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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 2 avril 2025 25 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeEurope & internationalTravail & emploiSolidarités & famille

Ian Brossat : « La justice serait trop laxiste, sauf pour Madame Le Pen et ses amis ? »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quelle une de la presse régionale souhaitez-vous commenter en premier ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    La cour d'appel de Paris envisage un procès avec une décision à l'été 2026. Est-ce une bonne chose ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen dénonce la tyrannie des juges. Qu'en pensez-vous ?

  • 3:20OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que la loi PLM et que prévoit la réforme ?

  • 5:20OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous expliquer vos propositions pour les municipales ?

  • 7:30OuverteRéponse directe

    Allez-vous vous présenter seul ou en union avec d'autres partis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:45Ian BrossatChiffre
    « C'est d'avoir détourné plus de 4 millions d'euros. »
  • 2:00Ian BrossatFait
    « Le tribunal correctionnel de Versailles a condamné à 6 mois de prison ferme un jeune homme de 20 ans qui a volé un sandwich et deux jus d'orange dans un supermarché. »
  • 3:00Ian BrossatFait
    « Je trouve ça invraisemblable et je pense que plus on parle de cette affaire et c'est sans doute la stratégie du Rassemblement national, moins on parle des faits qui sont reprochés au RN. »
  • 5:00Ian BrossatFait
    « On ne change pas de mode de scrutin à moins d'un an des élections. »
  • 7:00Ian BrossatFait
    « Paris doit rester une terre de résistance à l'extrême droite et ça suppose que nous soyons unis aux élections municipales. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Yan Brossa, je rappelle, vous êtes sénateur communiste de Paris, porte-parole du Parti communiste. On va d'abord regarder ensemble les une de la presse régionale. On en a sélectionner trois.

D'abord, la une du courrier Picard, la justice prise pour cible par le RN. Le RN qui dénonce une justice politique. Les magistrats ne font qu'appliquer les lois votées par le Parlement.

C'est ce que rétorque le gouvernement. La deuxième une, c'est celle du ber républicain. Eu du robinet, un scandale sanitaire majeur.

Un peu partout en France, l'eau du robinet est polluée aux chlorures de vinyles monomère, un gaz cancérogène. Un procès a lieu aujourd'hui à Orléan. Et puis la dernière rune, c'est celle de West-Fance.

Quelle solution apporté aux déserts médicaux ? Un texte de loi visant notamment à réguler l'installation des médecins est débattu à partir d'aujourd'hui à l'assemblée. Il est très contesté par les praticiens.

Quelle lune avez-vous envie de commenter ? La première, celle du courrier Picard. Ça me permet d'ailleurs de passer un salut à mon camarade Léon des Fontaines qui est candidat aux prochaines élections municipales à Amien en Picardie et parce que de fait c'est le sujet c'est le sujet d'actualité qui nous occupe depuis lundi et la justice justement on va y venir d'abord la cour d'appel de Paris qui a dit hier envisager un procès avec une décision à l'été 2026 soit 9 mois avant la présidentielle est-ce que vous dites c'est une bonne chose c'est à double tranchant c'est une bonne chose parce que ça permettra à l'affaire d'être réglé avant l'élection présidentielle Ça pose question quand même parce que beaucoup de justiciables aimeraient bénéficier de délais aussi courts et de fait n'y ont pas droit.

En tout cas, il y a du positif, il y a du moins positif mais en tout cas ça permettra d'être fixé avant l'élection présidentielle. Ça assurément. Vous avez entendu Marine Le Pen hier dénoncer la la tyrannie des juges.

Le système a sorti la bombe nucléaire a-t-elle dit. Qu'est-ce que vous dites de ça ? Je trouve ça invraisemblable et je pense que plus on parle de cette affaire et c'est sans doute la stratégie du Rassemblement national, moins on parle des faits qui sont reprochés au RN.

Qu'est-ce qui est reproché euh au parti de Madame Le Pen ? C'est d'avoir détourné plus de 4 millions d'euros. 4 millions d'euros.

