentration policière très forte à Paris, au point que certains, dans le reste de la France, notamment certains maires, s'alertent un petit peu, et s'inquiètent du nombre de forces de l'ordre dont ils pourraient avoir à disposer, des villes côtières, par exemple, qui s'inquiètent, comme Labo, le Biarritz, qui disent qu'ils n'auront pas assez de renfort. Est-ce que, finalement, au niveau national, est-ce que tout ne sera pas trop concentré à Paris ?

13:07
Locuteur non identifié

Alors, ça relève évidemment des attributions, le ministre de l'Intérieur, on parle de questions nationales, donc moi je m'occupe de la région de France, mais je participe évidemment aux réunions organisées par le ministre de l'Intérieur sur la préparation des jeux pour l'ensemble du territoire, le ministre de l'Intérieur a fait en sorte, en dégageant des unités de forces mobiles qui pourront se déployer partout sur le territoire national, en organisant au sein des zones des renforts, en réalité, les effectifs, et surtout, j'insiste, en restreignant les congés également, donc en mobilisant au-delà de la norme les effectifs de police et de gendarmerie, le ministre de l'Intérieur a pu garantir à de nombreux élus que les effectifs vont être augmentés sur la région Île-de-France, mais partout sur le territoire national, donc il n'y aura aucun territoire délaissé, et au contraire, par rapport à une zone d'été, un été normal, partout il y aura beaucoup plus d'effectifs de policiers et de gendarmes, donc voilà, il n'y a pas lieu de s'inquiéter de ce point de vue.

14:06
Laurent Nuñez

On a vu qu'à Marseille, il y a eu plus de spectateurs qu'attendus, ce qui est évidemment une bonne chose en termes d'engouement et de ferveur, mais ça a aussi créé des retards sur le concert notamment, pour le temps de gérer la foule, est-ce qu'on a déjà un peu des premiers retours d'expérience, est-ce que déjà ce qui s'est passé à Marseille nous apprend des choses sur la manière dont vous allez gérer à Paris ?

14:25
Locuteur non identifié

Ce qui s'est passé à Marseille, c'est la façon dont on gère les foules habituellement, moi je ne suis pas en charge, j'ai été préfet de police des Bouches-du-Rhône, c'était une de mes grandes impostes que j'ai adoré, mais attention, je crois que les choses ont été bien gérées, je ne dis pas que ça a été mal géré, mais de fait, ça veut dire qu'il y a eu plus de gens que prévu, et ça a créé des retards. Ça veut surtout dire qu'on a su s'adapter à une situation qui était peut-être imprévue, et en tout cas, on s'est adapté, les choses se sont très bien passées, il n'y a pas eu d'incident, et ça a été très bien géré.

14:49
Présentateur

Rapidement, il y a une autre incertitude, c'est celle des grèves, il y a les préavis de grèves qui se sont multipliés à l'approche des Jeux. Vous avez, la préfecture de police de Paris, décidé de réquisitionner les agents de la voirie qui avaient annoncé une grève à partir d'aujourd'hui. Est-ce que vous pourriez réquisitionner d'autres agents pendant les Jeux Olympiques ? Par exemple, les policiers municipaux menacent aussi de faire grève pendant ces Jeux ?

15:12
Locuteur non identifié

Personnellement, je ne veux pas croire qu'il puisse y avoir des grèves pendant les Jeux Olympiques. C'est un événement d'intérêt général, d'intérêt national. Je ne veux pas croire qu'il puisse y avoir ce type de mouvement à cette époque. Maintenant, nous verrons le moment venu.

Et puis pour le cas que vous citez, effectivement, j'ai réquisitionné un certain nombre d'agents de la ville qui sont en charge de la gestion des tunnels, de la voirie et au cas particulier des tunnels, donc quelques personnes seulement, mais dont le rôle est essentiel pour que les franciliennes et les franciliens puissent circuler et emprunter les tunnels sur la voirie routière et autoroutière de l'île de France, enfin parisienne, pardon, et donc c'est quand même extrêmement important. Et oui, quand il faut réquisitionner, évidemment que je le fais, notamment pour des raisons de sécurité ou de sûreté, mais pour ce qui est des Jeux, je considère que nous n'en sommes pas là.

15:55
Invité

Le 830 France Info, Agathe Lambret, Jean-Rémi Baudot.

16:00
Présentateur

Toujours avec Laurent Lunez, préfet de police de Paris, le défi sécuritaire est immense, on en parlait, les Jeux olympiques sont une cible pour ceux qui voudraient frapper la France. Est-ce qu'aujourd'hui, vous avez des signaux faibles ou explicites d'une menace terroriste planant sur ces Jeux ?

16:17
Locuteur non identifié

La menace terroriste en France, elle a un niveau très élevé, c'est pour ça que nous sommes en urgence attentat. Il y a la propagande de l'État islamique, la propagande d'Al-Qaïda qui appelle à attaquer la France. Donc voilà, on est évidemment extrêmement vigilants. Maintenant, on n'a pas connaissance de menaces caractérisées contre les Jeux à ce stade. Mais on reste évidemment extrêmement vigilants.