Ça, il y a quelques mois, le tribunal correctionnel de Versailles a condamné à 6 mois de prison ferme un jeune homme de 20 ans qui a volé un sandwich et deux jus d'orange dans un supermarché. Ça lui a valu 6 mois ferme. Tout le monde trouve ça normal.

Ça passe comme une lettre à la poste. Madame Le Pen et ses amis qui détournent 4 millions d'euros et tout le cœur des pleureuses est de sortie et est en tournée internationale. Mais moi, je vous le dis très franchement, je pense que tous les propos qu'on entend qui visent à défendre Madame Le Pen depuis lundi n'ont rien à voir avec la défense de la démocratie.

Ils ont uniquement à voir avec une affaire de classe sociale. La réalité, c'est que une partie de la classe politique, une partie de la bourgeoisie française n'arrive pas à admettre l'idée qu'une des leurs puisse être condamné. Et bien moi, je trouve parfaitement normal que quand on a détourné 4 millions d'euros, quand on a été considéré coupable des faits qui lui sont reprochés et ben on est une peine.

Et ça pour c'est une hisire de classe sociale parce que la France insoumise aussi. Elle dit que c'est pas la justice de décision. Et bien je trouve ça ahurissant et je ne comprends pas la position de la France insoumise sur ce sujet.

La réalité c'est que on ne peut pas admettre que 4 millions d'euros 4 millions d'euros a pu être détourné comme l'a fait le rassemblement national. Et quand je vois le premier ministre lui-même dire le jour même au moment où la décision est prise qu'il est troublé par cette décision mais enfin c'est proprement incroyable. On attend du Premier ministre, il s'est un peu rattrapé après qu'il défende la justice de notre pays alors qu'elle est vilipandée par toute une partie de de responsable politique alors qu'elle est jetée au chien.

Et on a un premier ministre qui lui-même dit qu'il est troublé par une décision de justice. Je trouve ça choquant. Il a dit hier François Baïou en principe de droit, toute décision pénale lourde de conséquence devrait être susceptible d'appel.

Il a pas raison. Mais en l'occurrence, les juges appliquent la loi et et que je sache, à l'époque François Baou ne s'est pas indigné euh de de de la loi sapin 2. Pas du tout, on ne l'a absolument pas entendu à l'époque.

Donc la réalité, c'est qu'on a des responsables politiques qui s'indignent de l'application d'une loi qu'ils ont eux-mêmes voté. Tout ça est quand même très très contradictoire. Et puis une fois de plus, beaucoup de ceux qui s'indignent aujourd'hui passent leur temps à expliquer que la justice est trop laxiste.

Elle est donc trop laxiste pour tout le monde, sauf pour madame Le Pen et ses amis et en réalité sauf pour les responsables politiques eux-mêmes qui qui voudraient en quelque sorte organiser leur propre impunité. B non, moi je trouve que en l'occurrence la loi s'applique et d'ailleurs si on a voté ces lois c'est parce qu'il y avait nécessité de moraliser la vie politique. Est-ce qu'on est en train de dire, j'entends un certain nombre de gens dire ça et je trouve ça inquiétant qu'on est allé trop loin en matière de moralisation de la vie politique.

Je ne le crois pas et je pense que si ces lois ont été adoptés, c'est parce qu'il était grand temps de remettre un peu d'ordre. Et justement François Bairou qui a ouvert hier la voix une réflexion pour faire évoluer cette loi sur l'exécution provisoire. Écoti va proposer un test un texte au mois de juin.

On l'écoute. L'exécution provisoire installe une peine de mort politique. Monsieur le premier ministre d'autres groupe portera donc dans sa niche de joint une proposition de loi pour supprimer l'exécution provisoire pour les peines d'inéligibilité.

Vous allez regarder ce texte où d'emblé vous votez contre ? J'imagine que nous voterons contre. En tout cas, je trouve ça proprement invraisemblable.

Vous vous rendez compte que ces gens n'ont rien d'autre à faire dans le cadre de leur niche parlementaire. il doivent pas en avoir 50 des niches parlementaires. Il y a quand même des problèmes dans notre pays, des problèmes de pouvoir d'achat, des problèmes euh en matière de santé, en matière d'école, d'accès aux services publics.

Rien d'autre à faire dans leur prochaine niche parlementaire que d'éviter l'inéligibilité pour des responsables politiques qui ont été condamnés pour des faits extrêmement lourds, extrêmement graves. La réalité, je je le redis, c'est qu'une partie de la classe politique essaie de réorganiser sa propre impunité. Et bien moi je ne pense pas que ce soit une bonne chose.

Alors avec cette exécution provisoire, Marine Le Pen va doit quitter son mandat de conseillère départemental du Pas de Calem et la loi lui permet de rester députée malgré son éligibilité. Est-ce que selon vous de démissionner de son mandat de député ? Ça, en l'occurrence, elle fera euh ce choix elle-même.

Et puis par ailleurs, on pourrait appeler euh à sa démission, vu euh euh le comportement, la posture qui est la sienne depuis lundi, il est peu probable qu'elle accède à cette demande. Donc, j'ai pas l'habitude de demander des choses que je ne suis pas capable d'obtenir. Le Rassemblement national qui organise dimanche à Paris un meeting de soutien à Marine Le Pen.

Qu'est-ce que vous dites de ça ? Comment vous le voyez ce meeting ? On sait depuis lundi que ce sont des délinquants, c'est la justice qui le dit.

On sait depuis hier que ce sont des sédicieux, des faxieux et des agents du désordre et le Rassemblement national. Ils appellent un une marche pacifique, hein. Oui.

Une marche pacifique. Mais enfin, en l'occurrence manifester, se mobiliser contre une décision de justice c'est c'est profondément enfin ça pour le coup c'est troublant. Quand on a des responsables politiques qui défilent contre une décision de justice, on rentre dans quelque chose qui est particulièrement dangereux.

Respecter la justice, ça fait partie des missions qui sont les nôtres en tant que responsable politique. Et là, on est dans tout l'inverse avec y compris le nom de la magistrate qui a été jetée en pâure, les menaces qui pèsent sur elle, la nécessité pour elle d'être protégée. Enfin, tout ça crée une ambiance particulière et le vernis de respectabilité dont le RN se paraît depuis maintenant quelques mois est en train de se craquer sévèrement.

Marine Le Pen qui semble écarter pour l'instant le le plan B, le plan Bardella. Est-ce que la candidature de Jordan Bardella serait plus compliquée pour la gauche ? Je n'en sais rien.

Et d'ailleurs, c'est la preuve euh que ça n'est pas le Front National, le Rassemblement national, ces idées euh qui qui sont empêchées d'exister puisque euh monsieur Bardella pourra euh reprendre le flambeau. Euh la réalité c'est que euh ce sont les mêmes idées et que donc il faudra les combattre comme nous combattions celle de madame celle de madame Le Pen. C'est le combat démocratique, c'est le combat des idées, nous allons le mener.

Euh le sondage de dimanche qui a été publié, sondage IFOP qui a été publié dans le JDD, il est pas bon pour la gauche. Tout le monde est en dessous des 5 % sauf Raphael Luxman et Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que ça vous inquiète ?

Oui, ça m'inquiète et je pense que euh le la gauche devra retrouver des couleurs d'ici la prochaine élection présidentielle. Je pense qu'elle devra trouver le chemin du rassemblement. Pour l'instant, ça n'est pas le cas.

Ça a été le cas aux dernières élections législatives, mais le moins qu'on puisse dire, c'est que depuis de l'eau a coulé sous les ponts. Donc moi, ce que je souhaite, c'est que nous puissions trouver le chemin du rassemblement et surtout que nous puissions trouver le candidat qui nous permet non seulement d'être au deuxème tour de l'élection présidentielle mais d'être suffisamment rassembleur pour gagner l'élection présidentielle. Donc il y a un peu de travail.