16:34
Présentateur

Donc pour l'instant, le plan B, le plan C évoqué par Emmanuel Macron ?

16:38
Locuteur non identifié

Pour la cérémonie d'ouverture, il y a un plan principal sur lequel nous travaillons d'arrache-pied. Et comme l'a dit le président de la République, comme l'ont dit le président de la République et le ministre de l'Intérieur, on a évidemment des plans où s'il devait y avoir des attaques terroristes à quelques jours, quelques semaines avant les Jeux, évidemment qu'il y aurait des plans de contingence comme on fait toujours. Mais en l'état des connaissances actuelles, la cérémonie d'ouverture aura lieu sur la scène ? Mais bien sûr, on y travaille d'arrache-pied. Nous sommes à deux mois et demi et tout est prêt.

17:04
Présentateur

Laurent Nunes, les forces de l'ordre sont de nouveau intervenues mardi soir dans l'université de la Sorbonne devant Sciences Po aussi pour mettre fin aux actions de militants pro-palestiniens. Parfois à la Sorbonne, on a vu ces images et les manifestants étaient quasiment portés à bout de bras par les forces de l'ordre. Est-ce que c'était indispensable d'en arriver là ?

17:22
Locuteur non identifié

Vous dites manifestants à Gatelambret, ok d'accord, ce sont quand même des gens qui sont rentrés par la violence, par des dégradations. On a quatre agents de la Sorbonne, quatre agents de sécurité privée qui sont blessés quand même. Ce sont des personnes qui ont été interpellées. Ça n'était pas une évacuation. On a basculé dans une opération qui était une opération d'interpellation d'individus qui avaient commis des dégradations et qui occupaient illégalement un établissement d'enseignement supérieur. Dont d'ailleurs la plupart ont été placés en garde à vue.

17:51
Présentateur

86 gardes à vue il me semble pour la Sorbonne. Pourquoi en garde à vue parce qu'il y a eu

17:55
Locuteur non identifié

des dégradations ? Donc 47 vont se poursuivre donc ont été laissés libres mais avec enquête préliminaire. Il y en a un qui est déféré et un autre qui est convoqué devant le délégué du procureur. On a bien vu mardi soir qu'il y avait dans cette contestation on a atteint un cran, un niveau supplémentaire et je me devais de réagir extrêmement fermement. Les étudiants

18:12
Présentateur

sont traités comme des criminels des plans

18:14
Locuteur non identifié

Ils ne sont pas du tout traités comme des criminels. Ce sont des gens qui s'introduisent par la force dans un établissement qui blessent des agents de sécurité donc évidemment la réponse que j'apporte est très ferme. Et puis j'ai été requis par la direction de l'établissement et j'applique les instructions du Premier ministre, du ministre de l'Intérieur d'être extrêmement ferme quand il y a des blocages. Après, les manifestations et la liberté d'expression c'est autre chose. Vous savez, hier il s'est tenu une manifestation en place de la République qui m'avait été déclarée trois jours avant.

Bon, elle s'est tenue les personnes ont pu s'exprimer la liberté de manifestation et d'expression c'est ça c'est quand on déclare Mais des blocages notamment par exemple dans les lycées il y a des blocages dans les lycées

18:52
Laurent Nuñez

est-ce que tout simplement les forces de l'ordre pourraient intervenir dans les lycées ?

18:55
Locuteur non identifié

Les blocages ne seront pas tolérés de toute façon et quand je serai requis je donnerai j'accorderai le concours de la force publique et ils nous interviendront comme nous l'avons fait neuf fois depuis le début Et ce sont les chefs

19:04
Laurent Nuñez

d'établissement qui le requièrent ?

19:11
Locuteur non identifié

Sur la voie publique là je suis totalement compétent et j'évacue la voie publique quand il y a des troubles à leur public c'est ce que j'ai fait à de nombreuses reprises devant Sciences Po

19:19
Laurent Nuñez

Ces derniers jours il y a eu des violences notamment en Seine-Saint-Denis à Sevran deux hommes ont été tués par balle en pleine rue la semaine dernière dimanche dernier moins de 48 heures avant une fusillade avait fait déjà un mort et des blessés dans la même ville pourtant Sevran avait fait l'objet d'une opération antidrogue ces fameux Placnet XXL pour mettre fin au trafic est-ce que d'une certaine manière ça veut dire que malgré ces grandes opérations de police le trafic continue et les fusillades continuent ?