Heureusement, il nous reste 2 ans. Mais il faudra temp le seul candidat pour être qui peut vous permettre qui pourrait vous permettre d'être au second tour, c'est pas Jean-Luc Mélenchon. Je ne suis pas persuadé qu'il puisse gagner le 2e tour de l'élection présidentielle s'il avait la chance d'y figurer.

C'est la raison pour laquelle je disais qu'il y a nécessité à être rassembleur. Et pour moi la question parce que derrière il y a quand même des sujets de fond, la question qui permet de rassembler une majorité de Français, c'est la question du travail. c'est d'être capable de rassembler la France du travail, le monde du travail, ceux qui travaillent et qui n'arrivent pas à en vivre, ceux qui voudraient travailler et se retrouve au chômage, ceux qui ont travaillé toute leur vie et malheureusement ont une retraite qui ne leur permet pas de sortir la tête de l'eau.

Pour moi, c'est le monde du travail que nous devons être capable de rassembler et c'est la clé pour être pour pour un candidat gauche pour gagner l'élection présidentielle. Avant les présidentiels, il y aura la les municipales pardon l'association des maires de France qui a lancé hier une campagne pour encourager l'engagement citoyen et prévenir une crise d'évocation. Et David Lissard, son président, dénonce les lourdeurs qui passent sur les élus. une bureaucratisation aussi qui résulte d'une espèce de de culte de la transparence qui à mon avis ne prévient pas réellement des faits potentiels de dérive de démocratie locale de corruption et cetera, mais qui nous en kikquine, je chercher le terme le plus correct dès qu'on fait un dans l'application normale de l'exercice de nos mandats où on représente la ville dans des exécutifs, à chaque fois une usine à gaz déclarative auprès de la haute autorité de la vie publique qui nous mange des heures de vie et de travail de façon déprimante et décourageante.

Ils sont trop enquinés les élus aujourd'hui. Ça dépend de quoi on parle. Alors évidemment David Lisnard est un libéral forceé donc il préfère parler des normes et des obligations en matière de transparence que de parler des moyens d'évolu aux communes.

Moi, je pense que le principal problème auquel sont confrontés les maires, les conseillers municipaux de manière générale, c'est c'est la question des moyens financiers dont ils disposent pour développer le service public, pour mener des politiques publiques. C'était d'ailleurs ça faisait partie des sujets qui étaient au cœur des débats budgétaires à la fin de l'année dernière. Euh et donc moi je pense que c'est ce sujet-là qui doit être traité en en priorité.

Allez, après plusieurs reports et à moins d'un an maintenant des municipales, l'Assemblée nationale examine aujourd'hui en commission la loi PLM Paris Lyon-Mail qui vise à modifier le mode d'élection des maires dans ces trois grandes villes. On voit le détail avec Steve Jourdin. [Musique] Bonjour Steve.

Bonjour. Bonjour monsieur le sénateur et si l'Assemblée nationale se p donc aujourd'hui sur une réforme de la loi PLM. Pour commencer, qu'est-ce que c'est ?

C'est une loi adoptée en 1982 et qui instaure des règles particulières pour les élections municipales à Paris, Lyon et Marseille, PLM. À l'époque, cette loi s'inscrit dans le cadre de la décentralisation. L'idée, c'est de rapprocher le pouvoir des citoyens en créant des mries d'arrondissement ou des méridies de secteur dans ces trois villes les plus peuplées de France, un mode de scrutin particulier est alors mis en place.

S'il n'y a pas de liste à l'échelle de la commune toute entière comme ailleurs en France, le vote se fait au niveau de l'arrondissement et ensuite chaque conseil d'arrondissement envoie des membres au conseil municipal. C'est donc un scrutin qui se fait en deux temps. Orian et la commission des lois de l'Assemblée se réunit donc aujourd'hui pour examiner une proposition de loi d'un député renaissance, Sylvain Meyard.

Qu'est-ce qu'elle contient ? Alors, on rappelle que les élections municipales ont relu l'année prochaine en 2026 et qu'ils font donc aller très vite. La réforme prévoit de mettre fin à la spécificité du mode de scrutin dans les trois villes.

L'idée portée par le parti Renaissance et le député euh Sylvain Mayard et délire les conseillers municip municipaux non plus au niveau des arrondissements mais sur une circonscription unique. L'argument invoqué par les porteurs de la réforme, on va le voir, il est le suivant. Le mode de scrutin actuel est susceptible de conduire une anomalie démocratique en ce qu'un maire peut être élu avec le soutien d'une minorité de voix.

Le principal effet du mode de scrutin actuel est de conduire à une polarisation délétaire au sein des villes dans lesquelles il s'appliquent. Donc philosophie générale Oriane, plus de démocratie, plus d'apaisement dans la vie publique. Et du coup, comment ça se passe pour les électeurs de ces villes ?

Quel est le nouveau mode de scrutin ? Il y aurait deux scrutins qui se dérouleraient au même moment. Les Parisiens, les Lyonnais, les Marseillais se présenteraient dans leur bureau de vote pour désigner les membres des conseils d'arrondissement et aussi directement pour élire les conseillers au niveau de la commune.

Les électeurs auraient donc deux bulletins de vote à mettre dans les urnes. Si allit voter en l'État, la réforme s'appliquerait dès les prochaines élections municipales. Monsieur le sénateur, c'est pas mal ça comme réforme.

Plus de démocratie, vous pouvez pas être contre. Vous saz, ça ça n'est pas plus démocratique. Tout ça repose en réalité sur un mensonge qui a d'ailleurs été évoqué parmi les raisons présenté par les députés Renaissance.

Ils nous disent avec ce mode de scrutin, vous vous rendez compte, on risque d'avoir un maire, un maire de Paris au hasard qui serait élu avec une minorité de voix. Vous savez, moi je suis élu depuis 2008, nous avons toujours été majoritaires en voie. En 2001, Bertrand de la Noé a plus de voix que Philippe Séin.

En 2008, il a plus de voix que Françoise de Panafieux. En 2014, Annie Dalgot a plus de voix que Nathalie Cusco Morizet. Et en 2020, elle a plus de voix que madame Mais vous reconnaissez que cette réforme permet plus de démocratie directe d'une manière du coup parce que on nous fait croire, c'est le deuxième mensonge, qu'avec ce nouveau mode de scrutin, les Parisiens auront la possibilité de voter directement pour leur mère.

Je voudrais juste rappeler que dans aucune ville de France, dans aucune commune de France, on vote directement pour son maire. On élit un conseil municipal et ensuite c'est le conseil municipal qui élit le maire. C'est d'ailleurs ce qui fait qu'on peut changer de maire sans avoir de nouvelles élections municipales.

Il suffit de convoquer le conseil municipal qui éit un nouveau maire. Donc une fois de plus, un double mensonge. Le premier mensonge consiste à faire croire qu'avec ce mode de scrutin, on a des maires qui ont été élus par une minorité de voix.

C'est faux, j'en ai fait la démonstration. Et deuxièmement, on nous fait croire qu'on pourra élire directement le maire. On fait donc croire aux Parisiens, aux Lyonnais et aux Marseillais qu'ils bénéficieront demain d'un droit qu'ils n'ont pas aujourd'hui.

Et une fois de plus, c'est faux puisque c'est le conseil pour ce qui est de Paris du le Conseil de Paris qui élira le maire. Ce ne sont pas les Parisiens qui éliront directement leur mir. Vous parlez de Marseille, Benoît Payant, le maire de Marseille, est favorable à Nidalgo et compte.