19:46
Locuteur non identifié

D'abord la lutte contre le trafic de drogue c'est une guerre où on mène plusieurs batailles on gagne beaucoup de batailles vous citez l'opération XXL qui a eu lieu à Sevran vous avez parfaitement raison il y en a eu une opération qui avait eu lieu au début du mois d'avril et qui portait sur un point de deal de Sevran qui est celui de la cité Rogemont que nous avons éradiquée donc contrairement à ce que j'entends dire ici ou là quand on fait des opérations de lutte contre les trafics de stupes on éradique en profondeur on ne déplace pas le problème on règle un problème

20:12
Présentateur

Et puis le trafic peut muter vous savez il peut se déplacer

20:14
Locuteur non identifié

Évidemment qu'il peut muter mais sauf que les habitants de la cité Rogemont sont débarrassés du point de deal qu'il y avait Donc maintenant c'est côté Baudotte Mais il y a encore du trafic à Baudotte il y a encore du trafic à Aulnay aux 3000 tout ça c'est le même secteur c'est un des secteurs qui est le plus concerné par le trafic de stupéfiants dans l'agglomération parisienne et point par point nous nous y attaquons moi c'est ce que m'a demandé le ministre de l'Intérieur point par point nous nous y attaquons et nous démantelons les trafics il n'y a que ce travail en profondeur qui paie Évidemment quand on fait ce type d'action on déstabilise les trafiquants on crée des convoitises certains veulent s'approprier le point des autres et nous avons ces règlements de compte auxquels on a pu assister ces jours derniers mais ça n'altère en rien notre volonté notre détermination à mettre fin au trafic point de deal par point de deal et c'est ce que nous faisons loin de déplacer le problème comme je l'entends trop souvent dire

20:59
Présentateur

Mais vous vous parlez d'action en profondeur mais est-ce que c'est vraiment efficace parce que qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent la question c'est pas les vendeurs à la sauvette le point de vue dans le bas de l'immeuble c'est les têtes de réseaux français qui sont à l'étranger

21:12
Locuteur non identifié

Oui bien sûr mais les gens enfin ceux qui font ces commentaires c'est à l'opération PlaceNet le ministre de l'Intérieur a souhaité qu'on s'attaque à toute la délinquance sur un territoire prioritairement évidemment les trafics de sup mais tout ce qui est autour et effectivement dans le cadre de ces actions et ça a été le cas en Seine-Saint-Denis où nous développons des actions aussi pour lutter contre les vendeurs sauvettes oui c'est vrai mais on lutte aussi contre les trafiquants de points de deal on ne fait pas que des ventes sauvettes mais vous savez demander au maire de Pantin au maire de la Courneuve au maire de Bobigny si lutter contre les votes sauvettes c'est inutile je ne crois pas donc voilà notre volonté de faire place nette en matière de lutte contre la délinquance elle est réelle et elle est multichamps évidemment qu'elle est multichamps on s'occupe de plein de sujets en même temps

21:50
Présentateur

et il y a d'autres villes qui sont ciblés que vous allez investir dans les prochaines semaines en région parisienne

21:56
Locuteur non identifié

oui bien sûr c'est point par point nous avons toute une cartographie tout un plan de bataille comme nous l'a demandé le ministre de l'Intérieur avec cette volonté sous l'autorité évidemment de l'autorité judiciaire avec cette volonté de s'attaquer au trafic là où il cause le plus de désagréments pour la vie des gens et d'y aller de manière conjointe collective avec l'autorité judiciaire avec l'ensemble des services de police avec les douanes avec les services administratifs et mener des actions en profondeur pour éradiquer les trafiquants et la délinquance

22:23
Laurent Nuñez

mais puisque vous parlez de la vie des gens de tous ces riverains de tous les gens qui habitent sur place qu'est-ce que vous leur dites en attendant ici il n'y a pas encore eu par exemple au Baudot il n'y a pas encore eu d'opération Placnet XL et donc soyez patient

22:33
Locuteur non identifié

non mais au Baudot on a démantelé un trafic on a démantelé un trafic en début d'année donc 427 kilos de cannabis qui ont été saisis plusieurs interpellations en tout cas il y a des services encore sur place ce que je veux dire simplement quel est le message aux populations le message aux populations c'est que nous sommes déterminés à continuer évidemment à lutter contre le trafic nous gagnons des batailles et moi j'ai bon espoir que nous gagnions cette guerre mais je vais vous dire quelque chose tout ce que nous faisons actuellement la coordination entre les services la création d'un OFAS depuis 2017 la coordination imposée aux services ça n'existait pas avant donc évidemment il peut y avoir des polémiques politiques sur la façon dont est menée la lutte contre le trafic des stupéfiants mais sur bien des sujets je ne pense pas que nous ayons beaucoup de leçons à recevoir l'action qui est menée n'avait jamais été menée avec cette ampleur et ce niveau de collaboration auparavant

23:16
Laurent Nuñez

merci beaucoup Laurent Nunez préfet de police de Paris merci d'avoir été l'invité ce matin de France Info Agathe Lambreau on se retrouve demain pour une nouvelle interview dans moins de 5 minutes les informés de Benjamin Sportouche au programme ce matin on va revenir sur un anniversaire l'anniversaire de l'élection de François Mitterrand dans quel état est la gauche 50 ans après et puis non 50 ans après qu'est-ce que je dis 43 ans après et puis l'Eurovision qui devient un sujet politique on y revient dans un instant avec Benjamin Sportouche