C'est chacun voit un peu ses ses intérêts politiques. Je crois que le maire de Lyon n'y est pas favorable. Il dit on verra, il dit on verra sur sur de ce que je comprends, il n'y est pas favorable.

Moi moi vous savez je pense qu'il y a un principe qui est extrêmement simple. On ne change pas de mode de scrutin à moins d'un an des élections. Les élections municipales ont lieu dans moins d'un an et tout le monde a compris ce dont il s'agit.

Il ne s'agit ni de Marseille ni de Lyon, il s'agit de Paris. Et d'ailleurs les députés qui portent cette proposition de loi, c'est monsieur Mayard. Monsieur Mayard est celui qui est chargé pour Renaissance d'organiser pour son parti la stratégie pour les prochaines élections municipales à Paris.

Ces gens ont cru qu'ils ont perdu les dernières élections municipales à Paris parce que le mode de scrutin leur était défavorable. Ils n'ont pas perdu parce que le mode de scrutin leur était défavorable. Ils ont perdu euh d'abord parce qu'ils n'avaient pas un très bon candidat, vous vous en souvenez, qui a connu quelques sous-bressaux et puis surtout euh parce que ils n'ont pas les propositions qui permettent de rassembler une majorité cl vous dites grosso modo renaissance la Macronie essaie de changer le mode du scrutin pour mettre au hasard Rashidati à la mairie de Paris.

Exactement. Ils ont bien compris, ils ont bien compris que comme ils n'ont pas l'implantation locale qui permet de gagner les élections municipales à Paris, il faut changer les règles du jeu à moins d'un an des élections municipales pour essayer de maximiser leur chance en réduisant la part de l'implantation locale. Parce que c'est vrai que le mode de scrutin actuel par arrondissement favorise l'implantation locale, le travail local puisqu'il repose sur la force des arrondissements.

Est-ce que du coup vous redoutez-vous les conséquences politiques d'un changement du ça pourrait pénaliser à gauche ? Parce que non, je ne le pense pas parce que je suis convaincu qu'il y a une majorité à Paris qui est favorable à la réduction de la place de la voiture, qui est favorable à la solidarité, à l'augmentation de la place du logement social. C'est ce qui nous a permis une fois de plus de gagner les élections municipales à quatre reprises en 2001, en 2008, en 2014 et en 2020.

Et je pense que ce sera le cas en 2026. Anidalgo ne sera pas candidate l'année prochaine. Vous êtes candidat à la mairie de Paris.

Vous revendiquez son bilan en bloc. Ah, bien sûr, moi je revendique je revendique absolument le bilan et vous savez je je je trouve qu'il serait un peu paradoxal que j'ai été un pilier de cette majorité municipale que que j'en ai porté l'une des premières priorités, le logement. Ce qui m'a permis d'ailleurs de faire passer Paris de 13 % de logements sociaux à 26 %.

Aujourd'hui, je crois que nous sommes la seule capitale européenne à avoir réussi une telle performance et j'en suis très fier. Et donc oui, j'assume ce bilan. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas des points sur lesquels il y a nécessité à s'améliorer.

Ça, je l'assume parfaitement. Et par ailleurs sur un certain nombre de sujets, le contexte a pu évoluer. Mais en tout cas, moi, j'assume le bilan, je l'assume fièrement.

En matière d'écologie, nous avons baissé la pollution de 40 % en baissant la place de la voiture de 40 %. Je l'assume aussi. Je l'assume totalement et je pense qu'il faudra même aller plus loin et j'ai quelques propositions dans ce domaine.

Et ben, on va en parler tout de suite de vos propositions. Le temps de remercier Steve, on retrouve dans tout à l'heure, on parlera du et de François Berou. Je vous expliquerai.

C'est dans le club dans une demi-heure. À tout à l'heure Steve. On parle de vos propositions justement pour la mairie de Paris avec Jacques Paquier.

Bonjour Jacques. Merci d'être là. Directeur de la rédaction du journal du Grand Paris.

Jacques vous étiez au meeting de lancement de campagne de Yan Brossa pour les municipales et justement vous vouliez l'interroger sur certaines de ces propositions ? Oui, bonjour monsieur le sénateur. En effet, vous avez lancé pour les pour les communistes dont vous êtes le le le conducteur de la campagne en vue des prochaines municipales ce ce meeting.

Vous avez dévoilé des propositions. J'aurais voulu, si vous voulez bien, qu'on revienne sur certaines d'entre elles. Je pense notamment à la création de 9 km de nouvelles voissberg piétonn qui les porterait donc à 12, hein, si j'ai bien tout noté. 3 aujourd'hui 12 demain.

Vous voulez créer aussi une mutuelle municipale et créer 100 nouveaux équipements publics de de santé. Et enfin, je vous les pose les trois et puis on on en parle si vous voulez bien. Vous voulez mettre les propriétaires de logement vacant depuis plus de 5 ans face à une alternative, soit les mettre en location, les remettre sur le marché, les vendre, soit en être exproprié.

Pouvez-vous, monsieur Brosa, nous expliquer un petit peu le les tenants et aboutissants de ces propositions ? D'abord, il y en a beaucoup et je suis très fier dans cette campagne de porter des propositions. Je suis quand même frappé par le fait que alors certes, nous sommes en précampagne mais enfin pour l'instant on parle beaucoup d'ambition individuell, on parle euh d'affrontement entre des candidats mais on parle assez peu de propositions.

C'est vrai que euh j'ai adopté une stratégie très claire qui est de mettre des propositions sur la table pour nous projeter dans le dans le prochain mandat. Je dirais que il y a deux priorités absolument majeures. La première priorité, ça reste le logement.

Et vous avez évoqué ce que j'ai proposé, à savoir le fait qu'il n'est pas normal qu'on ait d'un côté 3000 personnes qui dorment dehors toutes les nuits à Paris, dont 400 enfants et dans le même temps 3000 logements qui sont vides depuis plus de 5 ans. Donc je le dis, sur ces logements, nous demanderons, nous dirons au propriétaires, vous avez le choix. Soit vous remettez ces logements en location, soit la ville de Paris lancera une procédure d'expropriation.

Nous avons d'ailleurs par le passé déjà lancé des procédure d'expropriation plutôt sur des immeubles entiers. Je l'ai fait notamment dans le 14e arrondissement rumoriserie poche dans un ancien hôtel. Il faudra être capable de le faire à l'échelle de de logements qui sont vides depuis, je le répète, plus de 5 ans.

Je l'assume parfaitement. Ça, monsieur le sénateur, vous vous euh la loi vous autorise à le faire sans sans sans qu'elle soit modifiée. Vous pouvez le faire à droit constant.

C'est possible de le faire dans le cadre de la loi. Évidemment que c'est la ville de Paris qui lance la procédure d'expropriation. Ensuite, c'est le juge qui prononce l'expropriation et la nature de l'indemnisation du propriétaire.

Et puis la deuxième priorité en plus du logement, c'est la question de l'écologie et c'est la capacité que nous devons donner aux Parisiens, au piétons de retrouver de l'espace. Moi, je suis convaincu que la mandature passée, la mandature qui s'achève a été la mandature du vélo. La prochaine doit être la mandature des piétons.

Et c'est la raison pour laquelle j'ai proposé, vous avez raison de le dire, 12 km de promenade sur la rive droite de la scène pour rendre la scène aux Parisiennes et aux Parisiens. Actuellement, il y a 3 km de promenade. C'est ce que Annie Dalgo a permis de faire.

Je pense qu'il faut aller plus loin et permettre aux Parisiens de se promener du pont de Garliano dans le 16e arrondissement parce qu'il est temps aussi que le 16e arrondissement puisse rentrer dans le 21e siècle. jusque au parc de Ber dans le 12e, ça fait effectivement 12 km et ça multipliera la promenade par 4. Merci infiniment.

Si on a encore un peu de temps, je voulais que vous nous décriviez, vous disiez l'autre samedi que Montreuil avait mise en place. Vous vous voulez créer une mutuelle municipale. À qui ce serait destiné ?

Comment ça marche ? Beaucoup de villes l'ont fait. Vous avez raison de le dire.

Montreuil en scè Saint-Y avion dans le Pas de Calè chez ma camarade Katia Poursopoli qui est sénatrice ici. Et effectivement mon objectif c'est que nous puissions mettre en place cette mutuelle municipale. Ça ne veut pas dire que c'est c'est la mairie qui crée sa mutuelle.

Ça veut dire que la mairie lance un appel à manifestation d'intérêt que des mutuels se proposent et qu'on en sélectionne une, celle dont nous estimons qu'elle est la meilleure et nous obtenons un prix de gros d'une certaine manière. Ce qui permet euh aux Parisiens, ce qui permettra aux Parisiens d'accéder à une mutuelle de bonne qualité et pas trop cher parce que nous sommes une ville dans laquelle la question de l'accès aux soins devient une question clé. Je rappelle qu'il y a moins d'un médecin sur 5 à Paris qui est en secteur 1, qu'on a une population qui vieillit et donc les besoins en matière de santé augmentent et donc une bonne mutuelle à pas trop cher, ce sera très bénéfique pour les Parisiens qui ont des dépenses de santé qui augmentent.

Et vous, vous êtes le candidat des communistes. Les écologistes connaissent aussi leur candidat. Ce sera David Béliard.

Les socialistes désigneront le leur fin juin. Est-ce que vous irez chacun de votre côté au premier tour ou est-ce que vous travaillez d'ors et déjà une candidature d'union dès le premier tour ? Je je souhaite ardemment une candidature d'union, pas seulement une candidature d'union, parti communiste, parti socialiste, comme ça a été le cas lors des dernières élections municipales.

Moi, je souhaite une liste d'union communiste, socialiste, écologiste. C'est la majorité municipale actuelle et nous devons nous présenter ensemble dès le premier tour aux prochaines élections municipales pour maximiser nos chances de victoire. On voit l'ambiance qu'on a partout à travers le monde.

On a Trump aux États-Unis, on a Bardella et Le Pen qui présentent un visage dangereux en France. Paris doit rester une terre de résistance à l'extrême droite et ça suppose que nous soyons unis aux élections municipales. Et vous avez déjà commencé à à discuter avec nous dialogons, nous discutons.

Moi, je n'ai jamais perdu le sens du dialogue avec les membres de la majorité municipale. J'ai toujours d'ailleurs fait l'effort de de rassembler largement et donc je pense à la fois qu'il faut faire l'union et que je suis le plus capable de l'amener. On va remercier Jacques Paquier l'année du Cantique Francilien.

C'est à la une du journal du Grand Paris. Un dernier mot parce que François Bairou a a confié hier au CE le débat sur Cascadeau français qu'il a lancé. Il entend travailler sur quatre chantiers : l'éducation, la santé, la simplification, la dette.

Il a raison de lancer ce débat. Vous saz, on a un premier ministre qui me donne le sentiment d'avoir une vocation comment dire occupationnelle. Il organise des débats, il organise des colloques, il organise des conclaves.

Que fait-il ? Enfin, en l'occurrence, on n'attend pas du Premier ministre qu'il organise des débats. On attend de lui qu'il prenne des décisions.

Et en l'occurrence sur les grands sujets de préoccupation des Français, le pouvoir d'achat, les services publics, l'école, pour l'instant, il ne se passe strictement rien. Merci beaucoup. Il y a ça.

Merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. Dans 20 minutes dans le club. On viendra sur les suites politiques de la condamnation de Marine Le Pen.

Ian Brossat : « La justice serait trop laxiste, sauf pour Madame Le Pen et ses amis ? » — Ian Brossat · Pourquijevote